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  • : blog de la Société d'Histoire de Villeparisis - Association Villeparisis et son passé (77270)
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Musée d'Histoire-Villeparisis


Parc Honoré de Balzac

60 rue Jean Jaurès 

77270 VILLEPARISIS

 Ouverture tous les samedis matins

de 10h à 12h

et sur rendez-vous

  Entrée gratruite

 
 
 
 
12 novembre 2015 4 12 /11 /novembre /2015 16:09

FÊTES DU 13 & 14 JUILLET 1924

 

 

Ces fêtes ont duré 2 jours, elles s’intitulent aussi « Fête de la gare de Villeparisis » ou fêtes du canal.

Le canal a servi de piscine jusqu’en 1957. Chaque fête était l’occasion d’y organiser divers concours:

Pour le départ de la nage, une simple barque en travers du canal sert de tremplin aux nageurs.

 Course des 600m. Belle distance à parcourir dans une eau qui n’est pas chaude, même en été, toujours ombragée par les arbres la bordant. La foule est nombreuse

L’arrivée des courses est devant la maison du garde-canal. La foule peut ainsi se regrouper, soit sur les rives, soit sur le pont.

 

Sources : archives de l’association « Villeparisis et son passé » au Musée, CPA : F.Gagnepain

course en sac

course en sac

arrivée de la course des 6 kms

arrivée de la course des 6 kms

Histoire de Villeparisis: la fête du canal, hier et aujourd'hui
Histoire de Villeparisis: la fête du canal, hier et aujourd'hui
Histoire de Villeparisis: la fête du canal, hier et aujourd'hui
Histoire de Villeparisis: la fête du canal, hier et aujourd'hui
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4 octobre 2015 7 04 /10 /octobre /2015 12:52

 

 « LA VOIE LAMBERT »

 

Aujourd’hui

 

Elle a été transformée en une promenade pour piétons et cyclistes avec des espaces de jeux pour enfants. Cette « nouvelle » voie Lambert a été inaugurée,par le Maire de Villeparisis, le 12 septembre 2015, ainsi que l’espace de jeux Graziella Pariselli. C’était une animatrice villeparisienne disparue brutalement le 3 avril 2013. Après la découverte de la plaque en mémoire de Graziella Pariselli par la famille, le maire lui a rendu hommage et les jeunes élus du CCE ont contribué à la plantation d’un olivier en référence à l’Italie, berceau de la famille Pariselli.

 

A côté de l’aire de jeux du départ de la voie, une locomotive ludique, offerte par la fondation Placoplâtre, rappelle la fonction originelle de cette voie. « La voie Lambert fait le lien entre l’Histoire, le passé et l’avenir qui reste à construire » a conclu Jean –Luc Marchand, président de la fondation Placoplatre.

Voie Lambert ( côté usine placoplâtre)

Voie Lambert ( côté usine placoplâtre)

La locomotive ludique

La locomotive ludique

Histoire de Villeparisis: la voie Lambert (suite)
Inauguration

Inauguration

Les enfants plantant l'olivier

Les enfants plantant l'olivier

Plaque à la mémoire de Graziella Pariselli

Plaque à la mémoire de Graziella Pariselli

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25 septembre 2015 5 25 /09 /septembre /2015 10:36

« LA VOIE LAMBERT »

Historique

 

Au départ deux entreprises concurrentes, Lambert Frères et Poliet et Chausson exploitent le gypse des collines au sud de Vaujours et de Villeparisis. Les deux usines créent la société Placoplâtre, rachetée ensuite par Saint-Gobain.

Le plâtre produit était acheminé par charrette au port situé au nord du canal de L’Ourcq près du pont reliant Villeparisis à Mitry.

Par arrêté du 12 décembre 1921, MM Lambert et Cie sont autorisés à construire un pont au-dessus du canal de l’Ourcq pour le passage d’une voie ferrée de raccordement devant relier leur usine à plâtre avec le chemin de fer du Nord. Le pont fut inauguré certainement en 1923, date gravée sur la maçonnerie

Au début les trains servaient à amener le plâtre sur les hauteurs du canal pour approvisionner les péniches. Puis le transport par le canal fut totalement supprimé au profit du rail, plus rapide. Le dernier train est passé dans le début des années 1980 et ensuite le transport se fit uniquement par la route.

 

Sources: F.Gagnepain ( musée de l'histoire locale à Villeparisis)

Le canal

Le canal

Histoire de Villeparisis: la voie Lambert
Le port

Le port

Le pont Lambert et le canal

Le pont Lambert et le canal

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11 août 2015 2 11 /08 /août /2015 14:25

Le 15 août : pèlerinage à Notre-Dame de Grosbois à Bois Fleuri

 

 Dans les années 40 et 50 le pèlerinage à Notre Dame de Gros Bois avait lieu chaque année le 15 août, à la fête de l’Assomption.

 

Souvenir d’un enfant de chœur en 1950

 

Le rendez-vous fut donné vers 15 heures au « gros chêne », à Bois Fleuri, à l’entrée de l’allée  de Grosbois par Monsieur le Doyen Ducerf. Nous, les enfants de chœur décidons de partir à pied à 13h30.

Arrivés sur place, nous retrouvons Monsieur le Curé qui a fait le chemin dans sa vieille Rosengart, il a transporté quelques personnes âgées : Mesdemoiselles Laure et Irma Rouquier et Mathilde Moulaine. Dès notre arrivée, nous endossons notre soutanelle rouge et notre surplis blanc, et Monsieur le Curé s’habille. Le cortège se met en place : d’abord la croix, puis  deux enfants de chœur avec leurs cierges allumés. Le dais est soutenu par Messieurs Letellier, Aubry, Tannet et Maitre Bertrand. Monsieur le Curé, revêtu de la lourde chape dorée, tient dans ses mains, l’ostensoir. Derrière, les enfants de chœur restant, puis les enfants du catéchisme et enfin la masse des fidèles : une centaine de personnes.

 

 Nous chantons tous ensemble des cantiques de Marie et tous, petits et grands, nous gravissons le chemin, contents de nous retrouver autour de la Vierge.

 20051123 093

 

 

1910, on distingue la Vierge polychrome qui ornait le sanctuaire

 

Arrivés à la chapelle, nous nous mettons à genoux en silence pendant que Monsieur le Doyen bénit la statue, puis prononce une courte allocution et nous repartons en chantant à nouveau des cantiques de Marie, le cœur en paix pendant cette soirée d’été.

 Gros Bois chapelle

La chapelle en 1963 

 

Chapelle 1

 

Le mur de la chapelle en 2005 

 

Petite anecdote concernant la chapelle Notre-Dame de Grosbois :

 

Il y a quelques années, Melle Menecier, descendante d’une très ancienne famille villeparisienne a raconté qu’au début des années 1900, certaines jeunes filles désireuses de trouver un mari dans l’année allaient au petit matin, et plus ou moins secrètement, en pèlerinage à cette chapelle, y laissant en ex-voto rubans ou aiguilles. Ceci, le 8 septembre, jour de la Nativité de la Vierge.

 

 

Source : Marcel Ruffin, octobre 1991, publié dans Clio à…

CP : F.G

 Photo : HT

 

 

 

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11 juillet 2015 6 11 /07 /juillet /2015 15:19

 

 

14 juillet 1936

 

Cette photo a été prise le 14 juillet 1936 à Villeparisis à l’occasion d’une manifestation lors du Front populaire.

Histoire de Villeparisis
 

Cette photo (appartenant à Madame  Monique Piera-Lime, fille ainée de Jacques Lime) a été transmise à la Société d’histoire « Villeparisis et son passé » par Jean-Philippe Damie, petit-fils de Jacques Lime que nous remercions vivement.

 

Il faut rappeler que Jacques Lime est né à Villeparisis en 1920. Il épousa Jeannine Arpin, (originaire de Villeparisis également) en 1942. Ils eurent 4 filles (les 3 premières nées à Villeparisis), 11 petits-enfants (dont une habite encore Villeparisis), 17 arrière-petits-enfants.


Il débuta sa carrière dans la police au commissariat de Mitry-Mory (Officier de Police : Inspecteur divisionnaire honoraire de police à Grasse au moment de sa retraite).

 

S’il quitta la Seine-et-Marne en 1950 pour s’installer à Grasse (06), il garda un attachement fort à la ville, venant régulièrement en visite à Villeparisis où l’une de ses 4 filles résida jusqu’à sa mort en 2009 et où l’une de ses 11 petits-enfants a choisi de rester!

 

Artiste durant ses temps libres, il créa une centaine de sculptures en bois d’olivier et rédigea une trentaine de livres (dont le dernier en 2011) (poèmes, récits autobiographiques, Histoire…) dont 6 consacrés à Villeparisis et à son histoire :

 

- Villeparisis Jadis et Naguère (1988)

- Villeparisis au fil du temps (1990)

- Villeparisis et l’abbaye saint Victor de Paris (1991)

- Un Villeparisien dans la tourmente (1991)

- Signification des patronymes villeparisiens (2002)

- Les vieilles maisons de Villeparisis ( 2003)


Ses ouvrages sont disponibles à la bibliothèque municipale et au musée de l’Histoire locale

Parc Balzac, 60 rue Jean Jaurès

77270 Villeparisis

 

http://villeparisis-histoire.over-blog.com/

 

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20 mai 2015 3 20 /05 /mai /2015 16:26

Albert Bonvalet ( suite)

Le 6 juillet 1942, il est conduit à pied à la gare de Compiègne avec plus d’un millier d’otages désignés comme communistes et une cinquantaine comme juifs et ils sont entassés dans des wagons de marchandises. Le voyage dure 2 jours et demi. Le 8 juillet, il est enregistré au camp d’Auschwitz sous le numéro 45274. Le lendemain, tous sont conduits au camp annexe de Birkenau. Le 13 juillet, il est ramené au camp d’Auschwitz.

En France, son épouse, Rose Bonvalet, a reçu 2 messages datés du 6 juillet et écrits au crayon dans lesquels son mari l’informe, dans le premier qu’il part pour une destination inconnue, et dans le deuxième, qu’il est avec Albert Rey et qu’ils viennent de passer Bar le Duc en direction de l’Allemagne. Elle a également reçu la carte-formulaire envoyée à la mi-juillet par l’administration militaire allemande du camp de Royallieu afin de prévenir les familles que leur parent avait été envoyé dans un autre camp et qu’il fallait attendre que lui-même écrive sa nouvelle adresse.

De plus, Mesdames Bonvalet et Carrier ont reçu chacune un pli posté à Compiègne le 28 juillet et contenant les papiers dont leurs maris étaient porteurs au moment de leur arrestation. La rumeur a alors couru qu’Albert Bonvalet, Antoine Carrier et Gabriel Rey avaient été fusillés.

A Auschwitz, Albert Bonvalet est admis au Block 28 ( médecine interne) de « l’hopital ». Il meurt à Auschwitz le 19 septembre 1942. La mention » mort en déportation » est apposée sur son acte de décès ( J.O. du 30-09-1987).

Source/ Mémoire vive

 

 

 

Histoire de Villeparisis: seconde guerre mondiale
Histoire de Villeparisis: seconde guerre mondiale
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15 mai 2015 5 15 /05 /mai /2015 13:29
Histoire de Villeparisis: seconde guerre mondiale

A la mémoire d’ALBERT BONVALET 45274

Albert, Jules, Désiré Bonvalet est né le 25 janvier 1893 à Fleury ( Aisne), il a une formation de maçon.

En 1911, il devance l’appel et s’engage pour 3 ans, seulement âgé de 18 ans. En 1913, il se rengage pour 2 ans. D’un caractère vif et emporté, il est sanctionné pour des actes d’indiscipline, mais par la suite, il manifeste une brillante conduite de combattant. Il est décoré de la Croix de guerre avec étoile d’argent. Il est évacué en 1918 pour intoxication due à un obus d’ypérite. Le 19 février 1918 à Villeparisis, il se marie avec Renée Dupay, mais son épouse décède rapidement.

Le 8 novembre 1919, à Villeparisis, il épouse en secondes noces Rose Bœuf, née le 19 février 1899 dans cette commune. Ils ont un fils, Marc, né le 2 juillet 1920 à Villeparisis ( ce dernier est marié et père d’un enfant au moment de l’arrestation de son père). Adhérent au parti communiste dès sa création, en 1920, Albert Bonvalet y milite et fait une active campagne pour Marcel Lecomte, candidat aux élections municipales de 1919 et de 1921 à Villeparisis. Mais il quitte le parti dès 1927 pour désaccord.

Le 30 novembre 1939, après la déclaration de guerre, Albert Bonvalet, classé « sans affectation », est employé à la poudrerie nationale de Sevran-Livry comme plâtrier. Au moment de son arrestation, il est domicilié avec son épouse au 12, rue Jean Jaurès à Villeparisis.

La police française note qu’il se fait remarquer à plusieurs reprises pour ses propos anti-allemands. Le lundi 20 octobre 1941, il est appréhendé par la Feldgendarmerie et son domicile est perquisitionné dans le cadre d’une vague d’arrestations décidée par l’occupant contre les communistes de Seine et Marne, pris en otages en représailles de distributions de tracts et de destructions de récolte ( incendies de meules et de hangars) ayant eu lieu dans le département. Dès le lendemain, Albert Bonvalet est interné au camp de Royallieu à Compiègne parmi les 86 Seine et Marnais arrêtés en octobre ( 42 seront des « 45000 »). Il est enregistré sous le matricule 1817.

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7 mai 2015 4 07 /05 /mai /2015 10:25
RESISTANCE
Suite à la découverte du corps d'un officier Allemand dans les bois près du canal, 20 jeunes Français pris au hasard furent fusillés au même endroit. Dans les bois de Morfondé, plusieurs patriotes français des environs furent également fusillés pour actes de résistance.
Une croix existe à l'emplacement, et une cérémonie a lieu tous les ans lors de l'anniversaire de la libération de Villeparisis. C'étaient 2 jeunes résistants d' Aulnay-sous-Bois.
Source: archives de la Société d'histoire "Villeparisis et son passé" au Musée
Bois de Morfondé

Bois de Morfondé

Stèle à la mémoire des fusillés

Stèle à la mémoire des fusillés

détail de la stèle

détail de la stèle

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15 février 2015 7 15 /02 /février /2015 01:16

 

 

 

SOUVENIRS D’UNE VILLEPARISIENNE

 

 

la poste 2

LA POSTE VERS 1930

 

20051208 057 concours natation

natation dans le canal  vers 1924

 

Du côté paternel, nous sommes cinq générations à avoir vécu à Villeparisis, dont trois à y  être nées : ma grand-mère, mon père et moi. C’est mon arrière arrière grand-mère qui arriva la première en 1906. Mes souvenirs sont essentiellement ceux que m’ont racontés ma grand-mère et mon père.

 

 

 

20051123-075.jpg

 

la mairie 

 

 

LA PAUVRETE ET LE TRAVAIL RARE

Société essentiellement rurale, avec quelques grandes fermes, quelques familles fortunées et la grande masse des pauvres.

Les pauvres, à cette époque, étaient d’autant plus pauvres qu’ils avaient de nombreux enfants 7 et 8 dans ma famille, mais d’autres étaient encore plus nombreux. Villeparisis, c’étaient des nuées d’enfants, qui se débrouillaient plus ou moins seuls, leurs parents journaliers, manœuvres, ouvriers agricoles, étant occupés à survivre.

Très jeunes ces enfants travaillaient dans les champs avec leurs parents : ramassage des fraises, des petits pois payés au sac de 20 kilos où se glissaient de temps en temps quelques cailloux pour les alourdir. Ramassage des pommes de terre, éclaircissement des rangs de betteraves, travail laborieux payé au rang. Ces travaux se faisaient en compagnie de saisonniers embauchés par les fermiers.

Les enfants travaillaient, mais aussi jouaient à l’extérieur bien souvent et Villeparisis devait à cette époque être une ruche bouillonnante de vie. Des jouets ? seulement ceux que l’on fabriquait, un morceau de bois entouré de chiffon faisait office de poupée, un vieux rideau tendu sur un fil à linge et découpé un parfait rideau de théâtre…

A part les petits travaux à la journée dans les fermes ou chez les personnes aisées, les emplois étaient rares pour des personnes non spécialisées. Ma grand-mère travailla dans les champs, fit un remplacement à la poste, travailla chez Lorilleux où elle faisait de la peinture au pistolet, puis alla sur Paris, avant de trouver durant la guerre un emploi stable  chez Sauter à Claye.

JOIE DE VIVRE

Entre les deux guerres, malgré les difficultés matérielles, les relations familiales et de voisinage étaient chaleureuses ; on avait le goût de la fête et des chansons.

 

 

Source:

Texte de Danièle Montré publié dans le bulletin n°43/44 en 2004 de la Société d’histoire: « Villeparisis et son passé »

 

 

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8 février 2015 7 08 /02 /février /2015 06:47

tombe laurence

TOMBE DE LAURENCE AU PERE LACHAISE

 

 

LAURENCE DE BALZAC

 

Laurence est la plus jeune sœur d’Honoré, elle est née à Tours le 18 avril 1802 ; c’est la troisième enfant de la famille.

Lors du séjour de la famille Balzac à Villeparisis, Laurence rencontre Monsieur  de Montzaigle. La famille est très flattée de cette relation avec un noble.

Le dimanche 12 août 1821, le contrat de mariage est signé à Paris entre Armand Désiré Michaud de Saint-Pierre de Montzaigle et Laurence Balzac. La dot de Laurence est de 30000F, comme pour Laure (lors de son mariage avec Surville l’année précédente). Le trousseau est évalué à 6000F, Mme de Montzaigle donne 3000F à son fils. Une « soirée » est donnée, Honoré est présent.

 

Le 14 août, Mme Balzac écrit à sa fille, Laure, que Montzaigle lui a donné sa parole d’honneur qu’il n’a jamais touché une fille et qu’il est vierge de toute maladie, qu’il n’a jamais été soigné, qu’il n’a jamais pris de médecine et que sa santé est parfaite. « Il n’a pas eu d’enfant qui puisse venir (le) troubler par la suite. Il n’a jamais mis les pieds dans une maison de jeu et, par la raison qu’il est un des premiers de Paris au billard, il n’a jamais joué d’argent ».

Le 1er septembre 1821, mariage de Laurence Balzac et Armand Désiré de Montzaigle.

Le mariage civil est célébré à la mairie du VIIème et la cérémonie religieuse à Saint Jean-Saint François, rue du Perche, au coin de la rue Charlot (paroisse des Balzac). Les Balzac sont officiellement domiciliés rue Portefoin, et Montzaigle à Charonne.

Les témoins, pour Laurence, sont le docteur Nacquart et François Champ « propriétaire à Villeparisis ». La famille Balzac fait imprimer deux types de faire-part : le premier, destiné aux intimes porte le nom «  Laurence Balzac » tandis que le second, pour les Montzaigle, porte la particule «  Laurence de Balzac » pour la première fois.

Le couple a deux enfants :

Armand Désiré François Alfred Michaud de Saint Pierre de Montzaigle (1822-1852)

Alphonse Ernest Louis Michaud de Saint Pierre de Montzaigle (1825-1868).

Laurence est décédée le 11 août 1825.

 

Alphonse Ernest Louis épouse en 1859 Caroline Jung et a trois enfants :

Camille Albert de Montzaigle

Laurence de Montzaigle

Paul Alphonse Désiré de Montzaigle

 

Les rumeurs entourant le fiancé Armand Désiré de Montzaigle se sont révélées exactes : joueur, coureur de jupons, brutal, contrairement à ce que Mme de Balzac écrit à sa fille Laure le 14 août, (Honoré se défiait de ce beau-frère.) Bientôt Le couple plongea dans les dettes et les saisies. La déchéance physique et morale de Laurence commença sous les coups  de la canaille qui la rejetait. Après deux grossesses successives, la jeune femme malade, affligée et désargentée mourut épuisée de misère et de chagrin et abandonnée.

Elle est enterrée au Père Lachaise. Au dos de la pierre tombale de la grand-mère maternelle Sophie Sallambier, il est indiqué qu’elle (Laurence) repose «  en face ». Effectivement, Laurence est sous une tout petite borne.

Armand Désiré de Montzaigle a servi de modèle à Balzac : on le retrouve dans quelques romans, par exemple La Femme de Trente ans, sous le nom et  les  traits d’Aiglemont : homme brutal, débauché, délaissant sa femme.

 

 

détail du plan Montsaigle

plan de montzaigle

arbre genealogique Balzac NEW

DESCENDANCE DES BALZAC

 

 

 

 

Il ne reste plus rien à Villeparisis du château des Montzaigle.

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