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  • : Villeparisis - Histoire
  • : blog de la Société d'Histoire de Villeparisis - Association Villeparisis et son passé (77270)
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Musée d'Histoire-Villeparisis


Parc Honoré de Balzac

60 rue Jean Jaurès 

77270 VILLEPARISIS

 Ouverture tous les samedis matins

de 10h à 12h

et sur rendez-vous

  Entrée gratruite

 
 
 
 
8 novembre 2008 6 08 /11 /novembre /2008 08:00

Depuis 1799, qu'il gouverne la France, Napoléon a remporté de nombreuses victoires.  Mais à partir de 1812, rien ne va plus et la France est envahie en 1814. Une bataille de la campagne de France s'est déroulée autour du château de Montzaigle.

En janvier 1814, les Prussiens de Blücher et les Autrichiens de Schwartzenberg marchèrent vers Paris, en suivant respectivement les vallées de la Marne et de la Seine.

L’Empereur se porta à leur rencontre avec ce qui restait de la Grande Armée et les « Marie-Louise », jeunes soldats hâtivement formés et dépourvus de l’expérience du feu.

Le 27 mars, après de terribles combats, les généraux français Compans et Ledru Desessarts se replièrent sur Claye, leurs positions à Meaux étant investies par les Prussiens.

Le 28 mars, Claye tomba entre les mains des Prussiens, et les Français s’installèrent à Villeparisis. Compans fortifia en hâte la ferme de Montzaigle. La cavalerie française chargea les Prussiens dans un dernier assaut : ce fut une épouvantable boucherie et au soir du 28 mars, la ferme de Montzaigle était totalement détruite, Villeparisis était tombée, Compans se retranchait au Vert Galant.

Le 29 mars, les Alliés tenaient tout le territoire entre Bondy, Aulnay, Villepinte et Villeparisis. C’est au château de Bondy que s’installèrent le Tsar de Russie et le Roi de Prusse.

Villeparisis avait été le théâtre d’une ultime charge héroïque  de la cavalerie française.

 


  Vestige du pavage de l’ancien château de Montzaigle, découvert en 1987 ( musée)

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4 novembre 2008 2 04 /11 /novembre /2008 08:55

En 1794, une maison d'école fit son apparition dans le village. Elle avait été offerte à la commune par le citoyen Delahaye.
Mais ce bâtiment fut bientôt converti en maison d'arrêt. L'école fut alors transférée dans l'ancien presbytère, devenu bien national et hâtivement aménagé en école primaire.

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18 octobre 2008 6 18 /10 /octobre /2008 08:52

Dans la nuit du 20 au 21 juin 1791, Louis XVI, la Reine Marie-Antoinette, leurs enfants et leur famille quittèrent secrètement Versailles pour rejoindre en Allemagne, les troupes autrichiennes et se mettre en sécurité.

 Des officiers venus de Paris réclamèrent qu’on arrête toutes les voitures pour les fouiller et tous les voyageurs qui n’auraient pas un laissez-passer signé du jour-même. Le procureur Mantion envoya un émissaire à Paris pour confirmation de cet ordre.

 

Voici le procès verbal, rédigé de la main de Mantion, le Procureur de la commune :

 «  l’an mille sept cent quatre vingt onze, le mardy vingt et un juin deux heures de Rellevée, Nous, soussignés officiers et soldats composant la garde nationale de Villeparisis et en conséquence d’un ordre verbal qui vient à l’instant de nous être donné de quatre officiers soi disant aides de camp et porteur des ordres de Monsieur de La Fayette nous faisant l’ordre de battre la générale et d’arrêter toutes voitures et voyageurs qui auraient des passeports antérieurs à la date d’aujourd’hui ; en conséquence des dits ordres, nous eestimons qu’un député de notre garde nationale dudit Villeparisis se transporte à la ville de Paris à l’effet de savoir si la dite garde doit laisser passer la voiture énoncée… »

 

 Pendant ce temps, Louis XVI et sa famille purent passer. La légende dit qu’il fut reconnu lors de son passage grâce à un louis d’or dont il gratifia un domestique ( ?). Ils furent arrêtés à Varennes le 21 juin et le 25 juin, traversèrent à nouveau Villeparisis, mais en direction de Paris.

 

Cette année 1791 vit naître un grave conflit entre les ouvriers agricoles et les propriétaires car les salaires étaient très bas. Compagnot de la Motte s’efforça de régler le conflit, mais il fut jugé trop modéré et destitué en novembre 1791, et Mantion devint maire.

 

En 1792, avec l’accord de la municipalité, le curé Marchand se maria en avril. Puis il eut des remords, fut condamné par son évêque et jeté en prison à Meaux. Le culte fut supprimé à Villeparisis et l’église Saint-Martin fut convertie en temple de la raison.

 

En 1794, une maison d’école fit son apparition dans le village : elle fut offerte à la commune par le citoyen Delahaye ; le bâtiment fut très vite converti en maison d’arrêt et l’école fut transférée dans l’ancien presbytère, devenu bien national.

 

Pendant la Terreur en 1793 et en 1794, le peuple de Paris afflua vers les campagnes et la population de Villeparisis s’accrut.

 

Sources : Villeparisis et son Histoire & Bref tableau de l’histoire de  Villeparisis de B.Ruff

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14 octobre 2008 2 14 /10 /octobre /2008 08:43

A partir de 1790, Villeparisis devint un village très agité. La route de Paris à Meaux, dont naguère venait la prospérité, était livrée aux brigands, aux étrangers qui semaient la terreur : au printemps 1790, il fallut prendre un décret pour préserver les champs que piétinaient les chemineaux, et dont le procureur Mantion acheta 600 livres le droit de surveillance : il devrait constater les délits et encaisser les amendes…

Il y eut beaucoup à constater : en septembre, les cloches de l’église sonnèrent toutes seules, ensuite on découvrit, devant la boulangerie, un poteau sur lequel était écrit : ceci est « une lanterne pour pendre les aristocrates ». Et surtout, le 9 janvier 1791, le courrier de la malle de Paris fut assassiné à Claye. Avec la permission de La Fayette, la Garde nationale, armée, s’installa sous le commandement de Mantion.

 
Sources : Villeparisis et son Histoire & Bref tableau de l’histoire de  Villeparisis de B.Ruff

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10 octobre 2008 5 10 /10 /octobre /2008 08:41

En 1789 et en 1790, de multiples réformes abolirent les circonscriptions de l’Ancien Régime et instaurèrent des départements, des municipalités et de nouveaux diocèses.

Le 21 février 1790 fut élue la première municipalité, conduite par Compagnot de la Motte. A l’ordre du jour, les finances, les loyers communaux, les dons patriotiques et les conséquences de la grêle de 1788.

 Le 4 mars 1790, le département de Seine et Marne fut créé ; Villeparisis était désormais dans le département de Seine et Marne, district de Meaux, canton de Claye et relevait du diocèse de Meaux.

Le curé Jean-Baptiste Marchand vota en décembre 1790 la Constitution civile du clergé. Il exerça pendant toute  la Révolution une très grande influence, de par son influence spirituelle et de par sa position de président de la  paroisse. Il prêta serment de fidélité à la nation et fit un don de trois cent livres sur les fonds de la paroisse.

 

Une autre figure semble avoir dominé la municipalité : celle de Pierre Louis Marsepoy, «  2ème notable ». Il fut élu collecteur des deniers royaux  pour l’année 1790 et à ce titre, il lui arriva une singulière mésaventure. Le 1er septembre, allant collecter des fonds chez le vieux Pléna à Claye, régisseur de Monsieur de Polignac qui possédait des terres à Villeparisis, il se fit si brutalement mettre à la porte qu’il porta plainte, attestant que sa vie avait été en danger. Plus tard il se signala comme un rude adversaire de l’Ancien Régime et en 1794, il fut Agent National (de son état, il était menuisier).

 

Il y avait aussi le sieur Bourgeois qui avait été chargé en 1789 de la tenue des comptes de la paroisse. Après une longue  instruction, il fut poursuivi pour « irrégularités » le 19 septembre 1790. Il avait considérablement gonflé le montant des frais de voyage qui ont été réduits de 234 livres à 36 livres!

Sources : Villeparisis et son Histoire & Bref tableau de l’histoire de  Villeparisis de B.Ruff

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6 octobre 2008 1 06 /10 /octobre /2008 08:36

Il a servi à noter toutes les plaintes des habitants :

Ils critiquent le haut clergé qui touche les revenus de la commune tout en résidant à Paris : les moines de Saint-Victor sont accusés « de s’engraisser des travaux et de la sueur des habitants », car l’Abbaye de Saint-Victor possédait une grande partie des terres de la commune depuis le Moyen-Age. Mais les Villeparisiens défendent le bas clergé, en fait leur curé «  qui n’a qu’ une portion congrue insuffisante, ce qui l’oblige à faire des dettes » ; non seulement, on demande  que le curé jouisse de moyens plus importants, mais aussi qu’il soit secondé par un vicaire. On espère de meilleures récoltes et que les nobles ne chassent plus sur les terres arables.



Cahier de doléances (musée de l’histoire)

Extraits du cahier







 Sources : Villeparisis et son Histoire & Bref tableau de l’histoire de  Villeparisis de B.Ruff

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4 octobre 2008 6 04 /10 /octobre /2008 08:34

A la fin de l’Ancien Régime, Villeparisis compte environ 300 habitants. Comme dans toute la France, en cette fin de règne de Louis XVI, Villeparisis connaît une période économique et sociale désastreuse, aggravée par les mauvaises récoltes de 1786 et de 1788. Le 13 juillet 1788, une grêle épouvantable s’est abattue sur les récoltes et le mécontentement gronde.

A l’occasion de la réunion des Etats Généraux de mai 1789, la population de Villeparisis rédigea un cahier de doléances : les auteurs s’appellent Delamotte ( futur maire de Villeparisis sous le nom de Compagnot de la Motte) et Dufour.

Sources : Villeparisis et son Histoire & Bref tableau de l’histoire de  Villeparisis de B.Ruff

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26 septembre 2008 5 26 /09 /septembre /2008 14:03

18 octobre 1958 – 18 octobre 2008 : Jubilé de Notre Dame de la Paix, à Villeparisis

En 1952, l’abbé Jean de Mallmann, aumônier de l’Ecole des Hautes Etudes Commerciales (HEC) assure le remplacement de Jean Espinasse ( ancien HEC), curé de Villeparisis, pendant ses vacances.

Villeparisis, ex-commune rurale, possédait une Eglise (l’Eglise Saint-Martin), dans le « Vieux Pays », tandis que vers la gare se développait la nouvelle agglomération, d’environ 10000 habitants, dépourvue d’église. On y disait la messe dans une chapelle en bois, avenue Garros (tout près de l’église actuelle).


La Chapelle de la Rue Garros en 1951

Jean Robert, chef de file, Alain Pineau, Bernard Clerc, Hubert Cloix et quelques autres, tous HEC, décident alors de se lancer dans ce pari fou et de faire bâtir une église par un architecte de grand renom : Maurice Novarina.

En 1954 un terrain est acheté à l’angle de l’avenue Garros et de l’avenue du Général de Gaulle en complément du terrain possédé par la paroisse.

 


« Villa des friches », qui s’élevait à l’emplacement de Notre Dame de la Paix

La première pierre de l’Eglise Notre Dame de la Paix est posée en 1955, et la première messe célébrée 3 ans plus tard.

Aussi connue sous le nom de « l’église des HEC », Notre Dame de la Paix est un joyau de l’art moderne.

Le clocher fut construit à compter de 1991, et les cloches qu’il contient, ont été bénites en 1993.

En 1995, un généreux donateur offrit un orgue électronique numérique.

 

Les grands artistes :

 

Maurice NOVARINA, architecte, à qui on doit l’église Saint-Michel à Evreux, l’église d’Assy ,celle d’Audincourt ( Doubs), mais aussi, le palais de justice d’Annecy et le palais de la télévision à Ryad. C’est encore lui qui a dessiné les plans du clocher.

Jean BAZAINE, peintre , a dessiné  le grand vitrail «  l’arbre de vie ».

Jacques LOIRE , le maitre-verrier de Chartres a créé les vitraux.

Brigitte LOIRE (sœur de Jacques) a sculpté l’évangile de pierres et L.CHAVIGNIER du Cantal a sculpté sur le devant de l’autel ( bloc monolithique de 8 tonnes, en pierre de Fontenille) « les pains et les poissons »

La statue de la Vierge sous le portail a été réalisée par M. NEY de Villeparisis.

Le tabernacle réalisé en cuivre repoussé est l’œuvre de M.SABATIER et représente le pélican qui s’est sacrifié pour nourrir ses enfants.

Le Christ en gloire, statue en bois massif, création du sculpteur Francis BROCHET, est fixée au mur en un seul point, ce qui lui confère une légèreté particulière.

Le portail en Sapelli massif est l’œuvre de M.LAFON, artisan à Villeparisis.

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11 août 2008 1 11 /08 /août /2008 09:30

LES AUBERGES

A cette époque, Villeparisis était un bourg essentiellement rural qui connaissait une certaine animation grâce à sa situation sur la route d’Allemagne. C’était donc un important point d’étape à sept heures de Paris. Aussi  prospérèrent de grandes auberges, munies de hangars où l’on remisait les voitures et où les voyageurs passaient la nuit.

Six auberges furent fondées : Le Cadran bleu, le Cheval blanc, l’Ecu, l’Etoile, le Grand Monarque et la Croix blanche qui s’appela le Grand Vainqueur au XIXème siècle (en l’honneur de Napoleon Bonaparte, alors Premier Consul, qui, croit-on, y aurait couché en revenant de campagnes). Le Grand Monarque, la plus prestigieuse de ces auberges ( qui abrite aujourd’hui la Mairie de Villeparisis) fut construite vers 1750 par la famille Huppeau en bordure de la route vers l’Allemagne. En 1754, Anne Huppeau, héritière de l’auberge, épousa le seigneur de Montzaigle : Jean-Joseph Michaut de Saint-Pierre. L’auberge fut alors confiée à des tenanciers.

Le XIXème siècle porta un coup fatal à l’hôtellerie villeparisienne ; en effet, le déclin du transport routier fut provoqué par le développement du canal de l’Ourcq, puis du chemin de fer. Les hôtelleries fermèrent les unes après les autres.

En 1862, sous le mandat de Monsieur de Ruzé, une partie du bâtiment de l’auberge du Grand Monarque fut requise par la commune qui en fit une mairie et une école. C’est en 1865 que l’hôtel fut entièrement racheté par la ville.

 
Sources : Villeparisis et son histoire et 

Bref tableau de l’histoire de Villeparisis de B.Ruff

 


Ferronnerie provenant des dépendances de l’auberge du Grand Vainqueur ( musée)
 
ancienne auberge du Grand Monarque



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4 août 2008 1 04 /08 /août /2008 12:00

Le château de Villeparisis, aujourd’hui entièrement disparu, a été construit entre 1650 et 1660, par Jacques Caillard,  avocat au Parlement. D’autres sources font de Jacques Caillard un bourgeois anobli exerçant la profession de médecin. Il était protestant et sa femme se nommait Marie Grossetête. ( cf : articles précédents)

Cet édifice était placé au sud-ouest de l’église Saint-Martin, au bout de l’actuelle avenue du Parc. Cette avenue était une majestueuse allée plantée de quatre rangées de peupliers qui menait au château. A droite de cette allée se trouvait un parc de 8 hectares, à gauche les communs.

Le Passage des Preux menait à la place de l’église et était fermé par deux grilles ; on voit encore les gonds de l’une d’elles à proximité de l’orangerie. A l’extrémité du Passage des Preux, il reste le puits séparé en deux par un mur car les villageois pouvaient puiser l’eau d’un côté tandis que l’autre côté était  réservé au château.

Pendant l’Ancien Régime, le château connut des vicissitudes : il fut partiellement incendié en 1683, ce qui amena Caillard, comme on l’a vu précédemment, à se convertir au catholicisme. Au milieu du XVIIIème siècle, il appartenait à la veuve du fermier général Delay de La Garde qui possédait aussi la ferme du Vieux-Château. Selon certaines sources, Madame de La Garde aurait été guillotinée pendant la Terreur. Ses héritiers vécurent à Villeparisis jusqu’en 1808. Ensuite il fut occupé par différents propriétaires avant de tomber en désuétude vers 1840.  A la fin du siècle, il n’existait plus que des ruines qui disparurent dans les années 1920 quand on lotit le parc. 




Carte postale représentant le Château Caillard

 
 

plaque de cheminée, vestige présumé du Château Caillard


 
Cartes postales représentant la ferme du Château



Source : Villeparisis et son Histoire; Cartes postales- collection privée

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