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  • : blog de la Société d'Histoire de Villeparisis - Association Villeparisis et son passé (77270)
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Musée d'Histoire-Villeparisis


Parc Honoré de Balzac

60 rue Jean Jaurès 

77270 VILLEPARISIS

 Ouverture tous les samedis matins

de 10h à 12h

et sur rendez-vous

  Entrée gratruite

 
 
 
 
26 juin 2015 5 26 /06 /juin /2015 15:48

 Le baccalauréat

Le mot « baccalauréat » vient du latin bacca laurea , baie de lauriers. C’est un diplôme indispensable à l’entrée de l’enseignement supérieur, il a été créé dans sa version moderne sous Napoléon 1er par le décret organique du 17 mars 1808 et est considéré comme le premier grade universitaire. Il a une double fonction : couronner les études secondaires et ouvrir la porte de l’enseignement supérieur, ce qui constitue une originalité du système français.

Les premiers baccalauréats datent du Moyen Age avec l’apparition de l’Université de Paris : il est alors conféré dans les 4 facultés : arts, médecine, droit et théologie. Le bachelier (il ne s’agit que de garçons) peut ensuite préparer la licence de sa faculté afin d’obtenir le droit d’enseigner (licencia docendi) dans celle-ci.

Après la Révolution qui supprime les universités, le baccalauréat a été réorganisé pour les 5 disciplines d’alors (sciences, lettres, droit, médecine, théologie) par Napoléon 1er en 1808. Le baccalauréat devient alors un grade d’état. Les baccalauréats de chaque discipline ne sont pas de même niveau, ainsi le baccalauréat es lettres est un préalable à la présentation aux autres baccalauréats.

Pour le passer, il suffit d’avoir 16 ans et de répondre aux questions « sur tout ce qu’on a appris » depuis l’école ; c’est un examen uniquement oral.

 

Julie Victoire Daubié 1824-1874

 

 Julie-Victoire Daubié (1824-1874) fut la première femme française ayant obtenu le droit de se présenter au baccalauréat, qu'elle obtint à Lyon en 1861, elle y avait été refusée à Paris et à Aix au seul motif qu’elle était femme. En 1871, elle devint la première licenciée es lettres. En 1866, elle publia « La femme pauvre au XIXème siècle », dans lequel elle désignait l’état comme responsable de l’inégalité hommes-femmes dans l’emploi et en matière de salaires. Elle fut une militante féministe : droit de vote des femmes, défense des mères célibataires, dénonciation de la prostitution. Son combat pour l'éducation des femmes et leur accès à l'enseignement supérieur a inspiré la féministe anglaise Joséphine Butler qui a traduit en langue anglaise une partie de ses œuvres.

 

 Sources : extraits d’articles de C.Proust, F.Labalette. (Historia, Le monde )

Julie-Victoire DAUBIE

Julie-Victoire DAUBIE

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20 juin 2015 6 20 /06 /juin /2015 17:03

FETE DES PERES

Origine

En Italie, au Portugal ou en Espagne, les pères étaient fêtés depuis le Moyen Age le 19 mars, jour de la Saint-Joseph. L’habitude de les célébrer en juin vient des Etats-Unis. .

C’est aux Américains, semble-t-il, que l’on doit l’idée de rendre hommage aux papas. En effet, l’idée est née à Spokane (état de Washington) : Sonora Smart Dodd fut la première personne à proposer la fête des pères. En écoutant un sermon le jour de la fête des mères en 1909, elle s’interrogea sur cette célébration : elle avait été élevée par son père, Henry Jackson Smart, après la mort de sa mère et elle voulait lui faire savoir à quel point elle lui était reconnaissante.

Comme son père était né en juin, elle choisit ce mois pour organiser la première fête des pères à Spokane le 19 juin 1910

En 1924 le Président Calvin Coolidge soutint l’idée d’une journée nationale de fête des pères. Mais il fallut attendre 1966 et le Président Lyndon Johnson pour que fut signée la proclamation officielle d’un « Father’s Day » le troisième dimanche de juin. C’est en 1952 que la France institua la première fête des pères

 En France, les publicitaires ont lancé cette fête dans les années 1950 avec cette publicité imaginée par l’inventeur du premier briquet à gaz : « Fête des Pères ! Offrez-lui un Flaminaire. Le briquet qui tient ses promesses ! »

Source : J-P Rémond

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Poème de Maurice Carême « Volière »

 Pour mon père

Mon père aimé, mon père à moi,

Toi qui me fais bondir

Sur tes genoux

Comme un chamois,

Que pourrais-je te dire

Que tu ne sais déjà?

Il fait si doux

Quand ton sourire

Eclaire tout

Sous notre toit!

Je me sens fort,

je me sens roi

Quand je marche

à côté de toi.

 

Sonora Louise Smart Dodd

Sonora Louise Smart Dodd

carte américaine

carte américaine

Histoire de la fête des pères

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13 juin 2015 6 13 /06 /juin /2015 16:52

Balzac et la pyramide du Louvre

 

La pyramide du Louvre, constituée de verre et de métal, située au milieu de la cour Napoléon, a été commandée par le président François Mitterand et conçue par l’architecte sino-américain Ming Pei.

 

Cette idée n’est pas nouvelle : on la retrouve dans un petit fascicule « Mémoires sur deux grandes obligations à remplir par les Français » écrit par Bernard François Balzac édité en 1809. Une de ces obligations était d’élever dans la cour du Louvre, une pyramide qui serait un monument national de reconnaissance à l’Empereur Napoléon. L’architecte Ming Pei avait-il été mis au courant de cette proposition quand il choisit la forme d’une pyramide pour abriter le hall d’accueil ?

 

Bernard François Balzac (1746-1829), ancien secrétaire au conseil du roi, est le père d’Honoré de Balzac. Il a ajouté la particule à son nom lorsque sa fille Laurence a épousé un noble de Villeparisis : Armand de Montzaigle.

Bernard-François Balzac

Bernard-François Balzac

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6 juin 2015 6 06 /06 /juin /2015 16:15

SORTIES

 

VISITE DU MUSEE DU VIN ET REPAS AU MUSEE

A PARIS 17 JUIN 2015

5 Square Charles Dickens - Rue des Eaux - 75016 Paris

Le musée du Vin est implanté dans d’anciennes carrières du Moyen Âge, qui ont servi de celliers au XVe siècle. Ce musée expose plus de 2 200 pièces : outils de culture de la vigne, de vinification et de dégustation du vin. Les plus anciennes d’entre elles datent d’un siècle avant Jésus-Christ jusqu’au plus récentes du XIXe siècle

Accès : Métro Passy ligne 6 ou RER C : Champ de Mars –Tour Eiffel ; Bus 72 : Bir-Hakeim ( possibilité de partir ensemble de Villeparisis à 10h30 à la gare)

Nous commencerons par la visite, ensuite, un déjeuner raffiné sera servi dans les caves

11h30 : visite du musée

12h15/12h30 : déjeuner :

MENU: apéritif : Dom Gonzague brut

Œuf cocotte au foie gras,

Filet de volaille à la crème et champignons

Tarte Tatin et boule de glace vanille

Vin et café

Après le déjeuner, possibilité de promenade en bordure de Seine, au Champ de Mars

TARIF : 48 euros pour les adhérents ( visites, repas, assurance) 50 euros Pour les non-adhérents

INSCRIPTION AVANT LE 5 AVRIL 2015 :15 PERSONNES MINIMUM

Inscription pour la visite et le repas au Musée du Vin de Paris le 17 juin 2015

Coupon à envoyer au Musée, 60 rue Jean Jaurès à Villeparisis avec un chèque à l’ordre de « Villeparisis et son passé » NOM : …………………………………..Prénom(s)………………………………………… Adresse………………………………………………………………………………………… Tel……………………………………….Portable…………………………………………… Nombre d’adhérents…………………..x 48 euros =…………………………………. Nombre de non-adhérents…………….x 50 euros =…………………………………

UNE JOURNEE EN EURE ET LOIR

A ANET

3octobre 2015

Le château d’Anet est un château Renaissance construit par Philibert Delorme, Jean Goujon et Jean Cousin. Il fut commandité par le roi Henri II pour sa maitresse Diane de Poitiers pour y abriter leurs amours.

8H30 : départ de Villeparisis : Centre culturel ( car ART grand tourisme)

10h30 : visite guidée du château d’Anet

12h30 : déjeuner au restaurant à Anet : Les Prés de l’île.

MENU : Kir cassis ou Mure de bienvenue, amuses bouche maison

Assiette de pâté en croute Richelieu et sa salade croquante

Jambon cuit à l’os à la crème de Saulieu, pommes sautées et poêlée de légumes

Assiette de deux fromages fermiers et petite salade mélangée

Assiette gourmande (3 mini desserts maison)

1/3 côte du Rhône par personne et café

14h30 : visite guidée de la manufacture- musée du peigne et de la parure à Ezy sur Eure .

16h : retour à Villeparisis

INSCRIPTION AVANT LE 30 JUIN 2015 TARIF : 62 euros pour les adhérents (transport, visites, repas) 67 euros pour les non-adhérents 40 personnes minimum xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx

Coupon pour l’inscription à la journée à Anet le 3 octobre à envoyer au Musée, Parc Balzac 60 rue Jean Jaurès, 77270 Villeparisis, avec un chèque à l’ordre de « Villeparisis et son passé » NOM………………………………..Prénom(s)…………………………………. Adresse…………………………………………………………………………… Portable…………………………………………………………………………… Nombre d’adhérents………………..x 62 euros=…………………………….. Nombre de non-adhérents………….x 67 euros=…………………………

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29 mai 2015 5 29 /05 /mai /2015 15:02

LA FETE DES MERES

 

Tout le monde connaît la fête des mamans, mais quelle est l’origine de ce mot « maman » ?

 

Ce mot vient d’une racine d’ancien latin « mama » qui signifiait mamelle, nourrice. Cette racine latine remonterait à l’indo-européen et signifiait « téter ». C’est un mot qu’on apprenait aux bébés et aux très jeunes enfants seulement ; il était abandonné dès que les enfants grandissaient et n’était jamais employé par des adultes. Autrefois, on appelait sa mère « Madame ou ma mère » selon qu’on était noble ou paysan ( voir les pièces de théâtre de Molière) . Ce n’est qu’au 18ème siècle que le mot « maman » fut employé par tous, quel que soit l’âge.

 

UN PEU D’HISTOIRE

Dans la Grèce antique, les historiens ont décelé dans les rites printaniers de Rhéa, la Mère des Divinités, la trace d’une célébration particulière en l’honneur des mamans.

La première mère qui a été fêtée, c’est celle des dieux, Cybèle. On a commencé à la fêter en Phénicie puis dans l’empire romain. La fête durait chaque année du 15 au 27 mars. Ce culte a été abandonné au IVème siècle après Jésus-Christ.

 

LA FETE DES MERES ACTUELLEMENT

L’origine de cette célébration nous vient des Etats-Unis : C’est l’auteur Julia Ward Howe qui fut la première à suggérer que la fête des mères soit célébrée un jour chaque année dès 1872 : la « Mother’s day proclamation »

Ecrite en 1870, la « Mother’s day Proclamation de Howe fut d’abord une réaction pacifiste au carnage de la Guerre de Sécession aux Etats-Unis et à celui de la guerre de 1870 entre la France et la Prusse. Cette proclamation était liée à la croyance féministe de Howe, c'est-à-dire que les femmes ont une responsabilité dans la direction des affaires politiques.

.Julia Ward Howe organisait une réunion de la journée des mères à Boston chaque année. Mais la plupart des personnes ne prirent pas son idée au sérieux. Et ce n’est qu’ en 1907 que les choses bougèrent avec Anna Jarvis. Ayant perdu sa mère le second dimanche du mois de mai 1907, une Américaine, Anna M.Jarvis, institutrice, entreprit une démarche auprès des autorités de son état : la Virginie, pour célébrer un service religieux en l’honneur de toutes les mamans lors du second dimanche du mois de mai. L’année suivante, la première Fête des Mères sous la forme que nous connaissons aujourd’hui fut célébrée à Grafton, lieu de naissance d’Anna Jarvis.

Sa campagne sembae émouvoir la population, car l’usage s’implanta bien dans le reste de la Virginie. En 1914, le président Woodrow Wilson institua le second dimanche de mai comme journée de fête officielle en l’honneur de toutes les mamans. Plus tard, c’est en 1917 que les soldats américains, entrés dans le premier conflit mondial, propagèrent cette célébration en Europe. Les Américains qui avaient opté pour un vrai « Mother’s Day » le développèrent ardemment durant la première guerre mondiale et les Français chargés du courrier constatèrent des envois massifs à cette date qui leur était mystérieuse. Et comme la France aavait encore plus besoin de se repeupler après la guerre 14-18, cette coutume allait faire des émules.

Dès juin 1918, prenant modèle sur les soldats américains, les Français célébrèrent la première fête des mères. En 1920, le Ministre de l’Intérieur créa le 19 décembre « la première journée des mères de famille nombreuse ».

Cette fête était à l’origine un instrument de la politique nataliste de l’époque. La fécondité était alors érigée en vertu civique. Cette aspiration, puissamment relayée par un courant patriote, fut officialisée en 1926. Mais, la Fête des Mères, sous sa forme actuelle, c’est-à-dire célébrant toute les femmes ayant connu la maternité sans discrimination par rapport au nombre d’enfants date du Gouvernement de Vichy.

Le 25 mai 1941, le Maréchal Pétain institua définitivement « la journée nationale des mères ». A l’époque, l’image que l’on véhiculait de la mère était totalement différente de celle qui existe actuellement : il s’agissait d’une mère au foyer, bonne cuisinière, peu éduquée, relativement soumise aux exigences masculines. Cette fête laïque très populaire en France a été instaurée officiellement en mai 1950, sous la présidence de Vincent Auriol (loi n°50.577 du 24 mai 1950). C’est sous le Général de Gaulle que la fête est fixée au dernier dimanche de mai. Chaque année des médailles sont remises aux mères de famille nombreuse :

Médaille d’or, lorsque le nombre d’enfants est de 8 ou plus

Médaille d’argent : pour 6 ou 7 enfants

Médaille de bronze : pour 4 ou 5 enfants. La fête des mères a lieu dans la plupart des pays d’Europe, mais à des dates différentes.

Anna Jarvis

Anna Jarvis

Julia Ward

Julia Ward

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20 mai 2015 3 20 /05 /mai /2015 16:26

Albert Bonvalet ( suite)

Le 6 juillet 1942, il est conduit à pied à la gare de Compiègne avec plus d’un millier d’otages désignés comme communistes et une cinquantaine comme juifs et ils sont entassés dans des wagons de marchandises. Le voyage dure 2 jours et demi. Le 8 juillet, il est enregistré au camp d’Auschwitz sous le numéro 45274. Le lendemain, tous sont conduits au camp annexe de Birkenau. Le 13 juillet, il est ramené au camp d’Auschwitz.

En France, son épouse, Rose Bonvalet, a reçu 2 messages datés du 6 juillet et écrits au crayon dans lesquels son mari l’informe, dans le premier qu’il part pour une destination inconnue, et dans le deuxième, qu’il est avec Albert Rey et qu’ils viennent de passer Bar le Duc en direction de l’Allemagne. Elle a également reçu la carte-formulaire envoyée à la mi-juillet par l’administration militaire allemande du camp de Royallieu afin de prévenir les familles que leur parent avait été envoyé dans un autre camp et qu’il fallait attendre que lui-même écrive sa nouvelle adresse.

De plus, Mesdames Bonvalet et Carrier ont reçu chacune un pli posté à Compiègne le 28 juillet et contenant les papiers dont leurs maris étaient porteurs au moment de leur arrestation. La rumeur a alors couru qu’Albert Bonvalet, Antoine Carrier et Gabriel Rey avaient été fusillés.

A Auschwitz, Albert Bonvalet est admis au Block 28 ( médecine interne) de « l’hopital ». Il meurt à Auschwitz le 19 septembre 1942. La mention » mort en déportation » est apposée sur son acte de décès ( J.O. du 30-09-1987).

Source/ Mémoire vive

 

 

 

Histoire de Villeparisis: seconde guerre mondiale
Histoire de Villeparisis: seconde guerre mondiale

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15 mai 2015 5 15 /05 /mai /2015 13:29
Histoire de Villeparisis: seconde guerre mondiale

A la mémoire d’ALBERT BONVALET 45274

Albert, Jules, Désiré Bonvalet est né le 25 janvier 1893 à Fleury ( Aisne), il a une formation de maçon.

En 1911, il devance l’appel et s’engage pour 3 ans, seulement âgé de 18 ans. En 1913, il se rengage pour 2 ans. D’un caractère vif et emporté, il est sanctionné pour des actes d’indiscipline, mais par la suite, il manifeste une brillante conduite de combattant. Il est décoré de la Croix de guerre avec étoile d’argent. Il est évacué en 1918 pour intoxication due à un obus d’ypérite. Le 19 février 1918 à Villeparisis, il se marie avec Renée Dupay, mais son épouse décède rapidement.

Le 8 novembre 1919, à Villeparisis, il épouse en secondes noces Rose Bœuf, née le 19 février 1899 dans cette commune. Ils ont un fils, Marc, né le 2 juillet 1920 à Villeparisis ( ce dernier est marié et père d’un enfant au moment de l’arrestation de son père). Adhérent au parti communiste dès sa création, en 1920, Albert Bonvalet y milite et fait une active campagne pour Marcel Lecomte, candidat aux élections municipales de 1919 et de 1921 à Villeparisis. Mais il quitte le parti dès 1927 pour désaccord.

Le 30 novembre 1939, après la déclaration de guerre, Albert Bonvalet, classé « sans affectation », est employé à la poudrerie nationale de Sevran-Livry comme plâtrier. Au moment de son arrestation, il est domicilié avec son épouse au 12, rue Jean Jaurès à Villeparisis.

La police française note qu’il se fait remarquer à plusieurs reprises pour ses propos anti-allemands. Le lundi 20 octobre 1941, il est appréhendé par la Feldgendarmerie et son domicile est perquisitionné dans le cadre d’une vague d’arrestations décidée par l’occupant contre les communistes de Seine et Marne, pris en otages en représailles de distributions de tracts et de destructions de récolte ( incendies de meules et de hangars) ayant eu lieu dans le département. Dès le lendemain, Albert Bonvalet est interné au camp de Royallieu à Compiègne parmi les 86 Seine et Marnais arrêtés en octobre ( 42 seront des « 45000 »). Il est enregistré sous le matricule 1817.

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7 mai 2015 4 07 /05 /mai /2015 10:25
RESISTANCE
Suite à la découverte du corps d'un officier Allemand dans les bois près du canal, 20 jeunes Français pris au hasard furent fusillés au même endroit. Dans les bois de Morfondé, plusieurs patriotes français des environs furent également fusillés pour actes de résistance.
Une croix existe à l'emplacement, et une cérémonie a lieu tous les ans lors de l'anniversaire de la libération de Villeparisis. C'étaient 2 jeunes résistants d' Aulnay-sous-Bois.
Source: archives de la Société d'histoire "Villeparisis et son passé" au Musée
Bois de Morfondé

Bois de Morfondé

Stèle à la mémoire des fusillés

Stèle à la mémoire des fusillés

détail de la stèle

détail de la stèle

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1 mai 2015 5 01 /05 /mai /2015 10:54
Histoire du 1er mai

1er MAI

Le 1er mai, fête du travail, les syndicats défilent et tout le monde offre du muguet. Mais d’où vient cette coutume ?

Dans l'Antiquité, la date du 1er mai correspondait au jour où les marins reprenaient la mer. Depuis la fin du XIXè siècle, le 1er mai commémore ce jour de 1886 où plus de 400 000 ouvriers sont descendus dans la rue pour revendiquer et obtenir la journée de travail de 8h. En 1889, le Congrès international socialiste de Paris adopte le 1er mai comme jour de revendication des travailleurs.

« En mai, fais ce qu’il te plait…,mais n’oublie pas le joli brin de muguet… » Parfumées, ce fleurs à clochettes viennent du Japon, même si la légende raconte qu’Apollon les aurait créées pour ses muses. Dès le Moyen Age, le muguet devint le symbole du printemps et du renouveau. Le 1er mai 1561, le roi Charles IX décida d’en offrir à toutes les dames de la cour. Le muguet fleurit au début du printemps, il est donc idéal pour fêter les beaux jours!

A l’époque, mai était le mois des accordailles, le temps des fiançailles pendant lequel les jeunes gens se promettaient le mariage. Devenu porte-bonheur et symbole de galanterie en France, mais aussi en Suisse, en Belgique et en Andorre, le muguet engendre alors ce joli verbe de mugueter qui sous la plume de Corneille, donnera : « Vous muguetez sa fille, elle a de quoi vous plaire. »

Le 1er mai prend une coloration sociale à la fin du XIXème siècle. Le 1er mai à Chicago, aux Etats-Unis, les syndicats réclament la journée de 8 heures. En 1889, l’Internationale socialiste décide que le 1er mai sera une journée mondiale des revendications. En Allemagne, les manifestants arborent, dès lors, un oeillet à la boutonnière tandis qu’en France, ils portent un triangle rouge symbolisant leurs exigences : 8 heures de travail, 8 heures de sommeil, 8 heures de loisirs. Très vite, ils le remplacent par une églantine puis, en 1907 par le symbole du printemps : un brin de muguet attaché par un ruban rouge. En 1909, l’Humanité écrit : « Le 1er mai n’est pas seulement une journée de revendications ouvrières. C’est aussi la fête du muguet et des petites jeunes femmes qui s’en font offrir par leurs soupirants. »

A partir de 1936, les autorités tolèrent la vente du muguet dans la rue. Dès lors, le muguet est associé à la fête du travail. Aujourd’hui, les trois quarts du muguet vendu en France sont produits dans la région nantaise. Chaque année, on en achète plus de 50 millions de brins pour un chiffre d’affaires d’environ 25 millions d’euros.

La Société d’Histoire vous souhaite beaucoup de bonheur.

Source: archives de la Société d'histoire

Histoire du 1er mai
Histoire du 1er mai

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17 avril 2015 5 17 /04 /avril /2015 17:16
Stèle commémorative devant le musée au parc Honoré de Balzac

Stèle commémorative devant le musée au parc Honoré de Balzac

                                             SOUVENIR 17 AVRIL 1942

Cette plaque a été inaugurée le 27 avril 2003 par Monsieur Hennequin, maire de Villeparisis en hommage à deux Villeparisiens morts en camp de déportation et à un Villeparisien fusillé le 17 avril 1942 au Mont Valérien. Cette plaque remplace une plaque installée initialement place Henri Barbusse apposée sur un arbre ramené du camp de Mauthausen par le fils de Monsieur Julien Delespinay ; cet arbre fut gravement endommagé par la tempête du 26 décembre 1999 et n’existe plus aujourd’hui.

 

 Monsieur Julien Delespinay

Il a été arrêté le 8 octobre 1941 pour faits de résistance à l’ennemi. Chargé de la distribution de tracts appelant à la résistance, il fut le seul de son groupe à être arrêté. Du 8 octobre 1941 au 22 mars 1944, il fut emprisonné successivement à la prison de Meaux, à la prison de la Santé à Paris, à celle de Fresnes puis à Caen, Fontevrault, Blois et Compiègne. En mars 1944, il fut déporté au camp de Mauthausen où il resta jusqu’en décembre 1944, date à laquelle il fut déporté à Auschwitz. Il mourut le 18 ou 19 janvier 1945.

 

Monsieur Gabriel Rey

Il fut également résistant de la première heure. Arrêté, il fut emprisonné et déporté dans le camp d’Auschwitz où il mourut en 1941.

 


Monsieur Guisco Spartaco

 René Spartaco Guisco dit Spartaco, né en Italie en 1911. Ses parents se sont réfugiés en France en 1921, et ont été naturalisés français en 1932. La famille Guisco s’est installée à Villeparisis, avec ses quatre enfants. Guisco Spartaco faisait partie des francs-tireurs qui effectuaient des reconnaissances avec le groupe de Fabien aux environs de Nantes. Suite à l’exécution d’un groupe de jeunes Français par les Allemands, Guisco Spartaco avec son groupe de résistants, en guise de représailles captura un gradé allemand Karl Hotz dans un hôtel de Nantes avant de le fusiller sur une des places de la ville. Cet attentat déclencha la fusillade d’otages à Chateaubriand le 21 octobre 1941 (parmi lesquels Guy Moquet). Monsieur Guisco Spartaco fut arrêté, jugé à la Maison de la Chimie et fusillé au Mont Valérien le 17 avril 1942.

 

 

 

 

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