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  • : Villeparisis - Histoire
  • : blog de la Société d'Histoire de Villeparisis - Association Villeparisis et son passé (77270)
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Musée d'Histoire-Villeparisis


Parc Honoré de Balzac

60 rue Jean Jaurès 

77270 VILLEPARISIS

 Ouverture tous les samedis matins

de 10h à 12h

et sur rendez-vous

  Entrée gratruite

 
 
 
 
13 avril 2022 3 13 /04 /avril /2022 10:31

 

 

Les enfants de chœur et la semaine sainte

 

d’après Jacques Lime  VILLEPARISIS

Jadis et Naguère

 

 

 

C’est le printemps 1901 ou 1902, dans les maisons,  les femmes font le ménage à fond et mettent à bouillir dans leur lessiveuse le linge sale accumulé pendant l’hiver, car, maintenant il pourra sécher plus facilement. La période de Carême s’achève et dimanche, ce sera Pâques, c’est la Semaine Sainte. Pour les enfants de chœur de Villeparisis, c’est un moment très important, car c’est celui où ils vont être récompensés de leur assiduité au service de l’Eglise.

Dès le Jeudi Saint, «  l’Emilie Camille », la grosse cloche qui veille en haut du clocher de l’église Saint-Martin se tait. C’est la seule époque de l’année où on ne l’entend plus.

Le Vendredi Saint, la cloche est toujours silencieuse.  On dit qu’elle est partie à Rome et qu’elle ne reviendra que pour Pâques. Alors pour suppléer à cette défection, les enfants de chœur, dès 4 heures du matin (ce n’était vraiment pas des paresseux !) passent dans les rues pour annoncer les offices en faisant retentir des crécelles, tout en chantant :

«  Réveillez-vous, gens qui dormez, Priez pour les trépassés ! » Puis, nouveaux coups de crécelle et nouveaux appels. Certes, il fallait déambuler longtemps, la messe n’ayant lieu qu’à 8 heures. Mais c’était amusant.

Le Samedi Saint, dans l’après-midi, les enfants de chœur (parmi lesquels Robert Lime, qui a transmis ce récit à Jacques Lime) vont asperger l’intérieur des maisons avec de l’eau bénite nouvelle, munis du goupillon et du bénitier, ainsi que d’un panier d’osier. Après l’aspersion, ils chantent «  Alleluia » et mettent dans le panier les œufs et l’argent qu’on leur donne et qu’ils se partageront, le soir, les visites terminées.

En ce temps-là, l’abbé MARC était le curé du pays.

 

CP: archives du musée

Eglise Saint-Martin

Eglise Saint-Martin

Histoire de Villeparisis: coutumes
Histoire de Villeparisis: coutumes
L'abbé Deschamps

L'abbé Deschamps

images de communion

images de communion

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11 février 2022 5 11 /02 /février /2022 14:11

 

 

Monsieur de Ruzé ( 2)

 

Travaux immobiliers : le presbytère et l’église

 

L’ancien presbytère avait été vendu comme bien national (il avait servi d’école à partir de 1794) ; jusqu’en 1826, le curé logeait en ville, sans avoir de résidence officielle. En 1826, la commune acheta la maison Charbonnier à l’angle de la ruelle aux Vins où on installa un presbytère inconfortable qui jouxta, ensuite, le cimetière déplacé de devant l’église en 1834.

Comme il menaçait ruine en 1862, M. de Ruzé jugea opportun de vendre cette masure et de reconstruire un nouveau presbytère : il acheta un terrain à François Champs (ancien maire) et le nouveau presbytère fut construit entre 1869 et 1871. Le curé était Nicolas Lenfant qui avait succédé à Pierre  Picout en 1865.

 

L’église Saint-Martin fut aussi remise en état : on installa un autel de marbre, un confessionnal, des vitraux et des bancs. Une nouvelle cloche, plus lourde que la seule qui restait de l’Ancien Régime, fut baptisée le 15 novembre 1863 par le curé Picout, sous le nom d’Emilie Camille. La commune l’avait acquise pour 934F auprès du fondeur Hildebrand. Enfin le mécanisme de l’horloge fut rénové en 1872.

 

 

 

La guerre de 1870/71

 

En septembre 1870, après la capitulation de l’empereur à Sedan, les Prussiens envahirent très rapidement l’Est de la France. Dès le 20 septembre, les avant-gardes investissaient la banlieue de Paris ; Villeparisis désertée de nombreux habitants fut occupée par des soldats du XIIe corps prussien. Ils se  logèrent notamment à la mairie. Cette situation dura jusqu’en août 1871,

 Après le départ des occupants, M. de Ruzé dut évaluer les dommages qu’avaient subis ses concitoyens dont il communiqua le montant au préfet. La commune reçut la maigre somme de 73190 F qu’il fallut partager entre les habitants.

 

En 1883, grâce à un legs de Monsieur de Ruzé, le conseil municipal a pu acheter l’autre partie de l’ancienne auberge du Grand Monarque pour agrandir l’école. Le 29 novembre 1885, la nouvelle mairie et l’école adjacente, qui avait été rénovée à l’arrière de l’édifice, furent inaugurées en grande pompe. Elles comportaient, outre les services administratifs, un logement pour les instituteurs, la poste municipale et le logement du receveur.

 

Eglise Saint-Martin

Eglise Saint-Martin

Histoire de Villeparisis: Monsieur de Ruzé  ( suite)
rue de Courtry

rue de Courtry

monument à la mémoire de M de Ruzé

monument à la mémoire de M de Ruzé

puits servant aux chatelains et aux villageois

puits servant aux chatelains et aux villageois

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9 février 2022 3 09 /02 /février /2022 16:38

 

Monsieur de Ruzé (1)

 

Charles-Augusre Foacier de Ruzé, né à Paris VIème le 7/02/1813, décédé à Villeparisis le 1/02/1881, fut maire de1862 à 1872. C’était un rentier, propriétaire terrien.

C’est pendant son mandat de maire que la commune se développa et pour prouver leur reconnaissance, les Villeparisiens ont baptisé rue de Ruzé la portion de nationale 3 qui longe l’hôtel de ville.

 

portrait de Monsieur de Ruzé (musée)

portrait de Monsieur de Ruzé (musée)

généalogie de M de Ruzé ( musée)

généalogie de M de Ruzé ( musée)

 

La mairie

 En 1862, une partie des bâtiments de l’auberge du Grand Monarque fut acquise par la commune qui l’aménagea en   mairie-école. Elle  fut inaugurée le 29 juillet 1862. M de Ruzé fit beaucoup pour  améliorer la qualité de l’enseignement, notamment par l’achat de livres.  

 

La poste

Le bureau de poste créé le 1er novembre 1784 avait été supprimé par arrêté le 23 juin 1797. Le courrier partait des bureaux les plus proches : Livry et surtout Claye.

En 1862, Villeparisis eut son bureau situé dans la mairie, rue de Ruzé.

 

L’eau et les fontaines

Le problème principal était celui de l’eau (qui se posait depuis le Moyen-Age). Il fut, en partie, résolu en 1868 quand M de Ruzé fit installer une citerne en bordure de la rue de Courtry pour collecter les eaux de plusieurs sources. De là, des canalisations conduisaient les eaux aux bornes. La fontaine la plus gracieuse était encastrée dans la façade de la mairie : c’était un bassin surmonté d’un monument avec le buste de M de Ruzé. Cette statue de bronze fut enlevée en 1940/41.

 

 

mairie avec les 3 portes: école, poste et mairie

mairie avec les 3 portes: école, poste et mairie

fontaine de la mairie

fontaine de la mairie

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31 janvier 2022 1 31 /01 /janvier /2022 14:48

 

Mairie de Villeparisis (2)

 

 

 

 En 1862, sous le mandat de Monsieur Foissier de Ruzé, (maire de 1862 à 1872), une partie des bâtiments de l’auberge du Grand Monarque) ( voir les articles précédents sur les auberges) fut acquise par la commune qui en fait une mairie-école, assez peu commode, en réalité, si l’on en croit  l’instituteur Mary. La nouvelle mairie fut inaugurée le 29 juillet 1862.

En 1870, la guerre éclata entre la France et l’Allemagne ; Villeparisis fut occupée par les soldats du XIIe corps prussien;  la Maison commune devint le centre de l’occupation : le 1er étage  « la salle du rapport », le parc et la cour servant de parc aux fourgons, voitures et bestiaux. Cette occupation dura jusqu’au mois d’août 1871.

 

 

En 1883, grâce à un legs de Monsieur de Ruzé, le conseil municipal a pu acheter l’autre partie de l’ancienne auberge du Grand Monarque pour agrandir l’école. Le 29 novembre 1885, la nouvelle mairie et l’école adjacente, qui avait été rénovée à l’arrière de l’édifice, furent inaugurées en grande pompe. Elles comportaient, outre les services administratifs, un logement pour les instituteurs, la poste municipale et le logement du receveur.

L’école resta longtemps au Grand Monarque pour les enfants du « vieux pays »,  ce n’est qu’ en 1962 que ces locaux furent occupés par d’autres services municipaux, puis par la salle des mariages et la salle du conseil. En 2016, création d’un guichet unique, permettant d’effectuer toutes les démarches administratives à la place de l’ancienne salle des mariages.  En 2017, pour célébrer le 20éme  anniversaire du jumelage de Maldon avec Villeparisis, la société horticole de Maldon a créé  une rose. Ces rosiers ont été envoyés à Villeparisis en novembre, et plantés dans la cour de la mairie. La cérémonie de vernissage a eu lieu en juin suivant, période de floraison des roses pour que tous puissent les admirer.

 

 

Maires de Villeparisis de 1790 à 2020 :

Compagnot de la Motte, Mantion, François Champs, Pierre-Nicolas Barbier, Rouyer, Foissier de Ruzé, Barbier, Champs, Parquin, Champs, Delamarre, Parquin, Leconte, Gauquil, Lamotte, Torras, Duchemin, Boiuge, Hennequin, Touguet, Bouche.

 

Sources : archives de l’association »Villeparisis et son passé ». Villeparisis et son histoire  publié par « Villeparisis et son passé ». Les écoles et les mairies dans l’ancien canton de Claye  publié par  la Société d’histoire de Claye et des environs

 CP : F.Gagnepain

 

la mairie et les 3 portes : école, mairie, poste

la mairie et les 3 portes : école, mairie, poste

école de la mairie

école de la mairie

plan de l'école

plan de l'école

plaque sur la façade: morts  de la guerre 14/18

plaque sur la façade: morts de la guerre 14/18

buste de Monsieur de ruzé

buste de Monsieur de ruzé

la mairie en 2000

la mairie en 2000

salle des mariages  et du conseil 2010

salle des mariages et du conseil 2010

inauguration des roses de Maldon  2017

inauguration des roses de Maldon 2017

Histoire de Villeparisis: la mairie (suite)
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22 janvier 2022 6 22 /01 /janvier /2022 15:16

 

Mairie de Villeparisis (1)

 

Avant 1789, Villeparisis fait partie du diocèse de Paris et dépend de l’officialité de ce diocèse. Chaque année, un archidiacre est délégué pour la vérification des registres et des comptes de la paroisse.

L’Assemblée nationale décrète une nouvelle division administrative de la France les 15 janvier, 16 et 20 février1790. De ce fait, Villeparisis devient une commune du canton de Claye, district de Meaux, département de Seine et Marne, diocèse de Meaux. Pour la justice, Villeparisis dépend de la justice de Paris, siégeant à Claye, du tribunal de 1ère instance de Meaux et de la Cour d’Appel de Paris.

Selon le procès-verbal d’installation de la municipalité du 21 février 1790, onze officiers municipaux sont élus:

Pierre Compagnot de la Motte : maire

Guillaume Cartier : 1er échevin

Gilles Joseph Delsipee : 2ème échevin

Pierre Louis Marsepon : 1er notable

Pierre François Potriquet : 2ème notable

Joseph Fossier : 3ème notable

Jean Baptiste Guilleminot : 4ème notable

Pierre : 5ème notable

Pierre René Maheu : 6ème notable

Thomas Mantion : Procureur de la commune et inspecteur de police

Pierre Barbier : secrétaire greffier

 

Ordre du jour de cette assemblée le 21 février 1790 :

Les finances, les loyers communaux, les dons patriotiques et les conséquences de la grêle de 1788. Ils ont prêté serment civique à la messe paroissiale ce même jour.

 

Villeparisis n’a pas de Maison Commune, les réunions de l’Assemblée municipale se tiennent donc dans des maisons particulières probablement chez  le maire. Le 3 ventôse an 3, l’Assemblée décide à l’unanimité d’occuper la maison du maitre d’école. Cette maison d'école fit son apparition dans le village en 1794. Elle avait été offerte à la commune par le citoyen Delahaye. Mais ce bâtiment fut bientôt converti en maison d'arrêt. L'école fut alors transférée dans l'ancien presbytère, devenu bien national qui fut hâtivement aménagé en école primaire. ( Cette première école de Villeparisis  est mentionnée dans des articles précédents).

 

​​​​​​​

plan d'intendance

plan d'intendance

Plan de Villeparisis

Plan de Villeparisis

première école

première école

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9 novembre 2021 2 09 /11 /novembre /2021 21:51

Texte tiré de Villeparisis au fil des temps de Jacques Lime

 

II NOVEMBRE

SOUVENIRS de la GRANDE GUERRE

 

Ceux qui sont morts pour la patrie

 

« Entre les guerres 1914-1918 et 1939-1945, les associations d’anciens combattants commémoraient l’armistice du 11 novembre 1918 en se réunissant avec les familles devant la plaque où étaient inscrits les noms des morts de la Grande Guerre (au début même, les enfants des écoles y participaient). Elle était en marbre noir, scellée sur le mur à droite de la porte d’entrée de la mairie. On pouvait y lire en haut : « Aux enfants de Villeparisis morts pour la France » et en bas : «  Victimes de la guerre 1914-1918 ». Au centre, les noms étaient gravés. Cette stèle a été supprimée vers 1950, lorsque fut élevé un monument aux morts sur la place Mattéoti ( actuellement Henri Barbusse).

 

Jacques Lime  est né à Villeparisis en 1920. Il débuta sa carrière dans la police au commissariat de Mitry-Mory (Officier de Police : Inspecteur divisionnaire honoraire de police à Grasse au moment de sa retraite).

Artiste durant ses temps libres, il créa une centaine de sculptures en bois d’olivier et rédigea une trentaine de livres (dont le dernier en 2011) (poèmes, récits autobiographiques, Histoire…) dont 6 consacrés à Villeparisis et à son histoire :

- Villeparisis Jadis et Naguère (1988)

- Villeparisis au fil du temps (1990)

- Villeparisis et l’abbaye saint Victor de Paris (1991)

- Un Villeparisien dans la tourmente (1991)

- Signification des patronymes villeparisiens (2002)

- Les vieilles maisons de Villeparisis ( 2003)
Ses ouvrages sont disponibles à la bibliothèque municipale et au musée de l’Histoire locale Parc Balzac, 60 rue Jean Jaurès 77270 Villeparisis

 

 

plaque de l'église

plaque de l'église

Histoire de Villeparisis: Guerre 14-18
liste des morts

liste des morts

monument à Villeroy

monument à Villeroy

plaque de la mairie

plaque de la mairie

Histoire de Villeparisis: Guerre 14-18
place Matteoti et le monument

place Matteoti et le monument

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12 octobre 2021 2 12 /10 /octobre /2021 09:15

 

EXPOSITION

Les pompiers  à  Villeparisis

 

 

En septembre, une exposition au centre culturel Jacques Prévert a retracé l’histoire des pompiers des cinquante dernières années à Villeparisis. Le président de la société d’histoire, François Gagnepain, a contribué à cette évocation en exposant ses documents sur les années passées.

Au début, le matériel était entreposé  dans la « vieille ferme » située place Pietrasanta, détruite et remplacée par le centre culturel. Ensuite, ce fut  derrière la poste, vers la place Mattéotti, puis  la  caserne actuelle, inaugurée le 12 septembre 2006,  fut construite dans le « Vieux Pays » rue Joseph Lhoste.

Cp et photos: F;Gagnepain

Histoire de Villeparisis: les pompiers
la vieille ferme

la vieille ferme

la ferme

la ferme

ancienne caserne

ancienne caserne

nouvelle caserne

nouvelle caserne

expo au centre

expo au centre

expo

expo

Histoire de Villeparisis: les pompiers
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16 septembre 2021 4 16 /09 /septembre /2021 14:56

 

Jeanne de Balzac

 

 

Les origines familiales de Jeanne de Balzac restent pour le moins floues. Par sa mère, elle serait la  petite-nièce voire arrière-petite-nièce d'Honoré de Balzac, mais aucune preuve formelle n'en a été rapportée et l'actrice elle-même ne s'est jamais exprimée sur le sujet.  La seule chose que l'on sache avec certitude, c'est qu'elle est morte le 8 mai 1930  dans une clinique parisienne des suites d'une péritonite et qu'elle a été inhumée à Versailles. Mais on ignore toujours sous quel nom son décès a été enregistré à l'état-civil.

Dans Mémoires de guerre, l’archiviste Roger Cousin est très affirmatif : « Jeanne de Balzac (née en 1891 en France et morte le 8 mai 1930 à Paris) est une actrice française. C'est la nièce d'Honoré de Balzac.

Il se pourrait qu’elle soit une descendante du frère d’Honoré, Henry de Balzac.

Henry de Balzac  est le quatrième enfant de Bernard-François Balzac et de son épouse, Anne-Charlotte-Laure Sallambier : Honoré était l’aîné, ensuite Laure, Laurence et Henry.

 Lorsque naquit en 1807 le petit Henry Balzac, la rumeur courut que l’enfant était le fils naturel de Jean de Margonne, châtelain de Saché (ce que Balzac et le testament de M. de Margonne confirmèrent des années plus tard). Mme Balzac prodigua d’ailleurs à son petit dernier une tendresse folle, dont on ne manqua pas de remarquer qu’elle contrastait vivement avec le traitement réservé à ses autres enfants.

Henry de Balzac fut un enfant choyé par sa mère, trop choyé même au point d’en être indolent et dépendant, de rater complètement sa scolarité …jusqu’au jour où son frère le mit au défi de réussir enfin quelque chose dans sa vie…et pourquoi pas aller aux Indes où parait-il on peut aisément faire fortune.

 Il fit escale à l’île Maurice et épousa la riche veuve d'un capitaine au long cours du nom de Fidèle Constant qui lui avait laissé des enfants et  une petite plantation à la tête de laquelle Henry se trouvait désormais, sans y avoir été préparé.  Il menait avec son épouse une existence oisive et brillante, galopant sur le rivage ou présidant de belles tablées de colons, inspirant à son frère, Honoré, le personnage de  Louis Gaston dans La Grenadière, parti aux Indes faire fortune.

Il revint en France, présenta sa femme à sa famille, et en 1835, il eut un fils prénommé Honoré, Henry, Eugène. dont Honoré fut le parrain et Sophie Surville, la marraine.

Henry repartit à l’île de la Réunion où son frère, Honoré, le recommanda au gouverneur Charles-Léon Bazoche qui le prit sous sa protection et le nomma arpenteur-juré et le fit participer à l'édification de la nouvelle capitale, Saint Denis.

Honoré de Balzac, pour remercier le gouverneur, lui a dédicacé son roman "L'Interdiction", ainsi qu'un exemplaire de ses œuvres complètes

Après le départ du gouverneur Bazoche, Henry retomba dans l'infortune et mourut à l'hôpital militaire de Mayotte en 1858 dans la misère, peu avant que son vrai père, Jean de Margonne, meure en lui léguant une  fortune. Son fils, Honoré, atteint par des fièvres,  disparut 4 ans plus tard en 1864 à Saint-Denis de La Réunion à l’âge de 29ans. Il était arpenteur-juré à Saint-Denis de la Réunion.

 

 

Sources : Balzac de Gonzague Saint-Bris et Henry de Balzac, enfant de l’amour de Michel Thouillot

​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​

Cependant on voit qu’il a eu au moins un enfant, il se peut donc que la jeune artiste américaine, du nom de Balzac, à laquelle fait allusion M. Paul de Montzaigte, soit une de ses descendantes.

(voir Dans l’intermédiaire des chercheurs et curieux, vol87, n°1593, 1924, col207, 208)

cimetière de Mayotte et et tombe d'Henry

cimetière de Mayotte et et tombe d'Henry

 

 

Filmographie de Jeanne de Balzac

 

1925 DIE UNBERÜHRTE FRAU de Constantin J. David

1925 SALAMMBÔ de Pierre Marodon

1926 TITI PREMIER, ROI DES GOSSES de René Leprince

1927 LA REVUE DES REVUES de Joe Francis

1928 MADAME RÉCAMIER de Gaston Ravel et Tony Lekain

 

Anecdote sur l'actrice:

Jeanne de Balzac mordue par un serpent

En tournant une scène de Salammbô, Jeanne de Balzac a été victime d'un accident heureusement- sans gravité. Le serpent qui devait s'enrouler autour de son cou a serré un peu plus qu’ilne convenait et a planté ses crocs dans l'épaule de l'artiste qui s'est affaissée évanouie.

Après des  soins immédiats donnés par le médecin du studio, Jeanne de Balzac a pu reprendre son travail. L'opérateur, qui tournait toujours ,a pu enregistrer une scène aussi sensationnelle qu’imprévue.

 Source:   L'écran illustré : hebdomadaire paraissant tous les jeudis à Lausanne

 

 

portrait de Jeanne de Balzac : revue " notre cinéma"

portrait de Jeanne de Balzac : revue " notre cinéma"

portrait au musée de Cleveland USA

portrait au musée de Cleveland USA

Histoire de  Villeparisis et Balzac: Jeanne de Balzac
Histoire de  Villeparisis et Balzac: Jeanne de Balzac
dans Salambo

dans Salambo

Histoire de  Villeparisis et Balzac: Jeanne de Balzac
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29 juillet 2021 4 29 /07 /juillet /2021 14:02

 

Souvenirs de Madame Jarrier

Les vacances autrefois

 

Pendant les vacances, les enfants allaient glaner dans les champs et couper l’herbe pour les lapins. Nous allions là où se trouve actuellement la ZAC, mais aussi dans les prés alentours, on partait avec une brouette dans laquelle on avait mis un sac et la faucille et aussi le goûter car il arrivait souvent que nous goûtions dans les prés en jouant avec les autres enfants. Cette vie au grand air nous faisait du bien, elle nous permettait de nous délasser joyeusement, et ce qui aurait dû devenir une corvée était pour nous un plaisir.

Le long de la voie Lambert, il y avait beaucoup de mures, en groupe nous allions les cueillir pour faire des confitures.

Notre grande joie était d’aller «  là haut » sur le coteau nous promener avec nos parents sur la route stratégique vers le parc de Bondy, et même jusqu’à l’entrée de Clichy-sous-Bois. C’était peut-être loin, mais nous étions heureux.

 

publié dans Villeparisis souvenirs2001

 

Souvenirs de Monsieur Pottier

 

Chaque dimanche, des courses cyclistes de 100 à 10 kms étaient organisées par la Maison Ballereau (actuellement la BRED) .

Egalement chaque année du 14 juillet au 15 août, des joutes nautiques étaient organisées sur le canal de l’Ourcq, ainsi que des épreuves de natation avec quelquefois 15 équipes régionales, soit 300 nageurs et nageuses, épreuves organisées par Monsieur Cornillat ( père) sous contrôle de la Fédération française de natation, les prix en nature étaient donnés par la société Hachette de Paris.

 

 

 

Histoire de Villeparisis:  souvenirs des vacances, paroles de Villeparisiens
Histoire de Villeparisis:  souvenirs des vacances, paroles de Villeparisiens
Histoire de Villeparisis:  souvenirs des vacances, paroles de Villeparisiens
Histoire de Villeparisis:  souvenirs des vacances, paroles de Villeparisiens
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30 juin 2021 3 30 /06 /juin /2021 16:02

 

SOUVENIRS

De Roger Trosset

1920 à 1939

 

« De ce qui ne s’appelait pas encore place du Marché et qui était en cours de défrichage et d’aménagement, à la route de Meaux ( RN3), toute la partie droite de la route de Vaujours, devenue ensuite avenue Eugène Varlin s’est appelée « Val de Muguet ».

 

Rue La Fontaine

 A l’origine, la rue La Fontaine n’était qu’une piste tracée au milieu des bois puis défrichée pour permettre l’accès aux terrains et délimiter les lots, qui ensuite étaient bornés ou entourés par chaque propriétaire. Ensuite c’était défrichage et abattage des bois, puis chacun arrangeait son terrain, surtout en culture, on  pensait peu au jardin d’agrément. Mon père et mon grand-père ont beaucoup travaillé, mon père ayant acheté son lot en 1924 (terrain acquis pour 4200francs pour 800m2.) Il y avait une grande solidarité entre voisins pour les constructions légères ou l’abattage.

L’automne venu, chacun ramassait ce qu’il y avait dans la maison, ainsi que les derniers légumes et fleurs et regagnait Paris. Durant l’hiver ces lieux étaient peu ou pas visités.

Le pays, par dérision, était appelé « Villepatauge » car en descendant du train, les pionniers quittaient leurs chaussures pour mettre sabots ou bottes ou vice versa quand ils regagnaient leur domicile à Paris. Le tortillard mettait une heure pour regagner Paris s’arrêtant à toutes les gares.

La rue fut viabilisée en 1929-30. Chacun s’éclairait comme il pouvait : pétrole, lampe à huile, bougies.

Le marché faisait une timide apparition, et nombreux étaient les gens qui venaient de Paris le dimanche pour des achats moins chers, car détaxés par rapport à Paris. Bien entendu, il fallait éviter les douaniers de la Gare du Nord.

Certaines journées se passaient en pique-nique au bord du canal, nombreux étaient les pêcheurs et il y avait un endroit réservé à la baignade. »

Extrait de Villeparisis au XXème siècle

Cartes postales de F.Gagnepain

 

Histoire de Villeparisis:  souvenirs d'un Villeparisien  ( suite)
Histoire de Villeparisis:  souvenirs d'un Villeparisien  ( suite)
Histoire de Villeparisis:  souvenirs d'un Villeparisien  ( suite)
la gare

la gare

le marché

le marché

Histoire de Villeparisis:  souvenirs d'un Villeparisien  ( suite)
les sabots ( musée de l'association)

les sabots ( musée de l'association)

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