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Samedi 21 mars 2009

Le 14 mars à 14h à la Maison pour Tous à Villeparisis


Après le règlement des cotisations, le Président déclare la séance ouverte à 14h30.

Il y a 73 adhérents présents ou représentés

 







1-     La vice-présidente, Danielle Thénault fait le rapport des activités de l’année 2008; ce rapport est approuvé à l’unanimité

2-     Le trésorier, Hervé Fourcaudot, présente le rapport financier de 2008 ainsi que le budget prévisionnel de 2009, qui sont adoptés à l’unanimité. Les comptes ont été vérifiés par André Thénault.

3-     Danielle Thénault présente les projets pour 2009 auxquels il faut ajouter la visite de l’Assemblée Nationale.

4-     Jean-Paul Danloup présente la sortie organisée par l’association AFLO à laquelle les adhérents peuvent s’inscrire, puisque la Société d’Histoire est membre de l’association AFLO

5-     Questions diverses : suggestions de sorties pour 2010 par les adhérents : la verrerie de Soisy, le château de Courances, Milly la Forêt, l’ancien hopital de Château-Thierry et la maison de LaFontaine ainsi que des promenades à pied dans les environs de Villeparisis

L’ordre du jour étant épuisé, le Président remercie l’assistance et les adhérents qui se sont portés volontaires pour assurer les permanences au Musée.


La séance est levée à 15h35 et l’Assemblée Générale se termine par le verre de l’amitié.

                                                                                          

Photos: D.Bernal
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Samedi 21 mars 2009

BILAN DES ACTIVITES 2008

 

MUSEE :

Ouverture tous les samedis de 10h à 12h, même en juillet et août,

Ouvertures exceptionnelles pour le Carnaval (17 mai), la Fête du Parc(21 juin), la brocante( 29 juin), les Journées du Patrimoine et sur rendez-vous pour les scolaires :

208 visiteurs dont 63 pour les Journées du Patrimoine

6 classes ont été accueillies : école Charlemagne ( 3 classes), école Normandie-Niemen (2 classes), école Renan (1 classe)

Organisation d’un concours pour les Journées du Patrimoine sur le thème : Le site, le monument, l’objet préféré dans le canton de Claye-Souilly (peinture, sculpture, photo, dessin, marqueterie…) : 23 participants, 3 prix remis par Madame Pélabère, conseillère générale.

 

Poursuite de l’aménagement du musée grâce aux nombreux dons des Villeparisiens

 

 

ASSOCIATION :

 

95 adhérents ( 79 en 2007, une  progression de 20,2  %)

Présence de l’association aux Assemblées générales des sociétés voisines et amies.

Stand au Forum des associations le 7 septembre  au gymnase Aubertin

Stand au Salon des collections le 26 octobre au Centre Culturel de Villeparisis.

Création d’un blog en avril dont l’adresse est : Villeparisis-Histoire, qui dresse un tableau  de l’histoire de Villeparisis et de la vie de l’association.

 

 

SORTIES :

 

2 février : après-midi au Racontoir : « Contes de la Brie » ( 17 p)

14 février : Visite de la Caserne des Célestins :Garde Républicaine (25p)

15 février : Visite du Conseil Général à Melun avec Mme Pélabère (25p)

29 mars : Assemblée générale, présence de M Duc

12 avril : Visite guidée de la Cité ouvrière Menier à Noisiel ( 33p)

24 mai : Visite guidée de Charny (35p)

14 juin : Repas-barbecue au Château de Bisy (54p)

3 octobre : Visite guidée de la chocolaterie Menier à Noisiel ( 28p)

10 octobre : Sortie en  car : mine de Lewarde et visite d’Arras (52 p)

30 novembre : Repas au restaurant (61p)

 

                                                    PROJETS 2009



17 janvier 2009 : Visite de l’Exposition « Le futur musée de la Grande Guerre » au Musée Bossuet à Meaux

24 janvier 2009 : Galette des Rois

3 février 2009 : Visite du Musée Alfred Bonno à Chelles

14 mars 2009 : à 14 heures Assemblée Générale à la Maison Pour Tous de Villeparisis

4 avril 2009 après-midi: Visite du Château de Compiègne

13 juin 2009 : Journée à Noyon pour le 500ème anniversaire de la naissance de Calvin : Visite de la ville, du musée Calvin, déjeuner au restaurant

20 juin 2009 : Fête du Parc : Ouverture du Musée toute la journée

13 septembre 2009 : Participation de l’Association au Forum des Associations de Villeparisis, Gymnase Aubertin à Villeparisis

19 - 20 septembre  2009 : Journées du Patrimoine – Ouverture du Musée

3 octobre 2009 : Sortie annuelle de l’association : Troyes (Visite de la ville, du Musée de la Bonneterie, déjeuner au restaurant et dégustation de champagnes avec un œnologue)

Octobre 2009 : Participation de l’Association au Salon des collections de Villeparisis

Novembre/Décembre 2009 : Repas annuel au restaurant

 

 

Visite de l’Assemblée Nationale, la date sera communiquée ultérieurement par le bureau de M.Albarello, député.

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Lundi 16 mars 2009

Un peu avant 1840, les carrières de gypse furent mises en exploitation sur le territoire de la commune; elles connurent un certain développement car la recrudescence des constructions à Paris renforça le besoin en matériaux, notamment en plâtre. Le canal de l’Ourcq servait de moyen de transport privilégié. On alla jusqu’à construire un chemin de fer à voie étroite pour acheminer les productions jusqu’au canal.

Il y eut jusqu’à dix carrières à Villeparisis: neuf à ciel ouvert et une souterraine. Elles étaient situées au bois de Maulny, à Montzaigle, en bordure du chemin de Villeparisis à Villevaudé, et au lieu-dit Les Viormes. Le principal propriétaire était M. d’Andlau, qui occupait le château de Villeparisis. La commune exploitait elle-même la seule carrière souterraine, située non loin de Montzaigle.

Certaines furent rapidement abandonnées, celles de Maulny furent comblées et la carrière souterraine fut transformée en champignonnière.

Vers 1881, l’ensemble fut concédé à la Société des carrières à plâtre du bassin de Paris. C’était l’industrie principale du village (800 habitants environ à cette époque). Une plâtrière fut installée par cette société au bord du canal.

Les carrières furent ensuite la propriété de la Société Lambert qui possédait d’autres sites dans le bassin parisien : Cormelles en Parisis notamment.

Aujourd'hui, elle est exploitée à nouveau à ciel ouvert (zone de 142ha) par le groupe BPB Placo. Le PIG (plan d’intérêt général) confirmé le 15 janvier 2007 concerne désormais deux exploitants simultanés : les sociétés Lafarge et BPB-St Gobain.

Le gypse est transformé en plâtre à l’usine de Vaujours (Seine-Saint-Denis).

 

Ces carrières de gypse étaient déjà citées dans le terrier de la seigneurie de Claye établi en 1547 et 1548, ce qui laisse à penser que ce site est exploité depuis fort longtemps. Les première et deuxième masses ont été extraites.

Source :Villeparisis et son Histoire



 

Exemples de gypse (fer de lance) - collection musée d’Histoire Locale de Villeparisis




 


Cartes postales- Collection privée

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Mardi 10 mars 2009

Les inventions de Louis Braille

 Dans l'alphabet Braille chaque caractère  (lettre, chiffre, ponctuation etc..) comporte 6 points en relief ou points saillants disposés sur 2 colonnes de 3 points. L'apprentissage du braille utilise l'image suivante: Les points du haut correspondent à nos épaules, les deux points situés au milieu, à nos hanches et les deux points du bas, à nos genoux. Avec 63 combinaisons possibles, ce système permet la représentation très complète de tous les caractères usuels.

On lit ces 6 points en relief, regroupés sur la feuille (la distance entre deux points est de 2 à 2,5 mm) par le passage de l'index sur la ligne d'écriture.



L’alphabet braille complet

 

 

Pour communiquer avec les voyants, Louis Braille invente également un système d'écriture, le décapoint, constitué d'une tablette et d'une grille numérotée servant de repère.
En 1839 afin d'optimiser ce procédé peu rapide, il met au point le raphigraphe ou planche à pistons avec François-Pierre Foucault, un de ses compagnons d'école.
L'unique poinçon est alors remplacé par dix pointes à ressorts. C'est le précurseur de l'imprimante à aiguille. Les caractères de l'alphabet classique (utilisé par les voyants) sont formés par une succession de points imprimés et en relief sur le papier, à l'aide de petites pointes encrées. Une manivelle fait avancer l'appareil, pour former les mots. Ce système demandait une grande connaissance des différentes combinaisons de touches. Certaines lettres, exposées au musée laissent admiratif par la perfection de l'écrit réalisé.
Le raphigraphe a été utilisé pendant plus de cinquante ans avant l'apparition de la machine à écrire.



Le Raphigraphe

 

 

Sources : Conseil Général de Seine-et-Marne et site de la ville de Coupvray : http://www.coupvray.fr/


 

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Mardi 3 mars 2009

A l'occasion du bicentenaire de la naissance de Louis Braille, une visite de sa maison natale, ouverte toute l'année, pourrait être l'occasion pour tous de découvrir où il vivait, qui il était, et de rendre hommage à l' inventeur génial du système d'écriture qui a radicalement changé la vie des aveugles.


1809-1852

 

Sa vie :

C’est dans l’atelier de son père, qui était bourrelier, que Louis, âgé de trois ans, se blessa à un œil. A cette époque, les soins étaient insuffisants et l’infection gagna l’autre œil, il perdit définitivement la vue à l’âge de cinq ans.


A l'école de Coupvray, il suivit une scolarité brillante jusqu'à l'âge de dix ans, très entouré par sa famille, son instituteur Antoine Becheret et l'abbé Palluy qui fut un des premiers à combattre l'exclusion des aveugles, très marquée à cette époque.


En 1819, sur les conseils de l'abbé et de l'instituteur et afin de bénéficier d'un enseignement digne de ses capacités, il quitta l'école de Coupvray pour une école spécialisée à Paris.

Brillant élève, il apprend aussi  le piano et l’orgue.

Il  travaille à l’élaboration de son système d’écriture à partir de l’âge de douze ans. En 1821, un capitaine de l’armée vint exposer à l’Institution royale des aveugles, un système basé sur l’écriture en relief des sons, utilisé par l’armée pour permettre aux militaires de communiquer la nuit. Louis Braille s’y intéresse et cherche à l’améliorer en remplaçant les sons par des lettres, en ajoutant des caractères manquants comme les notes de musique, la ponctuation. L’ouvrage sur la méthode est achevé en 1837 et définitivement adopté par les aveugles du monde entier en 1844. Elle est encore universellement utilisée aujourd’hui.

En 1835, Louis Braille atteint de tuberculose, a un premier accident pulmonaire. En grande partie due à l'insalubrité des locaux de l'Institut de la rue Saint-Victor, cette maladie s'aggrave au fil  des années.


En 1847, une légère amélioration de son état de santé lui permet de reprendre l'enseignement qu'il avait abandonné.

Il revint régulièrement dans sa famille jusqu'à la fin de sa vie.
Le soir du 6 janvier 1852, il meurt à l'âge de 43 ans.



 

Le village de Coupvray


Au centre, la place arborée abrite l'église Saint-Pierre où il fût baptisé le 8 janvier 1809, la mairie et le monument élevé à sa mémoire en 1887 par le sculpteur Etienne Leroux.


 
La maison natale :


 

Sa maison se situe à l'extrémité du village dans la rue rebaptisée "rue Louis Braille" (autrefois le Chemin des Buttes).

 

Cette maison briarde typique a conservé son aspect authentique, paysan, massif. Elle est aujourd'hui classée monument historique. La commune de Coupvray, actuel propriétaire en a fait le musée Louis Braille en 1952, avec l'Organisation Mondiale des Aveugles et le Comité Louis Braille. L atelier de son père est aujourd'hui conservé comme au XVIIIème siècle.




Une peinture d'André Harfort accrochée au mur, retrace l'accident de 1812.


La salle commune, pièce à vivre de cette famille qui comptait quatre enfants (Monique-Catherine, Louis-Simon, Marie-Céline et Louis, le benjamin).





Tout ici est typiquement briard et chaque objet évoque la vie quotidienne de cette époque: l'évier, le four à pain, la niche à fromage, l'âtre, l'alcôve (lit briard avec encadrement en chêne). En passant par le jardin, on atteint à l'étage la salle du haut est consacrée aux inventions liées à l'écriture braille.

 

On peut y voir les premières tablettes braille, une machine à écrire le braille, un appareil d'écriture courante assez inconnue: le raphigraphe avec lequel Louis Braille écrivit à sa famille,et d'autres objets directement liés à sa vie ou à son œuvre.



Le Raphigraphe


Chaque visiteur peut ici faire un essai d'écriture en relief à l'aide d'une tablette et d'un poinçon.


Sources : Conseil Général de Seine-et-Marne et site de la ville de Coupvray : http://www.coupvray.fr/

Plus excentré, le cimetière où il fût enterré le 10 janvier 1852, à côté de son père et de sa sœur Marie. Sur sa tombe aujourd'hui, se trouve une petite urne contenant une relique de ses mains. En 1952, son corps fut transféré au Panthéon, en hommage national.

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Dimanche 1 mars 2009

L’Assemblée Générale de la Société d’Histoire « Villeparisis et son passé »

 

se tiendra le samedi 14 mars 2009 à 14 heures

 

A la Maison Pour Tous de Villeparisis

 

3 chemin de la Couronne

 

L’ordre du jour de cette assemblée:

1/ Règlement des cotisations
 2/Bilan de l'année 2008: rapport moral, rapport financier et vote
3/Présentation des projets de l'année 2009
4/ Questions diverses

L'Assemblée se terminera par le verre de l'amitié

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Mardi 24 février 2009

Alexandre de Berny


Lorsque Balzac fait faillite en I828, Madame de Berny confie l’entreprise à son fils Alexandre, alors âgé de 19ans (1809-1881) Alexandre De Berny, après avoir pris possession de la fonderie  supprima la particule et transforma son patronyme en Deberny de façon à ne pas ternir son nom d’homme d’affaire  en utilisant le titre aristocratique de son père.

Il fit prospérer la fonderie et racheta les parts de ses associés. En 1877, il s’associa avec Charles Tuleu, son fils illégitime (dont la mère aurait été fermière). Alexandre Deberny était également Saint-Simonien, il fut un des organisateurs des retraites ouvrières et il institua la participation du personnel aux bénéfices.

 

En 1881, Charles Tuleu hérita de l’entreprise à la mort de son père. Il acheta l’hôtel de Bourrienne le 21 janvier 1886 et il fit construire au fonds du jardin des ateliers pour y installer la fonderie de caractères d’imprimerie ; cette même année, il épousa Jeanne Peignot.


Il géra la fonderie seul jusqu’en 1914 ; n’ayant pas d’enfant, il proposa une fusion avec l’entreprise de Peignot, fonderie rivale ; mais sa femme, Jeanne Peignot, s’opposa à cette fusion avec l’entreprise de son frère. Tuleu, s’associa, donc, avec un ancien camarade de classe, Girard, qui prit, seul, la tête de la fonderie quand Tuleu prit sa retraite en 1921. Puis, il fusionna avec Peignot en 1923 pour prendre le nom de Fonderie Deberny & Peignot qui disparaîtra en 1972.


En 1943, M & Mme Tuleu étant décédés, leurs neveux  prirent la charge de l’hôtel de Bourrienne que leurs descendants occupent toujours.

 

Hôtel de Bourrienne 




Source :

History of the Fonderie DEBERNY et PEIGNOT (1948-1972)

Adapted from : « Deberny et Peignot : La Belle Epoque de la Typographie »

Caractère.vol 12, 1975, p.34

Et Rochester Institute of Technology NY USA ;traduction :Danielle Thénault



 

Caractères et règle Fonderie Deberny – Musée de l’Histoire à Villeparisis


Spécimen de la fonderie Deberny (1828)

 

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Mercredi 18 février 2009

Les de Bernez étaient originaires du Piémont, une branche émigra en Picardie, où le patronyme se transforma en de Berny. Gabriel de Berny, conseiller à la Cour Royale  épousa à Livry  Louise-Antoinette-Laure Hinner, âgée de  seize ans  le 8 avril 1783.


En 1815, les époux de Berny acquirent à Villeparisis une maison qui se trouvait à l’extrèmité du village au nord de la route de Paris ( aujourd’hui, rue de Ruzé). Ils y passaient les étés avant de regagner Paris. Outre le père et la mère, la famille se composait de quatre filles : Emilie Gabrielle qui se maria en 1819, Augustine Jeanne, Louise Emmanuelle ( connue sous le prénom d’Elisa), Laure Alexandrine et de trois garçons : Lucien Charles Alexandre, Armand Marie, Antoine Ange. Un garçon était mort en 1814 et une fille en 1816.


En 1832, la famille de Berny ayant éprouvé des revers de fortune ( dont Balzac eut une part)vendirent la propriété pour s’installer à Saint-Firmin dans l’Oise.


Le conseiller de Berny avait sauvé le Palais de Justice en 1830 ; devenu aveugle, il prit sa retraite en 1840 et décéda en 1851 à l’âge de 82 ans.     


Madame de Berny mourut le 27 juillet 1836 dans les bras de son fils Alexandre dans sa propriété de La Bouleaunière à Grez sur Loing où elle fut enterrée.  Balzac, à ce moment était en voyage.


Voici la lettre adressée à Balzac par Alexandre : « Voici une lettre de deuil, cher Honoré ; après dix jours de souffrances(…).notre mère a succombé ce matin.(….)Avant sa maladie, elle classa ses lettres(….)un paquet contient toute votre correspondance(…..)j’ai l’ordre formel de l’incendier, dans une heure, j’y mettrai le feu. » ( collection Lowenjoul)

Sources :Villeparisis de E.Soitel


 La  Bouleaunière

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Vendredi 13 février 2009

Afin de compléter la visite du Musée Alfred Bonno, voici quelques éléments de l’histoire de Chelles.



Les premiers hommes, dont la présence a été découverte grâce à des outils, des silex taillés, appelés “coups de poing chélléens” sont arrivés à Chelles, il y a 300 000 ans.

 

Pendant la période gauloise, Chelles est un village qui devient ensuite une agglomération à l’époque romaine.

 

A 6ème siècle, Clotilde, femme de Clovis crée l’Eglise Saint Georges. A cette période, les souverains effectuent de fréquents séjours dans leur villa de Chelles, qui fut un centre de décisions du pouvoir royal, pendant toute l’époque mérovingienne. Au 7ème siècle, la femme de Clovis II, la reine Bathilde, fonda l’Abbaye royale.

 


Maquette de l’abbaye (Musée Alfred Bonno)

 

Du Moyen âge à la Révolution, l’histoire de la ville est étroitement liée à celle de l’abbaye. Et une ordonnance royale autorisa la fortification de Chelles en 1411.

Sous la Révolution Française, en 1790 et 1796, l’abbaye est pillée et vendue. Puis elle est peu à peu détruite pendant la période révolutionnaire (les vestiges de l’abbaye sont encore visibles à l’emplacement de l’Hôtel de Ville actuel).


Au 19ème siècle, plus particulièrement en 1848, le chemin de fer arrive à Chelles. Une gare est créée, située sur la ligne Paris-Meaux. Grâce à sa gare, Chelles s’urbanise, s’ouvre à l’extérieur, beaucoup de Parisiens y séjournent et s’y installent. Cela provoque un accroissement important de la population. Ce qui s’est traduit des années plus tard par la construction  des premiers lotissements au début du 20ème siècle. (en 1896 : Les Coudreaux ; en 1913 : Chantereine)

 

En 1865, un canal allant à Neuilly-sur-Marne est construit, ce qui permet de contourner la Marne non- navigable sur cette portion.

Après la guerre de 1870, le Fort de Chelles est édifié. Il fait partie de l’un des nombreux forts de la ceinture stratégique de Paris.

 

En 1924, la gare de triage est construite. Puis en 1926, la Compagnie des chemins de fer de l’Est créé la cité des cheminots.





La « petite » Histoire de Chelles :


Victor Hugo a fait plusieurs séjours à Chelles, à l’hôtel du Cheval blanc, situé dans la rue Gambetta. Il a célébré la ville dans un de ses poèmes, et une partie de l’histoire des Misérables se déroule dans la forêt de Montfermeil et le bois des Coudreaux.

Du “chemin du Sempin”, on peut découvrir, au loin, le moulin de Jean Valjean à Montfermeil. Ce moulin est le dernier survivant des moulins à vent de la Seine Saint Denis datant de 1738. Appelé à disparaître dans les carrières de gypse, il fut reconstruit à l’identique, de 1986 à 1988, avec ses pierres d’origine, à 140 mètres de son emplacement initial, il est l’un des rares moulins en Ile de France, qui pour la démonstration et la nostalgie, remoud selon la tradition ancestrale.


Sources : http://www.ville-chelles.fr

              Musée Alfred Bonno de Chelles

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Dimanche 8 février 2009

Le 3 février dernier, une vingtaine d’adhérents de l’association ont visité le Musée de Chelles. L’abbé Bonno curé de Chelles de 1899 à 1911 a donné son importante collection au musée qui porte désormais son nom.

 

 


 

Le musée présente ainsi de riches collections archéologiques provenant en grande partie de fouilles effectuées sur le site même de la commune. Objets quotidiens du Néolithique, de l’époque gauloise, romaine, médiévale et moderne : outils, armes, céramique, sarcophages, sculptures et fragments d’architecture de l’abbaye.

 


 


 

 


 




 

 Maquette représentant l'abbaye de Chelles

 



 

Le Musée présente également un remarquable ensemble de tissus du Moyen-Age mérovingien, dont certains ayant appartenu à la Reine Bathilde, fondatrice du monastère au VIIème siècle (manteau, tunique brodée, grande robe)  proviennent de sa sépulture royale.


On peut aussi y contempler des œuvres de Guy-Pierre Fauconnet (1882 - 1920), artiste chellois ayant travaillé pour la maison de couture et d’ameublement Poiret, pour le théâtre du Vieux Colombier et pour Cocteau ; ainsi que des reproductions de cartes postales de Chelles au début du XXème siècle.

 

                                                                                                         
Photos: D.Bernal;D.Thénault
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MUSEE D’HISTOIRE LOCALE

 

 

Parc Honoré de Balzac

60 Rue Jean Jaurès

77270 VILLEPARISIS

 

Ouverture

tous les samedis de 10h à 12h

Et sur rendez-vous

 

ENTREE GRATUITE

 

 

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