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Musée d'Histoire-Villeparisis


Parc Honoré de Balzac

60 rue Jean Jaurès 

77270 VILLEPARISIS

 Ouverture tous les samedis matins

de 10h à 12h

et sur rendez-vous

  Entrée gratruite

 
 
 
 
11 décembre 2008 4 11 /12 /décembre /2008 08:08

Balzac et Madame de Berny

 


Portrait par H N Van Gorp

 

Quand le jeune Balzac fait sa connaissance chez ses parents à Villeparisis en 1821, Madame de Berny a vingt-trois ans de plus qu’Honoré. Elle possède, cependant, un charme et une fraîcheur que viennent rehausser, aux yeux d’Honoré, les prestiges de l’ancienne cour dont elle garde le souvenir et les traditions. Il trouve auprès d’elle la compréhension et l’affection dont le prive Mme Balzac. Elle a une influence décisive sur sa formation : elle éveille lentement et doucement l’artiste, c’est par "ses conseils d'expérience » que Balzac est devenu le vrai Balzac. «  Elle a été une mère, une amie, une famille, un ami, un conseil, » déclarera-t-il plus tard. «  Elle a fait l’écrivain, elle a consolé le jeune homme, elle a créé le goût, elle a pleuré comme une sœur, elle a ri, elle est venue tous les jours comme un bienfaisant sommeil endormir les douleurs…..sans elle, certes, je serai mort ».

 

Elle a cru à son génie, lui a assuré une protection mondaine et financière : elle l’a aidé de son argent dans ses entreprises malheureuses d’édition et d’imprimerie.

Elle est surtout celle dont l’image est partout présente dans l’œuvre de Balzac et celle qui lui a appris ce qu’était la femme.

Après avoir accueilli les premiers aveux de Balzac avec froideur en 1821, elle cède à l’empressement d’Honoré et devient sa maîtresse. Pour éviter les potins du village, il répand le bruit qu’il fait la cour à Elisa, fille de Madame de Berny. Malheureusement, l’arrivée d’un frère de Mme de Berny les contraint à la prudence. Leur liaison dura jusqu’en 1832, à Paris, en Touraine, en Seine et Marne, dans les différentes propriétés de Madame de Berny.

Les Berny vendirent leur maison de Villeparisis en 1825 pour s’installer dans l’Oise, et les Balzac quittèrent définitivement Villeparisis en 1826 pour rejoindre à Versailles leur fille Laure Surville.

 

Ils n’étaient plus que des amis depuis des années lorsqu’elle mourut en 1836 à Grez sur Loing ; la douleur de Balzac en perdant celle qu’il appelait «  ma Dilecta » fut immense : "Si je vis, c’est par  elle"

 

« Il n’y a que le dernier amour d’une femme qui satisfasse le premier d’un homme » Balzac.

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