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  • : Villeparisis - Histoire
  • : blog de la Société d'Histoire de Villeparisis - Association Villeparisis et son passé (77270)
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Musée d'Histoire-Villeparisis


Parc Honoré de Balzac

60 rue Jean Jaurès 

77270 VILLEPARISIS

 Ouverture tous les samedis matins

de 10h à 12h

et sur rendez-vous

  Entrée gratruite

 
 
 
 
11 août 2008 1 11 /08 /août /2008 09:30

LES AUBERGES

A cette époque, Villeparisis était un bourg essentiellement rural qui connaissait une certaine animation grâce à sa situation sur la route d’Allemagne. C’était donc un important point d’étape à sept heures de Paris. Aussi  prospérèrent de grandes auberges, munies de hangars où l’on remisait les voitures et où les voyageurs passaient la nuit.

Six auberges furent fondées : Le Cadran bleu, le Cheval blanc, l’Ecu, l’Etoile, le Grand Monarque et la Croix blanche qui s’appela le Grand Vainqueur au XIXème siècle (en l’honneur de Napoleon Bonaparte, alors Premier Consul, qui, croit-on, y aurait couché en revenant de campagnes). Le Grand Monarque, la plus prestigieuse de ces auberges ( qui abrite aujourd’hui la Mairie de Villeparisis) fut construite vers 1750 par la famille Huppeau en bordure de la route vers l’Allemagne. En 1754, Anne Huppeau, héritière de l’auberge, épousa le seigneur de Montzaigle : Jean-Joseph Michaut de Saint-Pierre. L’auberge fut alors confiée à des tenanciers.

Le XIXème siècle porta un coup fatal à l’hôtellerie villeparisienne ; en effet, le déclin du transport routier fut provoqué par le développement du canal de l’Ourcq, puis du chemin de fer. Les hôtelleries fermèrent les unes après les autres.

En 1862, sous le mandat de Monsieur de Ruzé, une partie du bâtiment de l’auberge du Grand Monarque fut requise par la commune qui en fit une mairie et une école. C’est en 1865 que l’hôtel fut entièrement racheté par la ville.

 
Sources : Villeparisis et son histoire et 

Bref tableau de l’histoire de Villeparisis de B.Ruff

 


Ferronnerie provenant des dépendances de l’auberge du Grand Vainqueur ( musée)
 
ancienne auberge du Grand Monarque



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4 août 2008 1 04 /08 /août /2008 12:00

Le château de Villeparisis, aujourd’hui entièrement disparu, a été construit entre 1650 et 1660, par Jacques Caillard,  avocat au Parlement. D’autres sources font de Jacques Caillard un bourgeois anobli exerçant la profession de médecin. Il était protestant et sa femme se nommait Marie Grossetête. ( cf : articles précédents)

Cet édifice était placé au sud-ouest de l’église Saint-Martin, au bout de l’actuelle avenue du Parc. Cette avenue était une majestueuse allée plantée de quatre rangées de peupliers qui menait au château. A droite de cette allée se trouvait un parc de 8 hectares, à gauche les communs.

Le Passage des Preux menait à la place de l’église et était fermé par deux grilles ; on voit encore les gonds de l’une d’elles à proximité de l’orangerie. A l’extrémité du Passage des Preux, il reste le puits séparé en deux par un mur car les villageois pouvaient puiser l’eau d’un côté tandis que l’autre côté était  réservé au château.

Pendant l’Ancien Régime, le château connut des vicissitudes : il fut partiellement incendié en 1683, ce qui amena Caillard, comme on l’a vu précédemment, à se convertir au catholicisme. Au milieu du XVIIIème siècle, il appartenait à la veuve du fermier général Delay de La Garde qui possédait aussi la ferme du Vieux-Château. Selon certaines sources, Madame de La Garde aurait été guillotinée pendant la Terreur. Ses héritiers vécurent à Villeparisis jusqu’en 1808. Ensuite il fut occupé par différents propriétaires avant de tomber en désuétude vers 1840.  A la fin du siècle, il n’existait plus que des ruines qui disparurent dans les années 1920 quand on lotit le parc. 




Carte postale représentant le Château Caillard

 
 

plaque de cheminée, vestige présumé du Château Caillard


 
Cartes postales représentant la ferme du Château



Source : Villeparisis et son Histoire; Cartes postales- collection privée

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16 juillet 2008 3 16 /07 /juillet /2008 12:16

Le premier mariage protestant eut lieu à Villeparisis au début du XVIIème siècle : la mariée était Marie Clutin, héritière du vice-roi d’Ecosse et  Dame de Villeparisis, le marié s’appelait Loiseleur et habitait Claye-Souilly. Le père de la mariée, Henri Clutin, fut président au Parlement en 1526.

 

Après 1675, divers incidents se produisirent : diputes dans les cimetières, cris et violences à l’église à l’occasion d’un  baptème  parce que les domestiques de Jacques Caillard s’opposaient à ce qu’on sonnât les cloches.

Après 1679, on en vient aux « dragonnades » et à Villeparisis, le château Caillard est incendié. Son seigneur ,un des protestants les plus influents du village,en vient à la conversion. Jacques Caillard est avocat au Parlement et sa carrière est fortement menacée. Peu après la Révocation de l’Edit de Nantes ( 18 octobre 1685), il abjure solennellement son hérésie le 12 novembre. Jusqu’en février 1686, les conversions se multiplient à Villeparisis : au moins 18 sont consignées au registre paroissial.

On sait aussi que de nombreux protestants ( un fils Caillard, entre autres) plutôt que d’abjurer leur foi, se résolurent à l’exil, notamment vers l’Angleterre ou l’Allemagne.

Château Caillard

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10 juillet 2008 4 10 /07 /juillet /2008 12:10

Villeparisis était un gros village qui vivait de diverses cultures, de vignes et de l’élevage de moutons.

La forte implantation des abbayes parisiennes (cf. article sur Le Moyen Age) s’était maintenue et leur protection  profitait aux paysans.

De nouveaux seigneurs firent leur apparition dont la noblesse n’est pas très ancienne :

 

 1517 : Renaud de PARIS (Ecuyer du Roi)

1580 : Louis du CROCQ (Ecuyer du Roi)

1586 : Henri Clutin ( président au Parlement)

1600 : Gaspard de Schomberg ( conseiller d’Henri IV)

 

Le plus important au 16ème siècle fut l’apparition du protestantisme.

Vers 1560, on estime que la moitié de la population est protestante ; la répression catholique frappe : un vigneron villeparisien, Pierre Chevet, fut brûlé vif en place de Grève pour crime d’hérésie en 1559. Toute la région connut de terribles atrocités. Certains affirment que le château de Montzaigle fut brûlé à cette occasion, mais il n’y a aucune preuve.









le massacre de la Saint-Barthélémy
(24 août 1572)












Gaspard de Schomberg, seigneur de Villeparisis, Allemand d’origine protestante se rallia au roi Charles IX qui le naturalisa en 1570. Il fut char gé par Henri IV de préparer l’Edit de Nantes. Le calme ne revint qu’après 1598 (date de la signature de l’Edit de Nantes).


Les clefs de la ville (musée de l’histoire)


1-Porte du cimetière

2-Clef trouvée lors des fouilles de Montzaigle

3-Petite porte du clocher

4-Clef trouvée dans l’ancien cimetière

8-Portail de l’église

6-Porte du lavoir


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3 juillet 2008 4 03 /07 /juillet /2008 20:52

C’est vers la fin du XIIème siècle qu’apparaît l’existence d’une seigneurie à Villeparisis, ainsi que des indications sue les possesseurs.

La seigneurie de Villeparisis fut d’abord vassale de celle de Montjay (au sud-est de Villevaudé) qui commandait une grande partie de la région, mais rendait hommage à l’évêque de Paris. C’est sans doute à  Alberic de Montjay que devait allégeance le premier seigneur identifié de Villeparisis : Warnerius de Parisio, seigneur en 1096.

Parallèlement, la principale autorité ecclésiastique de Villeparisis semble être la puissante abbaye parisienne de Saint-Victor fondée en 1100 par Guillaume de Champeaux et qui se trouvait sur l’emplacement actuel de l’université de Jussieu. Pour une moindre part, les abbayes de Saint-Denis, Saint-Martin des Champs et Livry  profitaient des revenus des Villeparisiens.

 

Les premiers seigneurs :

 

1095 : Warnerius de PARISIO

1125 : Mathieu le BEL

1166 : Jean de PARISIACA

Les terres de Villeparisis semblaient appartenir à cette dernière famille. Ses fils sont Adam de Parisia et ses frères Baudoin, Guillaume, Anselme et Etienne. Ce dernier était curé de Villeparisis (ce qui atteste l’existence d’une paroisse à la fin du XIIème siècle. Adam de Villeparisis aurait participé à la Troisième Croisade, conduite en 1189 par Philippe Auguste et épousé là-bas une chrétienne de rite arménienne, ce qui explique le surnom de « Polain » porté par son fils.

1210 : Guillaume de PARISIS

 

 

Dès la fin du XIIème, le peuplement se composait d’agriculteurs et de vignerons, sans doute aussi d’ouvriers agricoles établis sur des petits lopins de terre concédés lors des défrichements.

 

La population à cette époque (XII ème siècle) est estimée à 69 feux : 1 feu représentant une maison, on peut donc évaluer la population de Villeparisis à 300/350 habitants.



Eglise Saint-Martin

On distingue la porte murée qui donnait sur la grange dîmeresse.

 

Peu après, la Guerre de Cent Ans apporta son cortège de troubles et de pillages : Jacqueries en 1358 ( ce mouvement paysan fut très actif à Chelles et dans les environs), passage des routiers ( des bandes «  navarraises »), guerre civile entre Armagnacs et Bourguignons au début du XVème siècle.

En 1420, lors du traité de Troyes, toute la région se trouvait sous la domination des Anglais et de leurs alliés : les partisans du duc de Bourgogne.

 

 

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27 juin 2008 5 27 /06 /juin /2008 13:36

Les premiers légendaires à citer Saint Quintin sont ceux de Clairvaux et Longpont, vers la fin de XIIème siècle : « Ce martyr que nous croyons originaire du pays parisien, mais né à Meaux ».

 

En 1709, dans un martyrologue*, l’Abbé Chastelain prétendit que le saint était né à Villeparisis.

Toutefois, en  1829, dans une étude portant sur les sites du département de Seine-et-Marne, la polémique porte en fait, sur la traduction d’un texte latin, c’est le « pays Parisis » qui aurait engendré ce saint et non la ville du même nom.

Légende ou réalité ?

Voici son histoire :

 

Quintin s’était mis au service d’un noble tourangeau nommé Gontran.

En raison de sa jeunesse et de sa beauté, le vertueux Quintin éveilla l’intérêt de la femme de Gontran, Aga, qui s’offrit à lui sans détour, mais en vain.

De dépit, la princesse repoussée ordonna que Quintin fût assassiné par ses serviteurs. Le malheureux fut décapité et sa tête jetée dans une fontaine devenue depuis miraculeuse.

Les paroissiens  de Saint-Martin de Tours recueillirent ses reliques, dont un bras fut offert en 1238 à l’évêque de Meaux, et conservé dans cette cathédrale jusqu’à la révolution.

  

* un martyrologue est un calendrier liturgique perpétuel qui donne pour chaque jour de l’année le nom des saints dont c’est la fête, ainsi qu’un bref résumé de leur biographie.


Chasubles conservées à l'Eglise Saint Martin de Villeparisis

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20 juin 2008 5 20 /06 /juin /2008 21:05

Au Moyen Age, la frontière de l’Empire romain d’Occident craque sous la pression des Barbares . La seule parcelle restant provisoirement sous un régime de type gallo-romain est le royaume d’Egidius ( c'est-à-dire  la quatrième Lyonnaise et, donc, le territoire de Villeparisis).  

 

Son fils lui succéda en 464 mais fut vaincu par Clovis à Soissons en 486. Le pays de France passait ainsi sous la domination franque.

En 511, le royaume conquis par Clovis est partagé et l’actuelle Ile-de-France est incluse en 561 dans la Neustrie gouvernée par Chilpéric 1er. Celui-ci tient sa cour à Chelles où se trouve une résidence royale et c’est là qu’il meurt en 584, assassiné lors d’une chasse dans les forêts alentour ( forêts de Lognes, et de  Bondy qui s’étendait jusqu’à Villeparisis). Cette résidence royale fut convertie en couvent  au VIIème siècle par sainte Bathilde, épouse de Clovis II.

 

Ensuite, l’Ile-de-France, comprise dans l’empire de Charlemagne et de Louis le Pieux, échut à Charles le Chauve en 843. Elle constitue, après des déchirements territoriaux, le noyau du domaine d’Eudes, grand-oncle d’Hugues Capet et Villeparisis se trouve à la limite orientale du domaine royal  après 987.

 

Cette époque, charnière entre l’anarchie carolingienne et le début d’une autorité royale bien établie a provoqué une mutation économique et sociale : par exemple, la tendance aux regroupements d’habitants sur de nouvelles positions sans doute causée par la peur des invasions.

  

                                                     Source :Villeparisis et son histoire

 

  Repères Chronologiques:

 

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15 juin 2008 7 15 /06 /juin /2008 14:03

Cette région du bassin parisien, à proximité de Chelles, a certainement été fréquentée par les hommes au paléolithique inférieur (période qualifiée de « Chelléenne »).

Et ce que l’on sait du cours ancien de la Marne,  à savoir qu’elle se séparait en trois bras avant de rejoindre la Seine, conduit à penser que l’actuel territoire de Villeparisis se composait principalement d’une zone marécageuse. Si cette hypothèse est exacte, les hommes n’ont occupé que tardivement cette zone, après assèchement des marécages.

 La région a été envahie par les Celtes entre 700 et 600 ans avant J-C.  On place Villeparisis à la frontière entre le territoire de la tribu des Meldii (région de Meaux) et celle des Parisii.

 

« Parisii » est le nom d’origine celte qui désigne le peuple des «  carrières » (présence en sous-sol de calcaire et de gypse). En langue celte le « P » se prononçait « K » et il semblerait que « kwarisi » ou « karisi » soit en celte le terme qui désignait les carrières.

 

Les Celtes donnèrent naissance à la plupart des tribus gauloises et représentaient au IVème siècle une civilisation florissante. Les Romains rattachèrent le territoire des Parisii à la région qu’ils appelèrent la « Lyonnaise » ou « Celtique » (région qui s’étendait approximativement entre le cours de la Seine et le cours de la Loire).

La voie romaine établie entre 100 et 200 ans après J-C  passait sans doute à Villeparisis, en suivant le tracé de l’actuelle RN3.

En 1884, on a trouvé, au sud-est de Villevaudé, (certains à l’emplacement de l’église Saint-Martin)  une série de tombes (ossements, sarcophages) tenues pour gallo-romaines.

  

Vestiges trouvés à Villeparisis, visibles au musée de l’histoire locale :




pièce de monnaie (collection privée)

 

 

 

 

Lors de fouilles préventives effectuées par l’INRAP en 2002/2003 rue de Ruzé (ancienne RN3), un four de potier a été découvert : c’est le premier four de céramique granuleuse découvert en Ile de France. Une méthode  de datation permet de le situer entre 370 et 415 apr. J-C ; cette découverte permet d’imaginer la présence d’une officine importante.

  

Sources : Villeparisis et son histoire et Histoire du monde ( celtes)

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9 juin 2008 1 09 /06 /juin /2008 00:00

Il est tentant de penser que Villeparisis signifie « Ville des Parisis », et que l’origine, apparemment latine, confirme l’existence d’un village gallo-romain.

Mais il est à peu près certain que le terme de « Ville Parisis » ne se rencontre pas avant le XIVème siècle. En effet, des actes antérieurs ignorent le préfixe de « ville ».

 

En l’an 1000 : la ville s’appelait : Parisio

 

Ensuite, des actes font apparaître les appellations suivantes :

En 1096 et 1195 : Parirsia

En 1276 : Parrochia de Parisiaca

 

La première notion de « Ville » apparaît en 1337 : Ville Parysie

Viennent ensuite les appellations suivantes :

1449 : Villeparisie

1545 : Villeparisy

1593 : Villeparisiz

1660 : Vileparisis

1789 : Villeparisis

 

Quelles explications donner à ce nom Parisiaca ? Peut on le rattacher aux Parisii?

 

Ce nom pourrait résulter tout simplement de celui des premiers exploitants agricoles (début du Moyen-Age – V-VIème siecles) venus s’installer dans la région et éventuellement du fait de leur qualité probable de parisiens.

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