Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

  • : Villeparisis - Histoire
  • : blog de la Société d'Histoire de Villeparisis - Association Villeparisis et son passé (77270)
  • Contact

 
 

Recherche

Musée d'Histoire-Villeparisis


Parc Honoré de Balzac

60 rue Jean Jaurès 

77270 VILLEPARISIS

 Ouverture tous les samedis matins

de 10h à 12h

et sur rendez-vous

  Entrée gratruite

 
 
 
 
1 décembre 2014 1 01 /12 /décembre /2014 03:31

 

 

Balzac et Mme de Berny à Villeparisis

 

LETTRES DE BALZAC A LAURE DE BERNY

 

 

 

Villeparisis,mars 1822

 

« Songez madame que loin de vous il existe un être dont l’âme par un admirable privilège franchit les distances, suit dans les airs un chemin idéal.

 

 

(…) La première fois que je vous vis mes sens furent émus. Vos quarante-cinq ans n’existent pas pour moi ou, si je les regarde, je les aperçois comme une preuve de ma passion. Ainsi votre âge, qui vous rendrait ridicule à mes yeux si vraiment je ne vous aimais pas, est au contraire un lien, une chose piquante qui par sa bizarrerie et son contraste avec les idées ordinaires, attache. C’est  moi qui suis seul le juge de votre beauté. (…)

 

 

 

 

 

 

 

maison ballzac villep

 

 

 

Maison de la famille Balzac à Villeparisis

 

 

 

 

 

 

Laure de Berny tentera de résister, mais un soir, début mai 1822, elle finira par céder à cette passion. Il lui écrira encore :

 

 

 

«  O Laure,

 

C’est au milieu d’une nuit pleine de toi, au sein de son silence, et poursuivi par le souvenir de tes baisers délirants que je t’écris. Et quelle idée puis-je avoir, tu les a tout emportées, oui mon âme toute entière s’est attachée à la tienne et tu ne marcheras désormais qu’avec moi.

 

O, je suis environné d’un prestige tendrement enchanteur et magique ; je ne vois que le banc je ne sens que ta douce pression, et les fleurs qui sont devant moi toutes desséchées qu’elles soient, conservent une odeur enivrante.

 

Tu témoignes des craintes et les exprimes d’un ton déchirant pour mon cœur. Hélas, je suis sûr maintenant de ce que je jurai car tes baisers n’ont rien changé.

 

Je suis changé.

 

Je t’aime à la folie. »

 

 

 

 

 

 

villeparisis

 

 

 

 

 

maison des Berny à Villeparisis

 

 


 

A la mort de Madame de Berny, Balzac écrivit :

 

 

 

« J’ai été bien malheureux dans ma jeunesse ; mais Mme de Berny a tout soldé par un dévouement absolu qui n’a été compris dans son étendue infinie que quand la terre a eu repris sa proie ».

 

 

 

«  La personne que j’ai perdue était plus qu’une mère, plus qu’une amie, plus que toute créature peut être pour une autre(…). Elle m’avait soutenu de parole, d’action, de dévouement pendant les grands orages. Si je vis, c’est par elle. Elle était tout pour moi. »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

DSC01315.jpg

 

 

 

 

Le banc dans le jardin de Mme de Berny mentionné par Balzac

 

 


 

 

 

Source : La Touraine de Balzac d’Albert Arrault

 

u contraire un

Partager cet article

Repost 0

commentaires