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  • : Villeparisis - Histoire
  • : blog de la Société d'Histoire de Villeparisis - Association Villeparisis et son passé (77270)
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Musée d'Histoire-Villeparisis


Parc Honoré de Balzac

60 rue Jean Jaurès 

77270 VILLEPARISIS

 Ouverture tous les samedis matins

de 10h à 12h

et sur rendez-vous

  Entrée gratruite

 
 
 
 
22 juin 2009 1 22 /06 /juin /2009 07:30

Les Clutin

 

Quelques éléments d'histoire et de généalogie
pour compléter l'article " Les seigneurs de Villeparisis" paru en juillet 2008


Henri Clutin (1510-1566) était originaire d’une famille de parlementaires parisiens. Son père, Pierre, sieur de Villeparisis, était président aux requêtes du Parlement de Paris où son grand-père Henri avait été conseiller; Un Pierre Clutin était déjà en 1509 notaire et secrétaire du roi, prévôt de Paris en 1517 (cf. Alexandre Tuetet et Paul Guérin, registre des délibérations du Bureau de la ville de Paris, Paris, 1883-1958, t.I, p.237-241).

Henri de Paris, qualifié de « bon marchant et puissant homme » par la Chronique scandaleuse, qui devint échevin de Paris en 1461, était fils de Guillaume de Paris et de Marguerite Clutin ( Bibl.nat. pièces originales 792 et dossiers bleus 198). Cette famille avait des membres dans le milieu parlementaire parisien. Les Paris étaient seigneurs de Villeparisis et,  par testament, cette seigneurie passa à Pierre Clutin, prévôt des marchands de Paris, dans le premier quart du 16ème siècle.

 

En 1538, Henri, alors âgé de 23 ans, protonotaire apostolique, reçut du roi des lettres de rémission pour un meurtre commis à Paris sur un certain Charles de Gapaines (cf : Bibl. nat. Cabinet d’Hozier 38 p 135). Les terres des Clutin, originairement relevaient du duché de Montmorency (Chantilly, les archives, le Cabinet des titres, t.I, 1926, in-4°p 234 : aveu rendu pour le chef de Saint-Prix).

 

Le 28 juin 1552, Regnault Clutin, doyen de Bayeux, donne à Henri Clutin, chevalier, seigneur de Villeparisis, gentilhomme ordinaire de la Chambre du Roi, son frère, ses droits sur la terre et seigneurie de Villeparisis. ( fol. 25 V°)

 

Henri Clutin, conseiller au parlement de Paris et président à la chambre des requêtes, fut destiné d'abord à la carrière ecclésiastique, mais son tempérament, sans doute, le dirigea dans une autre voie.

Envoyé en Ecosse sous François Ier, Henri Clutin y arriva en 1545, après un passage à Londres. Il séjourna longtemps dans ce pays, déchiré par les luttes civiles et religieuses, au service de Marie de Lorraine, veuve du roi Jacques V, d'abord avec le titre d'ambassadeur de France (nomination le 31 mars 1546).

 

Il a eu 3 enfants de son mariage avec Jeanne de Thouars, nés en Ecosse, pour lesquels il obtint d’Henri II, avant 1553, des lettres d’habilitation pour hériter de leurs biens en France.

 

L'ambassadeur d'Oisel (Clutin) accompagna la reine douairière (Marie de Lorraine) d’Ecosse à Paris. Il fut alors nommé lieutenant général, le roi Henri II. Et, au dire de ses contemporains, il avait atteint en Ecosse « almost sovereign authority » (une autorité qui était presque celle d’un souverain)*. Sous ce titre, qu'il gardera jusqu'à son départ en 1560, il partagera tout le pouvoir et toutes les responsabilités avec la régente. Leur politique commune s'exprima dans la pacification des Borders, grâce à la présence continue de troupes françaises, et au rétablissement dans ces régions d'un statut administratif et judiciaire; dans une gestion centralisatrice, grâce à l'action d'un personnel français, présent aux charges principales : contrôle des finances, vice-chancellerie, ambassade française à Londres.

 

*il n’était pas « vice-roi » d’Ecosse, comme mentionné quelquefois par erreur 

 

Rentré en France, il prit part aux combats de la première guerre de religion, ce qui lui valut de recevoir en 1562 le commandement d'une compagnie d'ordonnance ainsi que le collier de chevalier de l'ordre de Saint-Michel. Il avait en outre rempli des missions en Angleterre (1561) et auprès des princes protestants allemands (1562).

 

Ensuite, Henri Clutin, fut nommé ambassadeur à Rome. Son séjour dans la Ville éternelle correspond aux deux dernières années du règne de Pie IV, période de dépression à Borne, frappée durement par le décret final de réforme du concile de Trente. Du pontificat de Pie V, Clutin ne connut que les six premiers mois.

 

Brantôme, qui connut Clutin à Rome lorsqu'il y passa en 1566 avec un contingent de volontaires français se rendant au secours de l'île de Malte, le qualifie de « bon homme d'espée, brave et vaillant, collère... au demeurant prompt, hastif et point endurant la moindre galanterie qu'on eust voulu faire à son maistre». L'épitaphe de l'ambassadeur relève également qu'il défendit à Rome acerrime le nom et la dignité de son souverain

 

Henri Clutin de Villeparisis mourut à Rome le 20 juin 1566.

 Et deux mois plus tard, sa veuve, épouse fidèle, qui avait nom Jeanne Chasteigner de La Rochepozay, prit soin de faire élever dans l'église de Saint-Louis des Français un monument avec buste et inscription à la mémoire de son mari. 

Trois mois après la mort d'Henri Clutin de Villeparisis, un autre ambassadeur français arrivait à Rome. Il s’agissait du comte de Tournon, envoyé par la cour pour prêter obédience au nouveau pape Pie V au nom de Charles IX.

  

 

 

Sources :

. Charles-Martial de Witte : Notes sur les ambassadeurs de France à Rome et leurs  correspondances sous les derniers Valois : 1556-1559

. Marie-Noelle Baudouin-Matuszk : Henri II et les expéditions françaises en Ecosse. Bibliothèque de l’Ecole des Chartes

 

. Collection des ordonnances des rois de France : catalogue des actes de François Ier. Académie des sciences morales et politiques (France) 1892.

. Correspondance: Paris, Bibl. Nat. Ms. français 16039, f° 3-22v, lettres originales de Clutin au roi Charles IX et à sa mère (1er avril-31 mai 1564), plus une lettre du roi à Clutin (15 juin 1564); f° 31-33V, une lettre de Clutin à la reine (18 février 1565); f° 32-116v, lettres comme ci-dessus (4 novembre 1565-19 mai 1566).

 

 

 

Source de l'arbre généalogique
http://racineshistoire.free.fr/LGN/PDF/Gentien.pdf

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14 juin 2009 7 14 /06 /juin /2009 07:34

Le Samedi 9 mai, l’association a participé à une croisière déjeuner sur une péniche, avec l’association AFLO « au fil de l’Ourcq ».

 

Cette promenade de 3 heures sur le canal de l’Ourcq de Port aux Perches (embarcadère) jusqu’à Marolles a permis de traverser et de découvrir la forêt de Retz, La Ferté Milon et son écluse.

 

 


Port aux perches - embarcadère










La forêt de Retz






L'écluse de la Ferté Milon





La Ferté Milon



Marolles: lavoir



Marolles: la passerelle
Retour à Port aux Perches sous la pluie

Photos: D.Bernal

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8 juin 2009 1 08 /06 /juin /2009 07:00

Nous avons été accueillis par Monsieur Christian Charlet, collaborateur de Monsieur Albarello, député de l'arrondissement, et, au cours de cette visite, nous avons pu assister, pendant quelques minutes, à des débats.

 

 

 

   

 

 

 

 

 

 

Un peu d’histoire

 

Le Palais Bourbon et l'Hôtel de Lassay furent édifiés simultanément, de 1722 à 1728, sur des terrains acquis par la duchesse de Bourbon en 1720 et dont elle céda une partie à son amant, le marquis de Lassay. Quatre architectes (Giardini, Lassurance, Jacques Gabriel et Aubert) se succédèrent dans la direction des travaux. Le Palais achevé en 1728, qui rappelait par son style le Grand Trianon, fut considéré au XVIIIe siècle comme « le plus grand ornement de la ville après les maisons royales ».

 

Le premier palais républicain (1791-1798)

Confisqué en 1791, le palais « ci-devant Bourbon » fut déclaré « bien de la Nation ». Il abrita en 1794 la future école polytechnique avant d'être affecté en 1795 au Conseil des Cinq-Cents. Sans toucher aux façades, les architectes Gisors et Lecomte relièrent l’Hôtel de Lassay et le Palais Bourbon par une galerie vitrée; auparavant, ils construisirent également une salle des séances, hémicycle inscrit dans un rectangle, sur l'emplacement des « grands appartements ».  Cette salle de cinq cents places fut inaugurée le 21 janvier 1798 et utilisée, sans modifications, jusqu'en 1829. De cette salle originale, seuls subsistent le bureau du Président et la tribune de l'orateur.


Les travaux réalisés sous le Premier Empire

Bâtie en 1722 dans le goût du Grand Trianon, la façade originelle avait été mutilée par les travaux conduits en 1795, notamment par l'adjonction d'un toit en forme de « pain de sucre » permettant d'assurer l'éclairage de l'hémicycle installé dans le grand appartement de la duchesse de Bourbon. L'architecte Bernard Poyet (1742-1824) propose alors la construction d'un péristyle de douze colonnes élevé sur un gradin de trente marches.


De la Restauration à nos jours

A la Restauration, le prince de Condé voulut récupérer son bien. Il reprit possession de l'Hôtel de Lassay, mais fut obligé de louer le Palais transformé en hémicycle à la Chambre des députés « par un bail de 3 ans ».
L'Etat devint définitivement propriétaire du Palais Bourbon en 1827. Pour y installer la Chambre des députés, l'architecte Jules de Joly dirigea les transformations qui allaient donner aux lieux leur physionomie actuelle: construction d'une salle des séances plus vaste, avancement de la façade côté cour et division de l'espace ainsi conquis en trois salons, édification, en doublement de l'aile droite, d'une bibliothèque.

La décoration des plafonds de cette dernière, ainsi que celle d'un des salons, fut confiée à Delacroix. 

Résidence du Président de la Chambre depuis 1843, l'Hôtel de Lassay fut surélevé d'un étage en 1848 et soudé définitivement au Palais par une grande salle des fêtes. Le duc de Morny, président du Corps législatif, en fit un des centres de la vie parisienne sous le second Empire et ajouta pour ses tableaux, en 1860, une galerie, dite maintenant des Tapisseries, au flanc sud de la salle des fêtes.

Mais la « cité Assemblée nationale » s'étend aujourd'hui bien au-delà du Palais Bourbon : pour assurer à chaque député un bureau individuel, un immeuble de sept étages, relié au Palais par une galerie souterraine, a été construit rue de l'Université en 1974, un autre immeuble a été acquis en 1986, boulevard Saint-Germain et un autre, en 2002, rue Aristide Briand afin de faire face aux besoins nouveaux, notamment ceux consécutifs à la réforme électorale, qui a porté le nombre des députés de 491 à 577, et à la modernisation des équipements que requiert aujourd'hui le travail des députés.  Au total, le Palais Bourbon et ses annexes représentent aujourd'hui une superficie au sol de 124 000 m², occupée par près de 9 500 locaux de toute nature dans lesquels travaillent, toutes catégories confondues, environ 3 000 personnes.

 

 

 La répartition des députés dans l’hémicycle

 

    

 La Galerie  des Fêtes (ajoutée en 1845)

 

    

 

 

 

 Salle des pas perdus (ou salon de la Paix)

 

 

 

 

 Salle des conférences

 

  

 

 

   

 

 

   

   

 détails des plafonds

 

 

 

 

 Quelques exemples des « Marianne » de la collection de Pierre Bonte

  

Photos : Bernal, Ortalda, Thénault 

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3 juin 2009 3 03 /06 /juin /2009 07:32

Suite au remplacement de leur drapeau, Monsieur Claude PALLY, président du Comité  d’Entente des Anciens Combattants et Victimes de Guerre (C.E.A.C.V.G) a décidé de déposer au Musée leur ancien drapeau.

La cérémonie a eu lieu le 16 mai 2009 à 11h au Musée en présence de Monsieur Hennequin, maire de Villeparisis, de Madame Pélabère, conseillère générale, de Monsieur Pavillon, premier adjoint, d’une délégation d’anciens combattants et des membres du conseil d’administration de la Société d’Histoire «  Villeparisis et son passé ».

 

Monsieur Pally, très ému, nous a déclaré qu’en nous confiant le drapeau « il savait qu’il était en de bonnes mains et que nous en prendrions grand soin ». Le drapeau fut placé dans la salle des vitrines au premier étage.

 

Monsieur François Gagnepain, président de l’association, remercia les anciens combattants de l’honneur et de la confiance qu’ils nous faisaient et remercia tous les invités pour leur présence.

 

La cérémonie se poursuivit par la visite du Musée et se termina par le verre de l’amitié.

 

 








 

 

Photos : D. Bernal
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Published by villepage - dans Association
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29 mai 2009 5 29 /05 /mai /2009 07:30

Nous avons été heureux d’accueillir les 27 élèves de la classe de CE2  de l’école Renan avec leur professeur  et des parents d’élèves. Ils se sont montrés très intéressés par l’histoire de leur ville, les objets anciens (jouets, outils, le matériel scolaire d’autrefois…) exposés dans les vitrines.

 

Voici le début de leur compte-rendu :

 

«  Ce lundi 26 mars, nous sommes allés au musée pour apprendre de nouvelles choses sur la vie passée de notre ville. Nous avons vu des photographies de Balzac durant son passage à Villeparisis de 1820 (...)

pour la suite, cliquez sur le lien à droite « école Renan »

 

Nous les remercions de leur visite et sommes toujours prêts à accueillir toutes les classes désireuses de connaître le passé de leur ville.

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25 mai 2009 1 25 /05 /mai /2009 07:55

  La gare,  le marché et les rues avoisinantes

 

 

 

Perspective sur l’ancien bâtiment de la halte qui servit de gare pour Villeparisis et les lotissements  de  Mitry de 1883 à 1962

 

 




Vue du passage à niveau prise du Petit Robinson. A droite, longeant les voies ferrées et se dirigeant vers la gare de marchandise, un chemin de terre. A son emplacement, de nos jours, l’entrée du passage souterrain.





 Le  marché
 


En direction du vieux pays, la maison à gauche était un hotel-restaurant,qui devint  le « Modern’garage » au coin de l’avenue des Rossignols.

 

 

 

  

 
On remarque l’erreur sur la carte : Mitry à la place de Villeparisis



Sources:Villeparisis en cartes postales
CP: F.G.

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20 mai 2009 3 20 /05 /mai /2009 07:34

                                                                      

 

L’éloignement de la gare était un peu gênant, car on devait marcher à travers bois et marais le long de l’actuelle avenue du Général de Gaulle, alors avenue de la gare. L’instituteur Mary fait état d un service de  desserte par voitures établi en 1885. A cause de la boue, très fréquente sur ce parcours, les Villeparisiens prirent l’habitude de partir en sabots, tout en emportant leurs chaussures de ville dans un sac. Arrivés à la gare, ils faisaient l’échange avant de monter dans le train. Cette pratique était si répandue que le bureau de tabac proche de la gare louait des emplacements qui servaient de consigne aux sabots. On les y reprenait au retour pour regagner le village.

Les habitants de Courtry appelaient les Villeparisiens ‘ les claque-sabots’

 

 

 

 

 

sabots au  musée de l'histoire 
 

La campagne autour de Villeparisis  était très appréciée des Parisiens qui venaient y passer le dimanche : les trains étaient plus nombreux ce jour-là. Plus tard, après la création des lotissements, ce sont les habitants des nouveaux quartiers proches de la gare qui prirent chaque jour le train pour se rendre à leur travail.
  

   

 

 

 

CP : FG

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14 mai 2009 4 14 /05 /mai /2009 07:15

Villeparisis fut tardivement desservie par le chemin de fer : la principale ligne vers l’Est,  Paris-Strasbourg avait été réalisée à partir de 1842 et passait par Chelles et Vaires/Marne. En 1862, la ligne Paris-Soissons fut mise en service, elle franchissait le D84 sur un passage à niveau, remplacé depuis par un souterrain.

 

Il n’y eut, d’abord, qu’une gare à Mitry ( actuellement la gare de Mitry-Claye) qui desservait par omnibus les villages environnants. La halte de Villeparisis ne fut créée que vers 1883. Elle fut nommée Villeparisis dès l’origine pour éviter les confusions avec la gare de Mitry-Claye. Il fallait 50 minutes pour aller à la gare du Nord.

Le bâtiment construit juste à côté du passage à niveau resta en service jusqu’en 1962 ; la ligne fut électrifiée en 1963.

  



La proximité du canal, du chemin de fer et de la gare anima ce quartier très excentré de Villeparisis : on y trouva des restaurants (le Petit Robinson), des cafés et des commerces.



 

Le Petit Robinson

 

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8 mai 2009 5 08 /05 /mai /2009 07:20

LA GUERRE DE 1870-1871 A VILLEPARISIS

 

En septembre 1870, après la capitulation de l’empereur à Sedan, les Prussiens envahirent très rapidement l’Est de la France. Dès le 20 septembre, les avant-gardes investissaient la banlieue de Paris ; Villeparisis désertée de nombreux habitants fut occupée par des soldats du XIIe corps prussien. Ils se  logèrent notamment à la mairie et leur artillerie fut parquée dans les dépendances de la ferme Cottin.

Cette situation dura jusqu’en août 1871, avec un dramatique incident qui se produisit le 24 juin : l’attentat échoua car une seule ordonnance fut tuée. Le meurtrier fut dénoncé, arrêté et fusillé peu après au fort de Rosny.

D’autres combats eurent lieu dans les environs du village : il y eut un carré militaire dans le vieux cimetière de la ruelle aux Vins.

Après le départ des occupants, M. de Ruzé dut évaluer les dommages qu’avaient subis ses concitoyens dont il communiqua le montant au préfet. La commune reçut la maigre somme de 73190 F qu’il fallut partager entre les habitants.

 

 

La route stratégique entre le fort de Vaujours et Villevaudé, au-dessus de Montzaigle.

 

Source : Villeparisis,jadis et naguère de J.Lime

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3 mai 2009 7 03 /05 /mai /2009 07:17

Le samedi 4 avril dernier


 

 

L’origine de la résidence de Compiègne se confond avec celle de la monarchie et remonte à la dynastie mérovingienne. Après avoir changé plusieurs fois d’emplacement, ce séjour royal trouva en 1380 sa localisation définitive : le roi Charles V fit construire une forteresse qui connut des agrandissements successifs.

Au XVIIIe siècle, Louis XV décida de reconstruire entièrement le château. De 1751 à 1788, l’architecte Ange-Jacques Gabriel, puis son élève Le Dreux de la Châtre, réalisèrent un des monuments les plus sobres de l’architecture néo-classique française.

Après la Révolution, Napoléon Ier chargea l’architecte Berthault de remettre le château en état. Il y accueillit sa seconde épouse, l’archiduchesse Marie-Louise d’Autriche, en 1810.

Après la chute du régime impérial en 1870, le château de Compiègne devint un musée national. Une politique de restitution des états historiques y est menée depuis 1945.



 

 Un peu d’histoire

 

C’est en 1374 que Charles V, le "sage roi" cher à Christine de Pisan, décide de faire bâtir un nouveau château, sur un terrain proche des remparts racheté aux religieux de l’abbaye Saint Corneille, à l’emplacement de l’édifice actuel. Compiègne n’est plus, à cette époque, la Carlopolis carolingienne, la "Byzance française", mais sous la monarchie capétienne, le château restera, avec ceux de Versailles et Fontainebleau, l’une des trois résidences où le Roi se déplace avec son Conseil et où il gouverne.

 

- Charles VI y réunit les Etats Généraux en 1382.

- Henri IV y transfère la Cour des Monnaies de 1590 à 1594. Il y prépare le traité de Vervins, signé le 2 mai 1598, qui met fin à la guerre qui oppose la France à l’Espagne.
- Au début du règne de Louis XIII, un traité d’alliance entre la France et les Provinces-Unies y est signé le 12 juillet 1624. Dans les Annales de la Diplomatie, ce traité porte le nom de Traité de Compiègne.


- Le 14 août 1756 et le 6 août 1764, Louis XV y signe deux traités préliminaires au rattachement de la Corse au royaume, moyennant le rachat par la France des dettes de la République de Gênes.

 

- Le 29 avril 1814, Louis XVIII et la duchesse d’Angoulême, fille de Louis XVI, sont accueillis au château par les maréchaux d’Empire. Le roi y prépare le rétablissement de la monarchie et reçoit une députation du Corps législatif. Le 1er mai, le tsar Alexandre Ier vient à Compiègne pour recommander au Roi le projet de constitution libérale élaboré par le Sénat.


 

 

Rencontres et mariages royaux :


Le 14 mai 1770, eut lieu la première rencontre entre le dauphin Louis-Auguste, petit-fils de Louis XV et futur Louis XIV, et l’archiduchesse Marie-Antoinette d’Autriche. Le mariage fut célébré à Versailles le 16 mai suivant.
Près de 40 ans plus tard, le 27 mars 1810, un  scénario identique se répète : Napoléon Ier rencontre l’archiduchesse Marie-Louise d’Autriche, nièce de la reine Marie-Antoinette.
C’est au cours d’un séjour à Compiègne du 18 au 28 décembre 1852 que Napoléon III forme le dessein d’épouser Eugénie de Montijo, comtesse de Teba.


 

Les participants très attentifs aux explications du guide

 

 




Photos: Daniel Bernal
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