Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

  • : Villeparisis - Histoire
  • : blog de la Société d'Histoire de Villeparisis - Association Villeparisis et son passé (77270)
  • Contact

 
 

Recherche

Musée d'Histoire-Villeparisis


Parc Honoré de Balzac

60 rue Jean Jaurès 

77270 VILLEPARISIS

 Ouverture tous les samedis matins

de 10h à 12h

et sur rendez-vous

  Entrée gratruite

 
 
 
 
23 septembre 2009 3 23 /09 /septembre /2009 07:22

L’agriculture était l’occupation essentielle de la population avec la culture du blé et de la betterave, ainsi que l’élevage bovin. Villeparisis fournissait la paille livrée par les « pailleux » à Paris.

 


La ferme de Grosbois

 

 

 

 

 

Ferme du « vieux château »

 


Plus de vaches à cet emplacement. Sur ce terrain, à droite une clinique, à gauche, un centre médical ; à ce jour, la clinique est remplacée par un immeuble en construction.
  



   

CP/ F.Gagnepain

Repost 0
15 septembre 2009 2 15 /09 /septembre /2009 07:16

A l’occasion des journées du Patrimoine, le Musée de l’Histoire Locale de Villeparisis ouvre ses portes les 19 et 20 Septembre 2009.

 

La Société d’Histoire sera  heureuse de vous accueillir


 

Pour tout renseignement sur la Société d’Histoire, la visite du Musée,

 les activités de l’association (visites de villes et de musées)
et ses publications (livres, marque-pages, cartes postales,..)

 


Parc Honoré du Balzac

60 rue Jean Jaurès

77270 VILLEPARISIS

Repost 0
8 septembre 2009 2 08 /09 /septembre /2009 07:07

La Société d’Histoire Locale

Villeparisis et son Passé

 

 

Sera présente au

 

 

FORUM DES ASSOCIATIONS

 

Le 13 septembre 2009

 

Et sera heureuse de vous accueillir à son stand

 

Pour tout renseignement sur la Société d’Histoire, ses activités (sorties: visite de musées:Meaux, Chelles,..; visite de villes: Noyon, Compiègne,Troyes, Paris..), ses publications et le Musée

 

 

 

 Gymnase Aubertin

Rue de Ruzé

77270 Villeparisis

Repost 0
4 septembre 2009 5 04 /09 /septembre /2009 07:36

Suite de la lettre de Monsieur Pottier

Les rues n’étaient pas éclairées et l’hiver nous étions dans le noir le plus complet à compter de 16 heures, ce qui obligeait les gens de s’éclairer soit par bougies, soit par des lampes Tito Landy, c'est-à-dire au pétrole.

Ces appareils, de temps en temps, tombaient en panne et ils étaient remplacés par la bougie, toujours sur la table.

En ce qui concerne les rues menant aux grandes artères, elles étaient dans un état de saleté. Qui s’aventurait dans celles-ci était impossible d’y mettre les pieds sans revenir les pantalons tâchés (surtout après un orage), de la boue jusqu’à 20 à 25 centimètres, il fallait bien traverser ce bourbier, surtout ceux qui avaient pavillon au bout de leur rue.

Ce qui donne le nom de bouseux à ceux habitant dans ce lotissement.

Ce nom de bouseux repris par le Vieux Pays servait à la récréation pour créer deux équipes pour jouer aux barres (jeu en 1924), où ils étaient choisis par le plus âgé de la Classe des Anciens pour former les membres des deux équipes de 6.

Nous faisions des tours de la cour de la Mairie autour des arbres et comme ceux du Vieux Pays gagnaient 8 fois sur 10, nous étions les souffre-douleur des gagnants et rentrions au coup de sifflet du Père Dacine.

Malgré tout, en ce qui me concerne, j’ai toujours conservé un bon souvenir de cette période.

J’étais d’ailleurs un enfant très timide, aimé de mes autres camarades.

Hélas ! J’ai perdu ceux-ci, les uns après les autres.

Combien en reste maintenant.

Je veux parler de ma chère épouse qui a été mon amie écolière à l’âge de 8 ans et qui à l’âge de 24 ans a bien voulu m’accepter comme époux.

Elle habitait rue de Verdun, et nous étions déjà amoureux l’un de l’autre en classe.

Nous avons eu 8 enfants, 5 garçons et 3 filles.

J’ai été 58 mois prisonnier de guerre du 21/06/1940 au 20/04/45 en Allemagne, et à mon retour, mes camarades Prisonniers de Guerre de la Commune m’ont élu Président à l’unanimité de 147 voix et cela pendant 5 ans.

J’ai même représenté la Commune auprès du Comité de Seine et Marne les trois dernières années, abandonnant pour raison de famille.

Hélas ! Mon épouse adorée m’a quitté en 1995, morte d’un cancer généralisé.

Mon fils aîné, Pierre dit Pierrot s’occupe depuis 32 ans du Club de Hand-ball de la Commune, après avoir été joueur de l’équipe B.

Monsieur POTTIER Georges

32, rue Lavoisier

Villeparisis

 

Repost 0
29 août 2009 6 29 /08 /août /2009 07:22

Lettre de Monsieur Georges Pottier rappelant ses souvenirs de Villeparisien envoyée au maire de Villeparisis et transmise à la Société d’Histoire « Villeparisis et son passé »


Etant très agé (92 ans), je vous demande si la Commune veut bien faire connaitre aux habitants de Villeparisis quelques souvenirs de ce qu'était celle-ci dans la période du 20/10/ 1920 à l'année 1930(.....) je serai heureux et satisfait d'avoir donné, par mon souvenir, une idée réelle de ce que fut en son temps la vie des anciens.

Comme ancien habitant de notre commune, arrivé le 21 octobre 1920 avec mes parents, nés en 1887 dans le Nord.

Mon père, comme ancien Combattant blessé gravement, il obtient en 1919/1920 un prêt de la France, et avec sa pension, il put donc acheter un terrain de 450 mètres sur lequel il fit construire sa maison qui était située 195 Avenue Eugène Varlin (cour rue de la Marne), face au charbonnier.

Au début de notre arrivée, ce marchand de charbon avait comme affichage un gros coq blanc et il portait cet emblème par le fait que les deux propriétaires associés avaient des noms bien de chez nous, l’un était Monsieur Lecoq, et l’autre Français.

Ce coq blanc avait une crête Rouge vif qui se voyait vers le marché, soit 250 mètres.

 

Dans l’avenue Eugène Varlin, il n’y avait que trois maisons de même style, et actuellement, ne restent que deux maisons debout, l’une au coin de la rue du Maréchal Joffre, et l’autre face à la rue des Abeilles, et qui avait comme propriétaire Monsieur Vermeulen (décédé).

Par la suite ce sont d’autres maisons qui sont venues s’ajouter à ces trois propriétaires, de nombreux parisiens venant y faire construire leur domicile.

 

De 1921 à 1927 Villeparisis ressemblait à une très petite bourgade répondant au nom de Lotissement.

Il n’y avait que des forêts de chênes, bouleaux, hêtres, et même des noisetiers bien fournis.

Dans ces forêts situées (surtout rue de la Marne et rue des Chênes), nous avions des écureuils, des chats sauvages, et surtout de nombreuses vipères, et heureusement beaucoup de jacinthes et du muguet de forêt très embaumé.

 

Sur les bas côtés de l’Avenue Eugène Varlin il y avait des fossés très profonds (2 mètres de profondeur et en largeur 4 à 5 mètres).

 

Il y avait sur le bord de l’avenue, sur un seul côté (celui de droite vers la gare et le marché non couvert), situé actuellement au numéro 124/126.

 

Ces arbres (chênes) furent découpés par la scierie de Claye-Souilly et servirent à faire des planches pour construire les maisons (surtout dans les rues transversales) qui furent vendues par Monsieur Cournon qui se fit une grosse fortune sur la misère des pauvres gens n’ayant pas la possibilité de faire bâtir du dur.

 

Je veux maintenant donner quelques souvenirs sur mon passé, étant enfant (ma sœur Christiane et moi), allions tous deux à l’Ecole du Vieux Pays, à la Mairie, et pour gagner la rue (actuellement rue Charles de Gaulle), et qui avait le nom de rue de la Gare, nous étions obligés de prendre la rue des Chênes et il fallait sauter les fossés et mon père nous avait confectionné un faux pont de bois et une petite allée de 40 centimètres de largeur pour rejoindre la rue de la Gare via le Vieux Pays.

Sur la rue de la Gare il y avait très peu de maisons.

 

Sur la Place Henri Barbusse (Monument aux Morts), il y avait une grange à blé et seigle qui par la suite fut transformée en un bâtiment de réserve de colis pour les personnes âgées.

Plus loin, à 100 mètres, il y avait 4 peupliers et un emplacement réservé aux Forains et Nomades de passage, cet emplacement appartenait à la commune.

A partir de ces 4 peupliers, de chaque côté de la rue de la gare, il y avait à perte de vue des champs de blé et de seigle des deux côtés de la rue à droite vers la rue Nationale, et de l’autre direction Claye-Souilly, cela sans habitation.

 

 

Par la suite, la rue fut peuplée de maisons vers 1927/1930.

Il y avait un café (salle de réunions pour les Associations politiques, Siège local des Anciens Combattants (ARAC), maintenant magasin de vente Renault).

Plus loin, il y avait un Bal très fréquenté (par moments les dimanches), il était préférable de passer rapidement devant cette salle de bal, à cause des disputes entre mauvais garçons.

Enfin, rien ne change vraiment.

 

Prenons le départ de la rue de la Gare via Vieux Pays (rue Jean Jaurès), au départ il y avait un emplacement qui faisait le désespoir des parents, parce que à cet endroit se trouvait un dévidoir officiel des ordures municipales versées chaque semaine à cet endroit, et cela plaisait beaucoup aux enfants du coin.

Il fallait voir dans quel état ils rentraient le soir au domicile au grand dam de leurs parents.

 

Ce tas de détritus se trouvait à l’endroit actuel de la boutique anciennement Frémont et le Crédit Lyonnais.

Les odeurs arrivaient jusqu’au domicile de mes parents situé au coin de la rue de la Marne, ce qui faisait qu’en été il était impossible d’ouvrir les fenêtres.

 

Dans nos classes nous étions 36 élèves en trois divisions de 12, et cela dans toutes les classes.

Quelquefois, les instituteurs et institutrices donnaient des devoirs supplémentaires aux meilleurs (2 ou 3 par semaine) de chaque division, et cela jusqu’à l’âge de 12 ans.

Et là, chaque année, il y avait les 12 Meilleurs de la Commune pour passer en fin juin, le CEP (Certificat d’Etudes Primaires).

 

Pour ce qui concerne le ravitaillement du lotissement, nous avions des commerçants de Vaujours qui, deux fois par semaine passaient avec des voitures tirées par des chevaux et prenaient les listes de ceux qui voulaient être livrés une seconde fois, et même quelquefois, une autre fois pour ceux qui se trouvaient sans munitions alimentaires.

Heureusement, nous avions 2 bouchers dans la commune, l’un au Vieux Pays, et l’autre au 157 rue Eugène Varlin.

   

Repost 0
23 août 2009 7 23 /08 /août /2009 07:27

 

L’agglomération ne semble pas antérieure à la période gallo-romaine. Elle fut créée au 1er siècle après JC et s’étend sur 10 à 15 ha environ le long de la voie menant de Soissons à Amiens. 

 

 

 

 C’est dans "l’Itinéraire d’Antonin" établi au cours du 3ème siècle après JC, que Noviomagus (nouveau marché) est cité pour la première fois comme une station sur la route Reims-Amiens.

St Eloi devient évêque de Noyon en 640 jusqu’en 659, date de sa mort. A l’emplacement de son tombeau est fondée une abbaye historiquement attestée en 842. A la fin du 3ème siècle ou au début du 4ème siècle après JC, Noyon s’entoure de fortifications. La place forte n’enserre alors que 2,5 ha.

Après la mort de Pépin le Bref, Charlemagne est couronné roi de Neustrie dans la cathédrale de Noyon.

 

Le 3 juillet 987, Hugues Capet est sacré roi des Francs à Noyon.


L’évêque Baudry accorde une charte de libertés communales aux bourgeois de la ville. Cette charte entraîne la construction d’une maison de la ville et d’un beffroi.

Un incendie ravage la ville et détruit la cathédrale. La construction de l’actuelle Cathédrale de Noyon se déroule de 1145 à 1235. C’est l’une des premières grandes églises gothiques.

Né à Noyon, Jean Calvin (1509-1564) est le grand réformateur du protestantisme dont les idées et l’action ont bouleversé l’Europe.


 

 

 

 

 

 

 



 


 

 


La partie la plus ancienne de l’hôtel de ville date du XVIe siècle. Il symbolise le pouvoir communal installé à Noyon dès 1108. La place marchande où domine l’hôtel de ville est agrémentée de la fontaine du Dauphin pour commémorer le mariage du dauphin futur Louis XVI et de Marie-Antoinette d’Autriche. L’aménagement du chœur de la cathédrale date de la fin du 18ème. Le pavement de marbre, les élégantes grilles et le maître-autel néoclassique forment un décor très harmonieux.

 

Musée Jean Calvin :


Il fut construit à l’initiative de la Société d’Histoire du Protestantisme Français sur l’emplacement présumé de la maison natale de Calvin.
 

 

 

 

JEAN CALVIN

 

Né à Noyon le 10 juillet 1509, il est destiné à la prêtrise et perçoit des bénéfices ecclésiastiques qui financent sa scolarité. Il étudie à Paris à partir de 1523, ensuite de 11528 à 1531, il étudie le droit et les humanités à Orléans puis à Bourges avec Melchior Wolmar. Sa rencontre avec ce grand professeur influence son orientation et sa réflexion spirituelle.

Il doit fuir la France en 1534 après l’affaire des Placards, et à Bale, publie L’Institution de la religion chrétienne.

Banni en 1538, il part pour Strasbourg où il prend en charge la communauté de réfugiés francophones jusqu’en 1541, date à laquelle il repart à Genève et s’y installe définitivement.

Il y décède en 1564.

 

 

 

 

 

 

  

 

 

   

 

 

 

 

 

 

  

 

 

 

 

 

 

  


Photos: F.Gagnepain&J-P.Danloup

Repost 0
18 août 2009 2 18 /08 /août /2009 07:16

ACTIVITES de la SOCIETE d’HISTOIRE

«  Villeparisis et son passé »

2ème semestre 2009

 

Ouverture du Musée le samedi matin de 10h à 12h.

 

                                

13 septembre 2009 : Participation de l’Association au Forum des Associations de Villeparisis, Gymnase Aubertin, rue de Ruzé  à Villeparisis

 

19 - 20 septembre  2009 : Journées du Patrimoine – Ouverture du Musée : matin et après-midi

 

3 octobre 2009 : Sortie de l’association en car : Troyes en Champagne

 

Le matin : visite guidée de la ville (maisons à colombages, rues moyenâgeuses, cathédrale..)

Déjeuner de spécialités au restaurant,

L’après-midi : visite guidée du Musée de la bonneterie ( métiers, vêtements..),

Ensuite: dégustation de champagnes dans un cellier avec un œnologue

(Inscription jusqu’au 15 septembre)

 

23 & 24 octobre : Participation à la Semaine bleue ( stand)

 

25 octobre 2009 : Participation de l’Association aux Neuvièmes rencontres Archéologiques de Seine-et-Marne, à la Salle de Fêtes de La Chapelle-Gauthier, organisées par le Groupement Archéologique de Seine-et-Marne (GASM), sur le thème Feu et Flamme: cuisson, chauffage, éclairage en Seine-et-Marne

Novembre/Décembre 2009 : Repas annuel au restaurant 
 

 

Pour tout renseignement sur ces activités:

Musée

Parc Honoré de Balzac

60 rue Jean Jaures

77270 Villeparisis

Repost 0
12 août 2009 3 12 /08 /août /2009 07:05

Le mouvement coopératif dans notre région

 

L’action Ouvrière de Villeparisis est fondée en 1910 en fonction de la loi du 24 juillet 1867 sur la gestion des sociétés coopératives de consommations. Son siège social est alors installé dans son premier magasin, rue de la Gare.

 

 

Par la suite, de nouveaux statuts sont établis pour tenir compte des dispositions de la loi du 10 novembre 1940. En 1952 elle fusionne avec l’Union des Coopérateurs de Paris ( siège social : Les Coopérateurs, 29 boulevard Bourdon, Paris).

Au moment de sa fusion, elle disposait d’un entrepôt, rue Lavoisier à Villeparisis, qui possédait un embranchement SNCF particulier sur la ligne qui allait de Villeparisis à l’usine à plâtre Lambert, route nationale 3.

 




La société évolua rapidement, elle posséda 11 succursales situées dans la région ( ces magasins sont désignés par un numéro que leur attribuent les Coopérateurs de Paris :

N°387 Mitry le Neuf

N°389 Villeparisis Gare

N°390 Villeparisis, avenue de la Gare

N°391 Villeparisis, avenue Charles Gide

N°392 Vert Galant

N°394 Claye-Souilly (gérants : 1910- 1930 M&Mme Fostier, 1930-1950 M&Mme Charitat Victor, 1951-1953 M&Mme Cheverry).

 

 

Le magasin des coopérateurs, dit «  La Coop », se nomme à sa création, «  l’Avenir de Claye ». Le créateur, vers 1910, est M. Fostier. Fondateur et directeur de la Société, il faisait ses achats de marchandises en commun avec les Coopérateurs de l’Action Ouvrière de Villeparisis dont le directeur, M. Marcel Leconte, était son neveu. Les deux  sociétés étaient associées pour leurs achats mais elles avaient conservé leur indépendance de gestion.

 

                                                                                           Aline Buffet

D’après un article de M Cheverry, paru dans «  CLIO » N°50-1/2005 de la Société d’Histoire de Claye et ses environs.

Repost 0
5 août 2009 3 05 /08 /août /2009 07:06

DANS LE «  BLED » DE BANLIEUE

 

Le pire dans le pire

Rien n’égale la région de Villeparisis

 

Par Huguette Godin (publié dans le bulletin n°33 de « Villeparisis et son passé »  en 2002)

 

 

Des trois routes, je choisis l’avenue de la Gare, pour un motif intéressé : les planches par où l’on y accède me semblent les moins vermoulues. Et, tout de suite, je suis dans l’étrange cité…

En somme, dans les bois. De larges voies rectilignes se coupent à angle droit, taillées à même l’herbe et les fourrés. De chaque côté, les minuscules « propriétés » des Villeparisiens sont de simples morceaux de la forêt, enclos d’une simple haie. Les souches demeurées dans les terrains où, pour donner un peu d’air, des arbres ont été abattus, sont plus grosses que les maisonnettes. J’ai vu une femme couverte de sueur s’escrimer, avec une mauvaise pioche, après l’une d’elles, qui obstruait tout son jardin et l’empêchait de planter trois choux et six carottes.

 

Ni route, ni égouts, ni eau, ni gaz, ni électricité. Il y a dans cet état, 128 rues toutes longues, toutes plus ou moins habitées. Il en est, que voitures de déménagement ou charrois de bûcherons qui les ont transformées en fondrières, en coulée de boue ; il en est d’autres, où la mousse, l’herbe, les fraisiers sauvages recouvrent le sol raviné et boueux.

Il y a d’autres mares au milieu des voies ; soudain des ronces me griffent au passage. L’étrange impression que me fait cette agglomération s’accroît à cause du silence.. Tous les habitants sont partis travailler et ne rentreront qu’à la nuit close, dans ces rues où j’ai peine à marcher en plein midi..

Chez le marchand de tabac qui est près de la voie, j’ai vu dans une armoire étudiée pour, les innombrables sabots qu’il leur faut chausser matin et soir, pour faire le trajet de leur demeure à la gare.


 

De temps en temps, une plaque indicatrice lettres blanches/émail bleu éclate : rue Alfred de Musset, avenue Diderot, boulevard Saint-Denis  (on y accède au dessus d’un fossé par une vieille planche pourrie), avenue Balzac qui se trouve dans le clos des Auvergnats.

Je m’étais un peu égaré au fond d’une espèce de gorge broussailleuse, terminée en cul de sac dans le sous-bois marécageux….

C’était…un des fameux écriteaux en faisait foi…la rue Pierre Loti.

Une habitante à sa fenêtre me regardait patauger….Nous causâmes.

C’était VILLEPARISIS en février 1927.







CP:FG

Repost 0
29 juillet 2009 3 29 /07 /juillet /2009 07:03

DANS LE «  BLED » DE BANLIEUE

 

Le pire dans le pire

Rien n’égale la région de Villeparisis

 

Par Huguette Godin (publié dans le bulletin n°33 de « Villeparisis et son passé »  en 2002)

 

Oui !Villeparisis, et tous les pays qui l’entourent, Mitry-Mory, Claye-Souilly, Tremblay, frappent d’étonnement l’enquêteur, qui pouvait croire avoir tout vu . O présomption !

Imaginez qu’une ville, ou qu’un quartier de Paris a été détruit par un cataclysme. Les habitants ont pu s’enfuir. Une route s’offrait à eux, ils l’ont suivie aveuglément. Puis, leur premier affolement passé, ils se sont arrêtés au milieu des bois. Et ils ont fondé, en quelques jours, une espèce de cité sauvage, une ville dans la brousse, un campement à l’américaine……

Ce campement, vous le visitez en visitant Villeparisis.



La gare est à Mitry-Mory. Bonne vieille petite gare, qui sent bon la campagne, et qui baigne dans le grand silence des champs, à l’heure où je débarque. Mais de quelles émeutes n’est-elle pas, deux fois par jour, le théâtre, quand tous les habitants des trois ou quatre pays qu’elle est seule à desservir se pressent à son unique guichet, à son étroit portillon !

Y aurait-il la fête ? Place de la Gare, des mâts se dressent, de vastes banderoles de calicot se déploient. Je les contourne, pour lire :

MAL-LOTIS !

DEMAIN, GRAND MEETING

DE PROTESTATION !

 

 

Tout autour insolemment multipliés, des écriteaux : Lotissement.. Lotissement..Lotissement.

 

La voie et le canal de l’Ourcq traversés, je suis dans Villeparisis. A des femmes qui passent, je vais demander de m’indiquer «  les lotissements »…Mais c’est inutile, les voilà.

 

Trois routes plus ou moins pavées s’épanouissent en éventail.  Et leur triple perspective me montre, à perte de vue, ce que je venais chercher. Je n’ai, pour me perdre, à mon choix, dans le « Val du Muguet », dans « les Cyclamens » ou dans les « Bois de l’Arneuse », qu’à traverser la place, vaste cuvette de fange, pour grimper sur un petit chemin de planches où l’on ne tient pas deux de front et qui, perché sur de vieilles poutres, me semble destiné à servir

De trottoir…

Repost 0