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  • : Villeparisis - Histoire
  • : blog de la Société d'Histoire de Villeparisis - Association Villeparisis et son passé (77270)
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Musée d'Histoire-Villeparisis


Parc Honoré de Balzac

60 rue Jean Jaurès 

77270 VILLEPARISIS

 Ouverture tous les samedis matins

de 10h à 12h

et sur rendez-vous

  Entrée gratruite

 
 
 
 
16 novembre 2009 1 16 /11 /novembre /2009 07:07

Au début du 20ème siècle, Villeparisis se développe rapidement et quelques usines s'installent. La plus célèbre est l'usine Charpentier fondée par Théodore Charpentier, un bijoutier parisien. La construction de l'usine dura 10 ans car il fit construire une forge et des ateliers sur un terrain correspondant à plusieurs propriétés donnant sur la rue de Ruzé. En 1901 le fils de Théodore Charpentier, Albert, assura la direction de cette usine qui employa jusqu'à 30 ouvriers. L'usine Charpentier fabriquait des pommeaux de cannes et de fouets, des becs de parapluies et d'ombrelles.

 

 

Ce commerce fut très florissant jusque dans les années 1920. Ces objets étaient vendus à Paris dans une boutique, rue Chapon, tenue par un des frères d’Albert. Le déclin s’amorça vers 1920 en raison des changements du mode de vie des Français. L’usine fut désaffectée et les ouvriers retrouvèrent du travail auprès d’entreprises voisines.

 

 



Source : Villeparisis, mémoire en images. Cartes postales de F.Gagnepain

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26 octobre 2009 1 26 /10 /octobre /2009 07:55

Villeparisis était très boisé, aussi l’exploitation forestière était-elle très développée. Des cabanes abritaient les ouvriers et leurs familles.

  

 

La cabane des bûcherons, confort réduit, pas d’eau courante, pas d’électricité, pas de chauffage à l’intérieur, murs en bois et torchis. Les enfants traversaient la forêt pour aller à l’école à la mairie.

 

   

La fabrication du charbon de bois

 

  

Le bois, entassé et chauffé pendant de longs jours, donne du charbon de bois. De nos jours, entre Villeparisis et Claye-Souilly, le long du canal, régulièrement de la fumée indique l’emplacement où du charbon de bois est encore fabriqué.

  

 

  Une scierie


A l’arrière-plan, les arbres alignés indiquent la position du canal. Fabrication de planches et de charbon de bois dont nous apercevons quelques sacs devant la maison de gauche.

 

 

Source : Villeparisis, mémoire en images.
Cartes postales de F.Gagnepain

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29 septembre 2009 2 29 /09 /septembre /2009 07:52

Depuis quelques décennies, Villeparisis était sillonnée par les attelages  des « pailleux » de la Brie. Depuis 1859, date de l’ouverture du marché aux bestiaux de La Villette, ils apportaient la paille des campagnes meldoises. Peu à peu, ils fournirent les abattoirs de Vaugirard, les grands magasins, les emballeurs ou encore les écuries du champ de courses et des régiments de cavalerie de Vincennes.

Après avoir chargé le jour dans les fermes, ils partaient le soir et empruntaient de nuit la nationale 3 pour gagner Paris à l’aube. Les pailleux ne travaillaient qu’un jour sur deux, ce qui nécessitait un roulement pour maintenir la continuité du service. Ce repos régulier servait, bien sûr aux hommes, mais aussi aux chevaux pour lesquels cette longue marche nocturne, attelés d’un énorme chargement, et le retour dans la matinée représentaient une fatigue évidente. Pour économiser les bêtes, on ne forçait pas leur allure, et le voyage était plus long : cinq à six heures pour gagner la barrière de Pantin !

Ce commerce décrut de façon notable après la Seconde Guerre  mondiale et s’arrêta complètement dans les années 1960 avant que le transport hippomobile ne fût définitivement interdit en zone urbaine.

 

La maison du syndic des pailleux, rue de Ruzé, démolie en février 2009

 

 

 

Source :Villeparisis et son histoire

 

Cartes postales : F.Gagnepain

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23 septembre 2009 3 23 /09 /septembre /2009 07:22

L’agriculture était l’occupation essentielle de la population avec la culture du blé et de la betterave, ainsi que l’élevage bovin. Villeparisis fournissait la paille livrée par les « pailleux » à Paris.

 


La ferme de Grosbois

 

 

 

 

 

Ferme du « vieux château »

 


Plus de vaches à cet emplacement. Sur ce terrain, à droite une clinique, à gauche, un centre médical ; à ce jour, la clinique est remplacée par un immeuble en construction.
  



   

CP/ F.Gagnepain

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12 août 2009 3 12 /08 /août /2009 07:05

Le mouvement coopératif dans notre région

 

L’action Ouvrière de Villeparisis est fondée en 1910 en fonction de la loi du 24 juillet 1867 sur la gestion des sociétés coopératives de consommations. Son siège social est alors installé dans son premier magasin, rue de la Gare.

 

 

Par la suite, de nouveaux statuts sont établis pour tenir compte des dispositions de la loi du 10 novembre 1940. En 1952 elle fusionne avec l’Union des Coopérateurs de Paris ( siège social : Les Coopérateurs, 29 boulevard Bourdon, Paris).

Au moment de sa fusion, elle disposait d’un entrepôt, rue Lavoisier à Villeparisis, qui possédait un embranchement SNCF particulier sur la ligne qui allait de Villeparisis à l’usine à plâtre Lambert, route nationale 3.

 




La société évolua rapidement, elle posséda 11 succursales situées dans la région ( ces magasins sont désignés par un numéro que leur attribuent les Coopérateurs de Paris :

N°387 Mitry le Neuf

N°389 Villeparisis Gare

N°390 Villeparisis, avenue de la Gare

N°391 Villeparisis, avenue Charles Gide

N°392 Vert Galant

N°394 Claye-Souilly (gérants : 1910- 1930 M&Mme Fostier, 1930-1950 M&Mme Charitat Victor, 1951-1953 M&Mme Cheverry).

 

 

Le magasin des coopérateurs, dit «  La Coop », se nomme à sa création, «  l’Avenir de Claye ». Le créateur, vers 1910, est M. Fostier. Fondateur et directeur de la Société, il faisait ses achats de marchandises en commun avec les Coopérateurs de l’Action Ouvrière de Villeparisis dont le directeur, M. Marcel Leconte, était son neveu. Les deux  sociétés étaient associées pour leurs achats mais elles avaient conservé leur indépendance de gestion.

 

                                                                                           Aline Buffet

D’après un article de M Cheverry, paru dans «  CLIO » N°50-1/2005 de la Société d’Histoire de Claye et ses environs.

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22 juillet 2009 3 22 /07 /juillet /2009 07:53

Au début du 20ème siècle, et surtout après la Première Guerre mondiale, les Parisiens vont loger dans la banlieue. Mais il leur faut un moyen de transport pour aller à Paris. Villeparisis et sa gare est donc un lieu intéressant. Dès 1920, des défrichements commencent avec le lotissement du «  bois de la Reneuse » (pour l’Arneuse), là ou se trouve maintenant le quartier du centre Leclerc.





Grâce à une loi aidant la construction des lotissements, la loi Loucheur de 1928, les constructions se multiplient. Ainsi naissent les nouveaux lotissements du «  Vert Bocage », des «  Bleuets », du « Val du Muguet ».

La manière dont furent constitués ces lotissements est bien visible sur le plan de la commune : au nord du vieux pays, dans un triangle délimité par la route de Paris, l’avenue de la Gare (avenue du Général de Gaulle) et la route de Vaujours (avenue Eugène Varlin), de nouvelles rues parallèles apparaissent dessinant un quadrilatère régulier. Certaines portent des noms bucoliques : Rossignols, Fauvettes, Grillons. Plus tard, certaines prirent le nom d’hommes célèbres : Anatole France, Mistral, Lamartine, Pasteur, Lavoisier….

 


Les maisons et surtout les rues n'étaient pas très confortables. La ville fut même surnommée "Villepatauge". Les habitants allaient en sabots à la gare et mettaient des chaussures pour aller travailler.


En 1914, il y avait 910 habitants, 996 en 1921 et 3011 en 1926. On comptera 5100 habitants en 1939.

 

Sabots de Villeparisiens (musée)

 

 

 

Source : Villeparisis et son passé

CP :F.G. 

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15 juillet 2009 3 15 /07 /juillet /2009 07:55

MENUS

 


REPAS DE MARS 1915  A VILLEPARISIS


Cantonnement du 122ème régiment territorial d'Infanterie (Montpellier):
dîner offert par les sous-officiers de la 7ème compagnie à l'un de leurs camarades promu adjudant
le 5 mars 1915 

 

Cantonnement du 122ème régiment territorial d'Infanterie 
Diner offert aux sous-officiers de la 7ème compagnie par un adjudant nouvellement promu
le 9 mars 1915



Source : Claude Cajat, La Brie Gourmande. Amattéis

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12 juillet 2009 7 12 /07 /juillet /2009 07:32

En septembre 1914, les troupes ennemies avancèrent sur la Marne jusqu’aux alentours de Meaux. Les autorités militaires constituèrent une ligne de défenses devant Paris : des soldats français furent cantonnés à Villeparisis, où ils logeaient chez l’habitant. Ils creusèrent des tranchées au bas de la colline de Montzaigle, construisirent quelques ouvrages défensifs.

 

Le 5 septembre 1914, le premier coup de canon de la bataille de la Marne est tiré de Monthyon, un petit village à une quinzaine de kilomètres de Villeparisis. Le poète Charles Péguy meurt à Villeroy, juste à côté de Monthyon. Le 6 septembre, la défense de Paris s'organise sous le commandement du général Joffre. On aurait aperçu des soldats allemands près de la ferme de Grosbois. Le 7 septembre, la 6ème armée reçoit des renforts par la voie ferrée. 6000 hommes rejoignent même le front par les fameux taxis de la Marne en passant par la nationale 2. Certains taxis seraient revenus en passant par Villeparisis. Le 9 septembre, le général Maunoury installe son poste de commandement à la mairie de Claye et ce même jour, les Allemands renoncent à avancer sur Paris et se replient.

 La bataille la Marne est la première victoire française de cette longue guerre. Elle a permis de sauver Paris. Villeparisis, petit village de 910 habitants a failli être envahi mais a vu passer une partie de l'armée de contre-attaque. Trente quatre Villeparisiens sont morts lors de cette guerre. Quelques années plus tard, on trouvera sous terre un canon de mitrailleuse.

 

Le monument aux morts, inauguré le 20 juin 1948, après une souscription publique.


 

 

Fantassins du 68ème Territorial, cantonnés à Villeparisis (novembre 1914)

 

 

 

 

Sources : Villeparisis et son Histoire

CP : F.G

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5 juillet 2009 7 05 /07 /juillet /2009 07:59

Le Pavé de Mitry

Modification de territoire

(Mitry-Villeparisis)

1897-1927

 

 

Mitry était au début du XIXème siècle le plus grand village du département. Lorsqu’en 1839 Mory fut réuni à Mitry, la nouvelle commune avait une étendue d’environ 3200ha et une population de 1400 habitants.

Elle était alors séparée de Villeparisis par des bois épais : bois de Saint-Denis, bois de la Planche, bois et marais de « l’Arneuse ».

  

C’est ainsi que, déjà avant 1789, un grand chemin traversait les bois en direction de Villeparisis et de la route d’Allemagne, chemin entretenu par Mitry. D’abord appelé «  le chemin de Mitry à la route d’Allemagne », il prit ensuite le nom de « Pavé de Mitry ».

 

 

 

 

   

Entre Tremblay et Souilly le canal de l’Ourcq a été creusé entièrement sur les territoires de Mitry et Mory. Le 7 août 1845, un arrêté préfectoral accorda à Villeparisis une bande de terrain d’environ 25m de large, le long de la rive gauche du canal afin de permettre d’utiliser le canal qui passait à proximité de la briqueterie et des plâtrières.

 

 

 

En 1881, la compagnie du Nord proposa aux communes la construction d’une «  halte »au lieu-dit «  le Pont de Mitry », endroit où le Pavé de Mitry enjambait le canal grâce au pont nouvellement construit. Villeparisis et Mitry se déclarèrent parties prenantes, car ce nouveau mode de transport assurait une liaison plus rapide avec Paris.

 

 

 

 

 

 

La halte fut construite  en 1883 sur le territoire de Mitry, puisque la ligne ne traversait que le territoire de Mitry. Elle fut appelée «  Villeparisis », décision prise par le conseil municipal de Mitry-Mory le 22-09-1897.

La ville de Villeparisis mit en chantier la construction d’une route allant du village à la halte. Cette «  route de la gare » est l’actuelle avenue du Général de Gaulle, mais avant d’arriver à la halte, elle traversait le territoire de Mitry sur environ 500m. Elle devait être entretenue par les usagers.

 

 

 

Le 15 août 1897, invoquant le manque de ressources et se réclamant de l’article 3 de la loi du 5 avril 1884, Villeparisis a demandé une modification de frontière, afin que le canal devienne sa frontière nord. Evidemment, les habitants de Mitry et le conseil municipal se sont opposés à cette demande.

A Villeparisis la route de la gare était très fréquentée et les habitants réclamaient des trottoirs. Ce fut une nouvelle occasion pour la commune de rappeler que sur 1265m de route, 527 étaient sur Mitry qui se désintéressait de ce chemin et de relancer l’affaire.

Dès lors, enquêtes, travaux de commission, rapports, débats se poursuivirent  jusqu’en 1927.

Finalement le territoire de Mitry-Mory limité par la voie ferrée et le ruisseau de Croûle-Cul a été rattaché à la commune de Villeparisis par décret du Président de la République en conseil d’état le 9 décembre 1927.

 

 

Source : Les amis du passé de Mitry. Gisèle Savin.

CP : F.G

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28 juin 2009 7 28 /06 /juin /2009 07:23

Travaux de Henri Clutin en Ecosse




A plan of Aymouth, or Eyemouth, [Berwickshire] taken in 1557, in which year it was fortified by Henri Clutin, Sieur d’Oysell et de Ville Parisis

 

Plan d’Aymouth ou Eyemouth ( Berwickshire) réalisé en 1557, année où la ville fut fortifiée par Henri Clutin, sieur d’Oysell et de Villeparisis.


 

This is a plan of Eyemouth in the south east of Scotland. Its strategic importance is notable due to its proximity to Berwick upon Tweed on the Anglo-Scottish border. The walled town of Eymouth (Aymouth) is shown by two long streets of generalised house structures. Entrance points in the walls are indicated. The fort is shown to the left of the town and is defended by cannons. In the 16th century the Scots were the recipients of military aid from their allies the French. During the regency of Mary of Guise the French provided the Scots with border defences against English invasion by the building of modern fortresses. A scale bar is included in this plan which dates the plan to 1557.

 

 

Voici un plan d’Eyemouth au sud-est de l’Ecosse. L’importance stratégique de cette ville est notamment due à sa proximité de Berwick upon Tweed à la frontière entre l’Ecosse et l’Angleterre.Sur ce plan, on peut remarquer les remparts, deux grandes rues  bordées de maisons ainsi que les entrées dans les remparts ; à gauche de la ville, on voit le fort défendu par des canons. Au 16ème siècle, les Ecossais recevaient une aide militaire de leur alliés, les Français. Pendant la régence de Marie de Guise, les Français ont aidé les  Ecossais à se défendre contre l’invasion anglaise en construisant le long de  la frontière des forteresses modernes. Une échelle est incluse dans ce plan qui date de 1557.

 

Traduction : Danielle Thénault

Source : British LibraryUK/onlinegallery/onlineex/unvbrit/a/zo

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