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  • : Villeparisis - Histoire
  • : blog de la Société d'Histoire de Villeparisis - Association Villeparisis et son passé (77270)
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Musée d'Histoire-Villeparisis


Parc Honoré de Balzac

60 rue Jean Jaurès 

77270 VILLEPARISIS

 Ouverture tous les samedis matins

de 10h à 12h

et sur rendez-vous

  Entrée gratruite

 
 
 
 
29 avril 2009 3 29 /04 /avril /2009 06:58

L’ECOLE A VILLEPARISIS SOUS LE SECOND EMPIRE


Avant la Révolution, on ne peut guère parler d’école publique : même si un registre mentionne le nom de Louis Tacouet, mort en 1674. L’éducation était du ressort de l’église. Le premier instituteur identifié à Villeparisis fut Denis Lemaire en 1790 auquel succéda Jean-Jacques Guët. La classe se tint d’abord dans une maison offerte par le citoyen Delahaye, ensuite dans l’ancien presbytère jusqu’en 1796 quand il fut vendu comme bien national.


 

La première école


Entre cette date et 1862, l’école déménagea plusieurs fois, dans un local situé rue du Pin, entre autres, local plutôt malsain, parait-il. Le premier instituteur titulaire d’un brevet (institué par la loi de 1833) fut Antoine Chevance.

 

En 1862, l’auberge du Grand Monarque, rachetée en deux fois par la commune, fut le cadre de la nouvelle mairie-école. M. de Ruzé  fit beaucoup pour améliorer la qualité de l’enseignement, notamment par l’achat de livres.

Un projet d’une  classe de filles vit sa  réalisation en 1885 lors de l’acquisition complète du Grand Monarque (l’inauguration eut lieu le 29 novembre 1885). Cette classe fut confiée à Mme Mary, épouse de l’instituteur en place.

Les élèves n’étaient guère nombreux et bien peu poursuivaient jusqu’au certificat d’études  qui fut mis en place, par une circulaire, le 20 août 1866 , grâce à une impulsion de Victor Duruy et qui fut institué le 28 mars 1882 par une loi de Jules Ferry.  Par cette loi, l’instruction primaire devint obligatoire de 6 à 13 ans. En 1867, l’examen comporte 3 épreuves écrites :

(orthographe,style,calcul) et 5 épreuves orales (lecture, histoire sainte, grammaire,calcul au tableau, système métrique). L’écriture est évaluée sur le texte de la dictée. L’examen est obtenu si le candidat obtient la moyenne à l’ensemble des épreuves et s’il n’a pas fait plus de 10 fautes à sa dictée.

De 1874 à 1888, 41 enfants seulement l’obtinrent ( 22 garçons et 19 filles)

Mais Villeparisis fournissait des lauréats aux concours généraux d’arrondissement : Eugène Leroux, accessit en 1875, Emilien Parmentier en 1877, Hyppolite Ménécier en 1878, Louise Chartier en 1879 et Léon Risch qui obtint en 1881 le prix du conseil général.

 

 

L’école mairie



Plan de l'école

Sources : E.Soitel : Villeparisis

Villeparisis et son histoire

Villeparisis : jadis et naguère de J.Lime

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25 avril 2009 6 25 /04 /avril /2009 06:57

L’ancien presbytère avait été vendu comme bien national (il avait servi d’école à partir de 1794) et de 1796, quand le culte avait été rétabli  jusqu’en 1826, le curé logeait en ville, sans avoir de résidence officielle. En 1826, la commune acheta la maison Charbonnier à l’angle de la ruelle aux Vins où on installa un presbytère inconfortable qui jouxta, ensuite, le cimetière déplacé de devant l’église en 1834.

Comme il menaçait ruine en 1862, M. de Ruzé jugea opportun de vendre cette masure et de reconstruire un nouveau presbytère : il acheta un terrain à François Champs (ancien maire) et le nouveau presbytère fut construit entre 1869 et 1871. Le curé était Nicolas Lenfant qui avait succédé à Pierre  Picout en 1865.

L’église Saint-Martin fut aussi remise en état : on installa un autel de marbre, un confessionnal, des vitraux et des bancs. Une nouvelle cloche, plus lourde que la seule qui restait de l’Ancien Régime, fut baptisée le 15 novembre 1863 par le curé Picout, sous le nom d’Emilie Camille. La commune l’avait acquise pour 934F auprès du fondeur Hildebrand. Enfin le mécanisme de l’horloge fut rénové en 1872.



Cartes postales :collection privée

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13 avril 2009 1 13 /04 /avril /2009 07:00

Vers 1860, Villeparisis avait beaucoup perdu de son lustre : les auberges disparaissaient, faute de clientèle, il en était de même pour les vignerons et les petits commerces.


La prospérité venait des carrières et de l’agriculture : le commerce des « pailleux » qui fournissaient en paille le marché aux bestiaux de La Villette apparut dans ces années .

 

 

La maison des « pailleux »,  située Rue de Ruzé, détruite en février 2009.

 

L’eau et les fontaines

 

Le problème principal était celui de l’eau (qui se posait depuis le Moyen-Age). Il fut, en partie, résolu en 1868 quand M de Ruzé fit installer une citerne en bordure de la rue de Courtry pour collecter les eaux de plusieurs sources. De là, des canalisations conduisaient les eaux aux bornes. La fontaine la plus gracieuse était encastrée dans la façade de la mairie : c’était un bassin surmonté d’un monument avec le buste de M de Ruzé. Cette statue de bronze fut enlevée en 1940/41.

 


Le monument portait cette mention flatteuse :

A Monsieur A-F de Ruzé

La commune de Villeparisis reconnaissante

1885

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7 avril 2009 2 07 /04 /avril /2009 07:00
Le Second Empire à Villeparisis fut surtout l’époque de M.Foissier de Ruzé, qui fut maire de 1862 à 1872 et dont le ministère eut d’heureux effets sur la commune.



 


Portrait de M de Ruzé ( musée de l’Histoire)

 


Le 29 juillet 1862, il inaugura la nouvelle mairie dans une partie de l’auberge du Grand Monarque.

 

 

                                                                      

 

Le bureau de poste créé le 1er novembre 1784 avait été supprimé par arrêté le 23 juin 1797. Le courrier partait des bureaux les plus proches : Livry et surtout Claye. Le bureau de Claye avait été ouvert  vers 1710.

Vers 1855, Villeparisis eut son bureau ; en 1862, la directrice était Melle Berthiot. En 1880, le télégraphe fonctionna, mais le téléphone n’entra en fonction qu’après 1900.

Ce bureau était situé dans la mairie, rue de Ruzé

 

Sur la carte postale précédente, on aperçoit, en bas de l’horloge, la niche qui abritait le buste de M de Ruzé, bienfaiteur de la ville et maire de 1858 à1872.

Trois portes desservent le bâtiment : la grande porte pour les écoles, la plus petite pour la mairie, la dernière à gauche, pour les postes et télégraphes.

 

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16 mars 2009 1 16 /03 /mars /2009 07:56

Un peu avant 1840, les carrières de gypse furent mises en exploitation sur le territoire de la commune; elles connurent un certain développement car la recrudescence des constructions à Paris renforça le besoin en matériaux, notamment en plâtre. Le canal de l’Ourcq servait de moyen de transport privilégié. On alla jusqu’à construire un chemin de fer à voie étroite pour acheminer les productions jusqu’au canal.

Il y eut jusqu’à dix carrières à Villeparisis: neuf à ciel ouvert et une souterraine. Elles étaient situées au bois de Maulny, à Montzaigle, en bordure du chemin de Villeparisis à Villevaudé, et au lieu-dit Les Viormes. Le principal propriétaire était M. d’Andlau, qui occupait le château de Villeparisis. La commune exploitait elle-même la seule carrière souterraine, située non loin de Montzaigle.

Certaines furent rapidement abandonnées, celles de Maulny furent comblées et la carrière souterraine fut transformée en champignonnière.

Vers 1881, l’ensemble fut concédé à la Société des carrières à plâtre du bassin de Paris. C’était l’industrie principale du village (800 habitants environ à cette époque). Une plâtrière fut installée par cette société au bord du canal.

Les carrières furent ensuite la propriété de la Société Lambert qui possédait d’autres sites dans le bassin parisien : Cormelles en Parisis notamment.

Aujourd'hui, elle est exploitée à nouveau à ciel ouvert (zone de 142ha) par le groupe BPB Placo. Le PIG (plan d’intérêt général) confirmé le 15 janvier 2007 concerne désormais deux exploitants simultanés : les sociétés Lafarge et BPB-St Gobain.

Le gypse est transformé en plâtre à l’usine de Vaujours (Seine-Saint-Denis).

 

Ces carrières de gypse étaient déjà citées dans le terrier de la seigneurie de Claye établi en 1547 et 1548, ce qui laisse à penser que ce site est exploité depuis fort longtemps. Les première et deuxième masses ont été extraites.

Source :Villeparisis et son Histoire



 

Exemples de gypse (fer de lance) - collection musée d’Histoire Locale de Villeparisis




 


Cartes postales- Collection privée

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24 février 2009 2 24 /02 /février /2009 07:39

Alexandre de Berny


Lorsque Balzac fait faillite en I828, Madame de Berny confie l’entreprise à son fils Alexandre, alors âgé de 19ans (1809-1881) Alexandre De Berny, après avoir pris possession de la fonderie  supprima la particule et transforma son patronyme en Deberny de façon à ne pas ternir son nom d’homme d’affaire  en utilisant le titre aristocratique de son père.

Il fit prospérer la fonderie et racheta les parts de ses associés. En 1877, il s’associa avec Charles Tuleu, son fils illégitime (dont la mère aurait été fermière). Alexandre Deberny était également Saint-Simonien, il fut un des organisateurs des retraites ouvrières et il institua la participation du personnel aux bénéfices.

 

En 1881, Charles Tuleu hérita de l’entreprise à la mort de son père. Il acheta l’hôtel de Bourrienne le 21 janvier 1886 et il fit construire au fonds du jardin des ateliers pour y installer la fonderie de caractères d’imprimerie ; cette même année, il épousa Jeanne Peignot.


Il géra la fonderie seul jusqu’en 1914 ; n’ayant pas d’enfant, il proposa une fusion avec l’entreprise de Peignot, fonderie rivale ; mais sa femme, Jeanne Peignot, s’opposa à cette fusion avec l’entreprise de son frère. Tuleu, s’associa, donc, avec un ancien camarade de classe, Girard, qui prit, seul, la tête de la fonderie quand Tuleu prit sa retraite en 1921. Puis, il fusionna avec Peignot en 1923 pour prendre le nom de Fonderie Deberny & Peignot qui disparaîtra en 1972.


En 1943, M & Mme Tuleu étant décédés, leurs neveux  prirent la charge de l’hôtel de Bourrienne que leurs descendants occupent toujours.

 

Hôtel de Bourrienne 




Source :

History of the Fonderie DEBERNY et PEIGNOT (1948-1972)

Adapted from : « Deberny et Peignot : La Belle Epoque de la Typographie »

Caractère.vol 12, 1975, p.34

Et Rochester Institute of Technology NY USA ;traduction :Danielle Thénault



 

Caractères et règle Fonderie Deberny – Musée de l’Histoire à Villeparisis


Spécimen de la fonderie Deberny (1828)

 

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18 février 2009 3 18 /02 /février /2009 07:35

Les de Bernez étaient originaires du Piémont, une branche émigra en Picardie, où le patronyme se transforma en de Berny. Gabriel de Berny, conseiller à la Cour Royale  épousa à Livry  Louise-Antoinette-Laure Hinner, âgée de  seize ans  le 8 avril 1783.


En 1815, les époux de Berny acquirent à Villeparisis une maison qui se trouvait à l’extrèmité du village au nord de la route de Paris ( aujourd’hui, rue de Ruzé). Ils y passaient les étés avant de regagner Paris. Outre le père et la mère, la famille se composait de quatre filles : Emilie Gabrielle qui se maria en 1819, Augustine Jeanne, Louise Emmanuelle ( connue sous le prénom d’Elisa), Laure Alexandrine et de trois garçons : Lucien Charles Alexandre, Armand Marie, Antoine Ange. Un garçon était mort en 1814 et une fille en 1816.


En 1832, la famille de Berny ayant éprouvé des revers de fortune ( dont Balzac eut une part)vendirent la propriété pour s’installer à Saint-Firmin dans l’Oise.


Le conseiller de Berny avait sauvé le Palais de Justice en 1830 ; devenu aveugle, il prit sa retraite en 1840 et décéda en 1851 à l’âge de 82 ans.     


Madame de Berny mourut le 27 juillet 1836 dans les bras de son fils Alexandre dans sa propriété de La Bouleaunière à Grez sur Loing où elle fut enterrée.  Balzac, à ce moment était en voyage.


Voici la lettre adressée à Balzac par Alexandre : « Voici une lettre de deuil, cher Honoré ; après dix jours de souffrances(…).notre mère a succombé ce matin.(….)Avant sa maladie, elle classa ses lettres(….)un paquet contient toute votre correspondance(…..)j’ai l’ordre formel de l’incendier, dans une heure, j’y mettrai le feu. » ( collection Lowenjoul)

Sources :Villeparisis de E.Soitel


 La  Bouleaunière

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23 novembre 2008 7 23 /11 /novembre /2008 08:02

Les loisirs au XXème siècle - la pêche


 
La maison du garde-pêche




La baignade : Fête du 14 juillet 1924

Les Villeparisiens ont appris à nager dans le canal.Il n'y avait pas de piscine à l'époque, ni de base
de loisirs.L'eau y était fraiche et non polluée. La nage fut interdite quand des cas de poliomyélite
se déclarèrent dans les années 1950-60.












Le 14 juillet 1924 fut fêté particulièrement par l'Union sportive Vilparisienne(sic), créee en décembre
1923.


Le Petit Robinson
Ce débit de boissons était un lieu de rencontre. Au bas de l"escalier, se trouvait le kiosque du marchand
 de journaux.






Le transport des marchandises



Une lavandière

Le canal servait aussi de lavoir.


Cartes postales (collection privée - FG)


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18 novembre 2008 2 18 /11 /novembre /2008 08:20

Napoléon vint inspecter les travaux sur le territoire de Sevran, et vu l’état des berges, il ne put aller jusqu’à Claye que par la route. Le cortège emprunta, donc, la route d’Allemagne (RN3 actuelle), ce qui lui fit traverser Villeparisis en grande pompe le 28 février 1803.

Comme il était utilisé comme voie de communication entre Paris et Meaux, de multiples embarcadères furent établis sur ses rives et, pour éviter l’évaporation de l’eau, les bords furent plantés de peupliers.

La mise en eau du bassin de La Villette a lieu  le 2 décembre 1808. Ensuite le 15 août 1809, les eaux de la Beuvronne coulent à la Fontaine des Innocents à Paris, puis le 15 août 1813, le premier bateau part de Claye et arrive à La Villette.


En 1866, un décret de Napoléon III autorise le pompage de la Marne pour parfaire le débit du canal de l’Ourcq en période d’étiage. On entreprend, alors, la construction de l’usine élévatoire de Trilbardou et celle de Villers-les-Rigault à Isles-les-Meldeuses.
 



Les flûtes de l’Ourcq

  

Elles ne portent pas de nom, seulement des numéros. Ces péniches, appelées « flûtes » étaient construites spécialement pour ce canal, dont le gabarit réduit n’acceptait pas la navigation des péniches standard qui circulaient sur les autres cours d’eau. Elles étaient construites sur plusieurs chantiers installés sur le canal, en particulier à Lizy- sur-Ourcq.

 

Trois flûtes d'Ourcq dans le bassin de l'Arsenal, à Paris, dans les années 1930 


 Au même endroit, sur l'autre rive, d'autres flûtes d'Ourcq. Remarquer les numéros sur l'étrave : les flûtes d'Ourcq ne portent pas de nom


 Une flûte en cours de chargement à Mareuil, au début du XXe siècle

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12 novembre 2008 3 12 /11 /novembre /2008 08:13

Historique



Le projet de percement d’un canal susceptible d’alimenter en eau potable la capitale vit le jour dès l’Ancien Régime : sous Henri IV et Louis XIV, on eut l’idée d’exploiter le cours de l’Ourcq, petite rivière d’Ile de France qui prend sa source en forêt de Ris (département de la Marne). Des travaux furent entrepris vers 1676 par Paul Riquet, l’ingénieur qui fit percer le canal du Midi.

C’est Napoléon qui prit la décision car les besoins en eau de Paris croissaient rapidement ; le décret fut signé le 29 Floréal an X (19 mai 1802). La première pierre est posée le 23 septembre. Le financement est pris sur le produit de l’octroi, complété par une taxe sur les vins. Le décret ordonne l'ouverture d'un canal de dérivation de la rivière de l'Ourcq, vers un bassin de la ville, situé près du village de la Villette, et l'ouverture d'un canal qui part de la Seine (au-dessus du bassin de l'Arsenal) et rejoint les bassins de La Villette.


Le projet initial est soumis en janvier
1804. Il comporte la grande originalité de concevoir un canal à la fois navigable, et donc avec une vitesse de flux lente, et d'eau potable, pour lequel il faut absolument éviter les eaux stagnantes (tels dans les biefs d'écluses). Sa troisième fonction consiste à alimenter les canaux Saint-Martin et Saint-Denis, conçus en même temps dans le but d'éviter aux bateaux la dangereuse traversée de Paris par la Seine au courant vif et pas encore régularisée par les barrages qui seront construits au cours de la seconde moitié du XIXe siècle.

Ce canal établi sur une pente de 10m environ aurait une longueur de 108km entre Port aux Perches, près de Silly la Poterie (Aisne) et le bassin de La Villette. Les travaux de percement commencèrent en mars 1805 sous la direction de l’ingénieur Girard.

 

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