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  • : Villeparisis - Histoire
  • : blog de la Société d'Histoire de Villeparisis - Association Villeparisis et son passé (77270)
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Musée d'Histoire-Villeparisis


Parc Honoré de Balzac

60 rue Jean Jaurès 

77270 VILLEPARISIS

 Ouverture tous les samedis matins

de 10h à 12h

et sur rendez-vous

  Entrée gratruite

 
 
 
 
10 mai 2020 7 10 /05 /mai /2020 14:12

 

Le bouilleur de cru

 

Au début du XXème siècle, la population de Villeparisis était encore concentrée dans le « Vieux Pays ». La plupart des maisons, en bordure de route, étaient prolongées par un jardin où chacun semait et récoltait ses légumes, ainsi que par un petit verger avec ses pommiers, ses poiriers, ses cerisiers et ses pruniers. Mais certains possédaient aussi le long de la route de Courtry ou celle de Villevaudé de grands vergers.

Quand on avait des récoltes très abondantes, on mettait ces fruits (surtout les prunes qui ne se conservaient pas longtemps), dans un tonneau et, lorsqu’il était plein, on le recouvrait d’une couche de plâtre pour permettre la fermentation et faciliter la transformation du sucre en alcool jusqu’à l’arrivée du bouilleur de cru.

Le bouilleur de cru était un cultivateur possédant un alambic et ayant l’autorisation d’extraire les eaux de vie. Ce privilège se transmettait de père en fils. A  l’époque prévue, il venait avec son attirail et s’installait souvent dans la cour de l’usine Charpentier où chacun apportait les fruits destinés à la distillation.

On ne payait de droits à l’Etat qu’au- dessus de 10 litres. Quand tout était terminé, il fallait rapidement transporter les bouteilles pleines jusqu‘au domicile sous peine d’amende. Pour faire quelques mètres  hors de chez soi avec une bouteille, il aurait fallu payer une taxe, en échange de laquelle le buraliste aurait donné un reçu : le fameux passe-debout.

Le bouilleur de cru vint à Villeparisis jusqu’en 1940.

D’après Au fil des temps de Jacques Lime

CP : F.Gagnepain

 

Histoire de Villeparisis:  Au début du 20ème siècle
Histoire de Villeparisis:  Au début du 20ème siècle
Histoire de Villeparisis:  Au début du 20ème siècle
Histoire de Villeparisis:  Au début du 20ème siècle
Histoire de Villeparisis:  Au début du 20ème siècle
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1 mai 2020 5 01 /05 /mai /2020 11:03

 

SOUVENIRS DE GRAND FROID 1945

 

le 1er Mai 1945, il tombait de la neige sur Villeparisis.

 

 

« L’hiver où la neige ne nous prévenait pas, le froid à -15° durait longtemps. A 7 heures, il fallait partir au travail, avec la neige jusqu’aux mollets, de l’avenue Balzac à la gare, il y avait du chemin.  Le pont du canal était un passage difficile, on était tous cramponnés à la rampe du souterrain, les quais et les marches enneigés, non salés, le train en retard.

On retrouvait un peu de chaleur dans le wagon non chauffé, en retrouvant les copains et les amis.  Les liens se tissaient facilement entre voyageurs.

A la fin de la journée, rien n’avait changé dans l’avenue de la gare (actuellement Général de Gaulle), la neige était tassée, glissant et sale. Je mettais de vieux chiffons sur mes chaussures pour ne pas glisser. Dans ma rue, peu de voitures, le charbonnier et son cheval ; la factrice poussait 2 fois par jour son vélo à la main.

Au fil des jours, des semaines, la neige, le verglas, la boue étaient toujours là, rien ne changeait au fil des hivers ni notre route. »

Témoignage de Simone dans la Gazette des Séniors 2005

Photos 2018 : D.Bernal​​​​​​​

HISTOIRE DE VILLEPARISIS: 1ER MAI 1945
HISTOIRE DE VILLEPARISIS: 1ER MAI 1945
HISTOIRE DE VILLEPARISIS: 1ER MAI 1945
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9 avril 2020 4 09 /04 /avril /2020 10:17

 

 

HISTORIQUE DE L’ENTREPRISE EMMANUEL

 

 

Après avoir retrouvé la vie civile en 1918, occupé quelques emplois et fondé un foyer, Paul EMMANUEL s'installe vers 1920 au 8bis rue Deguerry à Paris où il loue une petite échoppe surmontée d'un minuscule appartement. Là, il exerce jusqu'en 1925 son métier d'ébéniste exécutant petits travaux, réparations et réfections de sommiers avec l'aide d'un tapissier.

En 1925, l'occasion lui est donnée d'acquérir à Villeparisis un terrain dans les nouveaux lotissements qui se créent. C'est ainsi que naît la future entreprise. C'est au 72 avenue de la gare (maintenant avenue du général De Gaulle), que s'élève le premier atelier d'une surface de 35 mètres carrés.

Un peu plus tard, afin de disposer du matériel indispensable pour évoluer, il fait construire, accolé au premier  hangar, un deuxième suffisamment vaste pour y installer toutes les  machines de base.

Vers 1936, un troisième hangar s'élève à la suite des deux premiers. Destiné au départ pour y stocker du bois, il sera par la suite transformé en atelier de montage.

L'entreprise s'est lancée dans la fabrication en série de bibliothèques revendues par l'intermédiaire de représentants dans les grands magasins ( Bazar de l’hôtel de ville, Palais de la nouveauté ) cette occupation perdure jusqu'en 1939.

C'est la guerre qui met fin à cette activité. L'entreprise revient aux travaux traditionnels pour les clients particuliers.

 

 

 

 

1934

1934

1930/35 à droite Paul Emmanuel

1930/35 à droite Paul Emmanuel

Il faut attendre 1948 pour retrouver une situation presque normale. L'entreprise continue ces travaux divers et se relance peu à peu dans une fabrication de meubles en série, d'un genre un peu rustique.

En 1949, Robert, fils de Paul EMMANUEL intègre l'atelier après trois années d'apprentissage à l'école et un an et demi passés dans une entreprise à Paris.

Vers 1960, nous entreprenons des agrandissements. En 1968, Robert qui s'occupe de l'atelier depuis plusieurs années prend le relais et devient le gérant de l'entreprise prenant ainsi l'entière responsabilité de la bonne marche de l'affaire.

En 1969, Richard fils de Robert et petit fils de Paul intègre à son tour l'équipe de l'atelier après trois années d'apprentissage à l'école. Arrive l'année 1973, c'est la première crise du pétrole, les affaires s'en ressentent fortement.

Nous poursuivons notre fabrication de chambres pour les négociants revendeurs sans négliger pour autant notre clientèle particulière et les travaux sur mesure.

Les années défilent et nous améliorons notre parc de machines, remplaçant les plus anciennes et ajoutant au fil du temps du matériel plus sophistiqué afin d'améliorer le rendement

En 1990, Robert prend sa retraite officielle et délègue à Richard, son fils la gérance de l'atelier.

 

 

1938

1938

Le 31 décembre 2009, pour Richard, l'heure de la retraite a sonné. Faute de successeur l'entreprise va cesser son exploitation.

Après 85 ans d'existence, les machines vont cesser leurs ronrons quotidiens

Toutefois, pendant deux à trois ans, Richard va prendre le statut d'auto entrepreneur afin de contenter quelques clients fidèles.

Tout s'endort doucement en attendant la mort complète et l'oubli qui surviendra lorsqu'un superbe immeuble trônera à la place de ce qui fut une fourmilière grouillante. Adieu EMMANUEL MEUBLES, Adieu les 43 ans d'activité de PAUL, les 23 ans d'activité de ROBERT et les 19 ans de RICHARD comme dirigeants.

Texte et photos de R.Emmanuel

 

mortaiseuse et tenonneuse

mortaiseuse et tenonneuse

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6 mars 2020 5 06 /03 /mars /2020 16:35

 

8 mars

 

Journée internationale des droits des femmes

 

 

 

Origine

 

Au début du XXe siècle, des femmes de tous pays s’unissent pour défendre leurs droits et réclamer le droit de vote.

La création d’une Journée internationale des femmes a été proposée pour la première fois en 1910, lors de la conférence internationale des femmes socialistes, par Clara Zetkin, et s’inscrivait alors dans une perspective révolutionnaire.

La date n’est tout d’abord pas fixée, et ce n’est qu’à partir de 1917, avec la grève des ouvrières de Saint Pétersbourg, que la tradition du 8 mars se met en place. Après 1945, la Journée internationale des femmes devient une tradition dans le monde entier.

La date est réinvestie avec le regain féministe des années 70 et la Journée internationale des femmes est reconnue officiellement par les Nations Unies en 1977, et en France en 1982.

 

Trois femmes  pionnières sont honorées à Villeparisis : en effet deux écoles et un collège portent leur nom : les écoles Séverine et Pauline Kergomard et le 3ème collège Marthe Simard ( voir article précédent)

 

 

SEVERINE

née Caroline Rémy, le 27 avril 1855 à Paris, décédée le 24 avril 1929 à Pierrefonds est une  écrivaine, journaliste libertaire et  féministe française.

Elle dirige Le cri du peuple avec Jules Vallès, puis seule à la mort de ce dernier en 1885. Elle fut la première femme « patron » d’un grand quotidien. Dans ses articles, elle s’engage dans la  lutte pour le droit des femmes. Elle s’engage aussi dans l’affaire Dreyfus. Elle contribue à la création de La ligue des droits de l’homme.

 

Femmes pionnières honorées à Villeparisis
Séverine ( atelier de Nadar)

Séverine ( atelier de Nadar)

Séverine et des suffragettes

Séverine et des suffragettes

 

PAULINE KERGOMARD

Elle est née le 24 avril 1838 à Bordeaux et est décédée  le 13 février 1925 à Saint-Maurice. Elle épouse Jules Kergomard,  tient une école privée et devient la directrice de l’Ami de l’Enfance, revue pour les salles d’asile.

Elle est à l’origine de la transformation des salles d’asile en écoles maternelles. Elle introduit le jeu qu’elle considère comme pédagogique, les activités artistiques et sportives. Elle prône une initiation à la lecture, à l’écriture et au calcul avant 5 ans.  Bien avant Maria Montessori, elle fait acter que le jeu est le premier travail du jeune enfant et réclame un mobilier adapté.

 Elle est nommée inspectrice générale, poste qu’elle occupe jusqu’en 1917 ; elle crée en 1887 L’Union française pour le sauvetage de l’enfance. Cette association existe encore aujourd’hui.

 

Femmes pionnières honorées à Villeparisis

 

MARTHE SIMARD ( voir article précédent)

 

Marthe Simard, née Marthe Caillaud, le 6 avril 1901 en Algérie est décédée à Québec le 28 mars 1993 où elle vivait avec son mari, le Docteur Simard, franco-québécois.

Fondatrice en décembre 1940 du Comité France Libre de Québec, elle est la première femme française à avoir siégé dans une assemblée parlementaire.

L’ordonnance du 17 septembre 1943 crée, à Alger, l’Assemblée consultative provisoire. Ses membres ne sont pas élus, mais choisis. Parmi eux, pour la première fois, siège une femme Marthe Simard, nommée le 20 octobre 1943, après avoir été désignée par les représentants des mouvements de la Résistance extérieure pour y représenter le Canada..

En novembre 1944, l’Assemblée quitte Alger pour Paris, Marthe Simard est alors l’une des 10 femmes parlementaires aux côtés, notamment de Lucie Aubrac, Gilberte Brossolette, Andrée Viénot.

Sur proposition d’André Malraux, elle est promue Chevalier dans l’ordre de la Légion d’Honneur dès la première promotion «  Victoire » du 3 mai 1946

 

Source : Ces femmes qui ont réveillé la France  de J-L Debré

 

 

 

Marthe Simard prononçant son discours le 23 août 1944 lors de la libération de Paris

Marthe Simard prononçant son discours le 23 août 1944 lors de la libération de Paris

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2 mars 2020 1 02 /03 /mars /2020 17:22

 

Collège Marthe Simard

 

À l’initiative du Conseil Départemental de Seine-et-Marne, la pose de la première pierre de la construction du collège Marthe Simard de Villeparisis s’est déroulée le 3 février.

« Ce jour est le symbole d’une nécessité devenue projet », a déclaré Hervé Touguet, lundi 3 février. À 16h, Patrick Septiers, président du Département, Anne-Laure Fontbonne et Daisy Luczak, vice-présidentes respectivement en charge des bâtiments et collèges, le maire Hervé Touguet, Xavier Vanderbise, conseiller départemental et Rodrigue Kokouendo, député,  s’étaient réunis sur le chemin des Petits Marais pour la pose de la première pierre de la construction du collège Marthe Simard* de Villeparisis. Les collégiens avaient préparé un petit texte qu’ils ont lu puis inséré dans la capsule glissée dans le bout de mur, scellé par des clous plantés par les élus.

À l’occasion de cette cérémonie, le président du Département a remercié chaleureusement l’ensemble des personnes qui ont contribué à la réalisation de ce projet. Ce « collège à taille humaine est un point fort pour la ville et ses habitants mais symbolise aussi la priorité à la jeunesse seine-et-marnaise voulue par le Département ». À noter que le coût de la conception et des travaux du troisième collège villeparisien s’élève à 17,2 millions d’euros.

 

photos: D.Thénault

Histoire de Villeparisis: 3ème collège
Histoire de Villeparisis: 3ème collège
Histoire de Villeparisis: 3ème collège
Histoire de Villeparisis: 3ème collège

 

 

MARTHE SIMARD

 

1901-1993

 

 

Première parlementaire

 

 

 

 

Marthe Simard, née Marthe Caillaud, le 6 avril 1901 en Algérie est décédée à Québec le 28 mars 1993 où elle vivait avec son mari, le Docteur Simard, franco-québécois.

 

Fondatrice en décembre 1940 du Comité France Libre de Québec, elle est la première femme française à avoir siégé dans une assemblée parlementaire.

L’ordonnance du 17 septembre 1943 crée, à Alger, l’Assemblée consultative provisoire. Ses membres ne sont pas élus, mais choisis. Parmi eux, pour la première fois, siège une femme Marthe Simard, nommée le 20 octobre 1943, après avoir été désignée par les représentants des mouvements de la Résistance extérieure pour y représenter le Canada..

 

En novembre 1944, l’Assemblée quitte Alger pour Paris, Marthe Simard est alors l’une des 10 femmes parlementaires aux côtés, notamment de Lucie Aubrac, Gilberte Brossolette, Andrée Viénot.

Sur proposition d’André Malraux, elle est promue Chevalier dans l’ordre de la Légion d’Honneur dès la première promotion «  Victoire » du 3 mai 1946

 

Source : Ces femmes qui ont réveillé la France  de J-L Debré

 

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7 février 2020 5 07 /02 /février /2020 10:23

 

Place François Mauriac

 

 

Le samedi 1er février, la nouvelle Place François Mauriac a été inaugurée à Villeparisis, quartier de Boisparisis.

François Mauriac a vécu tout près de Villeparisis à Vémars.

 

Le château de la Motte, actuelle mairie de Vémars, a appartenu autrefois à la famille de la femme de François Mauriac. L’écrivain le rachète en 1951. La maison de Vémars sert de base à son action de propagande contre l’occupant allemand à partir de 1940. Objet d’une surveillance de plus en plus resserrée, car personne n’ignore ses sentiments gaullistes, il ne cesse pourtant d’écrire. Sous le pseudonyme de Forez, il compose le Cahier noir, publié clandestinement par les Éditions de Minuit en 1943. Dans les derniers jours d’août 1944, il se cache pour échapper aux allemands.

Dans les années d’après-guerre, peu à peu, il préfère la maison de Vémars à celle de Malagar.  Il y séjourne le week-end, trouvant dans la grande maison et son grand parc la fraîcheur absente de Malagar et la tranquillité absente de Paris. Mais il n’a puisé son inspiration à Vémars que pour deux romans : La Paroisse morte et Le Fleuve de feu.

 

inauguration le 1er février 2020

inauguration le 1er février 2020

inauguration

inauguration

la nouvelle place Mauriac

la nouvelle place Mauriac

le chateau-mairie de Vémars

le chateau-mairie de Vémars

le bureau de François Mauriac au chateau de Vémars

le bureau de François Mauriac au chateau de Vémars

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23 novembre 2019 6 23 /11 /novembre /2019 15:45

 

Exposition

Le centre culturel Jacques Prévert fête ses 40 ans

 

 

Depuis son inauguration en 1978 et le début de sa programmation un an plus tard, le centre n’a eu de cesse de s’agrandir et de séduire un public de plus en plus large. Pour cette saison, il devrait atteindre le nombre record de 40000 spectateurs ; en 1985, il y avait entre 5000 et 6000 spectateurs. C’est avec Gérard et Alice Blanquaert qu’a débuté l’action culturelle de la ville. 

 

Prêtée par la Maison Jacques Prévert (à Omonville-la-Petite, Normandie), l’exposition consacrée au poète-graphiste,  vient s’inscrire dans la célébration des 40 ans du centre culturel de Villeparisis.

Les mille facettes de l’artiste sont évoquées à l’aide de panneaux très didactiques : le dialoguiste de cinéma, le parolier de chansons, l’artisan des collages d’art, la plume de nos poésies d’enfance. Ce portrait multiple a été honoré le 15 novembre lors du vernissage de l’exposition, en présence du maire Hervé Touguet et de nombreux élus.

Des enfants ont lu des poèmes. La soirée s’est poursuivie par la pièce de théâtre « Inventaires », conçue et mise en scène par Bernard Havette, un des fondateurs du centre culturel.

 

 

Histoire de Villeparisis: le centre culturel Jacques Prévert fête ses 40 ans
Histoire de Villeparisis: le centre culturel Jacques Prévert fête ses 40 ans
Histoire de Villeparisis: le centre culturel Jacques Prévert fête ses 40 ans
Histoire de Villeparisis: le centre culturel Jacques Prévert fête ses 40 ans
Histoire de Villeparisis: le centre culturel Jacques Prévert fête ses 40 ans
Histoire de Villeparisis: le centre culturel Jacques Prévert fête ses 40 ans
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13 novembre 2019 3 13 /11 /novembre /2019 12:54

 

Léon Risch  (1869-1943) ( suite)

Instituteur et historien local

 

Quelle est l’origine de la vocation d’instituteur de Léon Risch ?  M Mary a pu pousser ce bon élève à poursuivre ses études,  et aussi l’influence familiale car un de ses oncles est instituteur.

En 1884, il est admissible à l’Ecole normale de Versailles, il en est le plus jeune élève sur les 31, il est âgé de 15 ans. Ce sont 3 années d’internat et de formation intensive (voir le tableau).

Par semaine, il y a 39 heures de cours et 32 heures d’études !

Léon Risch était un bon élève, il obtient le brevet élémentaire en 1885 et le brevet supérieur en 1887. Il entre en fonction à Versailles  en 1887, le jour de ses 18 ans. En 1890, il passe le certificat d’aptitude pédagogique, indispensable pour être titularisé. Après son service militaire, il est nommé à Sèvres, puis Prunay en Yvelines, Saint-Hilarion en Eure et Loir, Thiverval, Saux les Chartreux.

En 1930, il prend sa retraite et avec sa femme, décide de retourner à Villeparisis, au n°3 de l’avenue des Alpes, mais ce n’est plus le village de leur enfance, la zone entre le canal et le bourg a été lotie il y a maintenant 5000 habitants. Il meurt en son domicile de Villeparisis le 12 décembre 1943, il est inhumé dans le cimetière ancien de Villeparisis où sa tombe est encore visible.

 

Léon Risch n’a pas été qu’instituteur, c’était aussi un passionné d’histoire. On compte au moins trente articles publiés dans La Gazette de La Seine et Oise, et plus particulièrement Balzac et sa famille à Villeparisis publié en 1936. Ce document peut être consulté au musée de l’histoire de l’association « Villeparisis et son passé ».

 

 

Sources : Mémoires et documents tome XLI de la Société Historique et Archéologique  de Rambouillet et de l’Yveline

CP : F.Gagnepain

 

 

une journée à l'école normale

une journée à l'école normale

Léon Risch

Léon Risch

tombe de Léon Risch au cimetière de Villeparisis

tombe de Léon Risch au cimetière de Villeparisis

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18 octobre 2019 5 18 /10 /octobre /2019 13:58

 

Léon Risch  (1869-1943)

2éme partie

A l'école de la mairie à Villeparisis 

Monsieur Mary, instituteur

 

 

C’est l’instituteur qui est chargé d’emmener les enfants à l’église. Sa femme est également institutrice, mais en congé pour raison de santé. Charles Mary écrit en 1888 que «  la construction ne réunissait pas toutes les conditions de salubrité et d’aération voulues ; la lumière ne venait que des ouvertures pratiquées sur deux faces donnant sur la cour. Comme mobilier : l’estrade du maitre, de chaque côté, des tables avec des bancs fixés pour 6 élèves. Les garçons se tenaient d’un côté, les filles de l’autre, séparés par un espace de 2 mètres environ. En été c’était une fournaise, en hiver, cette grande agglomération d’enfants  dans un espace retreint était préjudiciable à la santé des maitres et des élèves. »

Cette situation se prolongea jusqu’en 1885, quand la commune put acheter la seconde partie de l’auberge, réaménager le bâtiment et ouvrir 3 classes en même temps que la nouvelle mairie.

En 1874, cette unique classe reçoit garçons et filles et une institutrice, Madame Mary, (nommée le 1er avril 1872). Cette salle de classe mesure 9,35m par 7,60m pour 2 enseignants et une centaine d’enfants d’âges et de niveaux différents !!! Certains enfants désertent l’école en cas de travaux agricoles ou domestiques et pendant la période de chasse.

Des conditions d’enseignement difficiles, et l’inspecteur constate que M Mary est fatigué. Il existe 3 cours en 1879, et  les élèves de Villeparisis font honneur à leur école aux concours et à l’examen du certificat d’études : entre 1874 et 1888, 22garçons et 19 filles l’ont obtenu. En 1881, Léon Risch remporte le prix du concours général d’arrondissement.

 

Histoire de Villeparisiens: Léon Risch ( suite)
école de la mairie vers 1925

école de la mairie vers 1925

plan de l'école de la mairie vers 1925

plan de l'école de la mairie vers 1925

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18 octobre 2019 5 18 /10 /octobre /2019 13:35

 

Léon Risch  (1869-1943)

Instituteur et historien local

 

 

Léon Eugène Risch est né  le 17 septembre 1869 à Villeparisis et a été baptisé le 18 septembre. Il porte un nom d’origine alsacienne : son trisaïeul, Jean Georges Risch a quitté à la fin du XVIIIème siècle son village natal de Valff  (dans le Bas-Rhin) et s’est marié à Clichy- sous- Bois.

Les parents de Léon Risch se sont mariés le 16 février 1861 à Vaujours. Installés à Villeparisis, ils ont un premier fils, Léon, le 3 juillet 1862, qui meurt à 6 ans le 8 décembre 1868. Léon-Eugène nait neuf mois après ce décès et restera fils unique.

Il grandit à Villeparisis. De septembre 1870 à août 1871, Villeparisis est occupée par les Prussiens et de nombreux habitants se réfugièrent à Paris. La famille Risch resta à Villeparisis.

Léon Risch va à l’école située dans l’ancienne auberge du Grand Monarque, aménagée en 1858 en mairie et école. Il y entre en 1874, avant même l’âge de cinq ans. A cette époque, l’école est encore payante (elle deviendra gratuite avec la loi du 16 juin 1881), seuls les enfants d’indigents sont admis gratuitement. Ses parents paient la rétribution scolaire votée par le conseil municipal de 1F par mois en-dessous de l’âge de 7 ans.

Son instituteur s’appelle Louis Charles Mary ; il a été nommé dans la commune le  7 décembre 1866, a prêté serment le 1er janvier 1867 et y exercera jusqu’à sa retraite en 1893. Il a 37 ans, et est titulaire du brevet élémentaire. Il est, à la fois instituteur, secrétaire de mairie et clerc paroissial puisque l’école publique n’est pas encore laïque, mais rattachée au culte catholique.

 

carte canton

carte canton

plan Villeparisis

plan Villeparisis

rue de Meaux ( nationale 3)

rue de Meaux ( nationale 3)

la mairie ( aussi école)

la mairie ( aussi école)

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