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Parc Honoré de Balzac

60 rue Jean Jaurès 

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15 mai 2015 5 15 /05 /mai /2015 13:29
Histoire de Villeparisis: seconde guerre mondiale

A la mémoire d’ALBERT BONVALET 45274

Albert, Jules, Désiré Bonvalet est né le 25 janvier 1893 à Fleury ( Aisne), il a une formation de maçon.

En 1911, il devance l’appel et s’engage pour 3 ans, seulement âgé de 18 ans. En 1913, il se rengage pour 2 ans. D’un caractère vif et emporté, il est sanctionné pour des actes d’indiscipline, mais par la suite, il manifeste une brillante conduite de combattant. Il est décoré de la Croix de guerre avec étoile d’argent. Il est évacué en 1918 pour intoxication due à un obus d’ypérite. Le 19 février 1918 à Villeparisis, il se marie avec Renée Dupay, mais son épouse décède rapidement.

Le 8 novembre 1919, à Villeparisis, il épouse en secondes noces Rose Bœuf, née le 19 février 1899 dans cette commune. Ils ont un fils, Marc, né le 2 juillet 1920 à Villeparisis ( ce dernier est marié et père d’un enfant au moment de l’arrestation de son père). Adhérent au parti communiste dès sa création, en 1920, Albert Bonvalet y milite et fait une active campagne pour Marcel Lecomte, candidat aux élections municipales de 1919 et de 1921 à Villeparisis. Mais il quitte le parti dès 1927 pour désaccord.

Le 30 novembre 1939, après la déclaration de guerre, Albert Bonvalet, classé « sans affectation », est employé à la poudrerie nationale de Sevran-Livry comme plâtrier. Au moment de son arrestation, il est domicilié avec son épouse au 12, rue Jean Jaurès à Villeparisis.

La police française note qu’il se fait remarquer à plusieurs reprises pour ses propos anti-allemands. Le lundi 20 octobre 1941, il est appréhendé par la Feldgendarmerie et son domicile est perquisitionné dans le cadre d’une vague d’arrestations décidée par l’occupant contre les communistes de Seine et Marne, pris en otages en représailles de distributions de tracts et de destructions de récolte ( incendies de meules et de hangars) ayant eu lieu dans le département. Dès le lendemain, Albert Bonvalet est interné au camp de Royallieu à Compiègne parmi les 86 Seine et Marnais arrêtés en octobre ( 42 seront des « 45000 »). Il est enregistré sous le matricule 1817.

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