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Musée d'Histoire-Villeparisis


Parc Honoré de Balzac

60 rue Jean Jaurès 

77270 VILLEPARISIS

 Ouverture tous les samedis matins

de 10h à 12h

et sur rendez-vous

  Entrée gratruite

 
 
 
 
10 janvier 2009 6 10 /01 /janvier /2009 07:41

La production de Balzac imprimeur


Débutant par un prospectus publicitaire pour les «pilules anti-glaireuses de longue vie» (sic!) du pharmacien Cure, Balzac dépose 282 livres au Bureau de la librairie entre juillet 1826 et août 1928. Il s’agit bien souvent de brochures d’actualité concernant des procès, des pots-pourris politiques de chansonniers, de petits volumes à la mode.

Dans cette catégorie, il faut ranger les «Art de...», ces livrets sont une littérature de distraction à la fois didactique et parodique. Balzac en imprima plusieurs: l'Art de ne jamais déjeuner chez soi et de toujours dîner chez les autres par feu le Chevalier de Mangenville, l'Art de payer ses dettes et de satisfaire ses créanciers sans débourser un sou ou encore le célèbre ouvrage du Baron de l'Empesé, l'Art de mettre sa cravate de toutes les manières connues et usitées enseigné et démontré en seize leçons avec dessins à l'appui!

Il réimprime également des ouvrages didactiques célèbres à grande diffusion: Lycée ou Cours de littérature de La Harpe, Vocabulaire de Wailly, Œuvres de Ducis et Colardeau. Il édite également les Mémoires de Barbaroux, de Bouillé, de Mme Roland, la troisième édition de Cinq-Mars d’Alfred de Vigny, celle de La Jacquerie de Prosper Mérimée. Balzac se permet même de prendre quelques risques, puisqu’outre ses pots-pourris séditieux des journalistes, il imprime des ouvrages condamnés: les Œuvres de Parny, les Ruines de Volney, les Scènes contemporaines de la vicomtesse de Chamilly.





Prospectus du pharmacien Cure


Balzac se révèle un déplorable gestionnaire ce qui met rapidement son entreprise au bord de la faillite.



Liquidation judiciaire

 
Le 16 avril 1828, Balzac perd tout droit sur la fonderie. Le 12 août suivant, il est obligé de liquider l’imprimerie. Il doit près de 90.000 francs de l'époque (2 à 3 millions de nos francs), 45000 F à sa mère et 45000 F à Mme de Berny.

Ainsi se termine dans la déconfiture et avec des dettes qui l’accableront sa vie durant, la courte aventure d’imprimeur d’Honoré de Balzac. Elle lui servira toutefois de source d’inspiration pour  la «Comédie humaine»:

Sa mère fait alors appel à son cousin Charles Sédillot pour liquider l'affaire avec compétence. Cette dernière est reprise (fonds et brevet) par Barbier le 18 septembre 1828. Ce dernier réussira là où Balzac a échoué faisant d’excellentes affaires avec l’imprimerie, tandis que la fonderie passée sous la direction du fils de Mme de Berny, Alexandre Deberny prospérera.

Sources 
: Balzac et l’imprimerie de P.Berthier ;Villeparisis de E.Soitel ;Villeparisis et son histoire. 

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