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  • : Villeparisis - Histoire
  • : blog de la Société d'Histoire de Villeparisis - Association Villeparisis et son passé (77270)
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Musée d'Histoire-Villeparisis


Parc Honoré de Balzac

60 rue Jean Jaurès 

77270 VILLEPARISIS

 Ouverture tous les samedis matins

de 10h à 12h

et sur rendez-vous

  Entrée gratruite

 
 
 
 
18 décembre 2008 4 18 /12 /décembre /2008 08:05

LAURE DE BERNY

 
Laure Antoinette Hinner est née à Versailles le 24 mai 1777,  fille d’un harpiste allemand qu’on avait fait venir de Wetzlar à la Cour de France, et de Louise Guelpee de Laborde, femme de chambre de Marie-Antoinette. Ses parrain et marraine étaient le roi Louis XVI et la reine Marie-Antoinette. Elle a, donc, été élevée au milieu des festivités de Trianon dans une atmosphère de frivolité et de raffinements. Son père mourut  alors qu’elle avait à peine dix ans et sa mère se remaria avec François Regnier de Jarjayes, fervent royaliste, impliqué dans tous les complots pour sauver la famille royale. Après la vie brillante à la cour, elle connut les heures tragiques de la Révolution, au milieu de conspirateurs dans une atmosphère d’angoisse. En 1793, Laure Hinner, à
l’âge de quinze ans, épousa, à Livry, Gabriel de Berny, âgé de vingt ans. Le mariage ne semble pas avoir été très heureux, malgré la naissance de neuf enfants. La sensibilité de l’épouse et sa tendresse chaleureuse s’accordaient mal avec la froideur et le caractère réservé du mari.

Gabriel de Berny était issu d’une famille de magistrats de quelque renom et fut, sous l’Empire, conseiller à la cour de Paris. En 1815, ils achetèrent à Villeparisis une maison qui se trouvait la dernière du bourg au nord de la route de Paris (actuellement rue de Ruzé). Ils y passaient les étés et c’est en 1821, pendant leur séjour à Villeparisis, que le jeune Honoré s’éprit de Laure de Berny.

 


La maison des Berny à Villeparisis  (détruite dans les années 1960)

                                         
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11 décembre 2008 4 11 /12 /décembre /2008 08:08

Balzac et Madame de Berny

 


Portrait par H N Van Gorp

 

Quand le jeune Balzac fait sa connaissance chez ses parents à Villeparisis en 1821, Madame de Berny a vingt-trois ans de plus qu’Honoré. Elle possède, cependant, un charme et une fraîcheur que viennent rehausser, aux yeux d’Honoré, les prestiges de l’ancienne cour dont elle garde le souvenir et les traditions. Il trouve auprès d’elle la compréhension et l’affection dont le prive Mme Balzac. Elle a une influence décisive sur sa formation : elle éveille lentement et doucement l’artiste, c’est par "ses conseils d'expérience » que Balzac est devenu le vrai Balzac. «  Elle a été une mère, une amie, une famille, un ami, un conseil, » déclarera-t-il plus tard. «  Elle a fait l’écrivain, elle a consolé le jeune homme, elle a créé le goût, elle a pleuré comme une sœur, elle a ri, elle est venue tous les jours comme un bienfaisant sommeil endormir les douleurs…..sans elle, certes, je serai mort ».

 

Elle a cru à son génie, lui a assuré une protection mondaine et financière : elle l’a aidé de son argent dans ses entreprises malheureuses d’édition et d’imprimerie.

Elle est surtout celle dont l’image est partout présente dans l’œuvre de Balzac et celle qui lui a appris ce qu’était la femme.

Après avoir accueilli les premiers aveux de Balzac avec froideur en 1821, elle cède à l’empressement d’Honoré et devient sa maîtresse. Pour éviter les potins du village, il répand le bruit qu’il fait la cour à Elisa, fille de Madame de Berny. Malheureusement, l’arrivée d’un frère de Mme de Berny les contraint à la prudence. Leur liaison dura jusqu’en 1832, à Paris, en Touraine, en Seine et Marne, dans les différentes propriétés de Madame de Berny.

Les Berny vendirent leur maison de Villeparisis en 1825 pour s’installer dans l’Oise, et les Balzac quittèrent définitivement Villeparisis en 1826 pour rejoindre à Versailles leur fille Laure Surville.

 

Ils n’étaient plus que des amis depuis des années lorsqu’elle mourut en 1836 à Grez sur Loing ; la douleur de Balzac en perdant celle qu’il appelait «  ma Dilecta » fut immense : "Si je vis, c’est par  elle"

 

« Il n’y a que le dernier amour d’une femme qui satisfasse le premier d’un homme » Balzac.

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8 décembre 2008 1 08 /12 /décembre /2008 07:16

Pour vos cadeaux de fin d’année,

la Société d’Histoire de Villeparisis vous rappelle que vous pouvez trouver

à la boutique du Musée toutes ses publications

(livres, marque-pages et cartes).

 Livre-1.jpg

Livre-2.jpg

Livre-3.jpg
 livre-rose-Villeparisis-et-son-Pass-.jpg


marque-pages.jpg

 

 

Lot de 3 cartes postales représentant 3 places de Villeparisis célébrant ses 3 jumelages


Carte-postale-Jumelage-Maldon.jpg

Place Maldon (Angleterre)


Carte-postale-Jumelage-Pietrasanta.jpg
Place Pietrasanta (Italie)


Carte-postale-Jumelage-Wathlingen.jpg
Place Wathlingen (Allemagne) 


 Le Musée vous accueille tous les samedis de 10h à 12H et sur rendez-vous (tél :01.64.27.20.29)

 

La Société d’Histoire de Villeparisis vous souhaite de bonnes fêtes de fin d’année

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Published by villepage - dans Boutique du Musée
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5 décembre 2008 5 05 /12 /décembre /2008 08:02

                              

Cette maison se trouvait à l’entrée du village, en face de l’entrée du château Caillard, alors habité par le comte d’Orvilliers qui connaissait Bernard Balzac. Honoré ne vint d’abord séjourner qu’une huitaine de jours en 1820, puis s’installa à demeure à la fin de cette année.

La maison des Balzac fut détruite dans les années 1960.

 

 

La pomme d’escalier provenant de la maison (musée)

Les Balzac frayaient naturellement avec les gens du lieu : le comte d’Orvilliers, son rival François Champs, grand propriétaire foncier installé dans la ferme Saint-Victor et maire de Villeparisis de 1814 à 1816 ; les spécialistes qui travaillent au canal de l’Ourcq, par exemple l’ingénieur Surville qui épouse en 1820 Laure Balzac ; le dernier des Michaut de Saint-Pierre, Armand de Montzaigle, contrôleur de l’octroi à Paris qui épouse Laurence en 1821 ; et surtout la famille de Berny qui habite alors Villeparisis, à l’autre bout du village.

Les Balzac avaient racheté la maison au cousin Sallambier en 1824 et y demeurèrent jusqu’en 1826. Le père, Bernard Balzac, âgé de 80ans, avait fait une conquête à Villeparisis ; mieux, il allait être père…..Mme Balzac, alors, décida de se rapprocher de sa fille Laure à Versailles ; la maison fut vendue, les Balzac quittèrent définitivement Villeparisis ; le chef de famille mourut en 1829.

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29 novembre 2008 6 29 /11 /novembre /2008 08:06


Honoré de Balzac est le seul homme célèbre qui  vécut à Villeparisis, et dans la vie de Balzac, Villeparisis tient une place importante, en effet, c'est là qu'il a rencontré son inspiratrice, Mme de Berny, et qu'il a écrit ses premiers romans. Villepage consacrera, donc, plusieurs articles à Balzac et à la famille de Berny dont les destins ont été étroitement liés.

(De plus amples informations sur Balzac et Mme de Berny sont disponibles au musée de Villeparisis)

Les premières années

Honoré de Balzac est né à Tours le 20 mai 1799. Il est le fils de Bernard-François Balssa, et d’Anne-Charlotte Sallambier. Le père de Balzac est directeur des vivres de la 27ème région militaire. La mère de Balzac a 32 ans de moins que son mari. Honoré est l’aîné de trois enfants : Laure, Laurence et Henri. ( Henri est un enfant que la mère de Balzac a conçu avec Monsieur de Margonne,  châtelain de Saché).

En 1802 la famille utilise pour la première fois la particule de Balzac.

Honoré est mis en nourrice dès sa naissance. L’indifférence froide de sa mère et l’apathie de son père causeront au jeune Honoré une mélancolie inguérissable.

De 1807 à 1813, il est pensionnaire au collège des oratoriens de Vendôme, puis externe à Tours (1814) avant de rejoindre Paris (le père de Balzac ayant été nommé à Paris).

En 1816, Balzac s’inscrit à la faculté de droit et devient clerc de notaire dans l’étude de Maître Merville (il utilisera cette expérience pour créer le personnage de Derville dans Le Colonel Chabert). Comme il affirme une vocation littéraire, sa famille le loge dans une mansarde (rue Lesdiguières) et lui laisse deux ans pour écrire.

  Balzac à Villeparisis 1820-1826

En 1819, la famille vint s’installer à Villeparisis, peut-être pour des raisons d’économie ou parce que le père de Balzac, retraité, voulait profiter de la campagne. Quant au choix de Villeparisis, il peut s’expliquer par le fait que les Berny, voisins à Paris des Balzac avaient une gentilhommière à Villeparisis. Les Balzac occupèrent une maison appartenant au cousin Sallambier.

 

 1_Balzac-jeune---Villeparisis-1820.jpg

Balzac (vers 1825)
Crayon et lavis à la sépia attribué à Eugène Devéria

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23 novembre 2008 7 23 /11 /novembre /2008 08:02

Les loisirs au XXème siècle - la pêche


 
La maison du garde-pêche




La baignade : Fête du 14 juillet 1924

Les Villeparisiens ont appris à nager dans le canal.Il n'y avait pas de piscine à l'époque, ni de base
de loisirs.L'eau y était fraiche et non polluée. La nage fut interdite quand des cas de poliomyélite
se déclarèrent dans les années 1950-60.












Le 14 juillet 1924 fut fêté particulièrement par l'Union sportive Vilparisienne(sic), créee en décembre
1923.


Le Petit Robinson
Ce débit de boissons était un lieu de rencontre. Au bas de l"escalier, se trouvait le kiosque du marchand
 de journaux.






Le transport des marchandises



Une lavandière

Le canal servait aussi de lavoir.


Cartes postales (collection privée - FG)


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18 novembre 2008 2 18 /11 /novembre /2008 08:20

Napoléon vint inspecter les travaux sur le territoire de Sevran, et vu l’état des berges, il ne put aller jusqu’à Claye que par la route. Le cortège emprunta, donc, la route d’Allemagne (RN3 actuelle), ce qui lui fit traverser Villeparisis en grande pompe le 28 février 1803.

Comme il était utilisé comme voie de communication entre Paris et Meaux, de multiples embarcadères furent établis sur ses rives et, pour éviter l’évaporation de l’eau, les bords furent plantés de peupliers.

La mise en eau du bassin de La Villette a lieu  le 2 décembre 1808. Ensuite le 15 août 1809, les eaux de la Beuvronne coulent à la Fontaine des Innocents à Paris, puis le 15 août 1813, le premier bateau part de Claye et arrive à La Villette.


En 1866, un décret de Napoléon III autorise le pompage de la Marne pour parfaire le débit du canal de l’Ourcq en période d’étiage. On entreprend, alors, la construction de l’usine élévatoire de Trilbardou et celle de Villers-les-Rigault à Isles-les-Meldeuses.
 



Les flûtes de l’Ourcq

  

Elles ne portent pas de nom, seulement des numéros. Ces péniches, appelées « flûtes » étaient construites spécialement pour ce canal, dont le gabarit réduit n’acceptait pas la navigation des péniches standard qui circulaient sur les autres cours d’eau. Elles étaient construites sur plusieurs chantiers installés sur le canal, en particulier à Lizy- sur-Ourcq.

 

Trois flûtes d'Ourcq dans le bassin de l'Arsenal, à Paris, dans les années 1930 


 Au même endroit, sur l'autre rive, d'autres flûtes d'Ourcq. Remarquer les numéros sur l'étrave : les flûtes d'Ourcq ne portent pas de nom


 Une flûte en cours de chargement à Mareuil, au début du XXe siècle

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12 novembre 2008 3 12 /11 /novembre /2008 08:13

Historique



Le projet de percement d’un canal susceptible d’alimenter en eau potable la capitale vit le jour dès l’Ancien Régime : sous Henri IV et Louis XIV, on eut l’idée d’exploiter le cours de l’Ourcq, petite rivière d’Ile de France qui prend sa source en forêt de Ris (département de la Marne). Des travaux furent entrepris vers 1676 par Paul Riquet, l’ingénieur qui fit percer le canal du Midi.

C’est Napoléon qui prit la décision car les besoins en eau de Paris croissaient rapidement ; le décret fut signé le 29 Floréal an X (19 mai 1802). La première pierre est posée le 23 septembre. Le financement est pris sur le produit de l’octroi, complété par une taxe sur les vins. Le décret ordonne l'ouverture d'un canal de dérivation de la rivière de l'Ourcq, vers un bassin de la ville, situé près du village de la Villette, et l'ouverture d'un canal qui part de la Seine (au-dessus du bassin de l'Arsenal) et rejoint les bassins de La Villette.


Le projet initial est soumis en janvier
1804. Il comporte la grande originalité de concevoir un canal à la fois navigable, et donc avec une vitesse de flux lente, et d'eau potable, pour lequel il faut absolument éviter les eaux stagnantes (tels dans les biefs d'écluses). Sa troisième fonction consiste à alimenter les canaux Saint-Martin et Saint-Denis, conçus en même temps dans le but d'éviter aux bateaux la dangereuse traversée de Paris par la Seine au courant vif et pas encore régularisée par les barrages qui seront construits au cours de la seconde moitié du XIXe siècle.

Ce canal établi sur une pente de 10m environ aurait une longueur de 108km entre Port aux Perches, près de Silly la Poterie (Aisne) et le bassin de La Villette. Les travaux de percement commencèrent en mars 1805 sous la direction de l’ingénieur Girard.

 

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8 novembre 2008 6 08 /11 /novembre /2008 08:00

Depuis 1799, qu'il gouverne la France, Napoléon a remporté de nombreuses victoires.  Mais à partir de 1812, rien ne va plus et la France est envahie en 1814. Une bataille de la campagne de France s'est déroulée autour du château de Montzaigle.

En janvier 1814, les Prussiens de Blücher et les Autrichiens de Schwartzenberg marchèrent vers Paris, en suivant respectivement les vallées de la Marne et de la Seine.

L’Empereur se porta à leur rencontre avec ce qui restait de la Grande Armée et les « Marie-Louise », jeunes soldats hâtivement formés et dépourvus de l’expérience du feu.

Le 27 mars, après de terribles combats, les généraux français Compans et Ledru Desessarts se replièrent sur Claye, leurs positions à Meaux étant investies par les Prussiens.

Le 28 mars, Claye tomba entre les mains des Prussiens, et les Français s’installèrent à Villeparisis. Compans fortifia en hâte la ferme de Montzaigle. La cavalerie française chargea les Prussiens dans un dernier assaut : ce fut une épouvantable boucherie et au soir du 28 mars, la ferme de Montzaigle était totalement détruite, Villeparisis était tombée, Compans se retranchait au Vert Galant.

Le 29 mars, les Alliés tenaient tout le territoire entre Bondy, Aulnay, Villepinte et Villeparisis. C’est au château de Bondy que s’installèrent le Tsar de Russie et le Roi de Prusse.

Villeparisis avait été le théâtre d’une ultime charge héroïque  de la cavalerie française.

 


  Vestige du pavage de l’ancien château de Montzaigle, découvert en 1987 ( musée)

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4 novembre 2008 2 04 /11 /novembre /2008 08:55

En 1794, une maison d'école fit son apparition dans le village. Elle avait été offerte à la commune par le citoyen Delahaye.
Mais ce bâtiment fut bientôt converti en maison d'arrêt. L'école fut alors transférée dans l'ancien presbytère, devenu bien national et hâtivement aménagé en école primaire.

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