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  • : Villeparisis - Histoire
  • : blog de la Société d'Histoire de Villeparisis - Association Villeparisis et son passé (77270)
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Musée d'Histoire-Villeparisis


Parc Honoré de Balzac

60 rue Jean Jaurès 

77270 VILLEPARISIS

 Ouverture tous les samedis matins

de 10h à 12h

et sur rendez-vous

  Entrée gratruite

 
 
 
 
10 octobre 2008 5 10 /10 /octobre /2008 08:41

En 1789 et en 1790, de multiples réformes abolirent les circonscriptions de l’Ancien Régime et instaurèrent des départements, des municipalités et de nouveaux diocèses.

Le 21 février 1790 fut élue la première municipalité, conduite par Compagnot de la Motte. A l’ordre du jour, les finances, les loyers communaux, les dons patriotiques et les conséquences de la grêle de 1788.

 Le 4 mars 1790, le département de Seine et Marne fut créé ; Villeparisis était désormais dans le département de Seine et Marne, district de Meaux, canton de Claye et relevait du diocèse de Meaux.

Le curé Jean-Baptiste Marchand vota en décembre 1790 la Constitution civile du clergé. Il exerça pendant toute  la Révolution une très grande influence, de par son influence spirituelle et de par sa position de président de la  paroisse. Il prêta serment de fidélité à la nation et fit un don de trois cent livres sur les fonds de la paroisse.

 

Une autre figure semble avoir dominé la municipalité : celle de Pierre Louis Marsepoy, «  2ème notable ». Il fut élu collecteur des deniers royaux  pour l’année 1790 et à ce titre, il lui arriva une singulière mésaventure. Le 1er septembre, allant collecter des fonds chez le vieux Pléna à Claye, régisseur de Monsieur de Polignac qui possédait des terres à Villeparisis, il se fit si brutalement mettre à la porte qu’il porta plainte, attestant que sa vie avait été en danger. Plus tard il se signala comme un rude adversaire de l’Ancien Régime et en 1794, il fut Agent National (de son état, il était menuisier).

 

Il y avait aussi le sieur Bourgeois qui avait été chargé en 1789 de la tenue des comptes de la paroisse. Après une longue  instruction, il fut poursuivi pour « irrégularités » le 19 septembre 1790. Il avait considérablement gonflé le montant des frais de voyage qui ont été réduits de 234 livres à 36 livres!

Sources : Villeparisis et son Histoire & Bref tableau de l’histoire de  Villeparisis de B.Ruff

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6 octobre 2008 1 06 /10 /octobre /2008 08:36

Il a servi à noter toutes les plaintes des habitants :

Ils critiquent le haut clergé qui touche les revenus de la commune tout en résidant à Paris : les moines de Saint-Victor sont accusés « de s’engraisser des travaux et de la sueur des habitants », car l’Abbaye de Saint-Victor possédait une grande partie des terres de la commune depuis le Moyen-Age. Mais les Villeparisiens défendent le bas clergé, en fait leur curé «  qui n’a qu’ une portion congrue insuffisante, ce qui l’oblige à faire des dettes » ; non seulement, on demande  que le curé jouisse de moyens plus importants, mais aussi qu’il soit secondé par un vicaire. On espère de meilleures récoltes et que les nobles ne chassent plus sur les terres arables.



Cahier de doléances (musée de l’histoire)

Extraits du cahier







 Sources : Villeparisis et son Histoire & Bref tableau de l’histoire de  Villeparisis de B.Ruff

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4 octobre 2008 6 04 /10 /octobre /2008 08:34

A la fin de l’Ancien Régime, Villeparisis compte environ 300 habitants. Comme dans toute la France, en cette fin de règne de Louis XVI, Villeparisis connaît une période économique et sociale désastreuse, aggravée par les mauvaises récoltes de 1786 et de 1788. Le 13 juillet 1788, une grêle épouvantable s’est abattue sur les récoltes et le mécontentement gronde.

A l’occasion de la réunion des Etats Généraux de mai 1789, la population de Villeparisis rédigea un cahier de doléances : les auteurs s’appellent Delamotte ( futur maire de Villeparisis sous le nom de Compagnot de la Motte) et Dufour.

Sources : Villeparisis et son Histoire & Bref tableau de l’histoire de  Villeparisis de B.Ruff

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26 septembre 2008 5 26 /09 /septembre /2008 14:03

18 octobre 1958 – 18 octobre 2008 : Jubilé de Notre Dame de la Paix, à Villeparisis

En 1952, l’abbé Jean de Mallmann, aumônier de l’Ecole des Hautes Etudes Commerciales (HEC) assure le remplacement de Jean Espinasse ( ancien HEC), curé de Villeparisis, pendant ses vacances.

Villeparisis, ex-commune rurale, possédait une Eglise (l’Eglise Saint-Martin), dans le « Vieux Pays », tandis que vers la gare se développait la nouvelle agglomération, d’environ 10000 habitants, dépourvue d’église. On y disait la messe dans une chapelle en bois, avenue Garros (tout près de l’église actuelle).


La Chapelle de la Rue Garros en 1951

Jean Robert, chef de file, Alain Pineau, Bernard Clerc, Hubert Cloix et quelques autres, tous HEC, décident alors de se lancer dans ce pari fou et de faire bâtir une église par un architecte de grand renom : Maurice Novarina.

En 1954 un terrain est acheté à l’angle de l’avenue Garros et de l’avenue du Général de Gaulle en complément du terrain possédé par la paroisse.

 


« Villa des friches », qui s’élevait à l’emplacement de Notre Dame de la Paix

La première pierre de l’Eglise Notre Dame de la Paix est posée en 1955, et la première messe célébrée 3 ans plus tard.

Aussi connue sous le nom de « l’église des HEC », Notre Dame de la Paix est un joyau de l’art moderne.

Le clocher fut construit à compter de 1991, et les cloches qu’il contient, ont été bénites en 1993.

En 1995, un généreux donateur offrit un orgue électronique numérique.

 

Les grands artistes :

 

Maurice NOVARINA, architecte, à qui on doit l’église Saint-Michel à Evreux, l’église d’Assy ,celle d’Audincourt ( Doubs), mais aussi, le palais de justice d’Annecy et le palais de la télévision à Ryad. C’est encore lui qui a dessiné les plans du clocher.

Jean BAZAINE, peintre , a dessiné  le grand vitrail «  l’arbre de vie ».

Jacques LOIRE , le maitre-verrier de Chartres a créé les vitraux.

Brigitte LOIRE (sœur de Jacques) a sculpté l’évangile de pierres et L.CHAVIGNIER du Cantal a sculpté sur le devant de l’autel ( bloc monolithique de 8 tonnes, en pierre de Fontenille) « les pains et les poissons »

La statue de la Vierge sous le portail a été réalisée par M. NEY de Villeparisis.

Le tabernacle réalisé en cuivre repoussé est l’œuvre de M.SABATIER et représente le pélican qui s’est sacrifié pour nourrir ses enfants.

Le Christ en gloire, statue en bois massif, création du sculpteur Francis BROCHET, est fixée au mur en un seul point, ce qui lui confère une légèreté particulière.

Le portail en Sapelli massif est l’œuvre de M.LAFON, artisan à Villeparisis.

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11 août 2008 1 11 /08 /août /2008 09:30

LES AUBERGES

A cette époque, Villeparisis était un bourg essentiellement rural qui connaissait une certaine animation grâce à sa situation sur la route d’Allemagne. C’était donc un important point d’étape à sept heures de Paris. Aussi  prospérèrent de grandes auberges, munies de hangars où l’on remisait les voitures et où les voyageurs passaient la nuit.

Six auberges furent fondées : Le Cadran bleu, le Cheval blanc, l’Ecu, l’Etoile, le Grand Monarque et la Croix blanche qui s’appela le Grand Vainqueur au XIXème siècle (en l’honneur de Napoleon Bonaparte, alors Premier Consul, qui, croit-on, y aurait couché en revenant de campagnes). Le Grand Monarque, la plus prestigieuse de ces auberges ( qui abrite aujourd’hui la Mairie de Villeparisis) fut construite vers 1750 par la famille Huppeau en bordure de la route vers l’Allemagne. En 1754, Anne Huppeau, héritière de l’auberge, épousa le seigneur de Montzaigle : Jean-Joseph Michaut de Saint-Pierre. L’auberge fut alors confiée à des tenanciers.

Le XIXème siècle porta un coup fatal à l’hôtellerie villeparisienne ; en effet, le déclin du transport routier fut provoqué par le développement du canal de l’Ourcq, puis du chemin de fer. Les hôtelleries fermèrent les unes après les autres.

En 1862, sous le mandat de Monsieur de Ruzé, une partie du bâtiment de l’auberge du Grand Monarque fut requise par la commune qui en fit une mairie et une école. C’est en 1865 que l’hôtel fut entièrement racheté par la ville.

 
Sources : Villeparisis et son histoire et 

Bref tableau de l’histoire de Villeparisis de B.Ruff

 


Ferronnerie provenant des dépendances de l’auberge du Grand Vainqueur ( musée)
 
ancienne auberge du Grand Monarque



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4 août 2008 1 04 /08 /août /2008 12:00

Le château de Villeparisis, aujourd’hui entièrement disparu, a été construit entre 1650 et 1660, par Jacques Caillard,  avocat au Parlement. D’autres sources font de Jacques Caillard un bourgeois anobli exerçant la profession de médecin. Il était protestant et sa femme se nommait Marie Grossetête. ( cf : articles précédents)

Cet édifice était placé au sud-ouest de l’église Saint-Martin, au bout de l’actuelle avenue du Parc. Cette avenue était une majestueuse allée plantée de quatre rangées de peupliers qui menait au château. A droite de cette allée se trouvait un parc de 8 hectares, à gauche les communs.

Le Passage des Preux menait à la place de l’église et était fermé par deux grilles ; on voit encore les gonds de l’une d’elles à proximité de l’orangerie. A l’extrémité du Passage des Preux, il reste le puits séparé en deux par un mur car les villageois pouvaient puiser l’eau d’un côté tandis que l’autre côté était  réservé au château.

Pendant l’Ancien Régime, le château connut des vicissitudes : il fut partiellement incendié en 1683, ce qui amena Caillard, comme on l’a vu précédemment, à se convertir au catholicisme. Au milieu du XVIIIème siècle, il appartenait à la veuve du fermier général Delay de La Garde qui possédait aussi la ferme du Vieux-Château. Selon certaines sources, Madame de La Garde aurait été guillotinée pendant la Terreur. Ses héritiers vécurent à Villeparisis jusqu’en 1808. Ensuite il fut occupé par différents propriétaires avant de tomber en désuétude vers 1840.  A la fin du siècle, il n’existait plus que des ruines qui disparurent dans les années 1920 quand on lotit le parc. 




Carte postale représentant le Château Caillard

 
 

plaque de cheminée, vestige présumé du Château Caillard


 
Cartes postales représentant la ferme du Château



Source : Villeparisis et son Histoire; Cartes postales- collection privée

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16 juillet 2008 3 16 /07 /juillet /2008 12:16

Le premier mariage protestant eut lieu à Villeparisis au début du XVIIème siècle : la mariée était Marie Clutin, héritière du vice-roi d’Ecosse et  Dame de Villeparisis, le marié s’appelait Loiseleur et habitait Claye-Souilly. Le père de la mariée, Henri Clutin, fut président au Parlement en 1526.

 

Après 1675, divers incidents se produisirent : diputes dans les cimetières, cris et violences à l’église à l’occasion d’un  baptème  parce que les domestiques de Jacques Caillard s’opposaient à ce qu’on sonnât les cloches.

Après 1679, on en vient aux « dragonnades » et à Villeparisis, le château Caillard est incendié. Son seigneur ,un des protestants les plus influents du village,en vient à la conversion. Jacques Caillard est avocat au Parlement et sa carrière est fortement menacée. Peu après la Révocation de l’Edit de Nantes ( 18 octobre 1685), il abjure solennellement son hérésie le 12 novembre. Jusqu’en février 1686, les conversions se multiplient à Villeparisis : au moins 18 sont consignées au registre paroissial.

On sait aussi que de nombreux protestants ( un fils Caillard, entre autres) plutôt que d’abjurer leur foi, se résolurent à l’exil, notamment vers l’Angleterre ou l’Allemagne.

Château Caillard

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10 juillet 2008 4 10 /07 /juillet /2008 12:10

Villeparisis était un gros village qui vivait de diverses cultures, de vignes et de l’élevage de moutons.

La forte implantation des abbayes parisiennes (cf. article sur Le Moyen Age) s’était maintenue et leur protection  profitait aux paysans.

De nouveaux seigneurs firent leur apparition dont la noblesse n’est pas très ancienne :

 

 1517 : Renaud de PARIS (Ecuyer du Roi)

1580 : Louis du CROCQ (Ecuyer du Roi)

1586 : Henri Clutin ( président au Parlement)

1600 : Gaspard de Schomberg ( conseiller d’Henri IV)

 

Le plus important au 16ème siècle fut l’apparition du protestantisme.

Vers 1560, on estime que la moitié de la population est protestante ; la répression catholique frappe : un vigneron villeparisien, Pierre Chevet, fut brûlé vif en place de Grève pour crime d’hérésie en 1559. Toute la région connut de terribles atrocités. Certains affirment que le château de Montzaigle fut brûlé à cette occasion, mais il n’y a aucune preuve.









le massacre de la Saint-Barthélémy
(24 août 1572)












Gaspard de Schomberg, seigneur de Villeparisis, Allemand d’origine protestante se rallia au roi Charles IX qui le naturalisa en 1570. Il fut char gé par Henri IV de préparer l’Edit de Nantes. Le calme ne revint qu’après 1598 (date de la signature de l’Edit de Nantes).


Les clefs de la ville (musée de l’histoire)


1-Porte du cimetière

2-Clef trouvée lors des fouilles de Montzaigle

3-Petite porte du clocher

4-Clef trouvée dans l’ancien cimetière

8-Portail de l’église

6-Porte du lavoir


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3 juillet 2008 4 03 /07 /juillet /2008 20:52

C’est vers la fin du XIIème siècle qu’apparaît l’existence d’une seigneurie à Villeparisis, ainsi que des indications sue les possesseurs.

La seigneurie de Villeparisis fut d’abord vassale de celle de Montjay (au sud-est de Villevaudé) qui commandait une grande partie de la région, mais rendait hommage à l’évêque de Paris. C’est sans doute à  Alberic de Montjay que devait allégeance le premier seigneur identifié de Villeparisis : Warnerius de Parisio, seigneur en 1096.

Parallèlement, la principale autorité ecclésiastique de Villeparisis semble être la puissante abbaye parisienne de Saint-Victor fondée en 1100 par Guillaume de Champeaux et qui se trouvait sur l’emplacement actuel de l’université de Jussieu. Pour une moindre part, les abbayes de Saint-Denis, Saint-Martin des Champs et Livry  profitaient des revenus des Villeparisiens.

 

Les premiers seigneurs :

 

1095 : Warnerius de PARISIO

1125 : Mathieu le BEL

1166 : Jean de PARISIACA

Les terres de Villeparisis semblaient appartenir à cette dernière famille. Ses fils sont Adam de Parisia et ses frères Baudoin, Guillaume, Anselme et Etienne. Ce dernier était curé de Villeparisis (ce qui atteste l’existence d’une paroisse à la fin du XIIème siècle. Adam de Villeparisis aurait participé à la Troisième Croisade, conduite en 1189 par Philippe Auguste et épousé là-bas une chrétienne de rite arménienne, ce qui explique le surnom de « Polain » porté par son fils.

1210 : Guillaume de PARISIS

 

 

Dès la fin du XIIème, le peuplement se composait d’agriculteurs et de vignerons, sans doute aussi d’ouvriers agricoles établis sur des petits lopins de terre concédés lors des défrichements.

 

La population à cette époque (XII ème siècle) est estimée à 69 feux : 1 feu représentant une maison, on peut donc évaluer la population de Villeparisis à 300/350 habitants.



Eglise Saint-Martin

On distingue la porte murée qui donnait sur la grange dîmeresse.

 

Peu après, la Guerre de Cent Ans apporta son cortège de troubles et de pillages : Jacqueries en 1358 ( ce mouvement paysan fut très actif à Chelles et dans les environs), passage des routiers ( des bandes «  navarraises »), guerre civile entre Armagnacs et Bourguignons au début du XVème siècle.

En 1420, lors du traité de Troyes, toute la région se trouvait sous la domination des Anglais et de leurs alliés : les partisans du duc de Bourgogne.

 

 

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27 juin 2008 5 27 /06 /juin /2008 13:36

Les premiers légendaires à citer Saint Quintin sont ceux de Clairvaux et Longpont, vers la fin de XIIème siècle : « Ce martyr que nous croyons originaire du pays parisien, mais né à Meaux ».

 

En 1709, dans un martyrologue*, l’Abbé Chastelain prétendit que le saint était né à Villeparisis.

Toutefois, en  1829, dans une étude portant sur les sites du département de Seine-et-Marne, la polémique porte en fait, sur la traduction d’un texte latin, c’est le « pays Parisis » qui aurait engendré ce saint et non la ville du même nom.

Légende ou réalité ?

Voici son histoire :

 

Quintin s’était mis au service d’un noble tourangeau nommé Gontran.

En raison de sa jeunesse et de sa beauté, le vertueux Quintin éveilla l’intérêt de la femme de Gontran, Aga, qui s’offrit à lui sans détour, mais en vain.

De dépit, la princesse repoussée ordonna que Quintin fût assassiné par ses serviteurs. Le malheureux fut décapité et sa tête jetée dans une fontaine devenue depuis miraculeuse.

Les paroissiens  de Saint-Martin de Tours recueillirent ses reliques, dont un bras fut offert en 1238 à l’évêque de Meaux, et conservé dans cette cathédrale jusqu’à la révolution.

  

* un martyrologue est un calendrier liturgique perpétuel qui donne pour chaque jour de l’année le nom des saints dont c’est la fête, ainsi qu’un bref résumé de leur biographie.


Chasubles conservées à l'Eglise Saint Martin de Villeparisis

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