blog de la Société d'Histoire de Villeparisis - Association Villeparisis et son passé (77270)
Par villepage
Le bouilleur de cru
Au début du XXème siècle, la population de Villeparisis était encore concentrée dans le « Vieux Pays ». La plupart des maisons, en bordure de route, étaient prolongées par un jardin où chacun semait et récoltait ses légumes, ainsi que par un petit verger avec ses pommiers, ses poiriers, ses cerisiers et ses pruniers. Mais certains possédaient aussi le long de la route de Courtry ou celle de Villevaudé de grands vergers.
Quand on avait des récoltes très abondantes, on mettait ces fruits (surtout les prunes qui ne se conservaient pas longtemps), dans un tonneau et, lorsqu’il était plein, on le recouvrait d’une couche de plâtre pour permettre la fermentation et faciliter la transformation du sucre en alcool jusqu’à l’arrivée du bouilleur de cru.
Le bouilleur de cru était un cultivateur possédant un alambic et ayant l’autorisation d’extraire les eaux de vie. Ce privilège se transmettait de père en fils. A l’époque prévue, il venait avec son attirail et s’installait souvent dans la cour de l’usine Charpentier où chacun apportait les fruits destinés à la distillation.
On ne payait de droits à l’Etat qu’au- dessus de 10 litres. Quand tout était terminé, il fallait rapidement transporter les bouteilles pleines jusqu‘au domicile sous peine d’amende. Pour faire quelques mètres hors de chez soi avec une bouteille, il aurait fallu payer une taxe, en échange de laquelle le buraliste aurait donné un reçu : le fameux passe-debout.
Le bouilleur de cru vint à Villeparisis jusqu’en 1940.
D’après Au fil des temps de Jacques Lime
CP : F.Gagnepain
Eclipse Next 2019 - Hébergé par Overblog




