Le Pavé de Mitry
Modification de territoire
(Mitry-Villeparisis)
1897-1927
Mitry était au début du XIXème siècle le plus grand village du département. Lorsqu’en 1839 Mory fut réuni à Mitry, la nouvelle commune avait une étendue d’environ 3200ha et une population de 1400 habitants.
Elle était alors séparée de Villeparisis par des bois épais : bois de Saint-Denis, bois de la Planche, bois et
marais de « l’Arneuse ».
C’est ainsi que, déjà avant 1789, un grand chemin traversait les bois en direction de Villeparisis et de la route d’Allemagne, chemin entretenu par Mitry. D’abord appelé « le chemin de Mitry à la route d’Allemagne », il prit ensuite le nom de « Pavé de Mitry ».
Entre Tremblay et Souilly le canal de l’Ourcq a été creusé entièrement sur les territoires de Mitry et Mory. Le 7 août 1845, un arrêté préfectoral accorda à Villeparisis une bande de terrain d’environ 25m de large, le long de la rive gauche du canal afin de permettre d’utiliser le canal qui passait à proximité de la briqueterie et des plâtrières.
En 1881, la compagnie du Nord proposa aux communes la construction d’une « halte »au lieu-dit « le Pont de Mitry », endroit où le Pavé de Mitry enjambait le canal grâce au pont nouvellement construit. Villeparisis et Mitry se déclarèrent parties prenantes, car ce nouveau mode de transport assurait une liaison plus rapide avec Paris.
La halte fut construite en 1883 sur le territoire de Mitry, puisque la ligne ne traversait que le territoire de Mitry. Elle fut appelée « Villeparisis », décision prise par le conseil municipal de Mitry-Mory le 22-09-1897.
La ville de Villeparisis mit en chantier la construction d’une route allant du village à la halte. Cette « route de la gare » est l’actuelle avenue du Général de Gaulle, mais avant d’arriver à la halte, elle traversait le territoire de Mitry sur environ 500m. Elle devait être entretenue par les usagers.
Le 15 août 1897, invoquant le manque de ressources et se réclamant de l’article 3 de la loi du 5 avril 1884, Villeparisis a demandé une modification de frontière, afin que le canal devienne sa frontière nord. Evidemment, les habitants de Mitry et le conseil municipal se sont opposés à cette demande.
A Villeparisis la route de la gare était très fréquentée et les habitants réclamaient des trottoirs. Ce fut une nouvelle occasion pour la commune de rappeler que sur 1265m de route, 527 étaient sur Mitry qui se désintéressait de ce chemin et de relancer l’affaire.
Dès lors, enquêtes, travaux de commission, rapports, débats se poursuivirent jusqu’en 1927.
Finalement le territoire de Mitry-Mory limité par la voie ferrée et le ruisseau de Croûle-Cul a été rattaché à la commune de Villeparisis par décret du Président de la République en conseil d’état le 9 décembre 1927.
Source : Les amis du passé de Mitry. Gisèle Savin.
CP : F.G
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