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  • : Villeparisis - Histoire
  • : blog de la Société d'Histoire de Villeparisis - Association Villeparisis et son passé (77270)
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Musée d'Histoire-Villeparisis


Parc Honoré de Balzac

60 rue Jean Jaurès 

77270 VILLEPARISIS

 Ouverture tous les samedis matins

de 10h à 12h

et sur rendez-vous

  Entrée gratruite

 
 
 
 
24 février 2009 2 24 /02 /février /2009 07:39

Alexandre de Berny


Lorsque Balzac fait faillite en I828, Madame de Berny confie l’entreprise à son fils Alexandre, alors âgé de 19ans (1809-1881) Alexandre De Berny, après avoir pris possession de la fonderie  supprima la particule et transforma son patronyme en Deberny de façon à ne pas ternir son nom d’homme d’affaire  en utilisant le titre aristocratique de son père.

Il fit prospérer la fonderie et racheta les parts de ses associés. En 1877, il s’associa avec Charles Tuleu, son fils illégitime (dont la mère aurait été fermière). Alexandre Deberny était également Saint-Simonien, il fut un des organisateurs des retraites ouvrières et il institua la participation du personnel aux bénéfices.

 

En 1881, Charles Tuleu hérita de l’entreprise à la mort de son père. Il acheta l’hôtel de Bourrienne le 21 janvier 1886 et il fit construire au fonds du jardin des ateliers pour y installer la fonderie de caractères d’imprimerie ; cette même année, il épousa Jeanne Peignot.


Il géra la fonderie seul jusqu’en 1914 ; n’ayant pas d’enfant, il proposa une fusion avec l’entreprise de Peignot, fonderie rivale ; mais sa femme, Jeanne Peignot, s’opposa à cette fusion avec l’entreprise de son frère. Tuleu, s’associa, donc, avec un ancien camarade de classe, Girard, qui prit, seul, la tête de la fonderie quand Tuleu prit sa retraite en 1921. Puis, il fusionna avec Peignot en 1923 pour prendre le nom de Fonderie Deberny & Peignot qui disparaîtra en 1972.


En 1943, M & Mme Tuleu étant décédés, leurs neveux  prirent la charge de l’hôtel de Bourrienne que leurs descendants occupent toujours.

 

Hôtel de Bourrienne 




Source :

History of the Fonderie DEBERNY et PEIGNOT (1948-1972)

Adapted from : « Deberny et Peignot : La Belle Epoque de la Typographie »

Caractère.vol 12, 1975, p.34

Et Rochester Institute of Technology NY USA ;traduction :Danielle Thénault



 

Caractères et règle Fonderie Deberny – Musée de l’Histoire à Villeparisis


Spécimen de la fonderie Deberny (1828)

 

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18 février 2009 3 18 /02 /février /2009 07:35

Les de Bernez étaient originaires du Piémont, une branche émigra en Picardie, où le patronyme se transforma en de Berny. Gabriel de Berny, conseiller à la Cour Royale  épousa à Livry  Louise-Antoinette-Laure Hinner, âgée de  seize ans  le 8 avril 1783.


En 1815, les époux de Berny acquirent à Villeparisis une maison qui se trouvait à l’extrèmité du village au nord de la route de Paris ( aujourd’hui, rue de Ruzé). Ils y passaient les étés avant de regagner Paris. Outre le père et la mère, la famille se composait de quatre filles : Emilie Gabrielle qui se maria en 1819, Augustine Jeanne, Louise Emmanuelle ( connue sous le prénom d’Elisa), Laure Alexandrine et de trois garçons : Lucien Charles Alexandre, Armand Marie, Antoine Ange. Un garçon était mort en 1814 et une fille en 1816.


En 1832, la famille de Berny ayant éprouvé des revers de fortune ( dont Balzac eut une part)vendirent la propriété pour s’installer à Saint-Firmin dans l’Oise.


Le conseiller de Berny avait sauvé le Palais de Justice en 1830 ; devenu aveugle, il prit sa retraite en 1840 et décéda en 1851 à l’âge de 82 ans.     


Madame de Berny mourut le 27 juillet 1836 dans les bras de son fils Alexandre dans sa propriété de La Bouleaunière à Grez sur Loing où elle fut enterrée.  Balzac, à ce moment était en voyage.


Voici la lettre adressée à Balzac par Alexandre : « Voici une lettre de deuil, cher Honoré ; après dix jours de souffrances(…).notre mère a succombé ce matin.(….)Avant sa maladie, elle classa ses lettres(….)un paquet contient toute votre correspondance(…..)j’ai l’ordre formel de l’incendier, dans une heure, j’y mettrai le feu. » ( collection Lowenjoul)

Sources :Villeparisis de E.Soitel


 La  Bouleaunière

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23 novembre 2008 7 23 /11 /novembre /2008 08:02

Les loisirs au XXème siècle - la pêche


 
La maison du garde-pêche




La baignade : Fête du 14 juillet 1924

Les Villeparisiens ont appris à nager dans le canal.Il n'y avait pas de piscine à l'époque, ni de base
de loisirs.L'eau y était fraiche et non polluée. La nage fut interdite quand des cas de poliomyélite
se déclarèrent dans les années 1950-60.












Le 14 juillet 1924 fut fêté particulièrement par l'Union sportive Vilparisienne(sic), créee en décembre
1923.


Le Petit Robinson
Ce débit de boissons était un lieu de rencontre. Au bas de l"escalier, se trouvait le kiosque du marchand
 de journaux.






Le transport des marchandises



Une lavandière

Le canal servait aussi de lavoir.


Cartes postales (collection privée - FG)


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18 novembre 2008 2 18 /11 /novembre /2008 08:20

Napoléon vint inspecter les travaux sur le territoire de Sevran, et vu l’état des berges, il ne put aller jusqu’à Claye que par la route. Le cortège emprunta, donc, la route d’Allemagne (RN3 actuelle), ce qui lui fit traverser Villeparisis en grande pompe le 28 février 1803.

Comme il était utilisé comme voie de communication entre Paris et Meaux, de multiples embarcadères furent établis sur ses rives et, pour éviter l’évaporation de l’eau, les bords furent plantés de peupliers.

La mise en eau du bassin de La Villette a lieu  le 2 décembre 1808. Ensuite le 15 août 1809, les eaux de la Beuvronne coulent à la Fontaine des Innocents à Paris, puis le 15 août 1813, le premier bateau part de Claye et arrive à La Villette.


En 1866, un décret de Napoléon III autorise le pompage de la Marne pour parfaire le débit du canal de l’Ourcq en période d’étiage. On entreprend, alors, la construction de l’usine élévatoire de Trilbardou et celle de Villers-les-Rigault à Isles-les-Meldeuses.
 



Les flûtes de l’Ourcq

  

Elles ne portent pas de nom, seulement des numéros. Ces péniches, appelées « flûtes » étaient construites spécialement pour ce canal, dont le gabarit réduit n’acceptait pas la navigation des péniches standard qui circulaient sur les autres cours d’eau. Elles étaient construites sur plusieurs chantiers installés sur le canal, en particulier à Lizy- sur-Ourcq.

 

Trois flûtes d'Ourcq dans le bassin de l'Arsenal, à Paris, dans les années 1930 


 Au même endroit, sur l'autre rive, d'autres flûtes d'Ourcq. Remarquer les numéros sur l'étrave : les flûtes d'Ourcq ne portent pas de nom


 Une flûte en cours de chargement à Mareuil, au début du XXe siècle

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12 novembre 2008 3 12 /11 /novembre /2008 08:13

Historique



Le projet de percement d’un canal susceptible d’alimenter en eau potable la capitale vit le jour dès l’Ancien Régime : sous Henri IV et Louis XIV, on eut l’idée d’exploiter le cours de l’Ourcq, petite rivière d’Ile de France qui prend sa source en forêt de Ris (département de la Marne). Des travaux furent entrepris vers 1676 par Paul Riquet, l’ingénieur qui fit percer le canal du Midi.

C’est Napoléon qui prit la décision car les besoins en eau de Paris croissaient rapidement ; le décret fut signé le 29 Floréal an X (19 mai 1802). La première pierre est posée le 23 septembre. Le financement est pris sur le produit de l’octroi, complété par une taxe sur les vins. Le décret ordonne l'ouverture d'un canal de dérivation de la rivière de l'Ourcq, vers un bassin de la ville, situé près du village de la Villette, et l'ouverture d'un canal qui part de la Seine (au-dessus du bassin de l'Arsenal) et rejoint les bassins de La Villette.


Le projet initial est soumis en janvier
1804. Il comporte la grande originalité de concevoir un canal à la fois navigable, et donc avec une vitesse de flux lente, et d'eau potable, pour lequel il faut absolument éviter les eaux stagnantes (tels dans les biefs d'écluses). Sa troisième fonction consiste à alimenter les canaux Saint-Martin et Saint-Denis, conçus en même temps dans le but d'éviter aux bateaux la dangereuse traversée de Paris par la Seine au courant vif et pas encore régularisée par les barrages qui seront construits au cours de la seconde moitié du XIXe siècle.

Ce canal établi sur une pente de 10m environ aurait une longueur de 108km entre Port aux Perches, près de Silly la Poterie (Aisne) et le bassin de La Villette. Les travaux de percement commencèrent en mars 1805 sous la direction de l’ingénieur Girard.

 

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8 novembre 2008 6 08 /11 /novembre /2008 08:00

Depuis 1799, qu'il gouverne la France, Napoléon a remporté de nombreuses victoires.  Mais à partir de 1812, rien ne va plus et la France est envahie en 1814. Une bataille de la campagne de France s'est déroulée autour du château de Montzaigle.

En janvier 1814, les Prussiens de Blücher et les Autrichiens de Schwartzenberg marchèrent vers Paris, en suivant respectivement les vallées de la Marne et de la Seine.

L’Empereur se porta à leur rencontre avec ce qui restait de la Grande Armée et les « Marie-Louise », jeunes soldats hâtivement formés et dépourvus de l’expérience du feu.

Le 27 mars, après de terribles combats, les généraux français Compans et Ledru Desessarts se replièrent sur Claye, leurs positions à Meaux étant investies par les Prussiens.

Le 28 mars, Claye tomba entre les mains des Prussiens, et les Français s’installèrent à Villeparisis. Compans fortifia en hâte la ferme de Montzaigle. La cavalerie française chargea les Prussiens dans un dernier assaut : ce fut une épouvantable boucherie et au soir du 28 mars, la ferme de Montzaigle était totalement détruite, Villeparisis était tombée, Compans se retranchait au Vert Galant.

Le 29 mars, les Alliés tenaient tout le territoire entre Bondy, Aulnay, Villepinte et Villeparisis. C’est au château de Bondy que s’installèrent le Tsar de Russie et le Roi de Prusse.

Villeparisis avait été le théâtre d’une ultime charge héroïque  de la cavalerie française.

 


  Vestige du pavage de l’ancien château de Montzaigle, découvert en 1987 ( musée)

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4 novembre 2008 2 04 /11 /novembre /2008 08:55

En 1794, une maison d'école fit son apparition dans le village. Elle avait été offerte à la commune par le citoyen Delahaye.
Mais ce bâtiment fut bientôt converti en maison d'arrêt. L'école fut alors transférée dans l'ancien presbytère, devenu bien national et hâtivement aménagé en école primaire.

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18 octobre 2008 6 18 /10 /octobre /2008 08:52

Dans la nuit du 20 au 21 juin 1791, Louis XVI, la Reine Marie-Antoinette, leurs enfants et leur famille quittèrent secrètement Versailles pour rejoindre en Allemagne, les troupes autrichiennes et se mettre en sécurité.

 Des officiers venus de Paris réclamèrent qu’on arrête toutes les voitures pour les fouiller et tous les voyageurs qui n’auraient pas un laissez-passer signé du jour-même. Le procureur Mantion envoya un émissaire à Paris pour confirmation de cet ordre.

 

Voici le procès verbal, rédigé de la main de Mantion, le Procureur de la commune :

 «  l’an mille sept cent quatre vingt onze, le mardy vingt et un juin deux heures de Rellevée, Nous, soussignés officiers et soldats composant la garde nationale de Villeparisis et en conséquence d’un ordre verbal qui vient à l’instant de nous être donné de quatre officiers soi disant aides de camp et porteur des ordres de Monsieur de La Fayette nous faisant l’ordre de battre la générale et d’arrêter toutes voitures et voyageurs qui auraient des passeports antérieurs à la date d’aujourd’hui ; en conséquence des dits ordres, nous eestimons qu’un député de notre garde nationale dudit Villeparisis se transporte à la ville de Paris à l’effet de savoir si la dite garde doit laisser passer la voiture énoncée… »

 

 Pendant ce temps, Louis XVI et sa famille purent passer. La légende dit qu’il fut reconnu lors de son passage grâce à un louis d’or dont il gratifia un domestique ( ?). Ils furent arrêtés à Varennes le 21 juin et le 25 juin, traversèrent à nouveau Villeparisis, mais en direction de Paris.

 

Cette année 1791 vit naître un grave conflit entre les ouvriers agricoles et les propriétaires car les salaires étaient très bas. Compagnot de la Motte s’efforça de régler le conflit, mais il fut jugé trop modéré et destitué en novembre 1791, et Mantion devint maire.

 

En 1792, avec l’accord de la municipalité, le curé Marchand se maria en avril. Puis il eut des remords, fut condamné par son évêque et jeté en prison à Meaux. Le culte fut supprimé à Villeparisis et l’église Saint-Martin fut convertie en temple de la raison.

 

En 1794, une maison d’école fit son apparition dans le village : elle fut offerte à la commune par le citoyen Delahaye ; le bâtiment fut très vite converti en maison d’arrêt et l’école fut transférée dans l’ancien presbytère, devenu bien national.

 

Pendant la Terreur en 1793 et en 1794, le peuple de Paris afflua vers les campagnes et la population de Villeparisis s’accrut.

 

Sources : Villeparisis et son Histoire & Bref tableau de l’histoire de  Villeparisis de B.Ruff

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14 octobre 2008 2 14 /10 /octobre /2008 08:43

A partir de 1790, Villeparisis devint un village très agité. La route de Paris à Meaux, dont naguère venait la prospérité, était livrée aux brigands, aux étrangers qui semaient la terreur : au printemps 1790, il fallut prendre un décret pour préserver les champs que piétinaient les chemineaux, et dont le procureur Mantion acheta 600 livres le droit de surveillance : il devrait constater les délits et encaisser les amendes…

Il y eut beaucoup à constater : en septembre, les cloches de l’église sonnèrent toutes seules, ensuite on découvrit, devant la boulangerie, un poteau sur lequel était écrit : ceci est « une lanterne pour pendre les aristocrates ». Et surtout, le 9 janvier 1791, le courrier de la malle de Paris fut assassiné à Claye. Avec la permission de La Fayette, la Garde nationale, armée, s’installa sous le commandement de Mantion.

 
Sources : Villeparisis et son Histoire & Bref tableau de l’histoire de  Villeparisis de B.Ruff

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10 octobre 2008 5 10 /10 /octobre /2008 08:41

En 1789 et en 1790, de multiples réformes abolirent les circonscriptions de l’Ancien Régime et instaurèrent des départements, des municipalités et de nouveaux diocèses.

Le 21 février 1790 fut élue la première municipalité, conduite par Compagnot de la Motte. A l’ordre du jour, les finances, les loyers communaux, les dons patriotiques et les conséquences de la grêle de 1788.

 Le 4 mars 1790, le département de Seine et Marne fut créé ; Villeparisis était désormais dans le département de Seine et Marne, district de Meaux, canton de Claye et relevait du diocèse de Meaux.

Le curé Jean-Baptiste Marchand vota en décembre 1790 la Constitution civile du clergé. Il exerça pendant toute  la Révolution une très grande influence, de par son influence spirituelle et de par sa position de président de la  paroisse. Il prêta serment de fidélité à la nation et fit un don de trois cent livres sur les fonds de la paroisse.

 

Une autre figure semble avoir dominé la municipalité : celle de Pierre Louis Marsepoy, «  2ème notable ». Il fut élu collecteur des deniers royaux  pour l’année 1790 et à ce titre, il lui arriva une singulière mésaventure. Le 1er septembre, allant collecter des fonds chez le vieux Pléna à Claye, régisseur de Monsieur de Polignac qui possédait des terres à Villeparisis, il se fit si brutalement mettre à la porte qu’il porta plainte, attestant que sa vie avait été en danger. Plus tard il se signala comme un rude adversaire de l’Ancien Régime et en 1794, il fut Agent National (de son état, il était menuisier).

 

Il y avait aussi le sieur Bourgeois qui avait été chargé en 1789 de la tenue des comptes de la paroisse. Après une longue  instruction, il fut poursuivi pour « irrégularités » le 19 septembre 1790. Il avait considérablement gonflé le montant des frais de voyage qui ont été réduits de 234 livres à 36 livres!

Sources : Villeparisis et son Histoire & Bref tableau de l’histoire de  Villeparisis de B.Ruff

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