blog de la Société d'Histoire de Villeparisis - Association Villeparisis et son passé (77270)
Par villepage
« Le vieux château »
On ignore si les anciens seigneurs de Villeparisis résidaient sur place et en quoi consistait leur logis, si l’on excepte la présence d’un domaine du « Vieux –Château » signalé sur les plans du XVIIIème siècle.
Il est possible que ce domaine ait simplement dû son appellation à la dépendance du château qui se dressait dans le « vieux pays » et dont la construction remonte au XVIIème siècle.
Ce château, totalement disparu, avait été construit par Jacques Caillard, avocat au Parlement, entre 1650 et 1660. D’autres sources en font un bourgeois anobli exerçant la profession de médecin ; il était protestant et sa femme se nommait Marie Grossetête. (voir plus haut la généalogie des familles Caillard et Clutin.)
Armes de la famille Caillard qu’on peut encore voir dans l’église Sainr-Martin
On considère que la plaque de cheminée datée de 1660, scellée sur la margelle du puits provient du château ( hypothèse possible, mais peu fondée)
L’édifice était placé au bout de l’actuelle avenue du Parc, au croisement de la rue Ronsard ; il était entouré d’un parc assez étendu, entièrement clos de murs. Il comportait une pièce d’eau circulaire. L’avenue du parc, c’était l’allée bordée de 4 rangées d’arbres qui menait au château. Selon un terrier de 1758, la superficie du parc était d’environ 20 arpents, soit 8 hectares et demi.
Plan de 1758
Pendant l’Ancien régime, le château connut des vicissitudes : il fut partiellement incendié en 1683, ce qui amena Caillard à se convertir au catholicisme (voir plus haut). Au milieu du XVIIIème siècle, le chateau appartenait à la veuve du fermier général Delay de La Garde. Selon certains, Madame de La Garde aurait été guillotinée sous la Terreur. Le château, après 1808, fut repris par le comte d’Orvilliers, pair de France, puis par ses héritiers, le comte et la comtesse d’Andlau, avant de tomber en désuétude vers 1840.
Les ruines disparurent entièrement quand on lotit le parc au début des années 1920.
Quelques vestiges
Ces bâtiments sont les anciens communs du chateau; au premier plan aujourd'hui, la rue Balzac couperait ce pré. A l'arrière, l'autre bâtiment donne sur le passage des Preux.
Le passage des Preux :
Il menait à la place de l’église et était fermé par 2 grilles. Au bout du passage, on peut voir le puits.
On voit sur cette carte postale (avant 1916) les grilles, l’entrée du passage des Preux et le puits
Le puits
Il fut construit par M de Ruzé à la suite du procès des habitants contre la famille d’Orvilliers. Ce puits était inclus dans le mur d’enceinte du parc du château Caillard, afin que le public y ait accès : d’un côté les villageois pouvaient puiser l’eau, l’autre côté étant réservé au château.
Sur ces 2 photos, on voit les 2 entrées : place de l’église et passage des Preux.
L’orangerie :
L’orangerie du château avec ses fenêtres en arc existe toujours, passage des Preux
Sources : Villeparisis, mémoire en images
Villeparisis et son histoire
Photos : S.O (2008)
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