Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

  • : Villeparisis - Histoire
  • : blog de la Société d'Histoire de Villeparisis - Association Villeparisis et son passé (77270)
  • Contact

 
 

Recherche

Musée d'Histoire-Villeparisis


Parc Honoré de Balzac

60 rue Jean Jaurès 

77270 VILLEPARISIS

 Ouverture tous les samedis matins

de 10h à 12h

et sur rendez-vous

  Entrée gratruite

 
 
 
 
28 juillet 2011 4 28 /07 /juillet /2011 05:09

Cartes de souvenirs de Villeparisis des années 1920

 

CP VILLEPARISIS fantaisie

 carte postale ancienne 11

 

 

 

carte postale ancienne 16

 

  carte postale ancienne 7

 

   

 

carte postale ancienne 13

 

 

carte postale ancienne 15

 

 

 

carte postale ancienne 15 bis

 

 

 carte postale ancienne 12

 

 

CP ( archives du musée de la Société d'histoire)

Repost 0
21 juillet 2011 4 21 /07 /juillet /2011 07:01

Un Villeparisien raconte

 

Extrait d’un conte de Jacques Lime : recueil Epiphanies Contes d’ici et d’ailleurs

 

Jacques Lime est né à Villeparisis  en 1920. Il épousa Jeannine Arpin, (originaire de Villeparisis également) en 1942. Ils eurent 4 filles (les 3 premières nées à Villeparisis), 11 petits-enfants (dont une habite encore Villeparisis), 17 arrière-petits-enfants

 

Il débuta sa carrière dans la police au commissariat de Mitry-Mory (Officier de Police : Inspecteur divisionnaire honoraire de police à Grasse au moment de sa retraite).

Il rédigea une trentaine de livres (dont le dernier en 2011) (poèmes, récits autobiographiques, Histoire…) dont 6 consacrés à Villeparisis et à son histoire ; il est décédé en 2011.

 

««««

 

Le narrateur rêve d’une promenade guidée dans le Villeparisis d’autrefois et entraîne le lecteur chez les Balzac et Madame de Berny

 

(……….) Mon guide intervint : « Voici la maison des Balzac, achetée par le père mis à la retraite vers 1819 et vendue en 1827. Le fils y fit des apparitions irrégulières et fut un de nos concitoyens pendant près de dix ans, car il revint encore à Villeparisis après le départ de ses parents pour voir la famille de Berny avec laquelle il était lié et qui habitait à l’autre extrémité du pays. »

 

La maison des Berny

maison-de-Laure-de-Berny.jpg

 

(…)

« Mais n’a-t-on pas dit qu’il avait eu une liaison avec Madame de Berny ? »

« Il se peut, répliqua le vieillard, car Honoré de Balzac avait l’occasion de venir chez elle pour donner des leçons à ses enfants. Il cherchait à se lier avec des femmes (…) qui pourraient l’aider dans ses débuts littéraires. Il avait une conception particulière de l’amour, il écrivit à Laure : « Qu’elles soient riches, aimables ; pour jolies on n’y tient pas…Le vernis passe et le fond du pot reste. »

 

Laure de Berny

lauredeberny.gif

  

(…)

En entrant dans le salon de la maison des Balzac, « je fus surpris par le nombre des occupants (..)Trônant dans son fauteuil, le Père Balzac ressemblait à une statue.(…) La grand’mère maternelle, vieille dame, ne paraissant guère plus âgée que son gendre, occupait ses doigts à repriser des vêtements usagés. Sa femme, dame qui s’écoutait vivre, ou plutôt mourir, était en foncée dans un autre fauteuil où elle semblait ne pas tenir en place. Elle gémissait sans cesse en se tenant la tête et était d’une nervosité extrême.(…)

Laurence, qui fréquentait déjà Monsieur de Montzaigle, seigneur de Villeparisis, frôlait de ses doigts le clavier du piano caché dans un coin du salon, près de la fenêtre. Pendant ce temps, Honoré, jeune homme d’une vingtaine d’années affalé sur un gros pouf, s’efforçait d’aligner sur des feuilles de papier empilées sur ses genoux, l’essentiel de son dernier roman. A un moment donné, il interrompit sa sœur Laure, à peu près du même âge que lui, celle qui devait épouser Monsieur Surville, l’ingénieur qui fit des travaux de réfection au canal de l’Ourcq, dans la commune. Laure arrêta la machine à coudre, d’invention récente, pour lire la feuille que son frère lui tendait, en ayant l’air de la consulter. Ce qui ne parut pas enchanter Henry, le benjamin, accroupi au pied de la machine et qui contemplait le mouvement des pieds de sa sœur.(….)

 

Alors mon guide m’entraîna vers de nouveaux horizons villeparisiens.

 

Maison  des Balzacmaison ballzac villep

 

Source : Balzac et Madame de Berny , extrait du recueil Epiphanies de Jacques Lime (ouvrage qu’il est possible de consulter au Musée)

Repost 0
14 juillet 2011 4 14 /07 /juillet /2011 07:57

13 et 14 juillet 1924

 

 

20051208-057.jpg

 

 20051208-056.jpg

 

 

20051208-055.jpg

 

20051208-054.jpg

 

20051208 049

 

 

 20051208 046

 

 

 

CP: FG

Repost 0
7 juillet 2011 4 07 /07 /juillet /2011 07:44

Madame Laure Surville

 

Laure Balzac est née le 29 septembre 1800 à Tours.

   Laure Surville 2

 

Elle épousa à Bayeux, le 20 mai 1820, Eugène Midy de La Greneraye dit Surville, ingérnieur qu’elle rencontra à Villeparisis, alors qu’il participait à la construction du canal de l’Ourcq.

Ils eurent 3 enfants :

Sophie Eugènie Midy de La Greneraye 1823-1877

Valentine Laure Midy de La Greneraye 1826-1829

Jeanne Midy de La Greneraye 1830-1897

 

Madame Surville fut la sœur préférée de l'écrivain,et elle publia une biographie après sa mort : « Balzac, sa vie et ses œuvres » d’après sa correspondance.

 

Critique et admiratrice de l’œuvre de son frère dont elle fut la confidente intime, elle a édité plusieurs ouvrages dans lesquels elle a dissipé les idées fausses qui se répandaient sur l’« originalité » de son frère, qui lui a dédié Un début dans la vie (1842).


Balzac rend un hommage appuyé à sa sœur pour le Voyage en coucou. Et Laure Surville publiera plus tard sa nouvelle initiale sous la signature de Laure en 1854. L'écrivain  dédicace ainsi Un début dans la vie à sa sœur :

«  A Laure. Que le brillant et modeste esprit qui m'a donné le sujet de cette scène en ait l'honneur. Son frère. »

 

 

Elle a aussi écrit des textes qui ont servi de base à certains romans de Balzac" écrits à quatre main. "C'est le cas du « Voyage en coucou », que Balzac transforma en : Un début dans la vie, paru en feuilleton dans la revue la Législature sous le titre le Danger des mystifications en 1842, puis en 1845 dans la deuxième édition Charles Furne de la Comédie humaine, classé dans les Scènes de la vie privée.

 

Elle décéda en 1871 à l’âge de 71ans.

 l-surville.gif

 

Sources: Balzac ( archives de la Société d'histoire au Musée)

 

Repost 0
1 juillet 2011 5 01 /07 /juillet /2011 07:27

   Eugène Midy de La Greneraye dit Surville

 

Eugène Midy de La Greneraye dit Surville a habité Villeparisis quelque temps et est connu pour deux raisons: il a participé, en tant qu’ingénieur, à la construction du canal de l’Ourcq et comme époux de Laure, sœur d’Honoré de Balzac, rencontrée à Villeparisis.

 

Il est né le 5 juin 1790 à Rouen, fils de Catherine Allain dit Surville, actrice et fils naturel d’Auguste Louis Eugène Midy de la Greneraye, mort le 9 octobre1789 (reconnu des œuvres de son frère décédé par Louis Emmanuel Midy d'Andé, écuyer, qui constitua une rente en faveur de la mère et du fils naturel)

Un  jugement du 14 ventôse an II lui reconnut le droit de succéder à son père.

 

Le 20 novembre1808 il entre à l’école polytechnique sous le nom d’Allain dit Surville.

En 1814, il est lieutenant de génie.

En 1817, il est affecté au Canal de l’Ourcq et réside à Villeparisis.

En 1820, il fait valoir ses droits héréditaires au nom de Midy de la Greneraye et à l’héritage paternel.

 

Le 20 mai 1820, il épouse à Bayeux Laure de Balzac, sœur d’Honoré de Balzac, qu’il avait rencontrée lors de son séjour à Villeparisis.

 

Portrait de Laure Balzac enfant (Maison de Balzac, Paris)

 Laure Surville 2

 

Laure Balzac est née le 29 septembre 1800 à Tours et est décédée en 1871 à l’âge de 71ans. Ils eurent 3 enfants :

Sophie Eugènie Midy de La Greneraye 1823-1877

Valentine Laure Midy de La Greneraye 1826-1829

Jeanne Midy de La Greneraye 1830-1897

 

Sophie Surville, née en 1823, deviendra la femme de Jacques Mallet. La seconde fille, Jeanne, épouse l'avocat Louis Duhamel (1830-1897).

 

 

Le Canal de l’Ourcq

 canal-de-l-ourcq-1-copie-1.jpg

 

 

En 1821, Surville est nommé à Bayeux en qualité d’ingénieur 2ème classe.

En 1829, il quitte l’administration des Ponts et Chaussées pour entrer à la Société d’études  du canal latéral à la Loire d’Orléans à Nantes, mais ce projet ne fut jamais réalisé.

A sa mort, en 1867, sa veuve et ses filles renoncèrent à sa succession probablement parce que le passif devait dépasser l’actif.

 

 

Maison de la Famille Balzac à Villeparisis

maison ballzac villep 

 

Honoré de Balzac et Surville se rencontraient pendant les soirées chez les parents de Balzac où quelquefois Honoré lisait ses premières œuvres et demandait l’opinion des auditeurs.  Dans la biographie de Balzac par Albert Keim et Louis Lumet, Surville est non seulement mentionné comme auditeur, mais on voit qu’il prend part aux discussions.

 

Les parents Balzac

 parents de Balzas

 

« My father voiced the consensus of opinion when he proposed that they should have Cromwell read by some competent and impartial authority. M. Surville, engineer of the Ourcq Canal, who was later to become Honore's brother-in-law, suggested a former professor of his at the Polytechnic School. (Mlle. Laure de Balzac was married in May, 1820, one month after the reading of Cromwell, to M. Midy de Greneraye Surville.)

 

 

Traduction:

 

Mon père exprima l’opinion générale quand il suggéra de faire lire Cromwell  à une autorité compétente et impartiale. M Surville, ingénieur au Canal de l’Ourcq, et qui devait ensuite devenir le beau-frère de Balzac, suggéra de demander à un de ses anciens professeurs à l’Ecole Polytechnique. (Melle de Balzac fut mariée en mai 1820, un mois après la lecture de  Cromwell, à M.Midy de Greneraye Surville).

 

Plus tard, Balzac dédia le roman La vielle fille à son beau-frère qu’il appréciait comme le souligne la dédicace sur la page de garde : «  Comme un témoignage de l’affection de son beau-frère».

 

 

 

page13-400px-Balzac - %C5%92uvres compl%C3%A8tes%2C %C3%A9d

 

Copie de page13-400px-Balzac - %C5%92uvres compl%C3%A8tes%2

Détail de la page de garde

 

Sources : Archives du Musée

Repost 0
24 juin 2011 5 24 /06 /juin /2011 06:39

Di Martino et l’origine du jumelage avec Pietrasanta

par  Madame Geneviève Carretié

 

 

En 1958, j’ai été nommée institutrice à Marchémoret. C’était, à l’époque, une toute petite commune du nord de la Seine et Marne. Le maire était Monsieur Belloy, mon mari était le secrétaire de mairie.

Gaetano di Martino s’est installé à Marchémoret en 1967.

Nous avons quitté Marchémoret mais mon mari à gardé le secrétariat de mairie. Il y venait plusieurs fois par semaine. Pendant que mon mari faisait sa permanence à la mairie, je venais voir régulièrement mes amis. Je rendais visite à Gaetano. J’étais fascinée par toutes ses sculptures ; les disques solaires tournant sur eux-mêmes, les personnages mythiques, les stèles solaires, etc…Toutes ces œuvres dressées dans la prairie qui bordait sa maison étaient merveilleuses. Il me parlait de Pietrasanta où il se rendait souvent. Il allait dans la région pour se fournir en marbre et autres pierres, et avait gardé de nombreuses relations. Il avait une maison dans cette ville.

  

 

 

Nous nous sommes installés à Villeparisis en septembre 1969. La vie culturelle y était très intense : Alice Blanquaert organisait des expositions temporaires d’oeuvres d’art pour les adultes et les enfants des écoles. Je lui ai parlé de mon ami Gaetano. J’ai organisé une réunion à Marchémoret. Tout de suite, elle a aimé son travail. Elle a décidé d’organiser une exposition de ses œuvres à Villeparisis et elle a souhaité inviter les représentants de Pietrasanta. Gaetano a facilité ces rencontres. L’exposition a eu un très grand succès à Villeparisis ( une œuvre reste dans la cour de la mairie). Les artistes de Pietrasanta ont eux aussi organisé une grande exposition de leurs oeuvres ( cheminées, téléphones, bijoux, statues) en onyx et en marbre, dans le préau de l’école Anatole France.

 

 

  disque mairie

Oeuvre de di Martino dans la mairie de Villeparisis 

 

 

 

Les élus de Villeparisis et de Pietrasanta se sont bien entendus.

 

D’une rencontre amicale due à Gaetano est né le jumelage avec Pietrasanta.

 

pietrasanta eglise

 Pietrasanta

 

Deux autres artistes de Pietrasanta ont exposé leurs œuvres à Villeparisis :

Esther Lapointe : Sculptures, collages bijoux : exposition au Centre culturel du 4 octobre au 15 novembre 1975 et Penalba ( il y a une œuvre de Penalba dans le patio de la médiathèque).

 

DSC01711 

 

Geneviève Carretié

Repost 0
17 juin 2011 5 17 /06 /juin /2011 05:43

Gaetano di Martino à Villeparisis

 

Exposition en 1973

 

A la demande de Gérard Blanquaert, alors directeur du Centre culturel de Villeparisis, Gaetano di Martino présenta ses œuvres  du 13 octobre au 30 novembre 1973, depuis cette date, Di Martino fait partie du patrimoine de Villeparisis.

 

Programme du Centre Culturel de 1973

 

catalogue cc

 

 

 

expo villep martino

 

 

 

 

expo villep martino 2

 

 

  

 

expo villep martino 3

 

  

 

 

article marne

  texte article marne

 

article du journal "La Marne" du 18 octobre 1973

   disque mairie

   Disque solaire 

Travertin romain; mairie de Villeparisis

     sculptures 4

     sculpture villep 2

 

     

sculpture villep 

   

sculpture villep 3   

sculpture 12

 

 

 

sculpture 11 

 

 

sculpture 10

Sources: Documents donnés par Madame Elise Marchois à la Société d'Histoire de Villeparisis

 

Repost 0
10 juin 2011 5 10 /06 /juin /2011 03:44

 

  Gaetano di Martino

 

 

 

 

article le parisien 2

 

 

article le parisien

 

Au fond de la campagne briarde se cache un homme d’exception. Depuis 1967, Gaetano di Martino sculpte en solitaire le marbre et le granit. En touré de ses deux gros chiens, loin des «  hommes inutiles et de la mafia du monde artistique, il s’est trouvé un havre de tranquillité. Il taille la pierre, été comme hiver dans son jardin où s’élèvent ses œuvres énigmatiques. Harmonieuses et puissantes, elles semblent surgir des entrailles de la terre pour nous rappeler l’existence de civilisations oubliées : celtes, étrusques, aztèques.

 

 

««««««

 

Di Martino à l’école maternelle Françoise- Dolto à Meaux en 1990

 

 

Deux fois par semaine, l’artiste s’était engagé à venir toute l’année scolaire, sculpter le bloc de marbre de Carrare qu’il a donné à l’école sous les yeux des enfants. Les enfants à plusieurs reprises avaient visité son  atelier et le jardin où il conservait ses œuvres.

 

 

di maetino ecole meaux 2

 

 

« Le casseur de pierre », comme l’appelaient les enfants, avait pour la première fois dérogé à ses principes, car des propositions d’enseigner dans de grandes écoles d’art, il en avait eues, mais il les avait toutes refusées. Il ne voulait être le maître de personne. Il s’était décidé quand l’institutrice avait parlé de l’aspect manuel de l’art, de l’importance de la main pour créer.

 

 

di maetino ecole meaux

  Les enfants peuvent toucher l'oeuvre finie

 

  ««««««

 

Quelques remarques sur l’œuvre de Gaetano Di Martino ( d’après Pierre Rouanet 1997)

 

La critique s’accorde presque toujours à lui appliquer les mêmes qualificatifs : inspiration « tellurique » art « cyclopéen », voire sculpture «  préhistorique ». En tout cas, rien d’un « primitif », encore moins d’un «  naïf » ou d’un « aléatoire ». Il » n’attaque » pas le marbre, il respecte la matière en l’étreignant, il l’aime. La matière propose et le compositeur dispose.

 

Curriculum habituel des grands créateurs : expositions, galeries, festivals, musées d’art moderne, commandes publiques et collections privées, en France, en Italie et dans le reste d monde, par exemple : au Musée d’Art moderne de Chihuahua et à Saint-Denis de la Réunion où se trouve la plus haute création : «  les trois perles et le soleil » ( 7 mètres)

 

 sculpture 13

 

 

sculpture 14

 

sculpture 15

 

  SCULPTURE 2

 

«  Le magicien de la pierre » ou « le poète » ou bien encore «  le faiseur de totems »

 

 

 

manifeste manuscrit

 

 

 Sources: documents donnés à La Société d'Histoire de Villeparisis par Madame Marchois

 

Repost 0
3 juin 2011 5 03 /06 /juin /2011 03:57

Gaetano di Martino

 

DI MARTINO

 

Né à Naples en 1922, Gaetano di Martino est issu d’une famille d’artistes. C’est son père, sculpteur aux Beaux Arts et  au Musée National de Naples qui l’initie à la pierre dès son plus jeune âge. Il exerce le métier de sculpteur, puis en 1950, se met à la peinture. Ses œuvres, des paysages, natures mortes et portraits, sculptent les couleurs dans une dimension elliptique, comme pour forcer le regard à toucher l’espace invisible, la forme de l’absolu. En 1952, il quitte Naples pour Milan.

C’est en 1960 qu’il s’installe à Paris où il commence à exposer ses toiles dans la galerie de Pierre Belfond. Un  an plus tard, il renoue avec sa grande passion, la sculpture, qualifiée de Celte, d’Olmèque ou d’Etrusque. Son admiration pour l’astre solaire se traduit au travers de ses  œuvres. En 1962, il expose pour la première fois à Paris au salon de la jeune sculpture qui a lieu au Musée Rodin.

En 1967, il travaille à Pietrasanta avec Penalba,  devient ensuite le collaborateur de Lipchitz, ce qui lui apporte de grandes satisfactions  et ainsi il se voit confier d’importantes réalisations pour des villes américaines.

 

 

 

sculpture villep 4

 

 

 

 

 

 

 SCULPTURE 1

 

 

 

Quelque temps plus tard,  il s’établit à Marchemoret et se consacre à sa propre sculpture. Ses œuvres sont exposées, aussi bien au Mexique, au Danemark, en Italie, à la Guadeloupe que dans notre région, en Seine et Marne : Villeparisis, Saint-Thibault des Vignes, Meaux.

Il a découvert Clisson en 1987. A partie de cette date, pour lui «  l’autoroute de la Loire Atlantique devint pour moi la route des vacances, trois ou quatre fois par an, j’ai passé quelques jours de repos en me gargarisant la gorge pour le plaisir du changement d’air et de climat ».

Son parcours s’est terminé à Clisson en 2006 où il repose désormais.

 SCULPTURE 2

 

 

SCULPTURE 3

 


Ce sculpteur italien aimait à se définir comme un "sage-fou" ou bien comme "un touriste interstellaire qui vole ou navigue toujours sur les eaux tumultueuses de son existence".
Au travers de la pierre, "dernière lumière des ténèbres", ce tailleur d'image ne cherchait pas à dire quelque chose mais seulement à exprimer l'émotion qui le traversait. Son humanité était telle ses oeuvres, authentique, puissante,... tellurique

 

  

sculpture5

 

 martino 7

 

 

 Extraits d'un discours de Gaetano di Martino sur son oeuvre:

 

Lettre d’un sculpteur

 

"J’ai toujours cru qu’à l’origine, l’artiste, quelle que soit sa discipline, porte, dès sa naissance, un germe créateur qu’il mûrit dans son corps et dans son esprit.

 

La famille, la société, la culture, la technique, souvent, peuvent mutiler et pervertir ce capital d’énergie vitale et détruire cette étincelle divine.

 

Mais le vrai artiste s’imposera contre tous, il s’éloignera et survivra à sa propre aspiration, avec tous les risques que celle-ci comporte.

 

J’ai du mal à imaginer qu’un artiste puisse se fabriquer comme n’importe quel robot ou par le souffle d’un sorcier. Mais je crois que l’artiste, à partir de son acte créateur, au-delà de toute convention banale, sans obscurcir la pure lumière de son inspiration, doit acheminer son œuvre dans l’amour : j’ai choisi la pierre."

.............................

 

"J’ai adopté pour Maîtres les primitifs, les Aztèques, les Etrusques.

 

Et ils m’ont  initié à chercher, avec l’esprit, la profondeur de la pierre.

 

Cela ne veut pas dire que je m’enfonce dans le brouillard des traditions. Au contraire, sur de solides bases, je cherche dans le conflit qui s’oppose à ma conscience : le passé plein de culture, au présent éphémère et à l’incertain avenir, afin de concrétiser dans la pierre le signe de mes incertitudes méditatives. Images mystérieuses de mes rêves.

 

Il me semble  qu’un artiste n’est jamais bien compris ni bien expliqué. Il est vrai que beaucoup de « cultivés ignorants », croyant expliquer l’œuvre et la vie de l’artiste, inconsciemment s’assimilent à tort à celui-ci."

 

...........................................

 

"Je n’ai pas l’impression d’être un martien ou de venir d’une autre galaxie, malgré le monde dans lequel je vis, envahi d’inquiétudes, de terreurs, d’espoirs sans espoir, où seule la combine masquée d’honorifique stérilité se partage le pouvoir de l’arriviste.

 

Je suis fier d’être un sculpteur sur pierre, qui dans un matériau hostile, cherche à pénétrer, avec toutes ses forces intérieures, dans le mystère de la création.

 

C’est la raison pour laquelle je ne veux pas admettre qu’un homme ou une femme, sans avoir connu dans sa vie ce qu’est la pierre, débarque à Carrare ou dans un pays de la pierre et, après quelques mois, revienne avec des expositions et des présentations de critiques très élogieuses. " .......

 martino 8 

 

martino 9

 

 

 

 

 

SCRIBE ARCHIVES

  Le scribe ( parvis des Archives de Bobigny)

 

 

 

photo journal canton

 

 

 

Sources : article : « Les gens d’ici » dans Le Journal du canton  1989  et catalogues d'exposition (documents donnés à La Société d’Histoire de Villeparisis par Madame Elise Marchois)

   

Repost 0
28 mai 2011 6 28 /05 /mai /2011 03:41

LA FETE DES MERES

 

Tout le monde connaît la fête des mamans, mais quelle est l’origine de ce mot « maman » ?

 

Ce mot vient d’une racine d’ancien latin « mama »  qui signifiait mamelle, nourrice. Cette racine latine remonterait à l’indo-européen et signifiait «  téter ».

C’est un mot qu’on apprenait aux bébés et aux très jeunes enfants seulement ; il était abandonné dès que les enfants grandissaient et n’était jamais employé par des adultes. Autrefois, on appelait sa mère «  Madame ou ma mère » selon qu’on était noble ou paysan ( voir les pièces de théâtre de Molière) . Ce n’est qu’au 18ème siècle que le mot « maman » fut employé par tous, quel que soit l’âge.

 

UN PEU D’HISTOIRE

Dans  la Grèce antique, les historiens ont décelé dans les rites printaniers de Rhéa, la Mère des Divinités, la trace d’une célébration particulière en l’honneur des mamans.

La première mère qui a été fêtée, c’est celle des dieux, Cybèle. On a commencé à la fêter en Phénicie puis dans l’empire romain. La fête durait chaque année du 15 au 27 mars. Ce culte a été abandonné au IVème siècle après Jésus-Christ.

  

LA FETE DES MERES ACTUELLEMENT

 

L’origine de cette célébration nous vient des Etats-Unis :

C’est l’auteur Julia Ward Howe qui fut la première à suggérer que la fête des mères soit célébrée un jour chaque année dès 1872 : la « Mother’s day proclamation »

 

 julia-ward-howe[1]

 

 

Ecrite en 1870, la «  Mother’s day Proclamation de Howe fut d’abord une réaction pacifiste au carnage de la Guerre de Sécession aux Etats-Unis et à celui de la guerre de 1870  entre la France et la Prusse. Cette proclamation était liée à la croyance féministe de Howe, c'est-à-dire que les femmes ont une  responsabilité dans la direction des affaires politiques.

.Julia Ward Howe organisait une  réunion  de la journée des mères à Boston chaque année.  Mais la plupart des personnes ne prirent pas son idée au sérieux. Et ce n’est qu’ en 1907 que les choses bougèrent avec Anna Jarvis.

 

images[3]

 



Ayant perdu sa mère le second dimanche du mois de mai 1907, une Américaine, Anna M.Jarvis, institutrice, entreprIT une démarche auprès des autorités de son état : la Virginie, pour célébrer un service religieux en l’honneur de toutes les mamans lors du second dimanche du mois de mai. L’année suivante, la première Fête des Mères sous la forme que nous connaissons aujourd’hui fut célébrée à Grafton, lieu de naissance d’Anna Jarvis. Sa campagne sembae émouvoir la population, car l’usage s’implanta bien dans le reste de la Virginie. En 1914, le président Woodrow Wilson institua le second dimanche de mai comme journée de fête officielle en l’honneur de toutes les mamans.

Plus tard, c’est en 1917 que les soldats américains, entrés dans le premier conflit mondial, propagèrent cette célébration en Europe.

Les Américains qui avaient opté pour un vrai «  Mother’s Day » le développèrent ardemment durant la première guerre mondiale et les Français chargés du courrier constatèrent des envois massifs à cette date qui leur était mystérieuse. Et comme la France aavait encore plus besoin de se repeupler après la guerre 14-18, cette coutume allait faire des émules.

  

 

Dès juin 1918, prenant modèle sur les soldats américains, les Français  célébrèrent la première fête des mères. En 1920, le Ministre de l’Intérieur créa le 19 décembre «  la première journée des mères de famille nombreuse ».

Cette fête était à l’origine un instrument de la politique nataliste de l’époque. La fécondité était alors érigée en vertu civique. Cette aspiration, puissamment relayée par un courant patriote, fut officialisée en 1926. Mais, la Fête des Mères, sous sa forme actuelle, c’est-à-dire célébrant toute les femmes ayant connu la maternité sans discrimination par rapport au nombre d’enfants date du Gouvernement de Vichy.

 

 

 

Le 25 mai 1941, le Maréchal Pétain institua définitivement « la journée nationale des mères ». A l’époque, l’image que l’on véhiculait de la mère étaitt totalement différente de celle qui existe actuellement : il s’agissait d’une mère au foyer, bonne cuisinière, peu éduquée, relativement soumise aux exigences masculines.

Cette fête laïque très populaire en France a été instaurée officiellement en mai 1950, sous la présidence de Vincent Auriol (loi n°50.577 du 24 mai 1950).

C’est sous le Général de Gaulle que la fête est fixée au dernier dimanche de mai.

Chaque année des médailles sont remises aux mères de famille nombreuse :

   

Médaille d’or, lorsque le nombre d’enfants est de 8 ou plus

Médaille d’argent : pour 6 ou 7 enfants

Médaille de bronze : pour 4 ou 5 enfants.

La fête des mères a lieu dans la plupart des pays d’Europe, mais à des dates différentes.

 

 

old-mothers-day-card[1]

 

Article publié dans le bulletin de liaison de la Société d'Histoire " Villeparisis et son passé' n°49

Repost 0
Published by villepage - dans Histoire en général
commenter cet article