Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

  • : Villeparisis - Histoire
  • : blog de la Société d'Histoire de Villeparisis - Association Villeparisis et son passé (77270)
  • Contact

 
 

Recherche

Musée d'Histoire-Villeparisis


Parc Honoré de Balzac

60 rue Jean Jaurès 

77270 VILLEPARISIS

 Ouverture tous les samedis matins

de 10h à 12h

et sur rendez-vous

  Entrée gratruite

 
 
 
 
8 mai 2014 4 08 /05 /mai /2014 01:44

 

 

LA SECONDE GUERRE MONDIALE

 

 

03253.jpg

 

 

 

Au Parc Honoré de Balzac, devant le musée de l’histoire locale, une plaque fut  inaugurée en avril 2003 en hommage à deux Villeparisiens morts en camp de déportation et un Villeparisien fusillé le 17 avril 1942 au Mont Valérien : Monsieur Julien Delespinay, Monsieur Gabriel Rey et Monsieur Guisco Spartaco.

 

 

 03254.jpg

 

 

 

 

Monsieur Julien Delespinay a été arrêté le 8 octobre 1941 pour faits de résistance à l’ennemi. Chargé de la répartition et de la distribution de tracts appelant à la résistance, Monsieur Delespinay fut le seul de son groupe à être arrêté. Du 8 octobre 1941 au 22 mars 1944, il fut emprisonné successivement à la prison de Meaux, à la prison de la Santé à Paris, à  Fresnes puis à Caen, Fontevrault, Blois et Compiègne.

En mars 1944, Monsieur Delespinay fut déporté au camp de Mathausen où il resta  jusqu’en décembre 1944, date à laquelle il fut déporté à Auschwitz. Lors de l’évacuation sur Jaworzno,iI fut abattu sur la route le 18 ou 19 janvier 1945. Le numéro de matricule de Monsieur Delespinay était le 201.694.

 

 

 

 

 

stèle musée 2003

 La famille Delespinay devant la stèle

 

 

 

Monsieur Gabriel Rey fut également résistant de la première heure. Arrêté par les Allemands, il fut emprisonné et déporté dans le camp d’Auschwitz où il mourut en 1941.

 

 

 

 

guiscospartaco

 

 

 Monsieur Guisco Spartaco

 

Monsieur Guisco Spartaco faisait partie des francs-tireurs et partisans français qui effectuaient des reconnaissances avec le groupe de Fabien aux environs de Nantes. Suite à l’exécution d’un groupe de jeunes Français par les Allemands, Guisco Spartaco avec son groupe de résistants, en guise de représailles, capturèrent un gradé allemand dans un hôtel de Nantes avant de le fusiller sur une des places de la ville.

Monsieur Guisco Spartaco fut arrêté  et fusillé au Mont Valérien le 17 avril 1942 avec 22 de ses camarades à la suite de cette action de résistance

Source : archives de la Société d’histoire :  Magazine « Villepage »

 

Repost 0
19 avril 2014 6 19 /04 /avril /2014 01:14
 
 
Les enfants de chœur et la semaine sainte
 
 
 
 
d’après Jacques Lime  VILLEPARISIS Jadis et Naguère
 
20051123 066
 
 
C’est le printemps 1901 ou 1902, dans les maisons, les femmes font le ménage à fond et mettent à bouillir dans leur lessiveuse le linge sale accumulé pendant l’hiver, car, maintenant il pourra sécher plus facilement.
 
lessiveuse big[1]
   
La période de Carême s’achève et dimanche, ce sera Pâques, c’est la Semaine Sainte. Pour les enfants de chœur de Villeparisis, c’est un moment très important, car c’est celui où ils vont être récompensés de leur assiduité au service de l’Eglise.
 
Dès le Jeudi Saint, «  l’Emilie Camille », la grosse cloche qui veille en haut du clocher de l’église Saint-Martin se tait. C’est la seule époque de l’année où on ne l’entend plus.
 
Le Vendredi Saint, la cloche est toujours silencieuse.  On dit qu’elle est partie à Rome et qu’elle ne reviendra que pour Pâques.
 
Alors pour suppléer à cette défection, les enfants de chœur, dès 4 heures du matin ( ce n’était vraiment pas des paresseux !) passent dans les rues pour annoncer les offices en faisant retentir des crécelles, tout en chantant :
 
«  Réveillez-vous, gens qui dormez,
 
Priez pour les trépassés ! »
 
Puis, nouveaux coups de crécelle et nouveaux appels. Certes, il fallait déambuler longtemps, la messe n’ayant lieu qu’à 8 heures. Mais c’était amusant.
 
Le Samedi Saint, dans l’après-midi, les enfants de chœur ( parmi lesquels Robert Lime, qui a transmis ce récit à Jacques Lime) vont asperger l’intérieur des maisons avec de l’eau bénite nouvelle, munis du goupillon et du bénitier, ainsi que d’un panier d’osier.
 
Après l’aspersion, ils chantent «  Alleluia » et mettent dans le panier les œufs et l’argent qu’on leur donne et qu’ils se partageront, le soir, les visites terminées.
 
En ce temps-là, l’abbé MARC était le curé du pays.
20051123-067.jpg
   
 
20051123 068
 
Source: Jacques Lime Villeparisis, Jadis et Naguère  (archives de la Société d'histoire " Villeparisis et son passé)
Repost 0
26 mars 2014 3 26 /03 /mars /2014 05:33

1814

 

 

COMBAT DE VILLEPARISIS

 

 

Le combat de Villeparisis, parfois appelé bataille de Villeparisis, eut lieu le 28 mars 1814 lors de la Campagne de France et vit la victoire des troupes françaises sur les troupes prussiennes. Il se situe à la fin de la Campagne de France, pendant laquelle Napoléon1er tente d’arrêter l’invasion de la France

 

 

 

Campagne de France

      

280px-Campagne de France 1814 Vernet[1] 

   

Bataille de Fère-Champenoise

            450px-Battle of La Fere-Champenoise by Timm[1]

 

     

 

Après la bataille de Fère-Champenoise du 25 mars1814, et la défaite des Français commandés par les maréchaux Mortier et Marmont, les troupes alliées de la Sixième coalition (Russie, Prusse, Autriche, Royaume-Uni, Suède) poursuivirent leur avance vers Paris, mais les troupes du Général Compans attaquèrent les troupes prussiennes à Claye. Ce fut une victoire pour les Français, qui, toutefois, furent obligés de reculer sous le nombre sans cesse croissant des forces ennemies. Le général Compans fit alors mettre ses troupes en bon ordre à Villeparisis où les Prussiens les attaquèrent. Mais ils furent repoussés et ne dépassèrent pas Villeparisis.

 

Le général Compans laissa une arrière-garde à Vert-Galant et continua jusqu’à Bondy.

 

Le combat de Villeparisis couta environ 200 hommes côté français et 600 côté prussien.

 

 

 

Quelques photos d’une reconstitution de la bataille

 

    combat-1814 0040 (2)

 

combat-1814 0043 

combat-1814 0092 

 combat-1814 0094

 

 

 

combat-1814 0097

 

combat-1814 7369

 

combat-1814 7374 

 

 

 

Photos : D.Bernal

 

 

Repost 0
15 mars 2014 6 15 /03 /mars /2014 06:47
 
 
Les bateaux-poste de Paris-Meaux
par le canal de l’Ourcq (4 lieues à l’heure)
1820-1840
 
 
C’est en 1803, sur l’ordre de Bonaparte, alors Premier Consul, que furent entrepris les travaux de terrassement du canal de l’Ourcq.
 
Napoléon visita lui-même les travaux de creusement entre Aulnay et Sevran le 27 février.
 
La navigation ne fut ouverte qu’en août 1813 entre Paris et Claye.
 
En 1818, le gouvernement du roi Louis XVIII, alléguant des embarras financiers, abandonna l’entreprise du canal de l’Ourcq à la Société Hainguerlot et Cie, chargée de poursuivre  les travaux d’aménagement du cours d’eau jusqu’à la rivière Ourcq. Les travaux devaient être terminés dans un délai de 4 ans.
 
Selon Léon Risch, historien régional, un service de transport de voyageurs avait été créé vers 1820 entre Claye et Paris au moyen d’une «  galiote » qui empruntait le canal de l’Ourcq.
 
Une vingtaine d’années plus tard, sous le règne de Louis-Philippe, des essais furent tentés afin de déterminer s’il serait possible d’améliorer ce système de transport ; les résultats furent concluants.
 
 
 
 
Poissy John Gendall[1]
 
 
 une galiote
 
 
 
Le 26 juillet 1837, un bateau chargé de 4500kg s’élance sur le canal de l’Ourcq. Le service sera créé entre Paris et Meaux, à la vitesse de 16km/heure.
 
Par la suite, ces gondoles tirées par 3 chevaux (ce qui nécessitait de nombreux relais) transportèrent des voyageurs.
 
Les bureaux des messageries se trouvaient à Paris et à Meaux. Les départs avaient lieu à La Villette à 8h30 et l’après-midi à 14h, avec horaires identiques en sens inverse.
 
Prix du voyage aller dans les premiers salons : 1,25F
 
Prix du voyage aller dans les deuxièmes salons : 1F.
 
A noter que les salons étaient chauffés en hiver.
 
Des arrêts étaient prévus à Bondy, à Sevran, au pont de Villeparisis, à la Rosée, à Claye et Meaux.
 
 
 
 
Source : E.Soitel Villeparisis
 
 
 Cartes postales du canal vers1924
 
 activités et loisirs
 
 
 
 
 
20051122-063.jpg
 
 
 
 20051122-072.jpg
 
 
 
 
 
20051122-075.jpg
 
 
 
 
 20051208-057.jpg
 
 
 
 
 
 20051208-054.jpg
 
 
 
 
 

Cartes postales: F.G

Repost 0
1 février 2014 6 01 /02 /février /2014 05:44
ROGER BOSC
 
 
           
 
La Société d’apiculture de Seine et Marne, qui avait un statut d’association, était présidée par Roger Bosc de Villeparisis. Dans le monde apicole, Roger Bosc était le père de la gelée royale.
 
Voici l’histoire :
 
En 1950, Roger Bosc voulait savoir si en pharmacie, on s’était intéressé à la gelée royale des abeilles. Rémy Chauvin, à cette époque directeur de la station  de recherches apicoles de Bures sur Yvette, était d’accord pour engager des recherches sur la composition de la gelée royale et ses bienfaits éventuels sur l’organisme humain, mais se demandait qui allait pouvoir lui en fournir.
 
C’est ainsi que chaque semaine, durant deux saisons, un employé de la station de Bures venait à Villeparisis et repartait avec une série de cellules royales produites par Roger Bosc et son fils Claude. Rémy Chauvin, assisté par son équipe, fit son travail et termina son programme de recherches par une communication scientifique.
 
Dans la foulée, une entreprise spécialisée en cosmétologie s’intéressa à la gelée royale et en commanda 17 kilos. L’année suivante, des contrats furent passés avec les principaux apiculteurs français.
 
Chaque année, plus de 1000 tonnes de gelée royale sont produites et consommées sur notre planète. En 1955, le prix était de 1500F (anciens francs), à titre de comparaison le SMIC horaire devait être à 2,40F.
 
 
 
article 1
 
 
 
Source : article de Jean Fedon : Souvenir, Abeilles et fleurs ( 1997) Jean Fedon, apiculteur professionnel pendant 35 ans,  ancien  président de la Société d’Apiculture de Seine et Marne.
 
 
       
 caricature
 
Caricature de Roger Bosc
 

*******

 
 
   

Poème écrit par Marcel Bosc à son frère Roger, apiculteur

 

 

UN ROI

 

Souverain sans rival d’un peuple qui murmure,

Du matin jusqu’au soir par les jours chauds d’été

Tu domptes ses colères et ses dards révoltés

Te laissent sans courroux sous ta paisible armure.

 

Oppresseur et tyran à l’âme calme et dure

Tu te ris des sursauts qui troublent la cité,

Quand l’ayant dépouillée en tribut bien coté

Juste jour que le peuple en travaillant perdure.

 

Tu prends cet or liquide et le joins au froment

Tu malaxes et cuis ce savoureux mélange

Qu’à tout ton clan réuni patriarcalement,

 

Tu partages au soir. Alors que chacun mange,

Satisfait de ton sort, solide comme un roc,

Toi, tu bois l’hydromel en un crâne d’auroch.

 

 

 

 

 

*******

 

 

 

 

tableau2

 

 

 

Dessin de Pouillette ( sœur de Roger) pour son frère

 

 

 

 

 

 

Source : documents des archives du Musée de la Société d’Histoire «  Villeparisis et son passé », Parc Honoré de Balzac, 60 rue Jean Jaurès à Villeparisis

 

 

 

 

 

 

 

Repost 0
25 janvier 2014 6 25 /01 /janvier /2014 01:50
 
 
 
Les loisirs des Villeparisiens autour des années 30/40
 
 
 
 
APICULTURE
 
 
Tu changes en émail le vernis de la cruche,
Tu fais un étendard en séchant un torchon,
La meule a, grâce à toi de l’or sur capuche,
Et sa petite sœur la ruche
A de l’or sur son capuchon !
Edmond Rostand Chantecler
 
 
 
 
La Société d’Apiculture de Seine et Marne fut fondée en 1906, Monsieur NOEL, qui en fut le premier Président, était un apiculteur de Villeparisis où il exerça sa profession vers les années 1900-1910.
 
En effet dans Villeparisis, et plus particulièrement dans le quartier de l’avenue de Provence, quelques apiculteurs professionnels ou amateurs, voyant la profusion de plantes mellifères croissant dans les espaces encore inhabités avaient installé leurs ruches.
 
Derrière de hautes palissades closes, bien à l’abri des haies aux épines aiguës, les maisonnettes s’alignaient sagement sur leurs pilotis. Pendant la période estivale, leurs minuscules entrées s’ouvrant à ras des planches d’envol, livraient passage à des cohortes de butineuses affairées qui se bousculaient pour aller déposer leur précieux chargement de pollen et de nectar afin de repartir au plus vite à leur quête laborieuse.
 
 
 
Roger Bocs
 
 
De 1930 à 1960, Monsieur Roger Bosc exploita un rucher sis au 37, avenue des Rossignols. Pendant plus de vingt ans, il donna des cours d’apiculture à Paris dans le jardin du Luxembourg et a été également Président de la Société d’Apiculture de Seine et Marne et du Syndicat des Producteurs de Miel de France.
 
Son fils, Monsieur Claude Bosc s’installa au 24 de l’avenue de Provence en 1954 jusqu’en 1967 puis, transféra  ses ruches dans la chasse TESSERI (entre le canal de l’Ourcq et la Reneuse, aujourd’hui Boisparisis) de 1977 à 1988.
 
Ces messieurs étaient, bien entendu, des professionnels, mais plusieurs amateurs possédaient également des ruchers :
 
Monsieur LETRICHEZ au 92, avenue Jean Jaurès, vers 1920
 
Monsieur ROUSSEAU, à l’angle de l’avenue de Béarn et de l’avenue Marcel Sembat vers 1940
 
Monsieur BEAUMONT, avenue de Provence, vers 1930, berger des moutons et berger des abeilles.
 
Le terme « amateur » appliqué à ces éleveurs signifie simplement que ces personnes exerçaient une autre profession que l’apiculture à laquelle ils consacraient seulement leurs moments de loisirs mais qui usaient des mêmes précautions et se conformaient aux mêmes impératifs de sécurité que les professionnels.
 
 
 
Source : R&A BUFFET: Les éleveurs : volailles, lapins, moutons et porcs.
 
 
 
Repost 0
13 décembre 2013 5 13 /12 /décembre /2013 06:57

 

 

Un ancêtre de la presse locale

 

« C’est le 14 janvier 1897 que l’abbé François Marc, originaire de la Martinique, est installé comme curé de Villeparisis. Il s’aperçoit qu’un certain nombre d’habitants n’assistent pas aux offices religieux. Afin de pouvoir s’adresser à tous ceux dont il estime avoir la charge, il a l’idée de faire paraitre un bulletin paroissial. »

C’est ainsi que le premier « Bulletin paroissial de Villeparisis » sort en avril 1902.

 

 

 

eglise bulletin NEW

 

 

 

Il comprenait 16 pages. La couverture représentait un dessin de la Sainte Famille, ensuite c’étaient des articles sur la vie locale rédigés par le prêtre. Les autres pages avaient pour sujets la religion en général, la morale chrétienne, des anecdotes, des conseils médicaux…

Il paraissait chaque mois, l’abonnement coutait 1,20F par an aux Villeparisiens et 2F aux gens de l’extérieur. Le bulletin était remis gratuitement à ceux qui ne pouvaient pas payer. La publication dura probablement jusqu’en octobre 1905, date à laquelle l’abbé Marc fut nommé à la tête d’une autre paroisse.

On a pu y trouver les témoignages d’affection des Villeparisiens à leur curé à l’occasion de la catastrophe due à l’éruption du volcan de la Martinique ( les collectes dans les écoles, à l’église rapportèrent 438,50F en faveur des sinistrés, y compris 100F votés par le Conseil Municipal, somme importante, car la population de Villeparisis était d’environ 900 habitants.)

Le bulletin informait aussi sur les baptêmes, mariages, décès. On apprenait  quel était le sujet du sermon dominical.

Voilà succinctement ce que contenait le bulletin paroissial ; comme il n’y avait pas d’autre gazette locale, il constituait  un lien  entre les Villeparisiens.

Près de 50 ans plus tard, un autre mensuel paroissial « Villeparisis-Digest » remplaça ce premier bulletin, créé à l’instigation du Père Espinasse ; puis ce fut « Notre Villeparisis » et ensuite « Ensemble ».

 

 

 

 

 abbé deschamps

 

 Abbé Deschamps

 

 

Les curés

 

 

1168 : Guibert ?

1180 : Etienne de Parisia

1663 : Michel Germont

1688 : Jean Paumart

1699 : Fermont, curé

1787 : Jean-Baptiste Marchand

1803 : Ambtoise Josselin

1824 : Jean de Bellon

1824 : Louis Doro

1826 : Jean Gosselin

1828 : François Noël

1835 : Georges Cacheux

1840 : Jean  Denis

1854 : François Machet

1858 : Pierre Picout

1865 : Nicolas Lenfant

1869 : Eugène Dussautoy

1877 : Antoine Chipaux

1880 : Adolphe Perrier

1883 : Victor Perrin

1897 : François Marc

1905 : Florimond Leclerc

1910 : Armand Poussac

1924 : Louis Deschamps

1950 : Jean Espinasse (voir, plus haut sur ce blog l’article sur l’église Notre-Dame de la Paix à Villeparisis, son rôle dans la construction de cette église)

1960 : Robert Cambon

1962 : Pierre  Perrin

1967 : Claude Campestrini

1983 : André Dumortier

 

 20051123 066

 

 

 

 20051123 067

 

 

 

 

Source : Villeparisis, jadis et naguère de Jacques Lime

 

 

Repost 0
22 novembre 2013 5 22 /11 /novembre /2013 03:50
 
LES CAFES (2)
 
On retrouve cet homme Van de Voos et ses comparses dans Villeparisis, prêts à partir sur Paris. Ce récit nous fait entrevoir Villeparisis dans les années 50.
« Van de Voos se proposa de les déposer devant leurs hôtels et la grosse 402 noire traversa les rues endormies de Villeparisis. Il laissa Tatane au Martin-Pêcheur, une bâtisse qui faisait face aux Docks de l’Ourcq. Les lotissements s’organisaient à toute vitesse et les champs, les bois se faisaient grignoter chaque jour un peu plus par les cabanes de week end, les pavillons bancals. Il fit une première halte devant l’hôtel de Venise. Deux étages en béton au-dessus d’une salle de bal. Dix ans plus tôt on pêchait, en face, dans des étangs dont ne subsistait plus la moindre trace, sinon, peut-être, ce nom de Venise sur cette façade désolée…La Peugeot fila vers chez Turbotin, au coin de l’avenue des Rossignols, dans le secteur italien….. »
 
café le gros chêne NEW
« Van de Voos rejoignit ensuite Le Merle Blanc en passant par la nationale 3, qu’on appelait encore quelquefois, ici, la route d’Allemagne. Il s’arrêta devant le café Aux Deux-Départements, à hauteur de la grosse borne blanche dont la face partagée par un trait creux annonçait Paris sur la droite et Mayance sur la gauche. Il descendit de la 402 et contempla longuement le paysage de carrières, de convoyeurs, de cheminées. Un pas de plus et il rompait le contrat qui le liait à la justice….Il lui arrivait une fois ou deux par mois d’organiser une escapade à Paris, mais il ne se laissait pas aller à emprunter la «  voie Lambert » du nom de la route des carriers qui longeait la frontière du 77 et du 78, par les bois….C’était bon pour les demi-sel, les petits maquereaux de banlieue qui pullulaient dans les villes de relégations comme Villeparisis ou Lagny…Lui prenait tout simplement le train des employés, de préférence celui de 6h04, le lundi matin pour revenir par l’omnibus de 18h09.  Il remonta l’avenue Charles Gide et vira à droite rue Joseph Coursolle. André, le patron du Merle Blanc se tenait sur le seuil…"
 
 maison blanche NEW
 
 
La Maison Blanche (autour de 1910). Tenue par les époux Fonteyne, la « Maison Blanche » était le dimanche, un rendez-vous de pêche et de chasse. En semaine, les ouvriers qui travaillaient à la plâtrière proche, y prenaient leur repas.
 
café pont de mitry 2 NEW
 
 
Café restaurant du Pont de Mitry  autour de 1920
 
 
 
« Il était à peine quatre heures de l’après-midi, ce mercredi 28 mai 1952, pourtant la place du marché et la rue qui menait jusqu’à la gare étaient animées de manière inhabituelle…Depuis le bar de l’Oasis, Coffiot et Tatane observaient la cinquantaine d’ouvriers de chez Lambert, des Docks de l’Ourcq, des Ateliers métallurgiques Derkx, de la Garantie mécanique et des Chantiers du Muguet qui se rassemblaient par petits groupes de cinq ou six. Soudain deux hommes se portèrent en avant, au milieu de la rue, et déplièrent une banderole, un drap blanc sur lequel s’inscrivait, en lettres rouges malhabiles, le slogan du jour : DEHORS RIDGWAY LA PESTE. Le cortège se forma. Il traversa le canal de l’Ourcq avant d’envahir le quai du chemin de fer…. »
 café des sports NEW
 
 
Source : Les Tricards paru dans En Marge de Didier DAENINCKX
 Cartes postales: François Gagnepain
 
Repost 0
15 novembre 2013 5 15 /11 /novembre /2013 07:58
 
Les cafés à Villeparisis
 
Villeparisis a eu de très nombreux cafés, débits de boissons, restaurants, bals. A cela au moins deux raisons : d’abord Villeparisis était un des lieux où les interdits de séjour  (ou tricards) du département de la Seine étaient mis en résidence. N’ayant que peu d’occupations, ils passaient leur temps dans les différents cafés, et selon leur notoriété ils étaient admis dans un lieu plutôt qu’un autre, une hiérarchie existait donc parmi tous ces délinquants.
 Ensuite, les Parisiens achetaient des terrains à construire à Villeparisis et tant que leurs maisons n’étaient pas finies, les cafés leur servaient de salle à manger et d’abris en cas de pluies abondantes.
 
  20051122 106 café l'oasis
 
20051123 050 maison dande loeuf
 
 
20051123 056 aux 2 départements
 
 
 
Source : Mémoire en images, cartes postales : F.Gagnepain.
 
 

*******

 
 
Dans son ouvrage En marge, dans le chapitre Les tricards Didier DAENINCKX  évoque Villeparisis, ses cafés et ses tricards.
  20051122 061 le petit robinson
 
« Le Petit Robinson était situé sur une butte boisée, juste à la sortie de la halte SNCF de Villeparisis. Il suffisait de franchir les voies, de marcher quelques mètres : à droite du kiosque à journaux, deux escaliers convergents dont les rampes dessinaient un triangle isocèle parfait permettaient d’accéder à l’épicerie-buvette. Les fenêtres de la salle principale ouvraient sur les eaux limpides du canal de l’Ourcq, et malgré le temps maussade qui menaçait de tourner à la pluie, de nombreux pêcheurs se tenaient immobiles le long des berges……
Plus de la moitié des clients agglutinés au bar ou assis quatre par quatre autour des tables était constituée d’interdits de séjour, ces fameux tricards qui s’étaient vu condamner, après la prison, à ne plus mettre un pied dans le département de la Seine ni en Seine et Oise, ce cercle concentrique censé protéger le cœur de la France et la ville capitale de leurs appétits…. »
 

  20051122 062le petit robinson

 

Une hiérarchie existait parmi les délinquants et correspondait aux cafés, comme l’écrit Didier Daeninckx  dans Les Tricards.

 

« L’homme habillé avec goût, venait d’arriver à Villeparisis après un stage à la Santé, et avait établi son quartier général au Merle Blanc, une guinguette de l’avenue Charles Gide déguisée en auberge normande. Il fallait mériter l’adresse, et le simple fait d’être accepté au Merle Blanc vous donnait le prestige d’un caïd. »

  café le gros chêne NEW
Repost 0
8 novembre 2013 5 08 /11 /novembre /2013 03:19
 
 
Adolphe Antony ROBQUIN
 
Adolphe Antony Robquin est né le 7 novembre 1885 à Villeparisis ; c’est le fils de Virgile Antony Robquin, géomètre-métreur et de Eulalie Fanny Champlon.
Son grand-père avait été instituteur au Pin (77) et son oncle Louis architecte–expert à Villeparisis.
Le 21 juin 1909, il épousa Zélie Thérèse Saunier à Nanteuil les Meaux.
 
FRDAFAN84 O19800035v0350714 L[1]
 
Il fut Président de la section des combattants volontaires de Seine et Marne : il a accompli dix ans de service militaire et vingt et un ans de service civil. Il fut nommé Chevalier de la Légion d’Honneur le 7 février1952
 
FRDAFAN84 O19800035v0350715 L[1]
 
 FRDAFAN84 O19800035v0350716 L[1]
 
 
Architecte à Lagny sur Marne, il  construisit la Salle des Fêtes de Claye-Souilly dont les premiers occupants furent des réfugiés espagnols. Cette salle, aujourd’hui, porte le nom d’André Malraux.
 
 
FRDAFAN84 O19800035v0350708 L[1]
 
Adolphe Antony Robquin est décédé le 28 août 1957 à Sélestat.
 salle-des-fetes-[1]
Source : site internet Leonore ; Archives de Seine et Marne, blog «  Claye-Souilly découverte.
 
 
 
 
Repost 0