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  • : Villeparisis - Histoire
  • : blog de la Société d'Histoire de Villeparisis - Association Villeparisis et son passé (77270)
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Musée d'Histoire-Villeparisis


Parc Honoré de Balzac

60 rue Jean Jaurès 

77270 VILLEPARISIS

 Ouverture tous les samedis matins

de 10h à 12h

et sur rendez-vous

  Entrée gratruite

 
 
 
 
20 décembre 2020 7 20 /12 /décembre /2020 15:24

 

 

Descendants des sœurs de Balzac :

Laure et Laurence

 

 

Laure Balzac, née le 29 septembre 1800 à Tours et décédée en 1871, inhumée au cimetière de Suresnes,  épouse le 20 mai 1820 à Bayeux,  Eugène Midy de La Greneraye dit Surville qui  a habité Villeparisis quelque temps car il a participé, en tant qu’ingénieur, à la construction du canal de l’Ourcq.

Ils eurent 3 enfants :

Sophie Eugènie Midy de La Greneraye 1823-1877 qui  deviendra la femme de Jacques Mallet.

Valentine Laure Midy de La Greneraye 1826-1829

Jeanne Valentine Midy de La Greneraye 1830-1897 qui épouse l’avocat Louis Duhamel (1830-1897) : ils ont 2 enfants :

 -une fille, Thérèse dite Duhamel-Surville( ca 1860) : Thérèse épouse Pierre  Carrier Belleuse (1851-1932), peintre de portraits et de genre, élève de Cabanel : leur fille Pierrette épouse Georges Bourgier. (ca1880-) ils ont un fils Michel Pierre Ernest Bourgier( 1913-1980) époux de Jacqueline Mathilde Marie Alixe de Villardi de Montlaur et puis d’ Emilienne Marie Joséphine Bissoni.           

 -un fils Laurent dit Duhamel Surville de Balzac Duhamel (1863-1928) qui est Avocat à la Cour de Paris, journaliste au Figaro, homme de lettres, il épouse en 1915  Louise Andrée Legroux.       

 

 

Laurence est la plus jeune sœur d’Honoré, elle est née à Tours le 18 avril 1802 ; c’est la troisième enfant de la famille. Le 1er septembre 1821, Laurence  épouse Armand Désiré Michaud de Saint Pierre de Montzaigle, seigneur de Villeparisis.

Laurence est décédée le 11 août 1825.

Le couple a deux enfants :

-Armand Désiré François Alfred Michaud de Saint Pierre de Montzaigle (1822-1852),  marié en 1844 avec Alphonsine Elisabeth Florence Conseil du Mesnil.

-Alphonse Ernest Louis Michaud de Saint Pierre de Montzaigle (1825-1868),  marié le 11 janvier 1859, Strasbourg, avec Salomé Caroline Jung : le couple a 3 enfants :

Camille Albert de Montzaigle

Laurence de Montzaigle

Paul Alphonse Désiré de Montzaigle (1859-1941) qui épouse Marguerite Charrière (1855-1931) ; ils ont une fille : Germaine Michaud de Saint Pierre de Montzaigle (1882-    ).

 

 

Le château de Montzaigle, ainsi que la ferme ont été détruits dans les combats de 1814. Des fouilles pratiquées en 1987, par la société d’histoire de Villeparisis, ont permis de reconstituer approximativement  le plan et les caractéristiques de l’édifice et d’exhumer quelques objets , notamment des fragments de carrelage décorés conservés au musée de la société d’histoire.

Pour toute information complémentaire sur le château de Montzaigle, voir les articles précédents des 5 et 17 décembre 2010

Sources: archives de la société d'histoire :Villeparisis et son passé

 

Laure enfant

Laure enfant

Tombeau de Laure Surville au cimetière de Suresnes

Tombeau de Laure Surville au cimetière de Suresnes

Tombe de Laurence au Père Lachaise

Tombe de Laurence au Père Lachaise

Plan de Villeparisis et Montzaigle

Plan de Villeparisis et Montzaigle

détail du plan

détail du plan

carreau provenant du château retrouvé lors des fouilles en1987

carreau provenant du château retrouvé lors des fouilles en1987

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13 décembre 2020 7 13 /12 /décembre /2020 15:30

 

 

Descendance de Balzac

 

Balzac et la paternité

 

 

Officiellement, Honoré de Balzac n’a pas eu d’enfants.

En 1846, il a failli avec Madame Hanska (ils ne sont pas mariés), Balzac est enthousiaste à l’idée de cette paternité, il lui écrit le 3 aout 1846 : «  Pense à tout le bonheur que tu portes, que tu me donnes. »  Le prénom est déjà choisi : Victor-Honoré. Mais l’enfant est né mort-né, et c’est une fille. Donc pas de descendance directe de Balzac, les seuls descendants sont les enfants de ses sœurs Laure Surville et Laurence de Montzaigle.

Officieusement, Balzac aurait eu deux enfants : en 1834, Maria du Fresnay, fille de Marie Daminois, (épouse de Guy Du Fresnay) « une gentille personne, la plus naïve créature qui soit tombée comme une fleur du ciel » selon Balzac. Il donnera à Marie du Fresnay différents objets dont un Christ de Girardon.

Elle épousa en 1859 Louis-Henri Sabard (1828- 1930). Elle mourut à Nice en 1930

N'ayant pas d'enfants, elle transmet les biens qu'elle avait hérités d'Honoré de Balzac aux enfants de son frère utérin, Ange du Fresnay. 

 

Le second enfant présumé serait Lionel-Richard, né en 1836, fils de la comtesse Guidoboni-Visconti, à Versailles et décédé le 18 décembre 1875 à Oderzo (Italie).  Il était lieutenant de vaisseau, décoré de la Légion d’Honneur.

​​​​​​​Sources: archives de la société d'histoire

Marie-Caroline Du Fresnay

Marie-Caroline Du Fresnay

acte de mariage Du Fresnay- Sabard

acte de mariage Du Fresnay- Sabard

Lionel Guidoboni-Visconti

Lionel Guidoboni-Visconti

Acte de décès en Italie

Acte de décès en Italie

Tombeau en Italie

Tombeau en Italie

généalogie: descendants de Balzac

généalogie: descendants de Balzac

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30 septembre 2020 3 30 /09 /septembre /2020 14:21

 

 

SOUVENIRS DU JEUDI

 

Témoignage de Françoise Koel

 

 

Le jeudi, jour de repos scolaire à cette époque, certains allaient au catéchisme dans la chapelle de l’avenue Garros et l’après-midi, c’était le patronage où l’on organisait des jeux et des sorties, le plus souvent sur la butte Lambert.

Plus tard, une équipe de « Cœurs Vaillants et Ames Vaillantes » s’est créée avec de nouvelles activités telles que «  jeux de piste ou courses au trésor ».

Puis quelques jeunes fondèrent « Les Louveteaux » et les « Scouts » pour les garçons et les « Jeannettes » et les « Guides » pour les filles.

Nous faisions des sorties et des camps le samedi et pendant les vacances. Il y avait aussi une fête avec des chars : nous décorions avec des fleurs en papier les tracteurs que les fermiers prêtaient et nous nous costumions, et  avec la fanfare, nous défilions dans les rues.

Au fil des années, le patronage se transforma pour finalement disparaitre faute de jeunes bénévoles.

 

Sources: Villeparisis au XXème siècle édité par la société d'histoire "Villeparisis et son passé"

 

​​​​​​​

l'église avenue Garros

l'église avenue Garros

le patronage

le patronage

Histoire de Villeparisis: souvenirs du jeudi
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12 juin 2020 5 12 /06 /juin /2020 14:25
plan de Villeparisis 1758

plan de Villeparisis 1758

 

 

Le château de Villeparisis

(17ème siècle)

 

 

 

Le dernier château seigneurial de Villeparisis fut construit en 1660 par Jacques Caillard. Le château se trouvait placé au faite de l’avenue du Parc actuelle. Il comprenait un bâtiment central et deux ailes en retour. Sur sa droite, une pièce d’eau de forme circulaire, entourée d’arbres ; au- dessous, les communs, dont il subsiste une partie passage des Preux, occupaient une vaste surface du parc et des jardins.

Le domaine, entouré de murs, s’étendait au nord jusqu’au chemin de Paris, à l’est à la place de l’église, au sud, à la limite de la plaine et à l’ouest près du chemin de la Couronne. Le Terrier établi en 1758 mentionne une surface de 19 arpents environ, ce qui était très important (l’arpent représentait  42,21 ares).

Le château disparut à l’époque des lotissements après la première guerre mondiale, mais il ne subsistait à cette époque que des ruines informes, le gros de l’édifice ayant été démoli vers le milieu du 19ème siècle.  La belle grille du parc municipal est peut-être celle du château.

 

Source : E.Soitel​​​​​​​

plaque de cheminée du château

plaque de cheminée du château

la ferme du Vieux Château

la ferme du Vieux Château

ancien passage des Preux

ancien passage des Preux

communs du château

communs du château

blason de Jacques Caillard

blason de Jacques Caillard

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1 juin 2020 1 01 /06 /juin /2020 16:22

 

Balzac et l'argent ( suite)

 

Autre exemple des projets mirifiques de Balzac qui ont conduit à des dettes écrasantes :

 

La maison des Jardies à Sèvres

 

Cette demeure fut occupée peu de temps par Balzac de 1837 à 1840 ; Balzac avait fait le projet de vendre des parcelles à lotir dans les terrains qu’il avait acquis, non loin de la voie ferrée qui venait d’être créée entre Paris et Versailles, et ainsi de faire fortune, mais cela se termina par un fiasco. L’histoire de la plantation d’ananas aurait été racontée par Théophile Gautier et ne serait qu’une légende.

 

Histoire de Villeparisis: Balzac

 

Cette aquarelle de Paul Chardin représente Balzac et ses amis costumés en paysans un jour dee fête à Ville d’Avray. On reconnaît Gozlan, rencontré chez Mme Vve Béchet, Laurent-Jan, Gavarni et peut-être Théophile Gautier.  

En novembre 1840, il doit liquider à perte Les Jardies  que vient de quitter  la Comtesse Guidoboni-Visconti, excédée par toutes ces histoires d’argent.

«  J’étais sans argent, mais sans argent exactement, il pleuvait à torrents et j’allais à pied de Passy à mes affaires, trottant le jour et écrivant la nuit. Je ne suis pas devenu fou, je suis tombé malade. »

( lettre de Balzac à l’avoué  chargé de le défendre contre les créanciers. )

Ensuite, la maison fut occupée par Gambetta qui y  mourut en 1882 

 

 

La maison de Passy

Balzac s’installa à Passy après la vente judiciaire des Jardies à Sèvres-Ville d’Avray. Pour échapper à ses créanciers, il s’installa sous le pseudonyme de Breugnol, nom de sa gouvernante. Ce fut un refuge avec 2 escaliers dont l’un permettait de s’enfuir par la rue Berton lorsqu’un créancier se présentait rue Raynouard.

 

 

maison de Passy

maison de Passy

le bureau de Balzac à Passy

le bureau de Balzac à Passy

rue Berton par laquelle il fuyait les créanciers

rue Berton par laquelle il fuyait les créanciers

plan de la maison

plan de la maison

manuscrit

manuscrit

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10 mai 2020 7 10 /05 /mai /2020 14:12

 

Le bouilleur de cru

 

Au début du XXème siècle, la population de Villeparisis était encore concentrée dans le « Vieux Pays ». La plupart des maisons, en bordure de route, étaient prolongées par un jardin où chacun semait et récoltait ses légumes, ainsi que par un petit verger avec ses pommiers, ses poiriers, ses cerisiers et ses pruniers. Mais certains possédaient aussi le long de la route de Courtry ou celle de Villevaudé de grands vergers.

Quand on avait des récoltes très abondantes, on mettait ces fruits (surtout les prunes qui ne se conservaient pas longtemps), dans un tonneau et, lorsqu’il était plein, on le recouvrait d’une couche de plâtre pour permettre la fermentation et faciliter la transformation du sucre en alcool jusqu’à l’arrivée du bouilleur de cru.

Le bouilleur de cru était un cultivateur possédant un alambic et ayant l’autorisation d’extraire les eaux de vie. Ce privilège se transmettait de père en fils. A  l’époque prévue, il venait avec son attirail et s’installait souvent dans la cour de l’usine Charpentier où chacun apportait les fruits destinés à la distillation.

On ne payait de droits à l’Etat qu’au- dessus de 10 litres. Quand tout était terminé, il fallait rapidement transporter les bouteilles pleines jusqu‘au domicile sous peine d’amende. Pour faire quelques mètres  hors de chez soi avec une bouteille, il aurait fallu payer une taxe, en échange de laquelle le buraliste aurait donné un reçu : le fameux passe-debout.

Le bouilleur de cru vint à Villeparisis jusqu’en 1940.

D’après Au fil des temps de Jacques Lime

CP : F.Gagnepain

 

Histoire de Villeparisis:  Au début du 20ème siècle
Histoire de Villeparisis:  Au début du 20ème siècle
Histoire de Villeparisis:  Au début du 20ème siècle
Histoire de Villeparisis:  Au début du 20ème siècle
Histoire de Villeparisis:  Au début du 20ème siècle
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1 mai 2020 5 01 /05 /mai /2020 11:03

 

SOUVENIRS DE GRAND FROID 1945

 

le 1er Mai 1945, il tombait de la neige sur Villeparisis.

 

 

« L’hiver où la neige ne nous prévenait pas, le froid à -15° durait longtemps. A 7 heures, il fallait partir au travail, avec la neige jusqu’aux mollets, de l’avenue Balzac à la gare, il y avait du chemin.  Le pont du canal était un passage difficile, on était tous cramponnés à la rampe du souterrain, les quais et les marches enneigés, non salés, le train en retard.

On retrouvait un peu de chaleur dans le wagon non chauffé, en retrouvant les copains et les amis.  Les liens se tissaient facilement entre voyageurs.

A la fin de la journée, rien n’avait changé dans l’avenue de la gare (actuellement Général de Gaulle), la neige était tassée, glissant et sale. Je mettais de vieux chiffons sur mes chaussures pour ne pas glisser. Dans ma rue, peu de voitures, le charbonnier et son cheval ; la factrice poussait 2 fois par jour son vélo à la main.

Au fil des jours, des semaines, la neige, le verglas, la boue étaient toujours là, rien ne changeait au fil des hivers ni notre route. »

Témoignage de Simone dans la Gazette des Séniors 2005

Photos 2018 : D.Bernal​​​​​​​

HISTOIRE DE VILLEPARISIS: 1ER MAI 1945
HISTOIRE DE VILLEPARISIS: 1ER MAI 1945
HISTOIRE DE VILLEPARISIS: 1ER MAI 1945
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9 avril 2020 4 09 /04 /avril /2020 10:17

 

 

HISTORIQUE DE L’ENTREPRISE EMMANUEL

 

 

Après avoir retrouvé la vie civile en 1918, occupé quelques emplois et fondé un foyer, Paul EMMANUEL s'installe vers 1920 au 8bis rue Deguerry à Paris où il loue une petite échoppe surmontée d'un minuscule appartement. Là, il exerce jusqu'en 1925 son métier d'ébéniste exécutant petits travaux, réparations et réfections de sommiers avec l'aide d'un tapissier.

En 1925, l'occasion lui est donnée d'acquérir à Villeparisis un terrain dans les nouveaux lotissements qui se créent. C'est ainsi que naît la future entreprise. C'est au 72 avenue de la gare (maintenant avenue du général De Gaulle), que s'élève le premier atelier d'une surface de 35 mètres carrés.

Un peu plus tard, afin de disposer du matériel indispensable pour évoluer, il fait construire, accolé au premier  hangar, un deuxième suffisamment vaste pour y installer toutes les  machines de base.

Vers 1936, un troisième hangar s'élève à la suite des deux premiers. Destiné au départ pour y stocker du bois, il sera par la suite transformé en atelier de montage.

L'entreprise s'est lancée dans la fabrication en série de bibliothèques revendues par l'intermédiaire de représentants dans les grands magasins ( Bazar de l’hôtel de ville, Palais de la nouveauté ) cette occupation perdure jusqu'en 1939.

C'est la guerre qui met fin à cette activité. L'entreprise revient aux travaux traditionnels pour les clients particuliers.

 

 

 

 

1934

1934

1930/35 à droite Paul Emmanuel

1930/35 à droite Paul Emmanuel

Il faut attendre 1948 pour retrouver une situation presque normale. L'entreprise continue ces travaux divers et se relance peu à peu dans une fabrication de meubles en série, d'un genre un peu rustique.

En 1949, Robert, fils de Paul EMMANUEL intègre l'atelier après trois années d'apprentissage à l'école et un an et demi passés dans une entreprise à Paris.

Vers 1960, nous entreprenons des agrandissements. En 1968, Robert qui s'occupe de l'atelier depuis plusieurs années prend le relais et devient le gérant de l'entreprise prenant ainsi l'entière responsabilité de la bonne marche de l'affaire.

En 1969, Richard fils de Robert et petit fils de Paul intègre à son tour l'équipe de l'atelier après trois années d'apprentissage à l'école. Arrive l'année 1973, c'est la première crise du pétrole, les affaires s'en ressentent fortement.

Nous poursuivons notre fabrication de chambres pour les négociants revendeurs sans négliger pour autant notre clientèle particulière et les travaux sur mesure.

Les années défilent et nous améliorons notre parc de machines, remplaçant les plus anciennes et ajoutant au fil du temps du matériel plus sophistiqué afin d'améliorer le rendement

En 1990, Robert prend sa retraite officielle et délègue à Richard, son fils la gérance de l'atelier.

 

 

1938

1938

Le 31 décembre 2009, pour Richard, l'heure de la retraite a sonné. Faute de successeur l'entreprise va cesser son exploitation.

Après 85 ans d'existence, les machines vont cesser leurs ronrons quotidiens

Toutefois, pendant deux à trois ans, Richard va prendre le statut d'auto entrepreneur afin de contenter quelques clients fidèles.

Tout s'endort doucement en attendant la mort complète et l'oubli qui surviendra lorsqu'un superbe immeuble trônera à la place de ce qui fut une fourmilière grouillante. Adieu EMMANUEL MEUBLES, Adieu les 43 ans d'activité de PAUL, les 23 ans d'activité de ROBERT et les 19 ans de RICHARD comme dirigeants.

Texte et photos de R.Emmanuel

 

mortaiseuse et tenonneuse

mortaiseuse et tenonneuse

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6 mars 2020 5 06 /03 /mars /2020 16:35

 

8 mars

 

Journée internationale des droits des femmes

 

 

 

Origine

 

Au début du XXe siècle, des femmes de tous pays s’unissent pour défendre leurs droits et réclamer le droit de vote.

La création d’une Journée internationale des femmes a été proposée pour la première fois en 1910, lors de la conférence internationale des femmes socialistes, par Clara Zetkin, et s’inscrivait alors dans une perspective révolutionnaire.

La date n’est tout d’abord pas fixée, et ce n’est qu’à partir de 1917, avec la grève des ouvrières de Saint Pétersbourg, que la tradition du 8 mars se met en place. Après 1945, la Journée internationale des femmes devient une tradition dans le monde entier.

La date est réinvestie avec le regain féministe des années 70 et la Journée internationale des femmes est reconnue officiellement par les Nations Unies en 1977, et en France en 1982.

 

Trois femmes  pionnières sont honorées à Villeparisis : en effet deux écoles et un collège portent leur nom : les écoles Séverine et Pauline Kergomard et le 3ème collège Marthe Simard ( voir article précédent)

 

 

SEVERINE

née Caroline Rémy, le 27 avril 1855 à Paris, décédée le 24 avril 1929 à Pierrefonds est une  écrivaine, journaliste libertaire et  féministe française.

Elle dirige Le cri du peuple avec Jules Vallès, puis seule à la mort de ce dernier en 1885. Elle fut la première femme « patron » d’un grand quotidien. Dans ses articles, elle s’engage dans la  lutte pour le droit des femmes. Elle s’engage aussi dans l’affaire Dreyfus. Elle contribue à la création de La ligue des droits de l’homme.

 

Femmes pionnières honorées à Villeparisis
Séverine ( atelier de Nadar)

Séverine ( atelier de Nadar)

Séverine et des suffragettes

Séverine et des suffragettes

 

PAULINE KERGOMARD

Elle est née le 24 avril 1838 à Bordeaux et est décédée  le 13 février 1925 à Saint-Maurice. Elle épouse Jules Kergomard,  tient une école privée et devient la directrice de l’Ami de l’Enfance, revue pour les salles d’asile.

Elle est à l’origine de la transformation des salles d’asile en écoles maternelles. Elle introduit le jeu qu’elle considère comme pédagogique, les activités artistiques et sportives. Elle prône une initiation à la lecture, à l’écriture et au calcul avant 5 ans.  Bien avant Maria Montessori, elle fait acter que le jeu est le premier travail du jeune enfant et réclame un mobilier adapté.

 Elle est nommée inspectrice générale, poste qu’elle occupe jusqu’en 1917 ; elle crée en 1887 L’Union française pour le sauvetage de l’enfance. Cette association existe encore aujourd’hui.

 

Femmes pionnières honorées à Villeparisis

 

MARTHE SIMARD ( voir article précédent)

 

Marthe Simard, née Marthe Caillaud, le 6 avril 1901 en Algérie est décédée à Québec le 28 mars 1993 où elle vivait avec son mari, le Docteur Simard, franco-québécois.

Fondatrice en décembre 1940 du Comité France Libre de Québec, elle est la première femme française à avoir siégé dans une assemblée parlementaire.

L’ordonnance du 17 septembre 1943 crée, à Alger, l’Assemblée consultative provisoire. Ses membres ne sont pas élus, mais choisis. Parmi eux, pour la première fois, siège une femme Marthe Simard, nommée le 20 octobre 1943, après avoir été désignée par les représentants des mouvements de la Résistance extérieure pour y représenter le Canada..

En novembre 1944, l’Assemblée quitte Alger pour Paris, Marthe Simard est alors l’une des 10 femmes parlementaires aux côtés, notamment de Lucie Aubrac, Gilberte Brossolette, Andrée Viénot.

Sur proposition d’André Malraux, elle est promue Chevalier dans l’ordre de la Légion d’Honneur dès la première promotion «  Victoire » du 3 mai 1946

 

Source : Ces femmes qui ont réveillé la France  de J-L Debré

 

 

 

Marthe Simard prononçant son discours le 23 août 1944 lors de la libération de Paris

Marthe Simard prononçant son discours le 23 août 1944 lors de la libération de Paris

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2 mars 2020 1 02 /03 /mars /2020 17:22

 

Collège Marthe Simard

 

À l’initiative du Conseil Départemental de Seine-et-Marne, la pose de la première pierre de la construction du collège Marthe Simard de Villeparisis s’est déroulée le 3 février.

« Ce jour est le symbole d’une nécessité devenue projet », a déclaré Hervé Touguet, lundi 3 février. À 16h, Patrick Septiers, président du Département, Anne-Laure Fontbonne et Daisy Luczak, vice-présidentes respectivement en charge des bâtiments et collèges, le maire Hervé Touguet, Xavier Vanderbise, conseiller départemental et Rodrigue Kokouendo, député,  s’étaient réunis sur le chemin des Petits Marais pour la pose de la première pierre de la construction du collège Marthe Simard* de Villeparisis. Les collégiens avaient préparé un petit texte qu’ils ont lu puis inséré dans la capsule glissée dans le bout de mur, scellé par des clous plantés par les élus.

À l’occasion de cette cérémonie, le président du Département a remercié chaleureusement l’ensemble des personnes qui ont contribué à la réalisation de ce projet. Ce « collège à taille humaine est un point fort pour la ville et ses habitants mais symbolise aussi la priorité à la jeunesse seine-et-marnaise voulue par le Département ». À noter que le coût de la conception et des travaux du troisième collège villeparisien s’élève à 17,2 millions d’euros.

 

photos: D.Thénault

Histoire de Villeparisis: 3ème collège
Histoire de Villeparisis: 3ème collège
Histoire de Villeparisis: 3ème collège
Histoire de Villeparisis: 3ème collège

 

 

MARTHE SIMARD

 

1901-1993

 

 

Première parlementaire

 

 

 

 

Marthe Simard, née Marthe Caillaud, le 6 avril 1901 en Algérie est décédée à Québec le 28 mars 1993 où elle vivait avec son mari, le Docteur Simard, franco-québécois.

 

Fondatrice en décembre 1940 du Comité France Libre de Québec, elle est la première femme française à avoir siégé dans une assemblée parlementaire.

L’ordonnance du 17 septembre 1943 crée, à Alger, l’Assemblée consultative provisoire. Ses membres ne sont pas élus, mais choisis. Parmi eux, pour la première fois, siège une femme Marthe Simard, nommée le 20 octobre 1943, après avoir été désignée par les représentants des mouvements de la Résistance extérieure pour y représenter le Canada..

 

En novembre 1944, l’Assemblée quitte Alger pour Paris, Marthe Simard est alors l’une des 10 femmes parlementaires aux côtés, notamment de Lucie Aubrac, Gilberte Brossolette, Andrée Viénot.

Sur proposition d’André Malraux, elle est promue Chevalier dans l’ordre de la Légion d’Honneur dès la première promotion «  Victoire » du 3 mai 1946

 

Source : Ces femmes qui ont réveillé la France  de J-L Debré

 

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