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  • : blog de la Société d'Histoire de Villeparisis - Association Villeparisis et son passé (77270)
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Musée d'Histoire-Villeparisis


Parc Honoré de Balzac

60 rue Jean Jaurès 

77270 VILLEPARISIS

 Ouverture tous les samedis matins

de 10h à 12h

et sur rendez-vous

  Entrée gratruite

 
 
 
 
17 novembre 2014 1 17 /11 /novembre /2014 05:31

Les seigneurs de Villeparisis

Jacques Caillard

 

1657-1742

 

 

 

 

 

Jacques Caillard fait des études de droit et est reçu avocat en parlement. Mais lorsqu’il devient lieutenant général de la connétablie, la mention d’avocat disparait et il est Jacques Caillard, éc. Seigneur de Villeparisis et conserve cette appellation même après la vente de Villeparisis.

 

 

 

 

Aux côtés de Jacques Caillard, figurent des domestiques (Daniel Despost, concierge de Caillard et Magdelaine Bécar, sa servante, veuve d’un vigneron), des artisans et marchands et même deux bourgeois de Paris demeurant à Villeparisis. Des protestants parisiens, par crainte des persécutions se réfugient à la campagne.

 

 

 

 

plaque

 

 

 le passage des Preux et le puits

(ce puits était inclus dans le mur d'enceinte du parc du chateau Caillard afin que le public y ait accès) 

 

 

plaque-de-cheminee-du-chateau-caillard-villeparisis.jpg

 

 plaque de cheminée du chateau Caillard

 

 

 

 

 

Au décès de son père en 1673, la terre de Villeparisis lui revient et il s’en qualifie de seigneur, et, très tôt, à dix-huit ans, en septembre 1675, il intervient pour calmer l’ardeur du curé contre les domestiques protestants du château qui ont fait «  tumulte et grand bruit dans le clocher » de l’église lors d’un baptême.

 

 

En 1685, il vient à Villeparisis avec Louis Ched’homme, son tuteur et le 12 novembre 1685, ils abjurent le protestantisme :

 

Voici le texte de son abjuration :

 

« Ce jourd’hui 12 novembre 1685, Jacques Caillard, éc. Seigneur de Villeparisis, avocat en parlement, a été reçu à la communion de l’église catholique apostolique romaine, et absout de l’hérésie de Calvin par moi curé de Villeparisis en vertu du pouvoir que j’ai reçu de Mgr l’Archevêque de Paris » ; Et au-dessous : «  Nous Jacques Caillard, éc. Avocat en la cour, seigneur de Villeparisis, certifions que pour témoigner nos soumissions aux volontés du roi nous embrassons la religion catholique, apostolique et romaine pour y croire »

 

 

 

Aux côtés de Jacques Caillard, figurent des domestiques (Daniel Despost, concierge de Caillard et Magdelaine Bécar, sa servante, veuve d’un vigneron), des artisans et marchands et même deux bourgeois de Paris demeurant à Villeparisis. Des protestants parisiens, par crainte des persécutions se réfugient à la campagne.

 

  blason caillard

 

  blason des Caillard dans  l'église Saint-Martin 

 

 

En 1694, il épouse Marie-Madeleine Crestien, le mariage apparait totalement parisien.

 

Le 18 mars 1698, par acte devant Simon Moufle, Jacques Caillard vend à Antoine de Ricouard, chev., sgr d’Hérouville, maitre d’hôtel du roi et à Anne-Marie Lefranc sa femme «  le château et lieu seigneurial de Villeparisis, jardins, bois et dépendances » pour 86700 livres.

 

 

 

Il meurt en 1742 âgé de 84 ans et est inhumé dans l’église Saint-Sulpice.

 

 

 

 

 

Sources : Les Caillard d’Aillères 1550-2010 de Geoffroy d’Aillères et René de Fougerolles

                Villeparisis et son histoire

Cartes et photos : F.Gagnepain , musée de la Société d’histoire « Villeparisis et son passé ».

 

 

 

 

 

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3 novembre 2014 1 03 /11 /novembre /2014 07:03

 

 

 

Familles Charpentier- Lime

 

 

 

En 1914, Raymonde Charpentier épousa Robert Lime. Raymonde Charpentier  était la fille d’Albert Charpentier, directeur de l’usine Charpentier (voir article précédent). Il  a été aussi à l’initiative de la création du réseau d’eau courante à Villeparisis. (voir article publié en 2013). Robert Lime fut conseiller municipal ( et président de l’union des catholiques de Villeparisis) et son fils Jacques Lime a écrit plusieurs livres sur Villeparisis (disponibles à la médiathèque ainsi qu’auprès de la Société d’histoire « Villeparisis et son passé » , 50 rue Jean Jaurès à Villeparisis). 

 

 

 

 

Villeparisis R LIME004

 

 

 

 

 

 

 

 

Mariage Charpentier-Lime

 

mariage lime-charpentier

 

 

Mariage LIME CHARPENTIER

 

 

 

 

tombe

 

Tombeau de famille au cimetière de Villeparisis

 

 

La famille Lime est présente à Villeparisis depuis environ 2 siècles puisque  Charles Lime, né à Courtry en 1806, est venu s’installer ensuite à Villeparisis à l’âge adulte. Depuis la famille s’est éparpillée à travers la France et le monde, mais il reste encore quelques descendants à Villeparisis : Véronique Lemonnier-Damie ( native de la commune) et ses enfants Thomas et Jérémy.

 

 

 

 

100 1917-NY


 

Une grande partie des descendants se sont retrouvés en septembre 2014 à Villeparisis pour célébrer les 100ans du mariage de Robert Lime et Raymonde Charpentier.

 

blason de la famille Lime

 

Blason famille LIME

 

 

 

Sources : documents  donnés à la Société d’Histoire « Villeparisis et son passé » par Jean –Philippe Damie que nous remercions vivement.

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27 octobre 2014 1 27 /10 /octobre /2014 06:56

 

L’usine Charpentier ( suite)

 

L’usine Charpentier confectionnait des pommeaux de canne et de fouets, des becs de parapluies et d’ombrelles et d’autres objets similaires. Ces différents produits pouvaient être argentés, dorés ou nickelés. La plupart étaient ouvragés dans le style figuratif : têtes d’animaux, bustes, décor floral inspirés notamment de la mode.  Jacques Lime, petit-fils d’Albert Charpentier cite les pommeaux de canne représentant une tête de poule faisane et une tête de coq produites en 1910 après le succès de Chanteclerc d’Edmond Rostand.

 

 

 

Usine CHARPENTIER

 

 

 

 

 

 


Ce commerce fut florissant jusqu’en 1914. Vendus dans la capitale grâce au burea de vente de la rue Chapon, tenu par Edmond Charpentier, frère d’Albert, les produits de l’usine s’écoulaient sans difficulté.

 

Le déclin s’amorça dans les années 20 en raison des changements de mode de vie des Français. La plupart des objets que décorait l’usine Charpentier passèrent  de mode et la société fut dissoute en 1929 et les ouvriers du travail dans les entreprises voisines.

 

 

 

 

 

cannes NEW

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20 octobre 2014 1 20 /10 /octobre /2014 06:43

 

 

L’USINE CHARPENTIER

 

 

 

L’histoire de l’usine Charpentier débute immédiatement après la guerre de 1870/71, vers la fin du mandat de M. de Ruzé. Incité par ses parents, Théodore Louis Charpentier qui demeurait à Paris vint à Villeparisis. Avec l’aide financière de ceux-ci, il acheta une propriété (33 rue de Ruzé). Ils aménagèrent un atelier où toute la famille travaillait. Par suite de l’importance prise par l’exploitation, il acheta l’ancienne auberge de l’Etoile et ancien relais de poste, avec jardin et un pré de deux hectares environ. C’est l’immeuble qui correspond aujourd’hui aux n° 39, 41, et 43, rue de Ruzé.

 

 

 

histoire Usine charpentier (carte postale)

 

 


D’importants travaux d’aménagements furent réalisés : construction d’une cheminée pour la machine à vapeur, installation de grands réservoirs, adduction d’eau, aménagement d’une forge ainsi que d’ateliers de nickelage, argenture et dorure. Ce n’est qu’en 1891 que l’entreprise travailla à plein rendement. L’usine s’intitulait » Manufacture de bijouterie pour cannes, fouets, parapluies et ombrelles. » La direction était laissée à Albert, le fils, tandis que Léonie, sa sœur, tenait la comptabilité et la correspondance. Léon, le père, supervisait et s’occupait du bureau de vente de Paris, rue de Gravilliers.

Après la mort de Théodore en 1901, Albert constitua avec ses frères et sa sœur Léonie une société qui poursuivit activement l’exploitation de cette usine, située au cœur du village et qui employa jusqu’à 30 ouvriers dans les premières années du siècle. Il s’y trouvait une machine à vapeur  d’une certaine puissance, et même une usine à gaz au fond du jardin, qui servait à l’éclairage des ateliers. Peu à peu, le gaz fut remplacé par l’électricité que produisait une génératrice magnétique.

 

 

 

 

 produits NEW

 

 

 

 

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30 septembre 2014 2 30 /09 /septembre /2014 05:21

 

 

 

La Brigade marocaine et la bataille de la Marne

 

 

 

FRAD077 4Finum32 300 Vign400-jpg[1]

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La Brigade Marocaine a combattu aux côtés des troupes françaises lors de la Bataille de la Marne en septembre 1914 au prix de nombreuses victimes.

 

 

Création  de la Brigade Marocaine :

La signature du traité de Fès instaure un protectorat français au Maroc, et le sultan s’engage à ne conclure aucune alliance avec un autre pays que la France. Le gouvernement français est représenté par le Général Lyautey. En juin 1912, les troupes marocaines sont organisées ainsi que les régiments de tirailleurs, prioritairement employés à la pacification du Maroc. Mais en raison des besoins en affectifs, une Brigade Marocaine est envoyée en France début août 1914.

 

Le 5 septembre 1914, la Brigade Marocaine s’engage dans les combats de Penchard-Monthyon

Jusqu’au 17 septembre. A la fin des combats, des 4000 combattants débarqués en France, seuls 800 sont encore valides. Les régiments sont cités à l’ordre de l’Armée à la fin de la guerre : « Disciplinés au feu comme à la manœuvre, ardents dans l’attaque, tenaces dans la défense de leur positions jusqu’au sacrifice, supportant au-delà de toute prévision les rigueurs du climat du Nord, ils donnent la preuve de leur valeur guerrière. De telles qualités les placent définitivement sur le même rang que nos meilleures troupes d’Afrique et les rendent dignes de combattre aux côtés des troupes françaises. »

 

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images[2]

 

 

 

    

 

Source : archives de Seine et Marne

 

 

 

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24 septembre 2014 3 24 /09 /septembre /2014 05:17

 

 

 

 

BATAILLE DE L’OURCQ

5 au 9 septembre 1914

 

 

 

 

DSCN1063

 

 

 

La bataille de l’Ourcq est une bataille durant la première bataille de la Marne, elle met aux prises la 6ème armée française, une partie de l’armée britannique et la 1ère armée allemande. Le 5 septembre, vers 12 heures, l’artillerie allemande tire des hauteurs de Monthyon sur l’artillerie française et les divisions d’infanterie allemande attaquent les Français. Au centre la 55ème division de réserve se lance à l’assaut des hauteurs de Monthyon en partant d’Iverny et de Villeroy. Au nord, des combats se déroulent à Saint-Soupplets.

Les combats continuent : le 8 septembre, Nanteuil le Haudouin tombe aux mains allemandes. Le 9 septembre les Français perdent Villiers-Saint-Genest et se maintiennent au Plessis-Belleville. Alors que les troupes allemandes sont prêtes à battre la 6ème armée entre Gondreville et La Ferté-Milon, elles entament leur repli, et le 10 septembre, les IXème et IIIème armées allemandes reculent en direction de l’Aisne.

 

  carte bourcq 5 septembre

 

  5 septemnbre 1914 

 

 

 

 

  bourcq 9 septembre

 

 

  9  septembre 1914 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

bourcq 10 septembre

 

 

 

 10 septembre 1914

 

 

 

 

 

 

 

 

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 Article tiré de la revue L'Illustration de décembre 1914 suivi d'un  article tiré de la revue des Deux mondes signé par Joffre et Maunaury.

 

 

 

 

 

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 Documents de D.Bernal

 

 

 

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18 septembre 2014 4 18 /09 /septembre /2014 04:41
 
BATAILLE DE LA MARNE
  RECONSTITUTION
 
 
Voici une reconstitution de la bataille de la Marne à Chauconin-Neufmoutiers samedi  6 septembre. L’Association Histoire et Collections a fait revivre une bataille dans les tranchées, même s’il n’y avait pas de tranchée à cet endroit à cette époque.
 
 
Photos D.Bernal
 
 
 
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12 septembre 2014 5 12 /09 /septembre /2014 04:50
 
 
 
La première bataille de la Marne du 6 au 12 septembre 1914
 
Dans les seules batailles d'août et de septembre 1914, plus de 250 000 jeunes français sont morts, dont Charles Péguy le 5 septembre à Villeroy (voir article précédent) et le 22 septembre Alain-Fournier, l’auteur du Grand Meaulnes, dans les combats de St-Rémy-la-Calonne. Ce ne sont pas les seuls écrivains : quelques mois plus tard, Louis Pergaud, auteur de la célèbre « Guerre des boutons » est mortellement blessé dans la Meuse ; un an plus tard, Guillaume Apollinaire est sérieusement blessé et meurt en 1918.
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taxi de la Marne exposé à l’Hôtel des Invalides

 

         
Le 6 septembre au soir, dans le but de faire monter au front une partie de la 7ème DI (103ème et 104ème RI), les taxis sont regroupés sur l’esplanade des Invalides. Il s’agit principalement de taxis Renault AG1 mais aussi de quelques cars pouvant transporter 20 à 30 soldats.
 
Dans la nuit du 6 au 7, 2 groupes distincts s’ébranlent. Le premier, de 350 véhicules, part à 22h et un autre de 250, une heure plus tard.
 
Ils se regroupent à Tremblay les Gonesse ( Tremblay en France) puis partent en direction du Mesnil- Amelot.
 
Le 7 septembre, ce convoi de 600 véhicules redescend à Sevran ( 93). Au cours de cette même journée, un  second  convoi de 700 taxis supplémentaires quitte les Invalides pour Gagny.
 
 
 
 
 Tremblay
 
 
Plaque commémorative du rassemblement des taxis à Tremblay-les-Gonesse (aujourd’hui Tremblay-en-France-vieux pays) avant leur départ pour le Mesnil-Amelot
 
 
 
 

Finalement, le 9 septembre, bien que sa progression ne soit pas significative, la VIème armée oblige von Kluck (Ie armée allemande) à utiliser une trop grande partie de son potentiel sur son flanc ouest et ralentit sensiblement sa progression vers le sud. Une brèche d'environ 50 km avec la IIe armée de Karl von Bülow, située sur sa droite et qui continue à progresser s'ouvre. Profitant de cette ouverture, la Ve Armée française et le Corps expéditionnaire britanniqueattaquent les deux armées allemandes sur leurs flancs exposés. Désorganisées par cette manœuvre, épuisées par leurs précédentes avancées et légèrement inférieures en nombre, elles sont contraintes à l'arrêt puis au repli, jusqu'au 13 septembre. Elles se rétablissent sur des positions défensives favorables soigneusement préparées entre temps à l'arrière.

 
 
7-7 bataille-de-la-marne
 
  7 septembre Bataille de la Marne
bourcq 9 septembre
 
9 septembre bataille de l'Ourcq
Monument de Galliéni à Tribardou
gallieni-trilbardou
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5 septembre 2014 5 05 /09 /septembre /2014 02:07
Aux alentours de Villeparisis
5 septembre 1914
à Villeroy
Mort de Charles Péguy
 
charles péguy
 
 
 
 
 
Charles Péguy, (né le 7 janvier 1873 à Orléans) écrivain, poète et essayiste français, lieutenant de réserve, part en campagne dès la mobilisation en août 1914, dans la 19e compagnie du 276e régiment d'infanterie.
 
Il meurt au combat la veille de la bataille de la Marne, tué d'une balle au front, le 5 septembre 1914 à Villeroy.
 
Comme il écrit dans « Eve » en 1913:
« Heureux ceux qui sont morts pour la terre charnelle,
Mais pourvu que ce fût dans une juste guerre(…)
Heureux ceux qui sont morts dans les grandes batailles,
Couchés dessus le sol à la face de Dieu. »
 
 
 

Mémorial à Villeroy

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Le nom de Péguy se trouve en haut à droite

 

 

 

 

 

 

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La croix marque l’emplacement où est tombé Charles Péguy

 

 

 

 

 

 

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détail de la croix

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Poème de Charles Péguy sur la stèle à côté de la croix

 

 

 

 

 

 

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Table d’orientation montrant les positions des armées

 

 

 

 

La vie et l’oeuvre de Charles Péguy:

 

Charles Péguy est né en 1873 à Orléans. Après des études dans sa ville natale, il va à Paris préparer le concours de l'École Normale Supérieure, auquel il est reçu en 1894. En 1896, il écrit un drame, Jeanne d'Arc. Attiré par les idées socialistes, il expose son point de vue dans Marcel, premier dialogue de la cité harmonieuse (1898) et milite pour la révision du procès Dreyfus.

Bientôt, il abandonne la carrière universitaire, se sépare du parti socialiste et fonde, en 1900, une revue indépendante, les Cahiers de la Quinzaine, qui se propose d'informer les lecteurs et de « dire la vérité ». C'est de « la Boutique », installé en face de la Sorbonne, que Péguy mènera le combat; en dépit des difficultés financières, les Cahiers, auxquels collaborent Jérôme et Jean Tharaud, Daniel Halévy, François Porché et Romain Rolland, paraîtront jusqu'à la guerre de 1914.

Les grandes œuvres en prose de Péguy y trouvent place; ce sont Notre Patrie (1905), où il dénonce le danger allemand et la menace de guerre, Notre jeunesse (1910), où il oppose mystique et politique, l'Argent (1913), où il évoque le monde de son enfance qui ne connut pas la fièvre de l'argent (en effet, il est d’origine modeste, sa mère est rempailleuse de chaises).

L’influence de son maître Bergson y est visible. Son style est très curieux : encombré de parenthèses et d’incessantes répétitions, comme si l’écrivain ne trouvait jamais l’expression définitive, il est souvent, surtout dans la polémique, dru, vigoureux, pittoresque.

 

En 1908, il déclarait à Joseph Lotte: « J'ai retrouvé la foi ». De sa méditation, naissent de grandes œuvres poétiques: le Mystère de la charité de Jeanne d'Arc (1910), le Porche du mystère de la deuxième vertu (1911) et le Mystère des saints-innocents (1911). Reprenant le geste du bûcheron qui, dans le Porche du mystère de la deuxième vertu mettait ses enfants sous la protection de la Vierge, Péguy fait, en 1912, plusieurs pèlerinages à Notre-Dame de Chartres. On retrouve l'écho de ces événements dans la Tapisserie de Sainte Geneviève et de Jeanne d'Arc (1912), écrite en reconnaissance pour la guérison de son fils Pierre, et dans La Tapisserie de Notre-Dame (1912).

Péguy n'hésite pas à écrire Ève (1913), une œuvre d'une longueur inusitée, qui comporte huit tragédies en cinq actes et 8000 alexandrins.

 

Le Général de Gaulle qui l’admirait conclut, à Londres  le 18 juin 1942, par un vers tiré d’ « Eve » : «  Mère, voici vos fils, qui se sont tant battus. »

 

Ch. Péguy retrouve dans sa poésie le souffle de l’épopée, où merveilleux chrétien et merveilleux humain étaient inséparables.

 

   

 

Photos : H.T

 

 

 

 

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27 juillet 2014 7 27 /07 /juillet /2014 00:40

 

 

13 & 14 juillet 1924

 

 

 

Ces fêtes ont duré 2 jours, elles s’intitulent aussi « Fête de la gare de Villeparisis ».

 

 

 

 20051208 044 mâr

 

 

 

Ce café est pavoisé pour la fête nationale ; une précision indique boulevard Maritime, non pas que cette rue menait à la mer, mais un propriétaire aurait vendu ses terrains situés sur cette voie au profit d’une œuvre aidant les familles de marins morts en mer.

 

 

 

 

20051208 046 union renusienne 

 

 

La banderole porte l’inscription : « Union Reneusienne. Grande fête. Soyez les bienvenus ». La Reneuse ou Arneuse est une petite rivière située à proximité du canal. 

 

     

 

 20051208 044 mâr

 

 

 

 

Mât de cocagne

 

 

 

 

20051208 051 jeu du baquet

 

 

 

Jeu du baquet

 

 

 

 

 

20051208 050 jeu de la poèle

 

 

 

 

 

Jeu de la poêle

 

 

 

 

 

 

20051208 045 course en sac

 

 

 

 

 

Course en sac

 

   

 

 20051208 048 départ de la course

 

 

 

Départ de la course organisée par l’Union sportive  Villeparisienne, association créée le 29 décembre 1923 pour développer la jeunesse par tous les sports et dont le siège social se trouvait au café des Sports. A  droite, le second bâtiment est l’abri pour l’omnibus situé à l’entrée de la place du Marché.

 

 

 

 

 

 20051208 049 arrivée de la course

 

 

 

 

 

Arrivée de la course des 6 kms. Ces 6 kms correspondent au tour de Villeparisis en passant par la rue de Vaujours, la rue Jean Jaurès et retour par la rue de la Gare.

 

 

 

 

20051208 052lancement du poids

 

 

 

 

Lancement du poids

 

 

 

Au sol on peut voir, au centre de la photo, des cailloux régulièrement espacés qui indique la distance du jet.

 

   

 

 

 

Le 14 juillet 24 fut fêté particulièrement par l’Union Sportive Villeparisienne, créée en décembre 23, ayant pour objet tous les sports en général, et pour siège, le Café des Sports, 21 rue de la République, comme le rappelle le Journal Officiel de l’époque.

 

 

 

 

Sources : archives de l’association « Villeparisis et son passé » au Mus

 

 

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