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  • : blog de la Société d'Histoire de Villeparisis - Association Villeparisis et son passé (77270)
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Musée d'Histoire-Villeparisis


Parc Honoré de Balzac

60 rue Jean Jaurès 

77270 VILLEPARISIS

 Ouverture tous les samedis matins

de 10h à 12h

et sur rendez-vous

  Entrée gratruite

 
 
 
 
1 février 2014 6 01 /02 /février /2014 05:44
ROGER BOSC
 
 
           
 
La Société d’apiculture de Seine et Marne, qui avait un statut d’association, était présidée par Roger Bosc de Villeparisis. Dans le monde apicole, Roger Bosc était le père de la gelée royale.
 
Voici l’histoire :
 
En 1950, Roger Bosc voulait savoir si en pharmacie, on s’était intéressé à la gelée royale des abeilles. Rémy Chauvin, à cette époque directeur de la station  de recherches apicoles de Bures sur Yvette, était d’accord pour engager des recherches sur la composition de la gelée royale et ses bienfaits éventuels sur l’organisme humain, mais se demandait qui allait pouvoir lui en fournir.
 
C’est ainsi que chaque semaine, durant deux saisons, un employé de la station de Bures venait à Villeparisis et repartait avec une série de cellules royales produites par Roger Bosc et son fils Claude. Rémy Chauvin, assisté par son équipe, fit son travail et termina son programme de recherches par une communication scientifique.
 
Dans la foulée, une entreprise spécialisée en cosmétologie s’intéressa à la gelée royale et en commanda 17 kilos. L’année suivante, des contrats furent passés avec les principaux apiculteurs français.
 
Chaque année, plus de 1000 tonnes de gelée royale sont produites et consommées sur notre planète. En 1955, le prix était de 1500F (anciens francs), à titre de comparaison le SMIC horaire devait être à 2,40F.
 
 
 
article 1
 
 
 
Source : article de Jean Fedon : Souvenir, Abeilles et fleurs ( 1997) Jean Fedon, apiculteur professionnel pendant 35 ans,  ancien  président de la Société d’Apiculture de Seine et Marne.
 
 
       
 caricature
 
Caricature de Roger Bosc
 

*******

 
 
   

Poème écrit par Marcel Bosc à son frère Roger, apiculteur

 

 

UN ROI

 

Souverain sans rival d’un peuple qui murmure,

Du matin jusqu’au soir par les jours chauds d’été

Tu domptes ses colères et ses dards révoltés

Te laissent sans courroux sous ta paisible armure.

 

Oppresseur et tyran à l’âme calme et dure

Tu te ris des sursauts qui troublent la cité,

Quand l’ayant dépouillée en tribut bien coté

Juste jour que le peuple en travaillant perdure.

 

Tu prends cet or liquide et le joins au froment

Tu malaxes et cuis ce savoureux mélange

Qu’à tout ton clan réuni patriarcalement,

 

Tu partages au soir. Alors que chacun mange,

Satisfait de ton sort, solide comme un roc,

Toi, tu bois l’hydromel en un crâne d’auroch.

 

 

 

 

 

*******

 

 

 

 

tableau2

 

 

 

Dessin de Pouillette ( sœur de Roger) pour son frère

 

 

 

 

 

 

Source : documents des archives du Musée de la Société d’Histoire «  Villeparisis et son passé », Parc Honoré de Balzac, 60 rue Jean Jaurès à Villeparisis

 

 

 

 

 

 

 

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25 janvier 2014 6 25 /01 /janvier /2014 01:50
 
 
 
Les loisirs des Villeparisiens autour des années 30/40
 
 
 
 
APICULTURE
 
 
Tu changes en émail le vernis de la cruche,
Tu fais un étendard en séchant un torchon,
La meule a, grâce à toi de l’or sur capuche,
Et sa petite sœur la ruche
A de l’or sur son capuchon !
Edmond Rostand Chantecler
 
 
 
 
La Société d’Apiculture de Seine et Marne fut fondée en 1906, Monsieur NOEL, qui en fut le premier Président, était un apiculteur de Villeparisis où il exerça sa profession vers les années 1900-1910.
 
En effet dans Villeparisis, et plus particulièrement dans le quartier de l’avenue de Provence, quelques apiculteurs professionnels ou amateurs, voyant la profusion de plantes mellifères croissant dans les espaces encore inhabités avaient installé leurs ruches.
 
Derrière de hautes palissades closes, bien à l’abri des haies aux épines aiguës, les maisonnettes s’alignaient sagement sur leurs pilotis. Pendant la période estivale, leurs minuscules entrées s’ouvrant à ras des planches d’envol, livraient passage à des cohortes de butineuses affairées qui se bousculaient pour aller déposer leur précieux chargement de pollen et de nectar afin de repartir au plus vite à leur quête laborieuse.
 
 
 
Roger Bocs
 
 
De 1930 à 1960, Monsieur Roger Bosc exploita un rucher sis au 37, avenue des Rossignols. Pendant plus de vingt ans, il donna des cours d’apiculture à Paris dans le jardin du Luxembourg et a été également Président de la Société d’Apiculture de Seine et Marne et du Syndicat des Producteurs de Miel de France.
 
Son fils, Monsieur Claude Bosc s’installa au 24 de l’avenue de Provence en 1954 jusqu’en 1967 puis, transféra  ses ruches dans la chasse TESSERI (entre le canal de l’Ourcq et la Reneuse, aujourd’hui Boisparisis) de 1977 à 1988.
 
Ces messieurs étaient, bien entendu, des professionnels, mais plusieurs amateurs possédaient également des ruchers :
 
Monsieur LETRICHEZ au 92, avenue Jean Jaurès, vers 1920
 
Monsieur ROUSSEAU, à l’angle de l’avenue de Béarn et de l’avenue Marcel Sembat vers 1940
 
Monsieur BEAUMONT, avenue de Provence, vers 1930, berger des moutons et berger des abeilles.
 
Le terme « amateur » appliqué à ces éleveurs signifie simplement que ces personnes exerçaient une autre profession que l’apiculture à laquelle ils consacraient seulement leurs moments de loisirs mais qui usaient des mêmes précautions et se conformaient aux mêmes impératifs de sécurité que les professionnels.
 
 
 
Source : R&A BUFFET: Les éleveurs : volailles, lapins, moutons et porcs.
 
 
 
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13 décembre 2013 5 13 /12 /décembre /2013 06:57

 

 

Un ancêtre de la presse locale

 

« C’est le 14 janvier 1897 que l’abbé François Marc, originaire de la Martinique, est installé comme curé de Villeparisis. Il s’aperçoit qu’un certain nombre d’habitants n’assistent pas aux offices religieux. Afin de pouvoir s’adresser à tous ceux dont il estime avoir la charge, il a l’idée de faire paraitre un bulletin paroissial. »

C’est ainsi que le premier « Bulletin paroissial de Villeparisis » sort en avril 1902.

 

 

 

eglise bulletin NEW

 

 

 

Il comprenait 16 pages. La couverture représentait un dessin de la Sainte Famille, ensuite c’étaient des articles sur la vie locale rédigés par le prêtre. Les autres pages avaient pour sujets la religion en général, la morale chrétienne, des anecdotes, des conseils médicaux…

Il paraissait chaque mois, l’abonnement coutait 1,20F par an aux Villeparisiens et 2F aux gens de l’extérieur. Le bulletin était remis gratuitement à ceux qui ne pouvaient pas payer. La publication dura probablement jusqu’en octobre 1905, date à laquelle l’abbé Marc fut nommé à la tête d’une autre paroisse.

On a pu y trouver les témoignages d’affection des Villeparisiens à leur curé à l’occasion de la catastrophe due à l’éruption du volcan de la Martinique ( les collectes dans les écoles, à l’église rapportèrent 438,50F en faveur des sinistrés, y compris 100F votés par le Conseil Municipal, somme importante, car la population de Villeparisis était d’environ 900 habitants.)

Le bulletin informait aussi sur les baptêmes, mariages, décès. On apprenait  quel était le sujet du sermon dominical.

Voilà succinctement ce que contenait le bulletin paroissial ; comme il n’y avait pas d’autre gazette locale, il constituait  un lien  entre les Villeparisiens.

Près de 50 ans plus tard, un autre mensuel paroissial « Villeparisis-Digest » remplaça ce premier bulletin, créé à l’instigation du Père Espinasse ; puis ce fut « Notre Villeparisis » et ensuite « Ensemble ».

 

 

 

 

 abbé deschamps

 

 Abbé Deschamps

 

 

Les curés

 

 

1168 : Guibert ?

1180 : Etienne de Parisia

1663 : Michel Germont

1688 : Jean Paumart

1699 : Fermont, curé

1787 : Jean-Baptiste Marchand

1803 : Ambtoise Josselin

1824 : Jean de Bellon

1824 : Louis Doro

1826 : Jean Gosselin

1828 : François Noël

1835 : Georges Cacheux

1840 : Jean  Denis

1854 : François Machet

1858 : Pierre Picout

1865 : Nicolas Lenfant

1869 : Eugène Dussautoy

1877 : Antoine Chipaux

1880 : Adolphe Perrier

1883 : Victor Perrin

1897 : François Marc

1905 : Florimond Leclerc

1910 : Armand Poussac

1924 : Louis Deschamps

1950 : Jean Espinasse (voir, plus haut sur ce blog l’article sur l’église Notre-Dame de la Paix à Villeparisis, son rôle dans la construction de cette église)

1960 : Robert Cambon

1962 : Pierre  Perrin

1967 : Claude Campestrini

1983 : André Dumortier

 

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 20051123 067

 

 

 

 

Source : Villeparisis, jadis et naguère de Jacques Lime

 

 

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22 novembre 2013 5 22 /11 /novembre /2013 03:50
 
LES CAFES (2)
 
On retrouve cet homme Van de Voos et ses comparses dans Villeparisis, prêts à partir sur Paris. Ce récit nous fait entrevoir Villeparisis dans les années 50.
« Van de Voos se proposa de les déposer devant leurs hôtels et la grosse 402 noire traversa les rues endormies de Villeparisis. Il laissa Tatane au Martin-Pêcheur, une bâtisse qui faisait face aux Docks de l’Ourcq. Les lotissements s’organisaient à toute vitesse et les champs, les bois se faisaient grignoter chaque jour un peu plus par les cabanes de week end, les pavillons bancals. Il fit une première halte devant l’hôtel de Venise. Deux étages en béton au-dessus d’une salle de bal. Dix ans plus tôt on pêchait, en face, dans des étangs dont ne subsistait plus la moindre trace, sinon, peut-être, ce nom de Venise sur cette façade désolée…La Peugeot fila vers chez Turbotin, au coin de l’avenue des Rossignols, dans le secteur italien….. »
 
café le gros chêne NEW
« Van de Voos rejoignit ensuite Le Merle Blanc en passant par la nationale 3, qu’on appelait encore quelquefois, ici, la route d’Allemagne. Il s’arrêta devant le café Aux Deux-Départements, à hauteur de la grosse borne blanche dont la face partagée par un trait creux annonçait Paris sur la droite et Mayance sur la gauche. Il descendit de la 402 et contempla longuement le paysage de carrières, de convoyeurs, de cheminées. Un pas de plus et il rompait le contrat qui le liait à la justice….Il lui arrivait une fois ou deux par mois d’organiser une escapade à Paris, mais il ne se laissait pas aller à emprunter la «  voie Lambert » du nom de la route des carriers qui longeait la frontière du 77 et du 78, par les bois….C’était bon pour les demi-sel, les petits maquereaux de banlieue qui pullulaient dans les villes de relégations comme Villeparisis ou Lagny…Lui prenait tout simplement le train des employés, de préférence celui de 6h04, le lundi matin pour revenir par l’omnibus de 18h09.  Il remonta l’avenue Charles Gide et vira à droite rue Joseph Coursolle. André, le patron du Merle Blanc se tenait sur le seuil…"
 
 maison blanche NEW
 
 
La Maison Blanche (autour de 1910). Tenue par les époux Fonteyne, la « Maison Blanche » était le dimanche, un rendez-vous de pêche et de chasse. En semaine, les ouvriers qui travaillaient à la plâtrière proche, y prenaient leur repas.
 
café pont de mitry 2 NEW
 
 
Café restaurant du Pont de Mitry  autour de 1920
 
 
 
« Il était à peine quatre heures de l’après-midi, ce mercredi 28 mai 1952, pourtant la place du marché et la rue qui menait jusqu’à la gare étaient animées de manière inhabituelle…Depuis le bar de l’Oasis, Coffiot et Tatane observaient la cinquantaine d’ouvriers de chez Lambert, des Docks de l’Ourcq, des Ateliers métallurgiques Derkx, de la Garantie mécanique et des Chantiers du Muguet qui se rassemblaient par petits groupes de cinq ou six. Soudain deux hommes se portèrent en avant, au milieu de la rue, et déplièrent une banderole, un drap blanc sur lequel s’inscrivait, en lettres rouges malhabiles, le slogan du jour : DEHORS RIDGWAY LA PESTE. Le cortège se forma. Il traversa le canal de l’Ourcq avant d’envahir le quai du chemin de fer…. »
 café des sports NEW
 
 
Source : Les Tricards paru dans En Marge de Didier DAENINCKX
 Cartes postales: François Gagnepain
 
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15 novembre 2013 5 15 /11 /novembre /2013 07:58
 
Les cafés à Villeparisis
 
Villeparisis a eu de très nombreux cafés, débits de boissons, restaurants, bals. A cela au moins deux raisons : d’abord Villeparisis était un des lieux où les interdits de séjour  (ou tricards) du département de la Seine étaient mis en résidence. N’ayant que peu d’occupations, ils passaient leur temps dans les différents cafés, et selon leur notoriété ils étaient admis dans un lieu plutôt qu’un autre, une hiérarchie existait donc parmi tous ces délinquants.
 Ensuite, les Parisiens achetaient des terrains à construire à Villeparisis et tant que leurs maisons n’étaient pas finies, les cafés leur servaient de salle à manger et d’abris en cas de pluies abondantes.
 
  20051122 106 café l'oasis
 
20051123 050 maison dande loeuf
 
 
20051123 056 aux 2 départements
 
 
 
Source : Mémoire en images, cartes postales : F.Gagnepain.
 
 

*******

 
 
Dans son ouvrage En marge, dans le chapitre Les tricards Didier DAENINCKX  évoque Villeparisis, ses cafés et ses tricards.
  20051122 061 le petit robinson
 
« Le Petit Robinson était situé sur une butte boisée, juste à la sortie de la halte SNCF de Villeparisis. Il suffisait de franchir les voies, de marcher quelques mètres : à droite du kiosque à journaux, deux escaliers convergents dont les rampes dessinaient un triangle isocèle parfait permettaient d’accéder à l’épicerie-buvette. Les fenêtres de la salle principale ouvraient sur les eaux limpides du canal de l’Ourcq, et malgré le temps maussade qui menaçait de tourner à la pluie, de nombreux pêcheurs se tenaient immobiles le long des berges……
Plus de la moitié des clients agglutinés au bar ou assis quatre par quatre autour des tables était constituée d’interdits de séjour, ces fameux tricards qui s’étaient vu condamner, après la prison, à ne plus mettre un pied dans le département de la Seine ni en Seine et Oise, ce cercle concentrique censé protéger le cœur de la France et la ville capitale de leurs appétits…. »
 

  20051122 062le petit robinson

 

Une hiérarchie existait parmi les délinquants et correspondait aux cafés, comme l’écrit Didier Daeninckx  dans Les Tricards.

 

« L’homme habillé avec goût, venait d’arriver à Villeparisis après un stage à la Santé, et avait établi son quartier général au Merle Blanc, une guinguette de l’avenue Charles Gide déguisée en auberge normande. Il fallait mériter l’adresse, et le simple fait d’être accepté au Merle Blanc vous donnait le prestige d’un caïd. »

  café le gros chêne NEW
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8 novembre 2013 5 08 /11 /novembre /2013 03:19
 
 
Adolphe Antony ROBQUIN
 
Adolphe Antony Robquin est né le 7 novembre 1885 à Villeparisis ; c’est le fils de Virgile Antony Robquin, géomètre-métreur et de Eulalie Fanny Champlon.
Son grand-père avait été instituteur au Pin (77) et son oncle Louis architecte–expert à Villeparisis.
Le 21 juin 1909, il épousa Zélie Thérèse Saunier à Nanteuil les Meaux.
 
FRDAFAN84 O19800035v0350714 L[1]
 
Il fut Président de la section des combattants volontaires de Seine et Marne : il a accompli dix ans de service militaire et vingt et un ans de service civil. Il fut nommé Chevalier de la Légion d’Honneur le 7 février1952
 
FRDAFAN84 O19800035v0350715 L[1]
 
 FRDAFAN84 O19800035v0350716 L[1]
 
 
Architecte à Lagny sur Marne, il  construisit la Salle des Fêtes de Claye-Souilly dont les premiers occupants furent des réfugiés espagnols. Cette salle, aujourd’hui, porte le nom d’André Malraux.
 
 
FRDAFAN84 O19800035v0350708 L[1]
 
Adolphe Antony Robquin est décédé le 28 août 1957 à Sélestat.
 salle-des-fetes-[1]
Source : site internet Leonore ; Archives de Seine et Marne, blog «  Claye-Souilly découverte.
 
 
 
 
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1 novembre 2013 5 01 /11 /novembre /2013 05:09

 

 

 

Pendant la Grande Guerre

 

Jacques Lime raconte dans Villeparisis au fil des temps :

« Voici d’abord un évènement qui s’est déroulé à Villeparisis pendant ladite guerre et qui faillit tourner mal sur le moment. Le principal acteur en fut mon grand-père maternel, Albert Charpentier……

DSCN4977

 

  

Cette photo a été prise devant la gare de Villeparisis. Les militaires étaient logés dans les fermes, au fort de Vaujours, voire dans les hôtels réquisitionnés, surtout les officiers.

 

 

 

 

 

Les armées allemandes menaçaient Paris.. Tout homme en âge d’être mobilisé et n’étant pas sous les armes était considéré par les combattants comme un « embusqué ». C’était le cas de tous les ouvriers spécialisés travaillant dans les usines de guerre, ainsi que de tous les malades ou infirmes. Mon oncle Georges, âgé de 21 ans, était de santé délicate et avait été réformé lors du conseil de révision.

DSCN4978

Plusieurs troupes avaient leur cantonnement à Villeparisis avant 1916. Cette carte est signée « Sainne André, 2e 68 territoriale » ; la vue est prise devant l’église Saint-Martin que l’on devine derrière les arbres.

 

 

 

A Villeparisis, de nombreuses troupes passaient pour aller sur le front, utilisant la route conduisant de Paris vers l’Allemagne. Des soldats y étaient en stationnement, creusant des tranchées. Ils cantonnaient chez l’habitant, et je sais que ma grand-tante Léonie hébergea des officiers français, anglais et même un Japonais.

DSCN4979

 

 

 

Un jour, le capitaine d’une compagnie hébergée à Villeparisis, apercevant mon oncle le traita de planqué. Mon grand-père survint et essaya de lui donner des explications, mais l’autre ne voulut rien entendre. Mon grand-père se mit en colère, dit des paroles désobligeantes à l’officier. Exaspéré, le capitaine fit arrêter mon grand-père et menaça de le faire passer devant un conseil de guerre. Le maire, M.Parquin essaya de modérer les deux parties pour éviter le pire. Enfin, une solution fut trouvée : mon oncle pour sauver son père signa un engagement volontaire pour la durée des hostilités. Mon oncle fut incorporé dans un régiment où il fit toute la campagne d’Orient. La guerre terminée, on se rendit compte qu’il était atteint de tuberculose. Il en mourut après avoir lutté vainement contre le mal pendant plusieurs années, sa constitution ne lui ayant pas permis de se relever de toutes les épreuves endurées pendant son séjour à l’armée.

Quant au capitaine, on n’a jamais su s’il était passé au travers des balles et des éclats d’obus. »

 

 DSCN4980

 

Localisée à Villeparisis et datée du 2 janvier 1915 à 9heures du soir, cette photo a apparemment été prise dans une ferme.

 

 

 

Jacques Lime est né à Villeparisis en 1920. Il épousa Jeannine Arpin, (originaire de Villeparisis également) en 1942. Ils eurent 4 filles (les 3 premières nées à Villeparisis), 11 petits-enfants (dont une habite encore Villeparisis), 17 arrière-petits-enfants.
Il débuta sa carrière dans la police au commissariat de Mitry-Mory (Officier de Police : Inspecteur divisionnaire honoraire de police à Grasse au moment de sa retraite).

 

Il quitta la Seine-et-Marne en 1950 pour s’installer à Grasse (06). Artiste durant ses temps libres, il créa une centaine de sculptures en bois d’olivier et rédigea une trentaine de livres (dont le dernier en 2011) (poèmes, récits autobiographiques, Histoire…) dont 6 consacrés à Villeparisis et à son histoire :

 

 

 

- Villeparisis Jadis et Naguère (1988)- Villeparisis au fil du temps (1990)

 

- Villeparisis et l’abbaye saint Victor de Paris (1991)

 

- Un Villeparisien dans la tourmente (1991)

 

- Signification des patronymes villeparisiens (2002)

 

- Les vieilles maisons de Villeparisis ( 2003)

 

 


Ses ouvrages sont disponibles à la bibliothèque municipale et au musée de l’Histoire locale

 

Parc Balzac, 60 rue Jean Jaurès

 

77270 Villeparisis

 

http://villeparisis-histoire.over-blog.com/

 

 

 

Cartes postales : collection de F.Gagnepain

 

 

 

 

 

 

 

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17 août 2013 6 17 /08 /août /2013 05:41

 

 

 

AMITIES ET SOUVENIRS

 

 

CARTES POSTALES

 

ANNEES 1920

 

CP VILLEPARISIS fantaisie

 

 

 

carte postale ancienne 12

 

 

 

 

 

 

carte postale ancienne 13

 

 

 

carte postale ancienne 4 001 

 

 

 

 

 

 

 

carte postale ancienne 15

 

 

 

 

 

 

carte postale ancienne 15 bis

 

 

 

 

 

carte postale ancienne 6

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27 juillet 2013 6 27 /07 /juillet /2013 00:17

 

 

13 & 14 juillet 1924

 

     

 

Fêtes du canal

 

 

Le canal a servi de piscine jusqu’en 1957. Chaque fête était l’occasion d’y organiser divers concours.

 

Le 14 juillet 24 fut fêté particulièrement par l’Union Sportive Villeparisienne, créée en décembre 23, ayant pour objet tous les sports en général, et pour siège, le Café des Sports, 21 rue de la République, comme le rappelle le Journal Officiel de l’époque.

 

 

 

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20051208 054

 

 

 

Départ de la nage. Une simple barque en travers du canal sert de tremplin aux nageurs. Un homme à l’arrière-plan ne s’intéresse pas aux compétitions, il pêche. 

 

 

 

 

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Arrivée d’une course de natation  de 200m. L’arrivée est devant la maison du garde-canal. La foule peut ainsi se regrouper, soit sur les rives, soit sur le pont. 

 

 

 

20051208 056

 

 

 

 

 

Course des 600m. Belle distance à parcourir dans une eau qui n’est pas chaude, même en été, toujours ombragée par les arbres la bordant. La foule est nombreuse

 

 

 

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Source : Mémoire en images : Villeparisis

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20 juillet 2013 6 20 /07 /juillet /2013 06:44
 
 
 
13 & 14 juillet 1924
Cette  célébration a fait l’objet de l’édition d’une série de 15 cartes postales, pour quelle raison ?
 
Ces fêtes ont duré 2 jours, elles s’intitulent aussi « Fête de la gare de Villeparisis ».
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Mât de cocagne

 
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La banderole porte l’inscription : « Union Reneusienne. Grande fête. Soyez les bienvenus ». La Reneuse ou Arneuse est une petite rivière située à proximité du canal. 

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Devant la fanfare, une petite fille ouvre la marche ; nous apercevons la gare au fond à droite.

 

 
 
 
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Ce café est pavoisé pour la fête nationale ; une précision indique boulevard Maritime, non pas que cette rue menait à la mer, mais un propriétaire aurait vendu ses terrains situés sur cette voie au profit d’une œuvre aidant les familles de marins morts en mer.

 

 

 

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Départ de la course organisée par l’Union sportive  Villeparisienne, association créée le 29 décembre 1923 pour développer la jeunesse par tous les sports et dont le siège social se trouvait au café des Sports. A  droite, le second bâtiment est l’abri pour l’omnibus situé à l’entrée de la place du Marché.

 

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Arrivée de la course des 6 kms. Ces 6 kms correspondent au tour de Villeparisis en passant par la rue de Vaujours, la rue Jean Jaurès et retour par la rue de la Gare.

 

 
20051208 052 

Lancement du poids

Au sol on peut voir, au centre de la photo, des cailloux régulièrement espacés qui indiquent la distance du jet.

 
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Course en sac

 
 
 
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Jeu du baquet

 
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Jeu de la poêle

 
  Source : Mémoire en images : Villeparisis  
   
    

 

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