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Musée d'Histoire-Villeparisis


Parc Honoré de Balzac

60 rue Jean Jaurès 

77270 VILLEPARISIS

 Ouverture tous les samedis matins

de 10h à 12h

et sur rendez-vous

  Entrée gratruite

 
 
 
 
4 septembre 2009 5 04 /09 /septembre /2009 07:36

Suite de la lettre de Monsieur Pottier

Les rues n’étaient pas éclairées et l’hiver nous étions dans le noir le plus complet à compter de 16 heures, ce qui obligeait les gens de s’éclairer soit par bougies, soit par des lampes Tito Landy, c'est-à-dire au pétrole.

Ces appareils, de temps en temps, tombaient en panne et ils étaient remplacés par la bougie, toujours sur la table.

En ce qui concerne les rues menant aux grandes artères, elles étaient dans un état de saleté. Qui s’aventurait dans celles-ci était impossible d’y mettre les pieds sans revenir les pantalons tâchés (surtout après un orage), de la boue jusqu’à 20 à 25 centimètres, il fallait bien traverser ce bourbier, surtout ceux qui avaient pavillon au bout de leur rue.

Ce qui donne le nom de bouseux à ceux habitant dans ce lotissement.

Ce nom de bouseux repris par le Vieux Pays servait à la récréation pour créer deux équipes pour jouer aux barres (jeu en 1924), où ils étaient choisis par le plus âgé de la Classe des Anciens pour former les membres des deux équipes de 6.

Nous faisions des tours de la cour de la Mairie autour des arbres et comme ceux du Vieux Pays gagnaient 8 fois sur 10, nous étions les souffre-douleur des gagnants et rentrions au coup de sifflet du Père Dacine.

Malgré tout, en ce qui me concerne, j’ai toujours conservé un bon souvenir de cette période.

J’étais d’ailleurs un enfant très timide, aimé de mes autres camarades.

Hélas ! J’ai perdu ceux-ci, les uns après les autres.

Combien en reste maintenant.

Je veux parler de ma chère épouse qui a été mon amie écolière à l’âge de 8 ans et qui à l’âge de 24 ans a bien voulu m’accepter comme époux.

Elle habitait rue de Verdun, et nous étions déjà amoureux l’un de l’autre en classe.

Nous avons eu 8 enfants, 5 garçons et 3 filles.

J’ai été 58 mois prisonnier de guerre du 21/06/1940 au 20/04/45 en Allemagne, et à mon retour, mes camarades Prisonniers de Guerre de la Commune m’ont élu Président à l’unanimité de 147 voix et cela pendant 5 ans.

J’ai même représenté la Commune auprès du Comité de Seine et Marne les trois dernières années, abandonnant pour raison de famille.

Hélas ! Mon épouse adorée m’a quitté en 1995, morte d’un cancer généralisé.

Mon fils aîné, Pierre dit Pierrot s’occupe depuis 32 ans du Club de Hand-ball de la Commune, après avoir été joueur de l’équipe B.

Monsieur POTTIER Georges

32, rue Lavoisier

Villeparisis

 

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