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  • : blog de la Société d'Histoire de Villeparisis - Association Villeparisis et son passé (77270)
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Musée d'Histoire-Villeparisis


Parc Honoré de Balzac

60 rue Jean Jaurès 

77270 VILLEPARISIS

 Ouverture tous les samedis matins

de 10h à 12h

et sur rendez-vous

  Entrée gratruite

 
 
 
 
6 juin 2013 4 06 /06 /juin /2013 04:27

 

 

PARIS

 la maison de Passy, rue Raynouard 1840-1847

 

 

 

800px-Maison Balzac Paris[1]

 

 

maison 2

 

 

maison-balzac[1] 

  

Balzac s’installa à Passy après la vente judiciaire des Jardies à Sèvres-Ville d’Avray. Pour échapper à ses créanciers, il s’installa sous le pseudonyme de Breugnol, nom de sa gouvernante. Ce fut un refuge avec 2 escaliers dont l’un permettait de s’enfuir par la rue Berton lorsqu’un créancier se présentait rue Raynouard.

 

 

 

 

 

rue berton

 

 

 

La rue Berton

 

 

Ce fut le lieu d’un travail acharné ; tout en poursuivant la rédaction de son œuvre, il corrigea l’ensemble de La Comédie humaine

 

passy plan NEW

 

 

 

 

De taille modeste, il comporte cinq pièces:

1.la salle à manger, face à l'entrée
2. la chambre de Balzac, orientée à l'ouest, côté jardin
3. un salon
4. un cabinet de travail, dans l'angle sud-ouest

5. une chambre d'amis, dans l'angle est

Ainsi qu'une cuisine et deux petits cabinets.

 

 

 

On ne connaît pas beaucoup de documents concernant la maison ou son aménagement intérieur du temps de Balzac. Seuls quelques lettres, contrats et calepins du cadastre nous renseignent aujourd'hui. Étonnamment, l'écrivain n'en fait pas non plus mention dans La Comédie humaine, contrairement à ses autres lieux de résidence. On possède cependant quelques informations intéressantes.


On sait tout d'abord qu'il n'y avait ni véranda ni vestibule en 1840 : on entrait directement par la salle à manger. De plus, la cheminée en faïence qui se trouve dans cette pièce ne fut installée que tardivement, sous Napoléon III.

 

 

Quant aux murs, ils étaient tendus de tissu, et plus particulièrement de "perse" dans les chambres (lettre à Mme Hanska. Le salon enfin était de couleur violette (lettre  janvier 1844).

 

 

 

 

Le bureau de Balzac

 

 

 

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MANUSCRIT[1]

 

 

 

 

MONTRE[1]

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31 mai 2013 5 31 /05 /mai /2013 05:01

 

 

 

VISITE DU PANTHEON

 

 

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Lundi 29 avril, un groupe d’adhérents de la Société d’Histoire «  Villeparisis et son passé » se retrouvait à la gare de Villeparisis pour aller visiter le Panthéon.

La visite guidée de 1h30/2h était  assurée par une conférencière des monuments nationaux.

 

 

 

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Le Panthéon est un monument de style néoclassique situé place du Panthéon sur la montagne Sainte-Geneviève, dans le 5e arrondissement de Paris, au cœur du quartier latin. Il est entouré notamment de la mairie du 5e arrondissement, du lycée Henri-IV, de l'église Saint-Étienne-du-Mont, de la bibliothèque Sainte-Geneviève et de la faculté de droit. La rue Soufflot lui dessine une perspective jusqu'au jardin du Luxembourg.

Prévu à l'origine au XVIIIe siècle pour être une église qui abriterait la châsse de sainte Geneviève, ce monument a maintenant vocation à honorer de grands personnages ayant marqué l'histoire de France.

 

 

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Photos: F.Gagnepain

 

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26 mai 2013 7 26 /05 /mai /2013 03:41

LA FETE DES MERES

 

Tout le monde connaît la fête des mamans, mais quelle est l’origine de ce mot « maman » ?

 

Ce mot vient d’une racine d’ancien latin « mama »  qui signifiait mamelle, nourrice. Cette racine latine remonterait à l’indo-européen et signifiait «  téter ».

C’est un mot qu’on apprenait aux bébés et aux très jeunes enfants seulement ; il était abandonné dès que les enfants grandissaient et n’était jamais employé par des adultes. Autrefois, on appelait sa mère «  Madame ou ma mère » selon qu’on était noble ou paysan ( voir les pièces de théâtre de Molière) . Ce n’est qu’au 18ème siècle que le mot « maman » fut employé par tous, quel que soit l’âge.

 

UN PEU D’HISTOIRE

Dans  la Grèce antique, les historiens ont décelé dans les rites printaniers de Rhéa, la Mère des Divinités, la trace d’une célébration particulière en l’honneur des mamans.

La première mère qui a été fêtée, c’est celle des dieux, Cybèle. On a commencé à la fêter en Phénicie puis dans l’empire romain. La fête durait chaque année du 15 au 27 mars. Ce culte a été abandonné au IVème siècle après Jésus-Christ.

  

LA FETE DES MERES ACTUELLEMENT

 

L’origine de cette célébration nous vient des Etats-Unis :

C’est l’auteur Julia Ward Howe qui fut la première à suggérer que la fête des mères soit célébrée un jour chaque année dès 1872 : la « Mother’s day proclamation »

 

 julia-ward-howe[1]

 

 

Ecrite en 1870, la «  Mother’s day Proclamation de Howe fut d’abord une réaction pacifiste au carnage de la Guerre de Sécession aux Etats-Unis et à celui de la guerre de 1870  entre la France et la Prusse. Cette proclamation était liée à la croyance féministe de Howe, c'est-à-dire que les femmes ont une  responsabilité dans la direction des affaires politiques.

.Julia Ward Howe organisait une  réunion  de la journée des mères à Boston chaque année.  Mais la plupart des personnes ne prirent pas son idée au sérieux. Et ce n’est qu’ en 1907 que les choses bougèrent avec Anna Jarvis.

 

images[3]

 



Ayant perdu sa mère le second dimanche du mois de mai 1907, une Américaine, Anna M.Jarvis, institutrice, entreprIT une démarche auprès des autorités de son état : la Virginie, pour célébrer un service religieux en l’honneur de toutes les mamans lors du second dimanche du mois de mai. L’année suivante, la première Fête des Mères sous la forme que nous connaissons aujourd’hui fut célébrée à Grafton, lieu de naissance d’Anna Jarvis. Sa campagne sembae émouvoir la population, car l’usage s’implanta bien dans le reste de la Virginie. En 1914, le président Woodrow Wilson institua le second dimanche de mai comme journée de fête officielle en l’honneur de toutes les mamans.

Plus tard, c’est en 1917 que les soldats américains, entrés dans le premier conflit mondial, propagèrent cette célébration en Europe.

Les Américains qui avaient opté pour un vrai «  Mother’s Day » le développèrent ardemment durant la première guerre mondiale et les Français chargés du courrier constatèrent des envois massifs à cette date qui leur était mystérieuse. Et comme la France aavait encore plus besoin de se repeupler après la guerre 14-18, cette coutume allait faire des émules.

  

 

Dès juin 1918, prenant modèle sur les soldats américains, les Français  célébrèrent la première fête des mères. En 1920, le Ministre de l’Intérieur créa le 19 décembre «  la première journée des mères de famille nombreuse ».

Cette fête était à l’origine un instrument de la politique nataliste de l’époque. La fécondité était alors érigée en vertu civique. Cette aspiration, puissamment relayée par un courant patriote, fut officialisée en 1926. Mais, la Fête des Mères, sous sa forme actuelle, c’est-à-dire célébrant toute les femmes ayant connu la maternité sans discrimination par rapport au nombre d’enfants date du Gouvernement de Vichy.

 

 

 

Le 25 mai 1941, le Maréchal Pétain institua définitivement « la journée nationale des mères ». A l’époque, l’image que l’on véhiculait de la mère étaitt totalement différente de celle qui existe actuellement : il s’agissait d’une mère au foyer, bonne cuisinière, peu éduquée, relativement soumise aux exigences masculines.

Cette fête laïque très populaire en France a été instaurée officiellement en mai 1950, sous la présidence de Vincent Auriol (loi n°50.577 du 24 mai 1950).

C’est sous le Général de Gaulle que la fête est fixée au dernier dimanche de mai.

Chaque année des médailles sont remises aux mères de famille nombreuse :

   

Médaille d’or, lorsque le nombre d’enfants est de 8 ou plus

Médaille d’argent : pour 6 ou 7 enfants

Médaille de bronze : pour 4 ou 5 enfants.

La fête des mères a lieu dans la plupart des pays d’Europe, mais à des dates différentes.

 

 

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Article publié dans le bulletin de liaison de la Société d'Histoire " Villeparisis et son passé' n°49

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23 mai 2013 4 23 /05 /mai /2013 00:19

 

 

La Société d’Histoire

Villeparisis et son passé

 

Visite de l’Hôtel de Ville de Paris

Mardi 4 juin à 14h

 

 

 

Un peu d’histoire :

Etienne Marcel fait l’acquisition de « La Maison aux Piliers » au nom de la municipalité de Paris en 1367.

Elle est remplacée au 16ème siècle par un palais dessiné par l’Italien Boccador.

Pendant la Commune, elle est incendiée le 24 mai 1871 et complètement détruite ; les archives et la bibliothèque  sont perdues à jamais.

Le bâtiment est reconstruit entre 1874 et 1882 sur les plans des architectes Ballu et Deperthes.

La place de Grèves est rebaptisée Place de l’Hôtel de Ville le 19 mars 1803.

««

L’entrée se fait au coin de la rue de Rivoli et de la rue Lobau

 

Accès : RER B : direct de Villeparisis, descendre à Chatelet

Possibilité de partir de la gare de Villeparisis à 13h

 

Tarif : 12 euros pour les adhérents, 14 euros pour les non-adhérents

 

Inscription avant le 1er juin

 

En envoyant le coupon avec un chèque à l’ordre de « Villeparisis et son passé » au Musée, Parc Honoré de Balzac, 60 rue Jean Jaurès, 77270 VILLEPARISIS

 

"""""""""""""""""""""""""""""""""

 

Inscription pour la visite de l’Hôtel de Ville le 4 juin 2013

 

NOM………………………………………PRENOM(S)………………………………………

Adresse…………………………………………………………………………………………

Tel…………………………………………..Portable…………………………………………

Nombre d’adhérents………………….x12 euros………………………………………..

Nombre de non-adhérents……………….x 14 euros………………………………………

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18 mai 2013 6 18 /05 /mai /2013 06:24

 

 

CHEZ GEORGE SAND A NOHANT 

 

EN BERRY

 

 

 

nohant

 

 georges sand2(1)[1]

 

 

Alors qu’il séjournait chez ses amis Carraud à Frapesles, en Berry, il saisit l’occasion pour demander à George Sand de le recevoir à Nohant. Il y resta 2 semaines en février 1838. Leurs relations furent toujours strictement amicales et intellectuelles ; leurs convictions (politique, mariage, émancipation des femmes) étaient opposées, mais ils s’admiraient réciproquement. Pendant ce séjour, elle se livra à des indiscrétions sur la liaison de Liszt et Marie d’Agoult, qui lui inspira le sujet de Béatrix. Sand rédigea une préface à l’édition posthume de La Comédie humaine.

 

 

« J’ai trouvé le camarade George Sand dans sa robe de chambre, fumant un cigare après le dîner, au coin de son feu, dans une immense chambre solitaire. »

 

 

 

sand nohant[1]

 

 

 

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Le jeu des bonshommes

Balzac et Sand comme spectateurs

Dessin de Maurice Sand

 

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12 mai 2013 7 12 /05 /mai /2013 03:27

 

 

Chez Zulma Carraud

 

Domaine de  Frapesle

à Nohant en Graçay

 

Zulma Carraud

 

Le château de Nohant-en-Graçay a appartenu à la famille de Zulma Carraud, une amie fidèle de Balzac.  

Zulma Carraud rencontre Laure puis son frère Honoré de Balzac en 1819. Zulma et Honoré se lient peu à peu d’une profonde amitié, comme en témoignent leur correspondance (la première lettre connue envoyée par Balzac date de 1829) et le coffret en marqueterie, conservé à la maison de Balzac, que lui offre l’écrivain.
Balzac lui rend visite à Angoulême puis à Frapesle près d’Issoudun, un domaine qu’elle hérite de son père. Il y séjournera à trois reprises, entre 1834 et 1838, et se souviendra de ses séjours en donnant Issoudun pour cadre à La Rabouilleuse

 

 

 

 

CP Frapesle

 

 

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Coffret offert par Balzac à Zulma Carraud ( maison de Balzac à Passy)

 

 

 

Le domaine de Frapesle existe encore aujourd’hui, c’est une propriété privée.

 

 

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7 mai 2013 2 07 /05 /mai /2013 01:27

 

 

SOUVENIR D’UN VILLEPARISIEN

 

ANTOINE CARRIER  45335

 

 

Antoine Carrier, dit “Marcel”, naît le 30 août 1888 au village du Pontet, sur la commune Beauronne (Dordogne), fils de Jean Carrier, 28 ans, déclaré comme sabotier, et d’Anna Malbet, dite Lia, son épouse, cultivateurs.

Après son service militaire (classe 1908), il s’installe à Angoulême où il épouse Edith Maupin le 27 janvier 1914. Il est mobilisé du 7 août 1914 au 21 juillet 1919. Le couple à un fils, Raymond, mais divorce en 1927 ; le garçon reste avec sa mère.

Antoine Carrier “monte” à Paris où il apprend le métier de tailleur en confection

 

 

Il rencontre Armandine (“Didine”), née Limberger le 30 juin 1895, veuve de Louis Deffontaine, mort des suites de son engagement sur le front en 1914-1918, duquel elle a eu un garçon, Roger, né en 1915.

Ils se mettent en ménage et font construire une maison dans un lotissement au 21, rue Pasteur à Villeparisis.

Le couple a un garçon, Claude (“Doudou”), né le 9 juillet 1932.

 

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Sortie d’une réunion de cellule du Parti communiste français devant le café “Au Taxi”, propriété de M. Bernardin, vers 1935.
Antoine Carrier est à droite.
Au centre, également avec casquette claire et moustache, Joseph Coursolles dont une avenue de Villeparisis porte le nom

 

 

 

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Dans un atelier au fond de son jardin, Antoine Carrier exerce son métier de tailleur pour le magasin Lorys, tailleur chemisier, rue Auber à Paris. Il emploie jusqu’à trois ouvrières.

 

Militant communiste, il est secrétaire de la section de Villeparisis, où il est plus connu sous le prénom de Marcel

Sous l’occupation, n’ayant plus de débouché pour sa production textile, Antoine Carrier se fait embaucher comme manœuvre dans une entreprise de travaux publics, la société La Route, située à Pomponne. Devant la tournure inquiétante des événements, le couple se marie le 20 août 1940.

 

 

Le 20 octobre 1941 à 9 h 30, Antoine Carrier est arrêté à son domicile par la police française, comme Albert Bonvalet et Gabriel Rey (qui seront déportés avec lui et mourront à Auschwitz), dans le cadre d’une rafle décidée par l’occupant à l’encontre des communistes de Seine-et-Marne, arrêtés comme otages en représailles de distributions de tracts et de destructions de récolte ayant eu lieu dans le département : 42 d’entre eux seront des “45000”.

Antoine Carrier est  interné au camp allemand de Royallieu à Compiègne, administré et gardé par la Wehrmacht (Frontstalag 122 - Polizeihaftlager), où il est enregistré sous le matricule 1818.

 

 

Entre fin avril et fin juin 1942, Antoine Carrier est sélectionné avec plus d’un millier d’otages désignés comme communistes et une cinquantaine d’otages désignés comme juifs dont la déportation a été décidée en représailles des actions armées de la résistance communiste contre l’armée allemande (en application d’un ordre de Hitler).

Le 6 juillet 1942 à l’aube, les détenus sont conduits sous escorte allemande à la gare de Compiègne et entassés dans des wagons de marchandises. Le train part une fois les portes verrouillées, à 9 h 30.

Le voyage dure deux jours et demi

 

 

 

 

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Le 8 juillet 1942, Antoine Carrier est enregistré au camp souche d’Auschwiz (Auschwitz-I) sous le numéro 45335 (sa photo d’immatriculation a été retrouvée).

Antoine Carrier meurt à Auschwitz le 26 septembre 1942, d’après les registres du camp. Cette date correspond à celle fixée par l’état civil en France 

 

 

 

 

 

 

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Après l’arrestation d’Antoine, Armandine est embauchée par le maire de Villeparisis et travaille comme auxiliaire dans l’école élémentaire de la commune.

 

 

 

 45335-8-bf7ff[1]

 

 

 

Antoine Carrier est homologué dans la Résistance intérieure française (11-10-1949 - n°15438). Sa carte de déporté politique (n° 1175/6458) est délivrée à sa veuve le 17 mai 1963.

La mention “Mort en déportation” est apposée sur son acte de décès (J.O. du 15-11-1987).

 

 

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Sources

www. Mémoire vive des convois des 45000 et des 31000 d’Auschwitz-Birkenau

 

 

 

 

 

 

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1 mai 2013 3 01 /05 /mai /2013 01:01

1er MAI

Le temps de mugueter

 

Le 1er mai, fête du travail, les syndicats défilent et tout le monde offre du muguet.

Mais d’où vient cette coutume ?

 

 

 

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Dans l'Antiquité, la date du 1er mai correspondait au jour où les marins reprenaient la mer. Depuis la fin du XIXè siècle, le 1er mai commémore ce jour de 1886 où plus de 400 000 ouvriers sont descendus dans la rue pour revendiquer et obtenir la journée de travail de 8h. En 1889, le Congrès international socialiste de Paris adopte le 1er mai comme jour de revendication des travailleurs.

 

 

« En mai, fais ce qu’il te plait…,mais n’oublie pas  le joli brin de muguet… » Parfumées, ce fleurs à clochettes viennent du Japon, même si la légende raconte qu’Apollon les aurait créées pour ses muses. Dès le Moyen Age, le muguet devint le symbole du printemps et du renouveau. Le 1er mai 1561, le roi Charles IX décida d’en offrir à toutes les  dames de la cour.

Le muguet fleurit au début du printemps, il est donc idéal pour fêter les beaux jours!

 

A l’époque, mai   était le mois des accordailles, le temps des  fiançailles pendant lequel les jeunes gens se promettaient le mariage. Devenu porte-bonheur et symbole de galanterie en France, mais aussi en Suisse, en Belgique et en Andorre, le muguet engendre alors ce joli verbe de mugueter qui sous la plume de Corneille, donnera : « Vous muguetez sa fille, elle a de quoi vous plaire. »

 

Le 1er mai prend une coloration sociale à la fin du XIXème siècle. Le 1er mai à Chicago, aux Etats-Unis, les syndicats réclament la journée de 8 heures. En 1889, l’Internationale socialiste décide que le 1er mai sera une journée mondiale des revendications. En Allemagne, les manifestants arborent, dès lors, un oeillet à la boutonnière tandis qu’en France, ils portent un triangle rouge symbolisant leurs exigences : 8 heures de travail, 8 heures de sommeil, 8 heures de loisirs. Très vite, ils le remplacent par une églantine puis, en 1907 par le symbole du printemps : un brin de muguet attaché par un ruban rouge. En 1909, l’Humanité écrit : «  Le 1er mai n’est pas seulement une journée de revendications ouvrières. C’est aussi la fête du muguet et des petites jeunes femmes qui s’en font offrir par leurs soupirants. »

 

A partir de 1936, les autorités tolèrent la vente du muguet dans la rue. Dès lors, le muguet est associé à la fête du travail. Aujourd’hui, les trois quarts du muguet vendu en France sont produits dans la région nantaise. Chaque année, on en achète plus de 50 millions de brins pour un chiffre d’affaires d’environ 25 millions d’euros.

 

 

 

 

muguet[1]

 

 

 

La Société d’Histoire vous souhaite beaucoup de bonheur.

 

 

 

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26 avril 2013 5 26 /04 /avril /2013 05:56

 

 

EN TOURAINE

 

 

CHATEAU de SACHE 

 

 

 

Chez Monsieur de Margonne

 

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Saché

 

 

 

Balzac séjourna à Saché une dizaine de fois entre 1825 et 1848. Saché fut un havre de paix dans sa vie mouvementée. Il y trouve tranquillité et inspiration, tout en faisant des économies.

«  A Saché, je suis libre et heureux comme un moine dans son monastère…Le ciel est si pur, les chênes si beaux, le calme si vaste… »

Saché, les châteaux voisins et la vallée de l’Indre servent de cadre au célèbre « Lys dans la vallée ». C’est là qu’il transpose ses amours avec Madame de Berny à Villeparisis. »

 

 

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La chambre de Balzac

 

 

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L’imprimerie 

 

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Les lys

 

 

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Le banc de Madame de Berny à Villeparisis, maintenant à Saché

 

 

 

 

 

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22 avril 2013 1 22 /04 /avril /2013 05:39

 

 

Les JARDIES (1837-1840)

 

Ville d’avray

 

  

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La maison des Jardies

 

 

 

 

Cette demeure fut occupée peu de temps par Balzac de 1837 à 1840 ; Balzac avait fait le projet de vendre des parcelles à lotir dans les terrains qu’il avait acquis, non loin de la voie ferrée qui venait d’être créée entre Paris et Versailles, et ainsi de faire fortune, mais cela se termina par un fiasco. L’histoire de la plantation d’ananas aurait été racontée par Théophile Gautier et ne serait qu’une légende.

 

 

 

 

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Cette aquarelle de Paul Chardin représente Balzac et ses amis costumés en paysans un jour dee fête à Ville d’Avray. On reconnaît Gozlan, rencontré chez Mme Vve Béchet, Laurent-Jan, Gavarni et peut-être Théophile Gautier.

 

En novembre 1840, il doit liquider à perte Les Jardies  que vient de quitter  la Comtesse Guidoboni-Visconti, excédée par toutes ces histoires d’argent.

«  J’étais sans argent, mais sans argent exactement, il pleuvait à torrents et j’allais à pied de Passy à mes affaires, trottant le jour et écrivant la nuit. Je ne suis pas devenu fou, je suis tombé malade. »

«  lettre de Balzac à l’avoué  chargé de le défendre contre les créanciers. »

 

 

 

 

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Ensuite, la maison fut occupée par Gambetta qui y  mourut en 1882 

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