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  • : blog de la Société d'Histoire de Villeparisis - Association Villeparisis et son passé (77270)
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Musée d'Histoire-Villeparisis


Parc Honoré de Balzac

60 rue Jean Jaurès 

77270 VILLEPARISIS

 Ouverture tous les samedis matins

de 10h à 12h

et sur rendez-vous

  Entrée gratruite

 
 
 
 
20 mai 2015 3 20 /05 /mai /2015 16:26

Albert Bonvalet ( suite)

Le 6 juillet 1942, il est conduit à pied à la gare de Compiègne avec plus d’un millier d’otages désignés comme communistes et une cinquantaine comme juifs et ils sont entassés dans des wagons de marchandises. Le voyage dure 2 jours et demi. Le 8 juillet, il est enregistré au camp d’Auschwitz sous le numéro 45274. Le lendemain, tous sont conduits au camp annexe de Birkenau. Le 13 juillet, il est ramené au camp d’Auschwitz.

En France, son épouse, Rose Bonvalet, a reçu 2 messages datés du 6 juillet et écrits au crayon dans lesquels son mari l’informe, dans le premier qu’il part pour une destination inconnue, et dans le deuxième, qu’il est avec Albert Rey et qu’ils viennent de passer Bar le Duc en direction de l’Allemagne. Elle a également reçu la carte-formulaire envoyée à la mi-juillet par l’administration militaire allemande du camp de Royallieu afin de prévenir les familles que leur parent avait été envoyé dans un autre camp et qu’il fallait attendre que lui-même écrive sa nouvelle adresse.

De plus, Mesdames Bonvalet et Carrier ont reçu chacune un pli posté à Compiègne le 28 juillet et contenant les papiers dont leurs maris étaient porteurs au moment de leur arrestation. La rumeur a alors couru qu’Albert Bonvalet, Antoine Carrier et Gabriel Rey avaient été fusillés.

A Auschwitz, Albert Bonvalet est admis au Block 28 ( médecine interne) de « l’hopital ». Il meurt à Auschwitz le 19 septembre 1942. La mention » mort en déportation » est apposée sur son acte de décès ( J.O. du 30-09-1987).

Source/ Mémoire vive

 

 

 

Histoire de Villeparisis: seconde guerre mondiale
Histoire de Villeparisis: seconde guerre mondiale
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15 mai 2015 5 15 /05 /mai /2015 13:29
Histoire de Villeparisis: seconde guerre mondiale

A la mémoire d’ALBERT BONVALET 45274

Albert, Jules, Désiré Bonvalet est né le 25 janvier 1893 à Fleury ( Aisne), il a une formation de maçon.

En 1911, il devance l’appel et s’engage pour 3 ans, seulement âgé de 18 ans. En 1913, il se rengage pour 2 ans. D’un caractère vif et emporté, il est sanctionné pour des actes d’indiscipline, mais par la suite, il manifeste une brillante conduite de combattant. Il est décoré de la Croix de guerre avec étoile d’argent. Il est évacué en 1918 pour intoxication due à un obus d’ypérite. Le 19 février 1918 à Villeparisis, il se marie avec Renée Dupay, mais son épouse décède rapidement.

Le 8 novembre 1919, à Villeparisis, il épouse en secondes noces Rose Bœuf, née le 19 février 1899 dans cette commune. Ils ont un fils, Marc, né le 2 juillet 1920 à Villeparisis ( ce dernier est marié et père d’un enfant au moment de l’arrestation de son père). Adhérent au parti communiste dès sa création, en 1920, Albert Bonvalet y milite et fait une active campagne pour Marcel Lecomte, candidat aux élections municipales de 1919 et de 1921 à Villeparisis. Mais il quitte le parti dès 1927 pour désaccord.

Le 30 novembre 1939, après la déclaration de guerre, Albert Bonvalet, classé « sans affectation », est employé à la poudrerie nationale de Sevran-Livry comme plâtrier. Au moment de son arrestation, il est domicilié avec son épouse au 12, rue Jean Jaurès à Villeparisis.

La police française note qu’il se fait remarquer à plusieurs reprises pour ses propos anti-allemands. Le lundi 20 octobre 1941, il est appréhendé par la Feldgendarmerie et son domicile est perquisitionné dans le cadre d’une vague d’arrestations décidée par l’occupant contre les communistes de Seine et Marne, pris en otages en représailles de distributions de tracts et de destructions de récolte ( incendies de meules et de hangars) ayant eu lieu dans le département. Dès le lendemain, Albert Bonvalet est interné au camp de Royallieu à Compiègne parmi les 86 Seine et Marnais arrêtés en octobre ( 42 seront des « 45000 »). Il est enregistré sous le matricule 1817.

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7 mai 2015 4 07 /05 /mai /2015 10:25
RESISTANCE
Suite à la découverte du corps d'un officier Allemand dans les bois près du canal, 20 jeunes Français pris au hasard furent fusillés au même endroit. Dans les bois de Morfondé, plusieurs patriotes français des environs furent également fusillés pour actes de résistance.
Une croix existe à l'emplacement, et une cérémonie a lieu tous les ans lors de l'anniversaire de la libération de Villeparisis. C'étaient 2 jeunes résistants d' Aulnay-sous-Bois.
Source: archives de la Société d'histoire "Villeparisis et son passé" au Musée
Bois de Morfondé

Bois de Morfondé

Stèle à la mémoire des fusillés

Stèle à la mémoire des fusillés

détail de la stèle

détail de la stèle

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15 février 2015 7 15 /02 /février /2015 01:16

 

 

 

SOUVENIRS D’UNE VILLEPARISIENNE

 

 

la poste 2

LA POSTE VERS 1930

 

20051208 057 concours natation

natation dans le canal  vers 1924

 

Du côté paternel, nous sommes cinq générations à avoir vécu à Villeparisis, dont trois à y  être nées : ma grand-mère, mon père et moi. C’est mon arrière arrière grand-mère qui arriva la première en 1906. Mes souvenirs sont essentiellement ceux que m’ont racontés ma grand-mère et mon père.

 

 

 

20051123-075.jpg

 

la mairie 

 

 

LA PAUVRETE ET LE TRAVAIL RARE

Société essentiellement rurale, avec quelques grandes fermes, quelques familles fortunées et la grande masse des pauvres.

Les pauvres, à cette époque, étaient d’autant plus pauvres qu’ils avaient de nombreux enfants 7 et 8 dans ma famille, mais d’autres étaient encore plus nombreux. Villeparisis, c’étaient des nuées d’enfants, qui se débrouillaient plus ou moins seuls, leurs parents journaliers, manœuvres, ouvriers agricoles, étant occupés à survivre.

Très jeunes ces enfants travaillaient dans les champs avec leurs parents : ramassage des fraises, des petits pois payés au sac de 20 kilos où se glissaient de temps en temps quelques cailloux pour les alourdir. Ramassage des pommes de terre, éclaircissement des rangs de betteraves, travail laborieux payé au rang. Ces travaux se faisaient en compagnie de saisonniers embauchés par les fermiers.

Les enfants travaillaient, mais aussi jouaient à l’extérieur bien souvent et Villeparisis devait à cette époque être une ruche bouillonnante de vie. Des jouets ? seulement ceux que l’on fabriquait, un morceau de bois entouré de chiffon faisait office de poupée, un vieux rideau tendu sur un fil à linge et découpé un parfait rideau de théâtre…

A part les petits travaux à la journée dans les fermes ou chez les personnes aisées, les emplois étaient rares pour des personnes non spécialisées. Ma grand-mère travailla dans les champs, fit un remplacement à la poste, travailla chez Lorilleux où elle faisait de la peinture au pistolet, puis alla sur Paris, avant de trouver durant la guerre un emploi stable  chez Sauter à Claye.

JOIE DE VIVRE

Entre les deux guerres, malgré les difficultés matérielles, les relations familiales et de voisinage étaient chaleureuses ; on avait le goût de la fête et des chansons.

 

 

Source:

Texte de Danièle Montré publié dans le bulletin n°43/44 en 2004 de la Société d’histoire: « Villeparisis et son passé »

 

 

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8 février 2015 7 08 /02 /février /2015 06:47

tombe laurence

TOMBE DE LAURENCE AU PERE LACHAISE

 

 

LAURENCE DE BALZAC

 

Laurence est la plus jeune sœur d’Honoré, elle est née à Tours le 18 avril 1802 ; c’est la troisième enfant de la famille.

Lors du séjour de la famille Balzac à Villeparisis, Laurence rencontre Monsieur  de Montzaigle. La famille est très flattée de cette relation avec un noble.

Le dimanche 12 août 1821, le contrat de mariage est signé à Paris entre Armand Désiré Michaud de Saint-Pierre de Montzaigle et Laurence Balzac. La dot de Laurence est de 30000F, comme pour Laure (lors de son mariage avec Surville l’année précédente). Le trousseau est évalué à 6000F, Mme de Montzaigle donne 3000F à son fils. Une « soirée » est donnée, Honoré est présent.

 

Le 14 août, Mme Balzac écrit à sa fille, Laure, que Montzaigle lui a donné sa parole d’honneur qu’il n’a jamais touché une fille et qu’il est vierge de toute maladie, qu’il n’a jamais été soigné, qu’il n’a jamais pris de médecine et que sa santé est parfaite. « Il n’a pas eu d’enfant qui puisse venir (le) troubler par la suite. Il n’a jamais mis les pieds dans une maison de jeu et, par la raison qu’il est un des premiers de Paris au billard, il n’a jamais joué d’argent ».

Le 1er septembre 1821, mariage de Laurence Balzac et Armand Désiré de Montzaigle.

Le mariage civil est célébré à la mairie du VIIème et la cérémonie religieuse à Saint Jean-Saint François, rue du Perche, au coin de la rue Charlot (paroisse des Balzac). Les Balzac sont officiellement domiciliés rue Portefoin, et Montzaigle à Charonne.

Les témoins, pour Laurence, sont le docteur Nacquart et François Champ « propriétaire à Villeparisis ». La famille Balzac fait imprimer deux types de faire-part : le premier, destiné aux intimes porte le nom «  Laurence Balzac » tandis que le second, pour les Montzaigle, porte la particule «  Laurence de Balzac » pour la première fois.

Le couple a deux enfants :

Armand Désiré François Alfred Michaud de Saint Pierre de Montzaigle (1822-1852)

Alphonse Ernest Louis Michaud de Saint Pierre de Montzaigle (1825-1868).

Laurence est décédée le 11 août 1825.

 

Alphonse Ernest Louis épouse en 1859 Caroline Jung et a trois enfants :

Camille Albert de Montzaigle

Laurence de Montzaigle

Paul Alphonse Désiré de Montzaigle

 

Les rumeurs entourant le fiancé Armand Désiré de Montzaigle se sont révélées exactes : joueur, coureur de jupons, brutal, contrairement à ce que Mme de Balzac écrit à sa fille Laure le 14 août, (Honoré se défiait de ce beau-frère.) Bientôt Le couple plongea dans les dettes et les saisies. La déchéance physique et morale de Laurence commença sous les coups  de la canaille qui la rejetait. Après deux grossesses successives, la jeune femme malade, affligée et désargentée mourut épuisée de misère et de chagrin et abandonnée.

Elle est enterrée au Père Lachaise. Au dos de la pierre tombale de la grand-mère maternelle Sophie Sallambier, il est indiqué qu’elle (Laurence) repose «  en face ». Effectivement, Laurence est sous une tout petite borne.

Armand Désiré de Montzaigle a servi de modèle à Balzac : on le retrouve dans quelques romans, par exemple La Femme de Trente ans, sous le nom et  les  traits d’Aiglemont : homme brutal, débauché, délaissant sa femme.

 

 

détail du plan Montsaigle

plan de montzaigle

arbre genealogique Balzac NEW

DESCENDANCE DES BALZAC

 

 

 

 

Il ne reste plus rien à Villeparisis du château des Montzaigle.

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17 novembre 2014 1 17 /11 /novembre /2014 05:31

Les seigneurs de Villeparisis

Jacques Caillard

 

1657-1742

 

 

 

 

 

Jacques Caillard fait des études de droit et est reçu avocat en parlement. Mais lorsqu’il devient lieutenant général de la connétablie, la mention d’avocat disparait et il est Jacques Caillard, éc. Seigneur de Villeparisis et conserve cette appellation même après la vente de Villeparisis.

 

 

 

 

Aux côtés de Jacques Caillard, figurent des domestiques (Daniel Despost, concierge de Caillard et Magdelaine Bécar, sa servante, veuve d’un vigneron), des artisans et marchands et même deux bourgeois de Paris demeurant à Villeparisis. Des protestants parisiens, par crainte des persécutions se réfugient à la campagne.

 

 

 

 

plaque

 

 

 le passage des Preux et le puits

(ce puits était inclus dans le mur d'enceinte du parc du chateau Caillard afin que le public y ait accès) 

 

 

plaque-de-cheminee-du-chateau-caillard-villeparisis.jpg

 

 plaque de cheminée du chateau Caillard

 

 

 

 

 

Au décès de son père en 1673, la terre de Villeparisis lui revient et il s’en qualifie de seigneur, et, très tôt, à dix-huit ans, en septembre 1675, il intervient pour calmer l’ardeur du curé contre les domestiques protestants du château qui ont fait «  tumulte et grand bruit dans le clocher » de l’église lors d’un baptême.

 

 

En 1685, il vient à Villeparisis avec Louis Ched’homme, son tuteur et le 12 novembre 1685, ils abjurent le protestantisme :

 

Voici le texte de son abjuration :

 

« Ce jourd’hui 12 novembre 1685, Jacques Caillard, éc. Seigneur de Villeparisis, avocat en parlement, a été reçu à la communion de l’église catholique apostolique romaine, et absout de l’hérésie de Calvin par moi curé de Villeparisis en vertu du pouvoir que j’ai reçu de Mgr l’Archevêque de Paris » ; Et au-dessous : «  Nous Jacques Caillard, éc. Avocat en la cour, seigneur de Villeparisis, certifions que pour témoigner nos soumissions aux volontés du roi nous embrassons la religion catholique, apostolique et romaine pour y croire »

 

 

 

Aux côtés de Jacques Caillard, figurent des domestiques (Daniel Despost, concierge de Caillard et Magdelaine Bécar, sa servante, veuve d’un vigneron), des artisans et marchands et même deux bourgeois de Paris demeurant à Villeparisis. Des protestants parisiens, par crainte des persécutions se réfugient à la campagne.

 

  blason caillard

 

  blason des Caillard dans  l'église Saint-Martin 

 

 

En 1694, il épouse Marie-Madeleine Crestien, le mariage apparait totalement parisien.

 

Le 18 mars 1698, par acte devant Simon Moufle, Jacques Caillard vend à Antoine de Ricouard, chev., sgr d’Hérouville, maitre d’hôtel du roi et à Anne-Marie Lefranc sa femme «  le château et lieu seigneurial de Villeparisis, jardins, bois et dépendances » pour 86700 livres.

 

 

 

Il meurt en 1742 âgé de 84 ans et est inhumé dans l’église Saint-Sulpice.

 

 

 

 

 

Sources : Les Caillard d’Aillères 1550-2010 de Geoffroy d’Aillères et René de Fougerolles

                Villeparisis et son histoire

Cartes et photos : F.Gagnepain , musée de la Société d’histoire « Villeparisis et son passé ».

 

 

 

 

 

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3 novembre 2014 1 03 /11 /novembre /2014 07:03

 

 

 

Familles Charpentier- Lime

 

 

 

En 1914, Raymonde Charpentier épousa Robert Lime. Raymonde Charpentier  était la fille d’Albert Charpentier, directeur de l’usine Charpentier (voir article précédent). Il  a été aussi à l’initiative de la création du réseau d’eau courante à Villeparisis. (voir article publié en 2013). Robert Lime fut conseiller municipal ( et président de l’union des catholiques de Villeparisis) et son fils Jacques Lime a écrit plusieurs livres sur Villeparisis (disponibles à la médiathèque ainsi qu’auprès de la Société d’histoire « Villeparisis et son passé » , 50 rue Jean Jaurès à Villeparisis). 

 

 

 

 

Villeparisis R LIME004

 

 

 

 

 

 

 

 

Mariage Charpentier-Lime

 

mariage lime-charpentier

 

 

Mariage LIME CHARPENTIER

 

 

 

 

tombe

 

Tombeau de famille au cimetière de Villeparisis

 

 

La famille Lime est présente à Villeparisis depuis environ 2 siècles puisque  Charles Lime, né à Courtry en 1806, est venu s’installer ensuite à Villeparisis à l’âge adulte. Depuis la famille s’est éparpillée à travers la France et le monde, mais il reste encore quelques descendants à Villeparisis : Véronique Lemonnier-Damie ( native de la commune) et ses enfants Thomas et Jérémy.

 

 

 

 

100 1917-NY


 

Une grande partie des descendants se sont retrouvés en septembre 2014 à Villeparisis pour célébrer les 100ans du mariage de Robert Lime et Raymonde Charpentier.

 

blason de la famille Lime

 

Blason famille LIME

 

 

 

Sources : documents  donnés à la Société d’Histoire « Villeparisis et son passé » par Jean –Philippe Damie que nous remercions vivement.

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27 octobre 2014 1 27 /10 /octobre /2014 06:56

 

L’usine Charpentier ( suite)

 

L’usine Charpentier confectionnait des pommeaux de canne et de fouets, des becs de parapluies et d’ombrelles et d’autres objets similaires. Ces différents produits pouvaient être argentés, dorés ou nickelés. La plupart étaient ouvragés dans le style figuratif : têtes d’animaux, bustes, décor floral inspirés notamment de la mode.  Jacques Lime, petit-fils d’Albert Charpentier cite les pommeaux de canne représentant une tête de poule faisane et une tête de coq produites en 1910 après le succès de Chanteclerc d’Edmond Rostand.

 

 

 

Usine CHARPENTIER

 

 

 

 

 

 


Ce commerce fut florissant jusqu’en 1914. Vendus dans la capitale grâce au burea de vente de la rue Chapon, tenu par Edmond Charpentier, frère d’Albert, les produits de l’usine s’écoulaient sans difficulté.

 

Le déclin s’amorça dans les années 20 en raison des changements de mode de vie des Français. La plupart des objets que décorait l’usine Charpentier passèrent  de mode et la société fut dissoute en 1929 et les ouvriers du travail dans les entreprises voisines.

 

 

 

 

 

cannes NEW

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20 octobre 2014 1 20 /10 /octobre /2014 06:43

 

 

L’USINE CHARPENTIER

 

 

 

L’histoire de l’usine Charpentier débute immédiatement après la guerre de 1870/71, vers la fin du mandat de M. de Ruzé. Incité par ses parents, Théodore Louis Charpentier qui demeurait à Paris vint à Villeparisis. Avec l’aide financière de ceux-ci, il acheta une propriété (33 rue de Ruzé). Ils aménagèrent un atelier où toute la famille travaillait. Par suite de l’importance prise par l’exploitation, il acheta l’ancienne auberge de l’Etoile et ancien relais de poste, avec jardin et un pré de deux hectares environ. C’est l’immeuble qui correspond aujourd’hui aux n° 39, 41, et 43, rue de Ruzé.

 

 

 

histoire Usine charpentier (carte postale)

 

 


D’importants travaux d’aménagements furent réalisés : construction d’une cheminée pour la machine à vapeur, installation de grands réservoirs, adduction d’eau, aménagement d’une forge ainsi que d’ateliers de nickelage, argenture et dorure. Ce n’est qu’en 1891 que l’entreprise travailla à plein rendement. L’usine s’intitulait » Manufacture de bijouterie pour cannes, fouets, parapluies et ombrelles. » La direction était laissée à Albert, le fils, tandis que Léonie, sa sœur, tenait la comptabilité et la correspondance. Léon, le père, supervisait et s’occupait du bureau de vente de Paris, rue de Gravilliers.

Après la mort de Théodore en 1901, Albert constitua avec ses frères et sa sœur Léonie une société qui poursuivit activement l’exploitation de cette usine, située au cœur du village et qui employa jusqu’à 30 ouvriers dans les premières années du siècle. Il s’y trouvait une machine à vapeur  d’une certaine puissance, et même une usine à gaz au fond du jardin, qui servait à l’éclairage des ateliers. Peu à peu, le gaz fut remplacé par l’électricité que produisait une génératrice magnétique.

 

 

 

 

 produits NEW

 

 

 

 

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30 septembre 2014 2 30 /09 /septembre /2014 05:21

 

 

 

La Brigade marocaine et la bataille de la Marne

 

 

 

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La Brigade Marocaine a combattu aux côtés des troupes françaises lors de la Bataille de la Marne en septembre 1914 au prix de nombreuses victimes.

 

 

Création  de la Brigade Marocaine :

La signature du traité de Fès instaure un protectorat français au Maroc, et le sultan s’engage à ne conclure aucune alliance avec un autre pays que la France. Le gouvernement français est représenté par le Général Lyautey. En juin 1912, les troupes marocaines sont organisées ainsi que les régiments de tirailleurs, prioritairement employés à la pacification du Maroc. Mais en raison des besoins en affectifs, une Brigade Marocaine est envoyée en France début août 1914.

 

Le 5 septembre 1914, la Brigade Marocaine s’engage dans les combats de Penchard-Monthyon

Jusqu’au 17 septembre. A la fin des combats, des 4000 combattants débarqués en France, seuls 800 sont encore valides. Les régiments sont cités à l’ordre de l’Armée à la fin de la guerre : « Disciplinés au feu comme à la manœuvre, ardents dans l’attaque, tenaces dans la défense de leur positions jusqu’au sacrifice, supportant au-delà de toute prévision les rigueurs du climat du Nord, ils donnent la preuve de leur valeur guerrière. De telles qualités les placent définitivement sur le même rang que nos meilleures troupes d’Afrique et les rendent dignes de combattre aux côtés des troupes françaises. »

 

images[1] 

 

 

 

images[2]

 

 

 

    

 

Source : archives de Seine et Marne

 

 

 

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