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  • : Villeparisis - Histoire
  • : blog de la Société d'Histoire de Villeparisis - Association Villeparisis et son passé (77270)
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Musée d'Histoire-Villeparisis


Parc Honoré de Balzac

60 rue Jean Jaurès 

77270 VILLEPARISIS

 Ouverture tous les samedis matins

de 10h à 12h

et sur rendez-vous

  Entrée gratruite

 
 
 
 
29 août 2009 6 29 /08 /août /2009 07:22

Lettre de Monsieur Georges Pottier rappelant ses souvenirs de Villeparisien envoyée au maire de Villeparisis et transmise à la Société d’Histoire « Villeparisis et son passé »


Etant très agé (92 ans), je vous demande si la Commune veut bien faire connaitre aux habitants de Villeparisis quelques souvenirs de ce qu'était celle-ci dans la période du 20/10/ 1920 à l'année 1930(.....) je serai heureux et satisfait d'avoir donné, par mon souvenir, une idée réelle de ce que fut en son temps la vie des anciens.

Comme ancien habitant de notre commune, arrivé le 21 octobre 1920 avec mes parents, nés en 1887 dans le Nord.

Mon père, comme ancien Combattant blessé gravement, il obtient en 1919/1920 un prêt de la France, et avec sa pension, il put donc acheter un terrain de 450 mètres sur lequel il fit construire sa maison qui était située 195 Avenue Eugène Varlin (cour rue de la Marne), face au charbonnier.

Au début de notre arrivée, ce marchand de charbon avait comme affichage un gros coq blanc et il portait cet emblème par le fait que les deux propriétaires associés avaient des noms bien de chez nous, l’un était Monsieur Lecoq, et l’autre Français.

Ce coq blanc avait une crête Rouge vif qui se voyait vers le marché, soit 250 mètres.

 

Dans l’avenue Eugène Varlin, il n’y avait que trois maisons de même style, et actuellement, ne restent que deux maisons debout, l’une au coin de la rue du Maréchal Joffre, et l’autre face à la rue des Abeilles, et qui avait comme propriétaire Monsieur Vermeulen (décédé).

Par la suite ce sont d’autres maisons qui sont venues s’ajouter à ces trois propriétaires, de nombreux parisiens venant y faire construire leur domicile.

 

De 1921 à 1927 Villeparisis ressemblait à une très petite bourgade répondant au nom de Lotissement.

Il n’y avait que des forêts de chênes, bouleaux, hêtres, et même des noisetiers bien fournis.

Dans ces forêts situées (surtout rue de la Marne et rue des Chênes), nous avions des écureuils, des chats sauvages, et surtout de nombreuses vipères, et heureusement beaucoup de jacinthes et du muguet de forêt très embaumé.

 

Sur les bas côtés de l’Avenue Eugène Varlin il y avait des fossés très profonds (2 mètres de profondeur et en largeur 4 à 5 mètres).

 

Il y avait sur le bord de l’avenue, sur un seul côté (celui de droite vers la gare et le marché non couvert), situé actuellement au numéro 124/126.

 

Ces arbres (chênes) furent découpés par la scierie de Claye-Souilly et servirent à faire des planches pour construire les maisons (surtout dans les rues transversales) qui furent vendues par Monsieur Cournon qui se fit une grosse fortune sur la misère des pauvres gens n’ayant pas la possibilité de faire bâtir du dur.

 

Je veux maintenant donner quelques souvenirs sur mon passé, étant enfant (ma sœur Christiane et moi), allions tous deux à l’Ecole du Vieux Pays, à la Mairie, et pour gagner la rue (actuellement rue Charles de Gaulle), et qui avait le nom de rue de la Gare, nous étions obligés de prendre la rue des Chênes et il fallait sauter les fossés et mon père nous avait confectionné un faux pont de bois et une petite allée de 40 centimètres de largeur pour rejoindre la rue de la Gare via le Vieux Pays.

Sur la rue de la Gare il y avait très peu de maisons.

 

Sur la Place Henri Barbusse (Monument aux Morts), il y avait une grange à blé et seigle qui par la suite fut transformée en un bâtiment de réserve de colis pour les personnes âgées.

Plus loin, à 100 mètres, il y avait 4 peupliers et un emplacement réservé aux Forains et Nomades de passage, cet emplacement appartenait à la commune.

A partir de ces 4 peupliers, de chaque côté de la rue de la gare, il y avait à perte de vue des champs de blé et de seigle des deux côtés de la rue à droite vers la rue Nationale, et de l’autre direction Claye-Souilly, cela sans habitation.

 

 

Par la suite, la rue fut peuplée de maisons vers 1927/1930.

Il y avait un café (salle de réunions pour les Associations politiques, Siège local des Anciens Combattants (ARAC), maintenant magasin de vente Renault).

Plus loin, il y avait un Bal très fréquenté (par moments les dimanches), il était préférable de passer rapidement devant cette salle de bal, à cause des disputes entre mauvais garçons.

Enfin, rien ne change vraiment.

 

Prenons le départ de la rue de la Gare via Vieux Pays (rue Jean Jaurès), au départ il y avait un emplacement qui faisait le désespoir des parents, parce que à cet endroit se trouvait un dévidoir officiel des ordures municipales versées chaque semaine à cet endroit, et cela plaisait beaucoup aux enfants du coin.

Il fallait voir dans quel état ils rentraient le soir au domicile au grand dam de leurs parents.

 

Ce tas de détritus se trouvait à l’endroit actuel de la boutique anciennement Frémont et le Crédit Lyonnais.

Les odeurs arrivaient jusqu’au domicile de mes parents situé au coin de la rue de la Marne, ce qui faisait qu’en été il était impossible d’ouvrir les fenêtres.

 

Dans nos classes nous étions 36 élèves en trois divisions de 12, et cela dans toutes les classes.

Quelquefois, les instituteurs et institutrices donnaient des devoirs supplémentaires aux meilleurs (2 ou 3 par semaine) de chaque division, et cela jusqu’à l’âge de 12 ans.

Et là, chaque année, il y avait les 12 Meilleurs de la Commune pour passer en fin juin, le CEP (Certificat d’Etudes Primaires).

 

Pour ce qui concerne le ravitaillement du lotissement, nous avions des commerçants de Vaujours qui, deux fois par semaine passaient avec des voitures tirées par des chevaux et prenaient les listes de ceux qui voulaient être livrés une seconde fois, et même quelquefois, une autre fois pour ceux qui se trouvaient sans munitions alimentaires.

Heureusement, nous avions 2 bouchers dans la commune, l’un au Vieux Pays, et l’autre au 157 rue Eugène Varlin.

   

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